[FM12/12.2] Bien plus que du foot...
Bonjour à tous.
Voilà quelques temps maintenant que je suis inscrit sur ce forum sans jamais poster, mais restant lecteur assidu. Ayant quelque peu laisser tomber FM pendant plusieurs saisons, je me suis acheté l'édition 2012 et prend un immense plaisir dessus, me rappelant mes plus belles heures sur CM 02/03
Aujourd'hui je vous propose un récit que j'écris depuis le début de ma partie à titre personnel, mais qui convient très bien pour une story. L'histoire est fictive mais largement inspirée de fais réels, j'espère qu'elle vous plaira. CHAPITRE I : La recherche de valeurs
C’est le jour de l’hiver en ce 21 décembre 1981, et c’est le jour que j’ai choisi pour sortir du ventre de ma mère et faire connaissance avec la vie. C’est à la maternité de Cagnes sur mer, dans les Alpes Maritimes, que mes parents se sont dirigés. J’ai toujours trouvé ça regrettable, car ma sœur est née à Nice, tout comme la plupart de mes amis, et j’aurais aimé pouvoir inscrire sur ma carte d’identité le nom de cette magnifique ville.
Je passe mon enfance et adolescence dans la commune de Saint Laurent du Var. Juchée le long du Var (fleuve), je peux distinguer du balcon de mon appartement les collines niçoises, ainsi que le stade Charles Ehrmann et le centre d’entraînement de l’OGC Nice.
La baie des Anges
L’OGC Nice qui devient ma grande passion à partir de l’année 1993.
Alors que je mène une vie d’ado tout à fait ordinaire, mon père m’emmène voir le Rallye Monte Carlo 1991, qui me pousse à devenir absolument inconditionnel de sport mécanique. Et en 1993 il décide de m’emmener au Stade du Ray et je découvre toute la ferveur et l’engouement autour de l’équipe rouge et noire. Pourtant il ne s’agit que d’un vulgaire match de Division 2, remporté 1-0. Mais cela suffit à me plonger dans le bain du football. Moi qui n’aurais jamais penser trouver passion aussi forte que le sport auto.
Le Stade du Ray, construit en 1927
Le Stade Laurentin est l’équipe de ma ville. Malheureusement, malgré toutes mes tentatives répétées, ma mère ne m’inscrira jamais au club et je serais cantonné à jouer au foot avec les copains après les cours. Une frustration qui ne m’empêchera pas de goûter aux joies du sport, pratiquant basket-ball ou hand en club. Mais le foot avait une place spéciale dans mon cœur. Il représentait vraiment quelque chose pour moi, surtout depuis que j’étais devenu supporter du Gym. Le foot ce sont des valeurs, une identité, propre à chaque équipe, qu’il fallait défendre à tout prix. Et cela existait même dans le monde amateur.
Ma vie continue donc assez loin de tout cela, exceptées mes nombreuses sorties au stade. Nice monte en D1, avant de redescendre quelques années plus tard, mais glane au passage une Coupe de France, un merveilleux souvenir puisque j’étais au Parc des Princes avec mon père pour assister à la victoire de nos Aiglons, en 1997.
Parcage Niçois au Parc des Princes, Finale de la Coupe de France 1997 OGC Nice/EA Guingamp
Au fur et à mesure que le temps passe, je me passionne pour l’histoire et particulièrement pour celle du comté de Nice. Ayant déménagé en 2000 dans la ville, je trouve aisément de quoi me documenter sur le sujet, ce qui me transforme de manière assez « radicale » en véritable niçois, passionné par le passé du comté et assez réticent par rapport à la relation avec l’Etat Français depuis 1860. Cette identité, je la ressent dans le foot et dans les tribunes du Ray. Des drapeaux ornés d’aigle rouge, des chants nissarts, des tuniques rouges et noires… l’OGC Nice devient petit à petit une religion. Chaque fois que l’on en parle, c’est comme si l’on touchait ma personne. Je me vois à travers l’âme de ce club.
La jetée promenade avec l'ancien casino construit sur la mer, photo de 1910
Giuseppe Garibaldi, personnage important de l'histoire de Nice
C’est en 2002, alors que Nice remonte en Ligue 1 pour une saison de folie, que je décide de changer de vie. Alors que je travail dans un entrepôt de grande surface dans la vallée du Paillon, je prends la lourde décision de tout plaquer pour me lancer dans une carrière footballistique.
Je pars de loin. Très loin. Pas ou peu de contacts avec les clubs de la région, aucune expérience en tant que joueur ou membre d’un staff, rien. Par chance, mon relationnel va me tirer d’affaire. Un collègue de mon ancien travail faisait parti de l’équipe du Cavigal de Nice et me fait rentrer grâce à ses bonnes relations en tant qu’éducateur des moins de 11 ans.
Les Unes du journal "L'Equipe" de 2002 qui relatent le début de saison extraordinaire du promu niçois
Le logo du Cavigal
Là où l’OGC Nice est plutôt le club des quartiers du nord de Nice, le Cavigal est le club des quartiers est St Roch et Riquier. Les couleurs sont les mêmes, tandis que le logo reprend l’aiglon symbole de la ville. Après 3 mois passés à entraîner les moins de 11 ans, je passe éducateur des moins de 13 ans en parallèle. Le club apprécie ma disponibilité, tandis que ma compagne supporte de moins en moins mon absence totale de raisonnement dans mon choix de vie. Mes parents non plus ne comprennent pas, mais avec le froid qu’il y a depuis des années entre eux et moi, cela tarde encore à m’atteindre…
Quelques semaines plus tard, Je suis « promu » observateur pour l’équipe des moins de 19 ans DH, l’équipe première en quelque sorte puisque le Cavigal est un club de jeunes (il n’y a pas d’équipe sans limite d’âge et 19 ans est le maximum). Au-delà des tâches officielles qui sont d’ailleurs un peu brouillonnes, je deviens l’entraîneur spirituel de l’équipe, menant les causeries d’avant match et fournissant des tonnes de rapport sur la tactique à respecter et le jeu à mettre en place.
A partir de 2003, je décide de monter sur Paris pour suivre une formation et acquérir les diplômes d’entraîneur officiels. Bien que ces formations soient assez chères, je me débrouille pour faire l’aller retour Nice-Paris et passe au fur et à mesure les échelons, si bien qu’à la fin de l’année 2004, je termine mes quelques 800 heures de formation par l’obtention du Diplôme d’Entraîneur Professionnel de Football. Pour cela, j’ai du effectuer un stage dans une équipe pro, et l’OGC Nice m’a formidablement accueilli.
La formation dans le cadre du DEPF
Cependant, me voilà dans une situation bancale, puisque je suis doté d’un diplôme de haut niveau, mais comme beaucoup d’autres personnes aussi inconnues que moi… Or, pour se faire une place dans ce milieu très fermé du football, il faut bien un coup de pouce. Le stage m’a tout de même permis de me faire connaître dans le club de mon cœur et je saisi une opportunité en 2007 de devenir éducateur de l’équipe des moins de 13 ans de l’OGC Nice.
Un match entre l'OGC Nice et l'AS Monaco chez les (très) jeunes