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Fiorentina : le retour de l'idole !

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01 Aoû 2008

Fiorentina : le retour de l'idole !

Jeudi 15 décembre 2011, le jour se lève à peine sur Florence, et c'est pourtant déjà l'ébullition autour du stade Artemio Franchi. "Il" serait là...

Les supporters, écharpes tendues à bout de bras, sont venus chanter aux portes du stade à la gloire de l'ancienne idole de tout le peuple florentin. "Il" serait de retour...

Les résultats de la Viola étaient, il est vrai, assez catastrophiques, et l'entraîneur en place, le renommé Delio Rossi, se savait sur un siège éjectable en cas de mauvais résultat face à Parme. La défaite subie à domicile, 2 buts à 3, aura donc été le dernier match sur le banc pour l'entraîneur âgé de 51 ans, qui ne laissera pas une trace inoubliable dans le cœur des supporters, contrairement à celui que l'on annonce pour prendre sa place... Oui mais qui ? "Qui ?", me demanderez-vous ? Selon une folle rumeur lancée sur le net, mais relayée depuis lundi par la Gazzetta dello Sport, le nouvel entraîneur de la Viola serait, et je dis bien "serait", l'ancien chouchou des supporters et goléador patenté : Gabriel Omar Batistuta ! Oui, "Batigol", l'ancien bourreau des défenses adverses serait sur le point de parapher un contrat d'un an et demi avec son club de cœur, lui qui avait débarqué à Florence alors que le club se trouvait en Serie B, et qu'il avait ramené, avec ses coéquipiers de l'époque, dans la première partie de tableau de la Serie A.

Mais écoutons à présent le président, Monsieur Andrea Della Valle, qui va débuter sa conférence de presse.

"Mesdames et Messieurs les journalistes, merci d'être venus ce matin pour cette conférence de presse. Comme vous le savez, le club traverse une période difficile, et pointe actuellement à une très décevante 18e place, loin de nos objectifs du début de saison. Nous avions fait d'une qualification en coupe d'Europe un objectif a minima, nous nous retrouvons en cette fin d'année 2011 à lutter contre la relégation.

Info Chabaka : les derniers résultats de la Fiorentina en ligne ici -> http://i43.photobucket.com/albums/e352/ ... ndrier.jpg

Vous le savez, dans le football, il ne faut jamais prendre de mesures à l'emporte-pièce, et bien que j'aie entendu la gronde des supporters, notamment lors de nos récentes défaites à domicile, l'idée de me séparer de Delio Rossi ne m'avait aucunement traversé l'esprit. Le bon nul obtenu face à la Juventus m'avait du reste conforté dans cette idée que, peut-être, notre entraîneur allait réussir à inverser la tendance et à donner une nouvelle impulsion à l'équipe. Le match face à Parme a montré qu'au contraire, les progrès entrevus face aux Bianconero n'étaient qu'un feu de paille et, pire, j'ai senti un vestiaire démobilisé, incapable de se relancer, voire résigné.

C'est d'un commun accord que Monsieur Rossi et moi-même avons décidés, hier soir, de mettre fin à notre collaboration. Et pour le remplacer, nous avons choisi un homme qui, à mon sens, saura apporter au groupe des valeurs essentielles telles que le combat, l'amour du maillot, la rage de vaincre, la soif de victoire. Il a été l'artisan de bon nombre de nos victoires par le passé, et sera j'espère l'artisan de nos victoires futures. Mesdames et Messieurs, j'ai l'honneur de vous présenter notre nouvel entraîneur : Monsieur Gabriel Omar Batistuta !"

Au moment où le nouvel entraîneur pénètre devant le parterre de journalistes, sous le crépitement frénétique des flashs des appareils photos, tous les supporters florentins, l'oreille scotchée aux radios, laissent exploser jeur joie dans un grand cri de bonheur et de satisfaction. Des "Batigol ! Batigol !" s'élèvent de la foule, et c'est tout un peuple qui reprend espoir.

A l'intérieur du stade, dont les portes commencent à s'ouvrir pour laisser entrer la foule, Gabriel Batistuta prend la parole : "c'est un honneur pour moi de revenir ici. Je sais que ce sera difficile, car je n'ai pas d'expérience en tant qu'entraîneur, mais j'en ai côtoyé des très grands tout au long de ma carrière, et j'essaierai autant que possible de m'inspirer d'eux afin de donner un nouvel élan à la Fiorentina."

Visiblement ému, Batigol ne souhaita pas faire de discours plus long, mais accepta de se prêter au jeu des questions des journalistes.

- "Gabriel, lança un journaliste, croyez-vous que le maintien est possible au vu des résultats de l'équipe ?
- Bien sûr ! L'équipe est composée de bons joueurs, qui ont le talent nécessaire pour occuper une place bien plus élevée dans le classement.
- Allez vous vous activer sur le marché des transferts ?, enchaîna un second.
- C'est peu probable, car le club n'a pas les moyens de faire des folies, et je pense de toute façon que l'effectif actuel est suffisant pour remonter vers le milieu de tableau.

Info Chabaka : l'effectif de la Fiorentina en ligne ici -> http://i43.photobucket.com/albums/e352/ ... eurs-2.jpg

- Quels sont vos objectifs ? A priori, seule la coupe d'Italie pourrait vous offrir une place en coupe d''Europe. Allez-vous jouer sur les deux tableaux ?, demanda la journaliste de la Gazzetta Dello Sport.
- Une chose à la fois. D'abord, nous devons retrouver un fond de jeu, et vite. La coupe d'Italie peut en effet nous offrir une qualification européenne, mais notre prochain tour se jouera à Milan, face à l'Inter. Ce sera très difficile, et y faire un résultat sera un véritable exploit, compte-tenu de notre rendement actuel. Par conséquent, je vais surtout demander à mes joueurs de se concentrer sur le championnat. Nous devons retrouver le milieu de tableau, et nous mettre à l'abri d'une descente qui serait désastreuse pour le club.
- Allez vous faire confiance au staff en place ?, s'interrogea un journaliste au fond de la salle.
- Je vais conserver certains membres, oui, mais il y aura sans doute quelques arrivées à des postes très précis.
- Allez vous continuer à jouer en 4-3-3 comme votre prédécesseur ?, reprit un journaliste local.
- Rien n'est encore décidé, mais je suis partisan d'un jeu porté vers l'attaque. Toutefois, je ne veut pas que l'équipe soit totalement déséquilibrée vers l'avant et il faudra que les joueurs fassent preuve d'une belle solidarité pour que l'équipe prenne moins de buts. Si vous n'avez pas une bonne défense, vous ne pourrez pas être efficace offensivement, car vos joueurs hésiteront à s'engager. Je pense qu'on commencera avec un 4-4-2 assez traditionnel et, selon les résultats obtenus, nous le modulerons pour avoir plus de poids en attaque ou plus de garanties en défense."

De nombreuses questions fusaient, mais le président précisa que la question à venir serait la dernière.

- "Gabriel, vous n'avez pas d'expérience d'entraîneur, vous l'avez vous-même reconnu, et vous arrivez dans ce club à un moment plus que compliqué. Croyez-vous réellement pouvoir sauver le club d'une relégation qui parait, pour beaucoup maintenant, très plausible ?
- Si je n'étais pas convaincu de pouvoir sauver ce club qui m'est cher, je ne serais pas ici devant vous aujourd'hui. Tous les entraîneurs ont eu un premier club à coacher. Pour moi c'est celui-ci, et je vais tout faire pour que les supporters soient fiers de leur équipe et de leurs joueurs. Merci."

Le président Della Valle enjoignit Gabriel Batistuta de le suivre, et il prit le chemin du terrain. Le tunnel d'accès, qu'il a si souvent parcouru, lui rappela sans doute des souvenirs exceptionnels, et des frissons lui traversèrent le dos. Il pénétra enfin sur la pelouse, devant des centaines, des milliers de fans qui scandaient son nom. "Il" est là, "il" est de retour, "il" est le nouvel entraîneur de la Viola.

Batigol : l'idole est de retour !
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Re: Fiorentina : le retour de l'idole !

Intéressant, de plus il y a moyen de faire de grandes choses avec cet effectif !
Mais... où est KHOUMA ?
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Re: Fiorentina : le retour de l'idole !

CHAPITRE 1 : LE RETOUR DE L'IDOLE

"Vous êtes bien sur Rai uno, il est midi. Tout de suite, le journal de la mi-journée !
Jingle
Et pour commencer, l'information que nous vous donnions dès ce matin, l'entraîneur de la Fiorentina, Delio Rossi, a été démis de ses fonctions. Il sera remplacé par l'ancien attaquant international Gabriel Batistuta. Vous entendrez, dans notre page sport, les premiers mots de l'argentin.

Culture : est-ce un hasard ? Ce matin, une autre idole a fait son retour à Florence, mais au Museo Nazionale del Bargello cette fois-ci. En effet, après plus de 500 ans de disparition, une statuette datant de la Renaissance a fait son retour. Et cette statuette, ce n'est pas n'importe quelle statuette, Manuele Gimondi !

- En effet, je me trouve au Museo Nazionale del Bargello, sans doute l'un des musées les plus beaux de Florence, et ce matin, une statuette qui aurait été, et le conditionnel est de rigueur, qui aurait été sculptée par Leonard de Vinci a fait son entrée dans le musée. Alors cette petite sculpture serait une œuvre de jeunesse du grand maître de la Renaisance, il l'aurait en effet réalisée dans les ateliers d'Andrea del Verrocchio, dont Leonard fut l'élève.

- Manuele, que représente cette œuvre ?

- Eh bien, les experts n'en sont pas très sûrs. C'est la représentation d'une jeune fille, assise en tailleur, les mains posées sur les genoux, comme si elle était en méditation. De nombreux curieux sont venus, dès l'ouverture des portes à dix heures, observer cette sculpture, qui à n'en pas douter va relancer de nombreux débats ésotériques. Sur Internet, les plus folles rumeurs sont en effet déjà au cœur de vives polémiques : cette statuette serait un faux pour les uns, un indice de plus pour déchiffrer le "Da Vinci code" pour d'autres, la représentation d'une idole païenne pour les plus délurés, une œuvre à part en tout cas pour tous les amateurs de l'art renaissant.

- Merci Manuele, on vous retrouve à treize heures, avec je crois une interview du conservateur du musée."

Midi, c'est aussi l'heure à laquelle se lève le lieutenant Alessandro Conte. Fichue gueule de bois. Ça fait déjà dix jours qu'il a été mis à pied, et pas moyen de trouver autre chose à faire que s'abandonner dans l'alcool. Il faut dire que les résultats de son club préféré ne vont pas lui apporter de baume au cœur. Vingt ans qu'il encourage la Viola, et de nouveau, le club menace de descendre à l'échelon inférieur.

Alessandro se lève, se lave à la va-vite sous la douche, cherche dans son placard de quoi manger, et comme d'habitude il ne trouve rien. Machinalement, il va chercher son courrier et son journal dans la boite aux lettres. Et Ô surprise ! Batistuta est de retour à la Fiorentina ! "La vache !, s'écrit-il, c'était donc pas des conneries ! Au moins, j'espère qu'il fera mieux que celui d'avant..."

Pas le temps de lire la page des sports que le téléphone se met à sonner :
- Ouais ?
- Conte, ici le commissaire Massini. Je vous veux dans mon bureau dans dix minutes.
- Quoi ? Heu... Ouais, mais j'ai au moins quinze minutes de route...
- Dix minutes !

Tout en se frottant les yeux, et en expirant bien fort, comme pour faire ressortir toute la fatigue qu'il a en lui, Alessandro, choppe une aspirine, un jean, son blouson tout frippé, ses Converse, et se met en route pour le commissariat.

Un quart d'heure après, il se présente devant le commissaire Massini.
- Je vous avez dit dix minutes. Et puis c'est quoi cette tenue. Même pas rasé !
- Bonjour Commissaire. Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?, répondit Alessandro avec un ton cynique.
- Vous êtes au courant qu'une statuette de de Vinci est entrée au Museo Nazionale del Bargello ce matin...
- Non, et je m'en fous royalement.
- Eh bien moi, je ne m'en fous pas, d'autant que la statuette exposée est une fausse.
- Et en quoi je suis concerné ?
- L'authentique a été volée hier soir, sans doute pour être revendue à un riche collectionneur. Le gars qui a fait le coup était très bien renseigné, mais pas très futé. Il a été repéré par une caméra de surveillance. On ne voit pas son visage, il est recouvert par une écharpe de supporter de la Fiorentina.
- Si c'est votre question, c'est pas moi qui ai fait le coup, commissaire ! Vu les résultats du club, mon écharpe, elle est rangée au fond du placard...
- Ecoutez, Conte. On n'a que cela pour le moment. C'est faible, mais c'est un début. On ne peut négliger aucune piste, et bien que vous soyez un des membres les plus instables de mon commissariat, vous êtes aussi le seul à faire partie d'un groupe de supporters de la Viola. Ce que je vous demande, c'est d'aller assister aux matchs, de trainer autour du stade, d'écouter ce qu'il se dit, et de voir si vous pouvez retrouver notre voleur.
- Si je dois surveiller tous les gars avec un sweat à capuche noir, un jean et une écharpe de supporter, ca risque de durer un moment...
- Pas de sarcasme, Conte. C'est ca, ou c'est la circulation. Vous choisissez quoi ?
- OK, je vais voir ce que je peux faire.
- Et n'oubliez pas, Conte. Dis-cré-tion."

Et c'est ainsi que le lieutenant Conte se retrouva engagé dans l'enquête qui allait chambouler à jamais sa vie.
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Re: Fiorentina : le retour de l'idole !

CHAPITRE 2 : PREMIERS PAS

"Il est 10h sur Radio Toscana Network, le journal de Sonia Lombardi...

- Et l'info du matin, c'est la victoire de la Fiorentina sur l'Inter en premier tour de la coupe d'Italie, sur le score de 3 buts à 1. Carlo, vous êtes notre spécialiste football, cette victoire est aussi surprenante que méritée...

- Oui Sonia, les supporters peuvent être fiers ce matin, car leur équipe a réalisé un authentique exploit sur la pelouse des intéristes. Il est vrai que l'arrivée de Gabriel Batistuta avait relancé l'équipe, avec deux victoires sur Novare et la Roma, mais la défaite en championnat dimanche dernier face à l'Inter laissait augurer d'une rechute de la Viola dans ses travers. C'est tout le contraire, et le nouvel entraîneur n'a pas tari d'éloges sur son équipes : "je suis très heureux du résultat, même si nous avons du batailler jusqu'au bout des prolongations. Nous aurions pu tuer le match avec Gamberini et Jovetic qui ont trouvé la transversale et le poteau, mais l'essentiel est là avec la qualification. Toute l'équipe est relancée, et nous attendons le prochain match avec impatience", a-t-il ainsi déclaré en conférence de presse d'après-match. Je vous confirme par ailleurs l'indiscrétion dont nous vous faisions part hier : la Viola aurait bien fait une demande de prêt à Manchester City pour Mario Balotelli, l'international italien qui pourrait apporter son sens du but, et sa réputation sulfureuse en Toscane.

- Merci Carlo"

Bien qu'il ait eu le sourire ce matin-là, Alessandro Conte piétinait dans son enquête, et le commissaire Massini perdait patience vis-à-vis de son équipe "de bras cassés", selon ses propres termes, lui reprochant de n'avoir aucune piste sérieuse. Peut-être était-il temps d'user d'autres méthodes ?

A peine sorti du commissariat, Alessandro se rendit chez Bogdan, maître de la contrefaçon, et indic' à ses heures.

L'appartement de Bogdan est une sorte de caverne d'Ali Baba : on y trouve tout ce dont on a besoin, sauf que rien n'est authentique. Avec son accent à couper au couteau, et sa manie qu'il a de se gratter la joue gauche tout le temps, le roumain n'est pas du genre à passer inaperçu, mais ce personnage hors en couleur a l'art de faire ses petites affaires en toute discrétion. Surtout, Bogdan est l'un des indics d'Alessandro depuis de nombreux mois. Et les deux hommes y trouvent leur compte : Alessandro peut facilement récolter des infos sur les marchés "parallèles", fermant les yeux sur les petites affaires de Bogdan.

"- Salut Bogdan. Dis donc, tu fais dans le polo Lacoste, maintenant ?
- Bonjour inspecteur. Tu en veux ? C'est dix euros pour un, quinze euros pour deux...
- Je ne suis pas là pour ça. Dis moi, si j'étais en possession d'une statuette inestimable, qui ne peut être revendue dans les filières classiques, à qui devrais-je m'adresser ?
- Ça dépend... Elle est inestimable à quel point ?
- Au point que tu pourrais vendre tes merdes de polos pendant toute ta vie, t'aurais sans doute pas encore les moyens de te la payer...
- Eh bien... Je suppose que c'est d'une statuette volée dont tu me parles. Soit le voleur a été mandaté par un riche collectionneur, et là, bah si tu trouves le voleur, tu trouveras sans doute l'acheteur, soit elle est destinée au marché chinois, ou aux Émirats, et là je te souhaite bonne chance inspecteur ! Mais si tu me dis quelle statuette tu cherches, je pourrai peut-être me renseigner auprès de mes amis...
- C'est la statuette de Leonard, la fille assise en tailleur.
- Oh ! Je vois ! Cette statuette-là... Bah bon courage ! A mon avis, vous n'êtes pas prêts de la retrouver...
- Te fous pas de ma gueule, Bogdan, sinon je t'envoie la répression des fraudes et l'immigration. Je pense qu'ils seront très heureux de te rencontrer...
- Inspecteur ! Mon ami ! Est-ce que je t'ai déjà entubé ?
- Oui.
- Écoute, je te recontacte dans quelques jours. Je promets rien, mais si j'ai des infos, je te les donnerai.
- Merci Bogdan. Je compte sur toi."

En sortant, Alessandro repensait aux mots de Bogdan. Si la statuette était sortie du pays, c'est sûr que l'affaire risquait d'être complexe. A espérer que les douaniers avaient fait correctement leur boulot pour éviter la sortie de l’œuvre hors des frontières.

Quitte à utiliser des méthodes pas trop légales, autant y aller à fond. Alessandro se rendit ensuite au Saturn's, ou pour être exact au sous-sol du Saturn's, y retrouver son ex-petite amie Sacha.

Sacha, look gothique, yeux de braise, corps de rêve, une fille trop bien pour Alessandro. Elle l'aimait toujours, mais lui refusait de l'aimer, car elle méritait beaucoup mieux que l'épave alcoolique qu'il était devenu. Sacha était aussi et surtout une grande spécialiste de l'informatique, capable de hacker tout et n'importe quoi.

"- Salut Sacha...
- Alessandro ? Tu te souviens que j'existe ? Cela t'arrive de répondre à mes appels ?
- Sacha, je suis pas là pour qu'on se dispute. J'ai besoin de toi.
- Besoin de moi... Besoin de moi ! Tu te fous de ma gueule ! Quand moi, j'ai besoin de toi, Monsieur ne prend même pas la peine de m'appeler, mais pour un service, il sait où me trouver !
- Écoute, je suis désolé, mais je veux te parler d'une affaire qui nous dépasse tous les deux. Si tu veux me détester, c'est ton droit, mais si je viens te voir, c'est parce que je n'ai pas le choix. T'es allé voir la statuette de Leonard de Vinci, au musée ?
- T'es venu me voir pour savoir si je me suis rendue au musée pour mater une statuette de merde ?
- Une fausse, c'est une fausse. La vraie a été volée, et c'est pour cette raison que je suis là.
- Je suis innocente, mais j'ai pas d'alibi. Ce jour là je voulais être dans les bras d'un mec qui n'a même pas daigné décroché son portable...
- Très drôle. Le vol a eu lieu le 14 décembre. Je te demande juste une chose, essaye de pirater les enregistrements des caméras de vidéo-surveillance des alentours du musée, et essaye de trouver quelque chose qui puisse nous aider à la retrouver. Si tu me fais cela, je te serai redevable, et je te promets de t'emmener dans le meilleur restaurant de la ville pour me faire pardonner.
- C'est dans ton lit que je voudrais être, et pas pour dormir, si tu vois ce que je veux dire...
- Tout ce que tu veux Sacha. Je te promets une nuit torride ou tout ce que tu veux d'autre, mais par pitié, trouve moi un truc.
- Je vais voir ce que je peux faire."

Bien. Bogdan et Sacha entraient dans la danse. Un peu tard, certes, mais après tout, ils n'avaient qu'à mieux la protéger, leur statuette. Alessandro s'arrêta dans un kiosque à journaux pour acheter le Corriere dello Sports du jour. La Viola qui s'impose au Giuseppe Meazza, voilà de quoi rendre le moral à tout supporter. Il faudra confirmer face au Chievo, pensa Alessandro. J'espère que d'ici là, mes indics m'auront trouvé quelque chose à me mettre sous la dent...
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Re: Fiorentina : le retour de l'idole !

CHAPITRE 3 : ARBITRAGE VIDEO

Samedi 04 février. Pas de repos pour les braves. Alessandro retournait au Saturn's d'un pas franc et décidé. Dans le message que Sacha lui avait laissé, pas de doute, elle avait trouvé quelque chose... En même temps, c'était déjà le début du mois de février, l'enquête piétinait, Bogdan n'avait aucune info à apporter, et le vol de la statuette ne semblait pas émouvoir grand monde au commissariat. Les effectifs sur l'affaire avaient été réduits de moitié, et même le commissaire semblait s'être fait une raison : la retrouver relèverait probablement du miracle.

Pour Alessandro, le pire, c'était la grève dans la presse sportive. Pas de Gazzetta ou de Corriere dello sport, et çà c'est la haine. Comment faire pour parier sur les matchs du soir, notamment le Catane-Fiorentina qui promet du spectacle, sans connaître les dernières infos des deux clubs ? Le temps de ruminer cela, il était arrivé devant le bar-discothèque.

Sacha avait le sourire des gens satisfaits. Ses heures de travail avaient été récompensés.
"- Alessandro, je suis fière de moi.
- Dis moi tout.
- D'abord, la prochaine fois que tu me demandes un service, j'y réfléchirai à deux fois avant d'accepter, parce que merci pour le temps que j'y ai passé !
- Je sais que t'as du bosser comme une folle, et je t'en remercie...
- Et je comprends aussi que tes idiots de collègues n'ont rien trouvé. Viens, je te montre."

Sacha emmena Alessandro dans son bureau au sous-sol. Sur les six écrans d'ordinateurs tournaient six vidéos provenant de six caméras de surveillance différentes. "Regarde cet écran là" demanda Sacha en pointant celui en haut à gauche.
"- On ne voit rien, reprit Alessandro. C'est une rue, et y'a que des voitures garées.
- T'as pas bien regardé !, reprit Sacha en effectuant un retour arrière. Regarde dans la vitre de la voiture, là."

Effectivement, on pouvait distinguer comme deux légers flashs, presque imperceptibles.

"Tu vois, reprit Sacha, ton ami voleur est pas un petit débutant. Mis à part la caméra du hangar, sur laquelle il apparait, on ne le voit sur aucune autre vidéo. En même temps, la plupart des caméras sont mobiles, elles balayent la rue de gauche à droite, ce qui permet de surveiller deux côtés avec une seule caméra. Mais ton voleur, il a du en passer des heures à les chercher, les observer, les minuter, bref à préparer son coup, car il est toujours hors-champ.
- OK, mais pourquoi se montrer sur celle qui se trouve à la sortie du hangar ?
- Soit parce qu'il ne l'a pas détecté, soit parce qu'il lui était impossible de faire autrement. A priori, elle est bien cachée, parce qu'en me rendant sur les lieux, je ne l'ai pas vue au premier coup d'oeil, alors que je savais qu'elle était là. Et puis elle a peut-être été ajoutée sur le tard, une fois la statuette déposée dans le hangar.
- On s'en fout en même temps. Revenons à notre gars. C'est quoi le rapport entre lui et les deux lumières que tu m'as montré ?
- J'ai refais son parcours, et ça c'est pas tes gars de l'informatique qui l'auraient fait ! J'ai tout timé, et selon mes estimations, ton voleur devait se trouver au niveau de cette caméra quand les deux flashs sont visibles.
- Ce qui veut dire...
- Qu'il est sorti en douce, qu'il a suivi un chemin prédéfini jusqu'à sa voiture, et que les deux flashs, ce sont ses warning au moment où il déverrouille sa voiture. Et le plus beau de l'affaire, c'est que la voiture passe sous la caméra quand la caméra se tourne dans sa direction. Même cela, il l'a timé ! Du coup je suis revenu vachement en arrière jusqu'à ce que la voiture arrive.
- Et si j'en crois le sourire que tu as aux lèvres, t'as la photo du chauffeur !
- Yep ! La voici !"

Sacha tend alors une photo pixellisée par le zoom, mais sur laquelle on distingue un grand black très baraqué. Assurément, ce n'est pas le voleur, car il n'a pas du tout la même carrure, mais maintenant, Alessandro tient une piste sérieuse. Il remercie chaleureusement Sacha, et fonce au commissariat avec la photo. C'est pour l'heure la seule piste digne d'intérêt, reste à savoir si elle mènera à quelque chose.

A peine arrivé au poste, il fonce directement dans le bureau du commissaire Massini :
"- Je tiens quelque chose !
- Que ? Quoi ? Depuis quand vous entrez sans frapper, Conte ?
- Regardez bien ce type, reprit Alessandro en plaquant la photo sur le bureau de Massini.
- Oui, qui est-ce ?
- Je sais de source sûre que le voleur s'est barré dans une BMW. Je n'ai pas l'immatriculation, mais de toute façon, c'est surement une fausse plaque. Peu importe... Lui, il a amené la voiture sur les lieux. Il l'a placé à environ 500 mètres du hangar. C'est pas un petit casse, c'est un coup monté, bien orchestré, avec une grosse préparation en amont.
- Conte, si c'était du boulot de débutants, on les aurait déjà coffré.
- Commissaire, si on retrouve ce type, et qu'on lui fait cracher tout ce qu'il sait, on pourra peut-être savoir qui est le commanditaire de toute cette affaire...
- Eh bien allez-y Conte ! Retrouvez-le ! Vous attendez quoi ?"

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Alessandro diffusa la photo dans tous les services, espérant que le gars soit déjà fiché. Le cœur léger, avec le sentiment du devoir accompli, il rentra chez lui, misa 20 euros la victoire de la Viola sur internet, puis alla se coucher. Le lendemain, il profita de son dimanche pour faire un rapide point sur son enquête, puis il s'écroula dans son canapé, un whisky à la main, et suivit les matchs de l'après-midi sur sa télé. Enfin, vers 18 heures, il ressortit son maillot et son écharpe de leur placard, et se rendit dans un bar pour suivre le match entouré de supporters. Les joueurs de Catane, avant-derniers au classement, n'allaient quand même pas gâcher ce beau week-end !

On avait parlé de Balotelli, c'est Ishiaku qui était arrivé au club Rosina aussi avait été recruté. Amauri, et les autres joueurs prêtés, avaient été renvoyés dans leur club. Batistuta voulait "une équipe commando, fière de défendre les couleurs de la Viola", et avait resserré l'effectif autour des deux joueurs qu'il jugeait les plus importants, Jovetic et Montolivo.

Une victoire 2-0 plus tard, la Viola remontait au 11e rang de la Serie A, grâce à un but de Montolivo, et un second but de Lanzafame contre son camp, suite à une frappe de Jovetic détournée. Batistuta jubilait au coup de sifflet final, heureux comme un gamin de voir son équipe prendre 3 points précieux. Le maintien se rapproche, et qui sait si une place européenne ne serait pas possible ?

Dans la rue, un supporter un peu ivre se mit à chanter « Batis-tuta ! Batis-tuta ! Ba-ti Ba-ti Batis-tuta ! », comme au bon vieux temps... Alessandro s'approcha de l'homme, et lui souffla à l'oreille « tu ferais mieux de rentrer avant qu'on ne t'arrête pour tapage nocturne, l'ami. » L'inconnu prit un air indigné, tourna des talons et partit chanter un peu plus loin, face à la terrasse d'un autre bar. Alessandro rentra chez lui, convaincu qu'à l'image de son club, son enquête allait enfin progresser.
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Re: Fiorentina : le retour de l'idole !

CHAPITRE 4 : TÊTE À TÊTE

Lundi 06 février. S'il est facile de se moquer des forces de l'ordre, force est de constater que leur incompétence supposée est très éloignée de la réalité. En effet, à peine Alessandro avait-il posé son sac à dos sur son bureau qu'un de ses collègues de la brigade anti-gang, l'inspecteur Verrone, vient le trouver :
"- Alessandro, on a ton homme.
- Déjà ?
- Ouep ! Faut dire que c'est pas un perdreau de l'année ! Viens, j'ai laissé son dossier dans mon bureau."

L'inspecteur Conte accompagna l'inspecteur Verrone jusqu'au troisième étage, et fut stupéfait de découvrir un dossier épais comme un annuaire trônant au dessus du bureau plaqué acajou de son collègue.
"- Voilà ton gars : Ibrahima Diouf. Un gars bien connu de mon service : vols, trafics de stupéfiants, prostitution, on le trouve partout où il y a du fric à se faire.
- A ta connaissance, il donne aussi dans le trafic d'art ?
- Non, c'est pas son genre. D'ailleurs, ça m'a surpris que tu tombes sur lui dans ton enquête, mais si j'ai bien suivi, c'est parce qu'il a amené une voiture pour le vol qu'il serait dans le coup, et pour le coup, je comprends mieux son implication.
- Il a déjà fait de la taule ?
- Ouais. Et pas qu'une fois. Il a déjà fait quatre séjours derrière les barreaux, le premier en 2001, le second en 2003, puis il est revenu en 2005, et le dernier en... Attends je te retrouve la date... En 2007.
- Et rien depuis ?
- Non. En 2001, il avait à peine 19 ans, donc avec un petit coup de pression, il avait craché le morceau, et s'était pris 3 mois fermes pour vol avec violence. En 2003, il s'est fait pincer en train de dealer de l'héroïne, il a pris un an. En 2005, il a fait un petit tour au trou suite au saccage d'une supérette, et en 2007 il s'est fait prendre à Rome au volant d'une voiture volée, avec 5 kilos de Marijuana dans le coffre. Il a pris 5 ans, mais il est sorti l'année dernière pour bonne conduite.
- Et je peux le trouver où ?
- On l'a interpelé chez lui ce matin, il t'attend dans la salle d'interrogatoire numéro 2.
- Je te revaudrai ca, Verrone."

Conte accourut en salle 2. Diouf était assis calmement, il fixa d'un regard noir Alessandro lorsque celui-ci entra dans la salle, puis se mit à regarder dans le vide, comme s'il était absent de la pièce.

"- Monsieur Diouf, lanca Alessandro, je suis l'inspecteur Conte. Je n'irai pas par quatre chemins. Regardez cette photo (il plaque la photo prise depuis la caméra de surveillance), c'est bien vous qui êtes dessus, n'est-ce pas ? N'est-ce pas ?
- ...
- OK ! Je vois que vous ne voulez pas me parler, alors je vais vous raconter une histoire. C'est l'histoire d'un black qui a déjà fait quatre passages en prison. M'est avis qu'il aime y aller, puisque, à peine sorti, il recommence ses conneries pour y retourner. Juste pour info, dans l'enquête qui nous intéresse, vu les enjeux, c'est pas un mois ou un an de prison dont on parle, c'est beaucoup plus. Je crois qu'à votre sortie, il y a des risques que tout le pétrole de la terre soit épuisé, et vous n'aurez plus le loisir de voler des voitures...
- ...
- Notre héros black, ce coup-ci, il a mis la main dans un truc qui le dépasse largement. Je pense qu'il n'a même pas idée de l'ampleur de l'affaire dans laquelle il est jusqu'au cou. Parce qu'en ce moment, on a une preuve indiscutable : c'est lui qui a fourni la voiture qui a servi au vol du siècle. Et si notre ami black ne nous dit rien, c'est lui qui va manger pour les autres, parce qu'on en a marre que cet ami se foute de notre gueule.
- J'ai droit à un avocat.
- Oh que oui, mais j'en ai rien à foutre de ton avocat. Je veux savoir qui t'a demandé de stationner cette putain de voiture à cet endroit-là. Qui est ton commanditaire ?
- C'est légal, ca, de m'arrêter parce que j'ai garé ma voiture ?
- Non, mais ca le devient parce que c'est dans TA voiture qu'est monté le voleur. D'ailleurs, c'est peut-être toi, le voleur, vu que c'est TA voiture. Et si c'est toi le voleur, crois-moi que ce sont des types bien moins sympas qui viendront te poser leurs questions. Et t'auras pas intérêt à jouer au con avec eux comme tu là, en train de le faire avec moi.
- Faites une offre...
- Comme tu l'as dit, garer une voiture, c'est légal... Tu peux sortir libre d'ici si tu me donnes ce que je veux avoir : un nom.
- (Diouf réfléchit un instant, prit une grande respiration, puis, fixant de nouveau Conte) Quand je suis sorti de taule l'année dernière, je suis revenu ici, pour voir mon fils. Il est né quand j'étais en prison. Il me fallait du fric, mais les gars du quartier voulaient pas m'en prêter, et ils voulaient pas non plus me filer de boulot, parce qu'ils pensaient que les flics seraient toujours sur mon dos. Histoire de me faire du blé, je suis allé dans un tripot pas loin d'ici, pour jouer au poker. Y a un mec qui parle bizarrement qui jouait gros à l'une des tables, mais même ma grand-mère l'aurait plumé. J'avais pas de fric, alors j'ai mis en jeu ma caisse. Il a dit que je pouvais m'asseoir, et on a fait une partie. Il a cru qu'il allait me plumer avec sa paire de trois. Il a fait tapis, j'ai suivi, et j'avais un brelan. En sortant, il est venu me voir. Il m'a dit que si je voulais encore plus de fric, il avait un boulot pour moi. J'avais juste à garer une voiture, si possible une caisse puissante mais qui reste discrète.
- Décris moi ce type.
- Pas très grand, un accent bizarre, genre pays de l'est... Il portait des lunettes pourries, comme celles de Derrick.
- Et t'as été payé pour ta livraison ?
- Je vous ai dit ce que vous vouliez savoir. J'en dirai pas plus.
- Je vois... J'ai un dernier truc à te demander. Tu peux me faire un portrait-robot de ce type ?
- Peut-être... Faut voir...
- C'est simple ! Accepte ma demande, et t'es sorti cet après-midi. J'ai jamais dit que t'étais inculpé. T'es juste un témoin.
- Ouais... Je vais vous le faire, mais vous n'avez pas intérêt à m'entuber."

Sur ce, Alessandro sortit de la salle, l'air satisfait. Le commissaire l'attendait. Il avait assisté à la fin de la scène de derrière la vitre sans teint.
"- Enfin une avancée, Conte. C'est bien.
- Si nos gars avaient fait leur boulot correctement, il y a longtemps qu'on aurait ce genre de renseignement.
- L'essentiel, c'est d'avoir une piste. Dès qu'on a le signalement du commanditaire, je lance tout le monde à ses trousses.
- Je vais me renseigner de mon côté. Mais de toute façon, on n'est pas beaucoup plus avancés. Actuellement, Dieu seul sait où se trouve cette statuette, peut-être en Russie du coup, si le gars a un accent de l'Est.
- Continuez de chercher, Conte. Je subis pas mal de pression en ce moment. J'ai un peu de grain à moudre grâce à vous, mais j'ai pas encore de quoi me faire un café. Tant qu'on n'a pas la preuve que la statuette est sortie du pays, on doit tout faire, et j'ai bien dit TOUT faire, pour la retrouver."

La piste était mince, mais elle existait. Un homme avec un accent, la trentaine, des grosses lunettes, un peu bedonnant et avec un début de calvitie. Il était temps pour Alessandro de retourner chez son indicateur Bogdan, sans doute aura-t-il des infos à lui donner, car s'il y a bien un gars à Florence capable de lui apporter des exclusivités, c'était bien son ami roumain.
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Re: Fiorentina : le retour de l'idole !

CHAPITRE 5 : PASSEMENTS DE JAMBES

"- Un petit gros qui parle russe ? Oui je vois qui c'est."
Bogdan n'était pas l'indic' le plus efficace d'Alessandro pour rien...
"- Il s’appelle Yuri. Yuri Mamelov. Montre moi ton portrait-robot... Oui... Oui c'est bien lui. Yuri Mamelov. C'est un teigneux, et c'est pas un tendre. On dit qu'il a tué sa première femme, juste parce qu'elle a souri à un jeune homme dans la rue. Et il est riche. très riche. C'est comme le président de Chelsea, il a fait fortune dans le gaz sibérien...
- Et d'après toi, il s'intéresse à l'art florentin ?
- Il s'intéresse à tout ce qui brille : les yachts, les voitures de sport, les belles filles...
- Avec son physique, il doit pas en lever beaucoup...
- Avec son physique je sais pas, avec son porte-feuille si.
- Et t'as de ses nouvelles ? Tu sais quand il était en ville, où il est allé ensuite ?
- Et c'est toi qui me demande cela ? Mamelov, je t'ai dit, il est comme Abramovitch, il veut avoir une équipe de football, mais je pense qu'il veut juste une vitrine pour blanchir de l'argent sale. Il parait qu'il veut acheter la Fiorentina, et qu'il serait derrière l'arrivée de Batistuta à la tête du club.
- Batistuta est un joueur emblématique du club. Il est venu pour le sauver, et ca marche. Nulle part le nom de Mamelov n'a été prononcé.
- Tu as vu le budget transfert de ton club ? Tu crois qu'ils ont pu se le payer comment, leur entraîneur ? Y'a pas que toi qui suit le foot...
- OK. Je résume. Mamelov est en ville pour coordonner l'arrivée de Batistuta au club. Admettons. Et il est donc sur place pour récupérer la statuette. Plausible. Mais le vol a été planifié depuis longtemps, et à ce que je sais, il était déjà présent ici, à Florence, avant décembre..."

Le puzzle prenait forme. Et fort de ces informations, L'inspecteur Conte prit soin de retracer avec une équpe mise à sa disposition le calendrier de Mamelov de l'année précédente. En tout, trois visites du nabab russe ont pu être avérées, et du coup, l'affaire prenait une autre tournure.

Tout s'enchaîna très vite. Fin février, un mandat international fut lancé à l'encontre de Yuri Mamelov. Il fut arrêté en Hongrie, pays dans lequel il finançait abondamment l'industrie du porno. Son domicile moscovite fut fouillé, et l'on y retrouva la statuette, dont la taille est attribuée à Léonard de Vinci. Tout est bien qui finit bien, comme on dit dans ces cas-là.

Fort de ce succès, l'inspecteur Conte fut promu inspecteur-chef. Ses antécédents de boisson paraissent déjà bien loin, et ses états de service vont lui valoir, à n'en pas douter, une belle récompense honorifique. En attendant les honneurs, il se murmure qu'il passerait de plus en plus de temps au Saturn's, et qu'il aurait même invité Sacha à dîner...

Bogdan n'a plus de polo Lacoste à vendre, mais il parait qu'il a chez lui un carton contenant les maillots de l'AC Milan de la saison prochaine...

La statuette qui avait été exposée aux visiteurs a été discrètement remplacée par celle retrouvée chez Mamelov, ce qui aurait fait dire au conservateur "je vais enfin pouvoir dormir tranquille : ça y est, elle est à la maison."

La Fiorentina n'aura pas son grand argentier russe la saison prochaine, mais l'équipe reste sur une série impressionnante de cinq victoires en championnat, et a retrouvé le milieu de tableau. Le maintien est proche et, qui sait, peut-être que l'Europa League sera accessible en fin de saison ? A ce rythme, tout est possible...

Bref, la vie est redevenue normale à Florence, et c'est bien là le principal.

FIN.




[Pendant ce temps, à Hong-Kong.

"- Bonjour Monsieur Weng.
- Bonjour, Monsieur Rossi. Tout s'est passé comme convenu ?
- Oui. Voici votre commande."

Monsieur Weng ouvrit la mallette que lui tendait Rossi. Il observa son contenu, esquissa un léger sourire, et referma la mallette. Il se saisit d'un sac de sport, et le tendit à son tour à Rossi.

"- C'est toujours un plaisir de traiter avec vous, Monsieur Rossi.
- Le plaisir est réciproque, Monsieur Weng."

Rossi prit congé de Monsieur Weng, retourna à sa voiture, démarra, et disparut dans la nuit, telle une ombre.
Monsieur Weng rouvrit la mallette, et contempla de nouveau son contenu. Une statuette. Une statuette représentant une petite fille assise en tailleur. Une statuette taillée par Léonard de Vinci. Une statuette qui possède un détail qu'aucune de ses copies ne possède. La signature du maître, en quelque sorte. Mais ce détail, désormais, seul Monsieur Weng sera en mesure de vous le révéler...]
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moulinio Réputation Régionale Réputation Régionale
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Re: Fiorentina : le retour de l'idole !

Salut. Y aura-t-il d'autres publications en relation avec cette story ?
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Re: Fiorentina : le retour de l'idole !

Salut Moulinio.

Pour répondre à ta question, ce projet de story se voulait beaucoup plus ambitieux, mais deux évènements IRL l'ont quelque peu tué dans l’œuf.

A priori, je ne donnerai pas de suite à cette story, que j'ai malgré tout tenu à clore pour ne pas laisser une histoire en cours de route. Une histoire dans laquelle il aurait du y avoir des entrelacements plus forts entre la Viola et l'affaire, mais bon... La fin est suffisamment ouverte pour que chaque lecteur puisse imaginer une suite ou une fin alternative...
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