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diego.54Réputation Locale

Inscrit le: 09 Juil 2008 Messages: 47 Localisation: Près de Nancy
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Posté le: Mar 25 Nov 2008 19:46 Sujet du message: Diego : made in England |
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16 mai 1985, banlieue de Londres :
Je viens de sortir de chez moi, direction le collège. J’ai 15 ans et comme tous les enfants de cet âge, j’ai horreur de l’école. Etre assis pendant 8h derrière un pupitre, se montrer politiquement correct : Oui Monsieur, bien sûr Monsieur… Bref, je m’y ennuie. D’ailleurs mes notes le montre clairement malgré les appréciations de certains professeurs qui soulignent un potentiel intéressant bien qu’inexploité. Je marche dans la rue par ce mois de mai où il fait tout de même un peu frais ce matin. Je dois encore traverser ce parc avant d’arriver au collège. J’aurais pu prendre le bus pour y aller mais je ne souhaite pas me retrouver au milieu de ces fils à papa qui croivent que tout leur est dû. Je ne suis pas issu d’un milieu aisé comme eux. Moi, mon père n’est ni avocat, ni directeur d’une grosse boite. Le mien tond les pelouses des leurs pour 3 fois rien et ma mère fait le ménage dans leurs maisons. Ca doit être ça la vie d’un immigré. Même si moi je suis né en Angleterre, un soir d’aout 70. Mon père lui est mexicain, d’ailleurs toute sa famille vit encore là-bas mais nous les voyons rarement, mon grand-père n’a pas apprécié que mon père quitte le pays pour rejoindre le vieux continent, même si la naissance de son petit fils à quelque peu arrondi les angles. Ma mère, elle, est française. D’après ce qu’on m’a raconté, elle faisait ses études en Angleterre et a choisi d’y rester lorsqu’elle a rencontré mon père un soir dans un pub qui diffusait un match de foot : Manchester United – Leeds United. Mon père supportait les Reds Devils et ma mère n’avait d’yeux que pour Leeds, certainement par pur esprit de contradiction. Mais apparemment c’est ce qui les a rapproché et certainement ce qui les a unis... Français, Anglais, Mexicain… ça en fait des étiquettes à porter.
Dans ce parc, je m’arrête pour regarder des jeunes qui jouent au foot. Ils ont entre 18 et 20 ans. Certains jouent vraiment bien. Ils s’amusent, ça chambre sans arrêt. De mon coté, je rigole pas mal non plus. Puis, ils remarquent que je les observe et l’un d’entre eux me lança :
« Eh petit ! Tu veux jouer ?
- Ouais, avec plaisir »
Je passe la journée avec eux, séchant ainsi une longue journée d’ennui. De toute façon, ce n’est pas comme si c’était la première fois. Mais je dois maintenant abandonner mes nouveaux amis et rentrer chez moi. Le collège a dû appeler mes parents pour les prévenir de mon absence. Je m’attends à recevoir une sacrée rouste. Ca ne sera pas la première non plus…
J’avais à peine franchi le pas de la porte que j’entendis mon père :
« Diego, viens ici. »
J’arrive comme si de rien était. De toute façon, je sais à quoi m’attendre.
«Qu’est-ce qu’il y a ?, demandai-je innocemment
- Diego, te fous pas de moi. Le collège a appelé, où était-tu ?
- Ce matin pour aller au bahut, je suis passé par le parc et là il y avait des grands qui jouaient au foot. Je me suis arrêté 2 minutes pour les regarder et ils m’ont demandé de jouer avec eux. Je comptais juste jouer un peu puis aller au bahut après et je n’ai pas vu le temps passé.
- Diego, le collège a décidé de te renvoyer ! C’est la 3e fois en 3 ans ! Plus aucun collège ne voudra de toi à présent et ne compte pas rester à la maison à te tourner les pouces…(Il marque une pause et soupire). J’ai téléphoné à ton grand-père, il est d’accord pour que tu ailles vivre chez lui. Il va s’occuper de toi et te mettre un peu de plomb dans la cervelle.
- Quoi ??? Non papa, j’t’en prie pas ça. J’te promets de me tenir à carreaux mais ne m’envoi pas là-bas, s’il te plait.
- Ma décision est prise Diego. Je fais ça pour ton bien. Tes affaires sont prêtes. Tu pars demain soir.
- Mais papa…
- Stop ! Ce n’est pas une décision que j’ai prise de gaité de cœur, mais tu ne nous donne pas le choix. Tu verras, tu me remercieras plus tard. Maintenant, va te doucher, nous allons passer à table. »
J’obéis aux ordres. De toute façon je n’ai pas le choix. Je n’aurais jamais imaginé ça. C’est un cauchemar. _________________
Diego despega hacia las cumbres
http://diego54.labrute.fr/
Dernière édition par diego.54 le Mar 25 Nov 2008 20:42; édité 1 fois |
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leoliverpoolRéputation Mondiale


Inscrit le: 15 Jan 2008 Messages: 2063
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vivien86Réputation Locale


Inscrit le: 01 Jan 2008 Messages: 21 Localisation: Poitiers
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Posté le: Mar 25 Nov 2008 21:34 Sujet du message: |
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Ah le retour de Diego, j'ai adoré ta premiere storie et je pense que celle ci nous réserve de bonne surprise , en esperant ne pas te mettre trop la pression . |
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Dr ZOULOURéputation Mondiale


Inscrit le: 08 Fév 2008 Messages: 1096 Localisation: Toulouse
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Posté le: Mer 26 Nov 2008 12:19 Sujet du message: |
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J'aime bien la ballière et ton intro, ça afit trés récit enfantin genre Arthuer et les Minimoys...Le goose va chez son grand père et ce pépé a un coeur d'or et va lui enseigner la vie...Ce n'est pas pejoratif, ja'ime beaucoup  _________________
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diego.54Réputation Locale

Inscrit le: 09 Juil 2008 Messages: 47 Localisation: Près de Nancy
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Posté le: Mar 02 Déc 2008 18:03 Sujet du message: |
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Guadalajara, 2 jours plus tard :
L’avion atterrit sur la piste de l’aéroport international Don Miguel Hidalgo y Costilla à Guadalajara. Il est 13h29, nous sommes le samedi 18 mai.
La première différence que je remarque avec Londres est la température. Il fait 35°C alors qu’à mon départ il en faisait à peine 12… J’étouffe. Le dépaysement est total. Je n’avais jamais mis les pieds au Mexique. Je n’avais même jamais quitté l’Angleterre. Tout cela est bien loin maintenant. Je dois faire avec.
Pour mon bien qu’il disait…
Je passe près de 30 minutes devant le tapis roulant à attendre mes bagages avant d’enfin les réceptionner. Je me dirige donc vers le hall d’accueil, lieu où les familles et les amis se retrouvent, se sautent au cou en prononçant un tas de paroles inaudibles entre 2 cris d’hystérie et 2 suffoquements dus aux larmes versées … Une chose est sûr, c’est que chez les Suarez, il n’y aura pas d’effusion de larmes. Tout juste une poignée de main avec si j’ai de la chance, un sourire.
Je regarde tout autour de moi à la recherche de grand-père. A la recherche d’un homme d’1m90 plutôt bien bâti pour un homme qui a dépassé la cinquantaine avec la chevelure et une moustache grisonnante. Personne ne correspondant au signalement à l’horizon mais à la place, une femme d’une trentaine d’année, 1m70 peut-être même 75, de long cheveux noirs et quelques kilos en trop comme en témoigne ses joues et comme ne peut le cacher sa longue jupe rouge, qui tenait entre ses main un carton où l’on pouvait lire « DIEGO SUAREZ ». Je me dirige alors vers elle.
« Diego ? Bonjour, je suis Amélia. Ton grand-père est très occupé, il m’a chargé de venir te chercher.
- OK, lâchai-je en guise de réponse.
- Ton voyage s’est bien passé ? »
Je répondis oui par un hochement de tête pas très convaincant, mais suffisamment pour qu’elle cesse son interrogatoire.
On sort de l’aéroport et je prends place à l’avant de sa voiture, une AMC Pacer de 1975 de couleur jaunâtre, carrément moche. Et nous voilà parti sur la route pour rejoindre mon grand-père je ne sais où. Pendant le temps du trajet, j’observe le paysage qui sera dorénavant mon quotidien. A ma grande surprise, le Mexique n’est pas un pays désertique avec des cabanes en bois ici et là. Rien à voir avec les clichés que transmet la télévision. Hormis la chaleur étouffante, le cadre de vie est plutôt plaisant. Ciel bleu, beaucoup de hautes et belles maisons, de magnifiques monuments… bref on était à mille lieues de l’idée que je me faisais de ce pays.
Après une vingtaine de minutes, Amélia me dit qu’on va arriver. Puis elle s’arrête devant une grille qui indique simplement « Estadio de fútbol ». Derrière cette grille, je vois 2 équipes de jeunes disputant une partie de foot.
« Je croyais qu’on allait rejoindre mon grand-père ?, demandai-je tout en ne quittant pas des yeux le jeu qui se déroulait à quelques mètres de moi
- Mais il est ici. C’est lui le coach des 19 ans du Chivas de Guadalajara. Les Chivas Coras comme on les appelle.
- Les quoi ? Y a des clubs de foot au Mexique ?
- Bien sûr, répondit-elle dans un éclat de rire que je ne saurai décrire. Tu croyais que c’était réservé à l’Angleterre. Allez descends maintenant. »
Il ne faut pas me le dire deux fois. En plus d’être heureux de sortir de sa poubelle, j’allais assister à un match de foot. M’approchant du terrain, je reconnu rapidement mon grand-père qui gesticulait le long de la touche en « parlant » à ses joueurs.
« Bonjour grand-père, dis-je timidement une fois arrivée à quelques pas de lui
- Ah Diego ! Tu es arrivé. Va t’asseoir dans la tribune, ne reste pas là ».
Puis il se reconcentra sur le jeu. Finalement pas le droit au sourire, ni même à la poignée de main. Un coup d’œil rapide au tableau d’affichage me fit vite comprendre la raison de son humeur. Ses jeunes perdaient 1-0 face au club voisin, l’ennemi juré le Deportivo Atlas. La mi-temps siffla quelques minutes plus tard. Et la seconde mi-temps ne permit pas à l’humeur de papy de s’arranger puisque ses protégés encaissèrent un deuxième but en toute fin de match.
Le retour jusqu’à mon nouveau chez moi fut glacial et ce fut ainsi jusqu’au repas de soir où au beau milieu du repas, il m’adressa enfin la parole :
« Tu as pensé quoi du match de tout à l’heure ?
- Ca jouait plutôt bien, mais il y a un truc que je n’ai pas bien compris
- Quoi donc ?
- Ton n°9 n’était clairement pas dedans, il n’a rien réussi en 2e mi-temps. Pourquoi tu ne l’as sorti ? »
Il éclata de rire quelques secondes avant de reprendre son sérieux.
« Tu sais, ce gamin, c’est l’avenir du club ! Le jour où tu seras capable de faire le tiers ce qu’il fait alors tu pourras t’estimer heureux. Et puis d’abord tu y connais quoi toi au foot ?
- Je suis anglais…
- Non tu es né en Angleterre, c’est différent ! Et puis quoi ? Tu pense que puisque tu es né là-bas ça te rend meilleur que tous les autres ?
- Non pas du tout mais d’après ce que j’ai vu du match, je serais capable de faire deux fois mieux que ta vedette.
- Parce que tu joues au foot en plus ?
- Bah c’est un peu à cause de ça que je suis ici
- Comment ca ?
- J’ai préféré jouer au foot avec des grands de 20 ans au lieu d’aller à l’école. C’est pour ça que je me suis fais virer. »
Petit silence.
« Allez finis ton assiette, va te laver et file au lit. On finira cette conversation une autre fois ».
J’obéis aux ordres sans rechigner. Je n’ai pas envie de voir papy devenir tout rouge. _________________
Diego despega hacia las cumbres
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CaliModérateur


Inscrit le: 01 Oct 2007 Messages: 3902
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diego.54Réputation Locale

Inscrit le: 09 Juil 2008 Messages: 47 Localisation: Près de Nancy
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Posté le: Mar 09 Déc 2008 17:42 Sujet du message: |
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Lundi 20 mai 1985 :
Je viens de passer les 2 pires jours de ma vie. Grand-père a décidé de me mettre aux travaux manuels…
Dimanche, je dû m’occuper de son jardin : retirer les mauvaises herbes et bécher… Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’a pas un petit jardin le papy. Pendant ce temps lui il m’observait au loin… Et puis d’abord, qu’est-ce qui peut bien pousser dans ce sol et avec cette chaleur, à part des mauvaises herbes…
Et aujourd’hui, il avait décidé de me faire réparer la clôture qui entoure sa maison…
Il veut me faire devenir menuisier ou quoi ??? Heureusement qu’il ne vit pas au Canada sinon je me destinerai à devenir bucheron…
Il est maintenant 18h. Mon travail est terminé. Le bagnard que je suis se dirige vers une douche bien méritée. Mais arrivé au seuil de la maison, papy m’interpelle :
« Eh Diego ! Où penses-tu aller comme ça ?
- Je vais prendre ma douche, répondis-je surpris, un peu comme si on m’annonçait la fin du monde.
- Hors de question. Je dois aller entraîner mes jeunes et tu ne resteras pas seul ici.
- Mais je suis claqué moi. Et puis je ne vais pas rester sur le bord du terrain à ne rien faire…
- Qui a dit que tu ne feras rien ? Ramène-toi maintenant ! ».
C’est bien la première fois que je me dirige à contrecœur vers un endroit qui a un quelconque rapport avec le foot. Mais le boulot harassant que j’ai abattu ces 2 derniers jours sous ce soleil de plomb m’ont littéralement tué. Et le fait de savoir que quelque chose d’autre m’attends là-bas ne m’aide pas beaucoup non plus. Je sens bien que je vais me taper tout le sale boulot : sortir le matériel, l’installer, aller chercher les ballons que sa vedette aura envoyé aux quatre coins du terrain…
On arrive au terrain d’entraînement. Ca craint vraiment. Pas d’herbe et « légèrement » sableux…
« Diego, tu m’attends là. Je dois aller voir le président. Essaye de ne pas faire de bêtises pendant mon absence ! »
Mais pour qui il me prend ???
Pendant que je suis seul, je m’empare d’un ballon et commence une série de jonglage pour passer le temps. Lorsque surgit la vedette qui se dirige vers moi avec sa tête plus grosse qu’une pastèque…
« Salut petit. Dis voir, t’étais pas au match samedi ?
- Si, j’y étais
- OK, je ne t’avais jamais vu avant. T’es nouveau ?
- Ouais, je viens d’arriver d’Angleterre et je vis chez mon grand-père.
- Chez le coach Suarez ? T’en as du bol, il est super sympa pour un mec de son âge »
Avant que j’aie eu le temps de lui demander si on parlait bien de la même personne, ses coéquipiers ont débarqués. Il m’a présenté aux autres puis le sujet a rapidement changé.
Puis grand-père arriva avec ses gros sabots :
« Salut les jeunes, je vois que vous avez déjà fait connaissance avec mon petit fils. Ca tombe bien il va faire l’entraînement avec nous aujourd’hui, d’après lui il est meilleur que certains d’entre vous… »
Les sourires sont vite estompés de leurs visages laissant place à des regards haineux.
Merci grand-père…
Puis l’entraînement commença. Certains essayaient de « jouer de l’épaule » avec moi. Manque de pot pour eux, ça correspond à un style de jeu que j’ai côtoyé pendant 15 ans en Angleterre. Techniquement par contre, c’est une autre affaire. Je ne suis pas à la rue, loin de là mais certains tripotent pas mal le ballon. Grâce à mon physique, je perds rarement un ballon sur un duel et je joue plutôt juste. Jouant au poste d’attaquant, je réussi à ajuster 2 ou 3 fois le gardien. Par contre mes gros points faibles sont mon pied gauche et mon jeu de tête, c’est pour cela d’ailleurs que je tire les corners… Maintenant, ils semblent avoir oublié mes propos que mon grand-père a rapporté au début de l’entraînement puisque ça chambre à tout va. Je vous raconte pas ce que j’ai pris quand la vedette du club, Frédérico, qui est assez sympa finalement, m’as mis un petit pond. Mais ce n’est rien coté du n°2, Pablo, lorsque je lui ai mis un coup du Sombrero. On est au Mexique après tout, ici c’est une coutume local paraît-il… Enfin bref, on était en pleine opposition, lorsque tout à coup, un mec d’une cinquantaine d’année, qui avait dû reprendre pas mal de fois du rab’ à la cantine s’écria :
« Eh Fernando ! C’est ton petit-fils el todo niño (« le tout petit ») ?
- Oui, c’est lui, lui répondit mon grand-père. Pourquoi ?
- Amène-le dans mon bureau à la fin de l’entraînement. On le fait signer ! »
C’est comme ça que j’ai intégré les Chivas de Guadalajara… _________________
Diego despega hacia las cumbres
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darknight95Réputation Régionale


Inscrit le: 25 Sep 2008 Messages: 150 Localisation: La Haye
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Posté le: Mar 09 Déc 2008 18:50 Sujet du message: |
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C'est bien diego, très bonne story, continue comme ça. L'histoire est intéressante et le style plutôt plaisant. Par contre je trouve qu'à certains moments les dialogues sont un peu trop sagouins. Sinon le reste est de très bonne facture. Bonne continuation !  |
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franceSCOpsgRéputation Mondiale


Inscrit le: 22 Mai 2008 Messages: 1220 Localisation: St germain en laye
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Posté le: Mar 09 Déc 2008 21:55 Sujet du message: |
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Bon début , je viens de lire tout d'un coup et tu fais du tres bon boulot!!!  _________________
Merci a cali pour la banniere et TVR pour sa précieuse aide!! |
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diego.54Réputation Locale

Inscrit le: 09 Juil 2008 Messages: 47 Localisation: Près de Nancy
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Posté le: Mar 16 Déc 2008 17:36 Sujet du message: |
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Mercredi 2 juillet 2008 :
C’est la première fois depuis des années que je me lève ce matin en n’ayant rien à faire cette journée. J’ai 37 ans, 38 dans un peu plus d’un mois… Bien des choses se sont passées depuis cet entraînement mais ça serait trop long pour tout vous raconter. Mais un court résumé s’impose.
J’ai donc intégré les Chivas de Guadalajara le 20 mai 85 à l’âge de 15 ans mais surclassé dans la catégorie supérieure sous la houlette de papy et je les ai quitté en juillet 96 pour rejoindre l’Angleterre et plus particulièrement Bolton, fraichement relégué en D2 Anglaise, inscrivant un peu plus de 100 buts en 11 ans et où je gagnerai mon 1er titre en 1987 où l’on remporta le championnat mexicain.
L’année suivante à Bolton se passa très bien puisque nous remonterons en Premier League mais nous n’y resterons qu’un an. S’en suivit deux années de 2e division plutôt galères… Mais Leicester City me sortira de ce calvaire en 2000 et me fera découvrir la Coupe de l’UEFA. Malheureusement nous y seront rapidement éliminés. Nous finirons la saison à la 13e place avec 39 buts marqués pour 51 encaissés. Mais la grande fierté de cette saison est la victoire en Coupe de la Ligue anglaise 2 à 1 face à Tranmere Rovers où j’inscrirai le but victorieux. La saison suivante ne se déroulera pas comme je l’avais espérer. Je ne jouerai que 15 matchs et nous serons relégués en fin de saison avec une peu glorieuse 20e place.
Ces 6 saisons en Angleterre m’auront permis de revoir plus souvent mes parents. J’ai bien entendu remercié mon père pour m’avoir envoyé chez grand-père. Maintenant je sais que c’était pour mon bien.
Mais après ces 6 saisons et surtout à 32 ans et libre de tout contrat, je décide de retourner au club de mes débuts, qui n’a remporté qu’un seul petit titre 10 ans après celui de 1987. Ma décision a également été influencée par le fait que j’ai appris que papy avait des problèmes de santé. L’équipe était jeune et avait besoin d’un leader avec une bonne expérience pour les guider. La saison de mon retour fut respectable puisque nous terminerons 3e à 2 points du second. Malheureusement cette 3e place ne suffira pas à l’entraîneur pour conserver la sienne. Et la direction décidera de me nommer joueur-entraîneur pour la saison suivante. Ce fut une très bonne expérience surtout que je n’ai plus mes jambes de 20 ans. Au terme de la saison, j’annonce la fin de ma carrière de joueur pour me consacrer au poste d’entraîneur du club à qui je dois tout. Je resterai en place pendant 3 ans durant lesquels je finirai second du championnat de fermeture en 2004 et 1er de celui d’ouverture en 2007. Le décès de mon grand-père 2 mois avant la fin du championnat m’a décidé à ne pas renouveler mon contrat.
Ce pays que je dénigrais tant à mon arrivée, est celui grâce à qui j’ai pu vivre de ma passion et qui m’a apporté bonheur et reconnaissance.
Le Mexique m’a également fait l’honneur de faire de moi un international. En effet, je compte 96 sélections entre 1992 et 2002 pour 24 buts. Grâce à la sélection mexicaine mon palmarès est bien garni : 3 victoires en Gold Cup de l’Amérique du Nord en 1993, 1996 et 1998 et une Coupe de Confédérations en 1999 auxquels viennent s’ajouter un titre de champion du Mexique avec Guadalajara en 1987 et une Coupe de la Ligue en 2000 avec Leicester. Durant ma carrière, j’aurai inscrit 238 buts en 496 matchs et délivrer une bonne trentaine de passes décisives.
Tout cela, m’a conduit à aujourd’hui, le 2 juillet 2008 à Nice, dans une maison dans la ville où est née ma mère. Je me réveille au coté de ma femme, Maria, de 12 ans ma cadette.
Maria est née en 1982 aux Etats-Unis, d’un père grec et d’une mère américaine. Quand une gréco-américaine rencontre un franco-anglo-mexicain, le mariage a nécessité l’intervention de l’ONU… A 24 ans, Maria est une très jeune retraitée du mannequinat mais elle a la ferme intention de lancer prochainement sa propre ligne de vêtements.
Nous nous sommes rencontré en 2000 alors que j’évoluais à Leicester City. C’était le 27 février. Nous venions de remporter la coupe de la Ligue à Wembley et avec mes coéquipiers, nous avions décidé de sortir dans un night-club. Maria sortait avec ses amies mannequins pour fêter ses 18 ans.
Alors que nous festoyons à grand coup de champagne, Maria est venue m’accoster. Je me rappellerais toujours de ce 1er contact entre nous :
« Hola, beau brun. Y paraît que tu es un joueur de soccer ?
- Désolé mademoiselle, on vous a mal renseigné. Moi je suis joueur de football »
Cette plaisanterie m’a fait découvrir son rire. Et même si son regard avait suffit à me faire fondre, son rire en avait rajouté une couche.
Avec la pure galanterie d’une vingtaine de mâles ayant déjà descendu quelques bouteilles de champagne, nous invitons Maria et ses amis à se joindre à nous. Nous échangerons nos numéros de téléphone en fin de soirée et nous nous marierons 3 ans plus tard à Guadalajara.
Maria, étant sous contrat, elle n’avait pas le droit de tomber enceinte. Nos projets d’enfants ont donc dus être repoussés. Maintenant que sa carrière de mannequin est terminée, nous allons pouvoir les remettre au goût du jour.
Il est maintenant 11h. Me replonger dans de si bons souvenirs ne m’a fait voir passer le temps. Je me dirige dans le jardin, un verre de jus d’orange à la main, où je compte me prélasser au soleil. Pendant ce temps, Maria nage dans la piscine. Finalement, les sirènes existent et après avoir passé quelques minutes à la contempler, je me décide à la rejoindre.
Mais au moment où je me lève du transat, m’empêchant ainsi de réaliser mes plans, le téléphone sonna… _________________
Diego despega hacia las cumbres
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RoroRéputation Locale

Inscrit le: 19 Aoû 2008 Messages: 11
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Posté le: Mer 17 Déc 2008 22:01 Sujet du message: |
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| Je viens de voir ta nouvelle story et je peux te dire que...Pourquoi tu nous laisse encore sur une fin "suspense" comme je le dis souvent( enfin pas ici) non Diego merci encore pour la story et merci pour celle de l'om.Muchos gracias. |
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diego.54Réputation Locale

Inscrit le: 09 Juil 2008 Messages: 47 Localisation: Près de Nancy
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Posté le: Sam 20 Déc 2008 13:58 Sujet du message: |
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Numéro inconnu.
A peine le temps de dire « allô » que mon interlocuteur enchaîne :
« Bonjour, vous êtes bien Monsieur Suarez ?
- Non désolé. Monsieur Suarez, c'était mon grand-père, aujourd'hui décédé. Moi, c'est Diego. Puis-je savoir qui est au bout du fil.
- Euh... oui... Bien entendu, répondit mon interlocuteur quelque peu décontenancé. Je suis Mike Ashley, président du Newcastle United Football Club.
- Bonjour Monsieur Ashley, pourrai-je connaître la raison de votre appel ?
- Je souhaiterai vous m'entretenir avec vous au sujet du poste de manager qui vient de se libérer dans notre club et votre nom m'a été soufflé par mon collaborateur qui a été impressionné par votre travail à Guadalajara. Serait-ce possible de se rencontrer assez rapidement ?
- Merci beaucoup. Mais qui est donc ce fameux collaborateur ?
- Il m'a expressément demandé de ne pas vous divulguer son nom mais il sera présent quand nous nous rencontrerons. Si toutefois vous consentez à ce qu'on se rencontre...
- Comme vous devez le savoir, Monsieur Ashley, mon contrat avec Chivas s'est terminé il y a à peine 2 jours et je comptais profiter de quelques jours de vacances à Nice avec ma femme avant de...
- Vous êtes à Nice ?
- Oui, pourquoi ? Est-ce un problème ?
- Non, pas du tout ! Au contraire ! Je dois me rendre demain à Marseille, nous pourrions nous rencontrer à mon hôtel. je vous promets que notre entrevue sera courte. Vous pourrez donc ainsi rejoindre rapidement votre femme.
- Bien. Tout cela me semble correct...
- Merci, monsieur Suarez. Ma secrétaire se charge de vous communiquer par mail, l'adresse de l'hôtel. Nous disons donc rendez-vous demain à 13h à l'hôtel ?
- 13h, c'est parfait.
- Merci de m'avoir consacré ces quelques minutes monsieur Suarez. Je ne vais pas vous déranger plus longtemps. Transmettez mes amitiés à votre femme.
- Je n'y manquerai pas.
- Au revoir Monsieur Suarez. Bonne journée.
- Merci vous de même. »
J'ai raccroché aussitôt après cette dernière phrase sinon j'aurai passé le reste de la journée à répondre à ses formules de politesse. Avec toute cette pommade, je peux maintenant retourner me dorer au soleil sans aucun risque mais j'ai plutôt dans l'idée de rejoindre ma sirène qui continue de barboter dans la piscine.
« C'était encore ta maîtresse ? me demanda-t-elle en rigolant tout en se rapprochant de moi.
- Non, même pas. Elle n'a pas ce numéro là, répondis-je avec un sourire taquin alors que je recevais une petite claque sur l'épaule. C'était le président de Newcastle. Il m'a proposé un rendez-vous demain à Marseille à propos d'un poste de Manager.
- Tu vas déjà reprendre le travail ? me demanda-t-elle avec sa moue de cocker battu
- Je ne sais pas. C'est juste un entretien pour l'instant. On va voir ce qu'il va me proposer.
- Comment il a eu tout numéro ?
- Je suppose que c'est Jorge (le président de Chivas) qui lui a donné. Il m’a dis que c'était son collaborateur qui lui avait soufflé mon nom parce qu'il avait été impressionné par mon boulot au Mexique.
- Tu le connais ce collaborateur ?
- J’n’en sais rien. En tout cas lui à l'air de me connaître. Il sera présent à la réunion demain à Marseille, c'est là que j'en saurais plus. Et pendant ce temps là, tu pourras en profiter pour aller faire les boutiques à Marseille. Et le soir, je t'amènerai dans un petit resto sympa.
- Une telle offre ne peut se refuser très cher ».
Cet accord fut scellé par un long baiser.
Le lendemain, à Marseille.
J'entre dans le hall du New Hôtel of Marseille. Alors que je suis assez en avance, je me dirige vers le bar afin de prendre un verre, mais un employé de l'hôtel m'en empêcha en m'accostant :
« Excusez-moi Monsieur ! Vous êtes Monsieur Suarez ?
- Oui, c’est moi. Pourquoi ?
- M. Ashley sera quelque peu retardé, il m’a chargé de vous accompagné à la salle de réunion où vous l’attendrez. Veuillez me suivre Monsieur Suarez. »
Il commence à me gonfler le roast-beef. Deux fois de suite qu’il m’empêche de faire ce que j’avais prévu et en plus il se permet de me faire attendre.
La salle de réunion de l’hôtel est plutôt luxueuse. L’encadrement des fenêtres de couleur dorée et le teint blanc crémeux des murs donnent à la pièce un effet lumineux impressionnant. La table qui trône en plein milieu de la pièce est un modèle d’esthétisme. Si le plateau en verre sur lequel des motifs bulles sont sablés donnent l’impression que le meuble est récent, les pattes en fer noir sur lesquelles des heures de travail ont dus être passées montrent clairement que cette œuvre date d’au moins du début du siècle dernier. Les chaises, malgré la présence de velours et de dorures, avaient un air simple et faisaient quelque peu tâche dans ce décor.
Je m’assoie donc sur une de ces chaises, relativement confortable, en attendant de me faire rejoindre par le président de Newcastle ainsi que son fameux collaborateur qui lui a tant parlé de moi.
Qui cela pouvait-il bien être ?
Je fus sorti de mes pensées par l’homme qui m’avait accompagné dans cette salle lorsque ce dernier me proposa de boire un verre. Offre que j’accepte bien évidemment en prenant un whisky de 20 ans d’âge. Lorsque je portais ce nectar au bord de mes lèvres, la pensée que cette boisson avait pratiquement le même âge que ma femme me fit sourire.
Après 30 minutes d’attente, les portes s’ouvrirent, Mike Ashley et son collaborateur firent leur entrée. Le président prit d’emblée la parole :
« Désolé pour ce retard, Monsieur Suarez. J’espère que vous ne nous en tiendrez pas rigueur.
- Ce n’est pas grave. Et puis, j’étais en bonne compagnie, répondis-je en soulevant mon verre vide. »
Cette réponse fit réagir l’homme qui accompagnait le président par un rire dont il ne se cacha pas le moins du monde.
« Vous m’en voyez ravi, Monsieur Suarez. Je ne vous présente pas mon collaborateur. Il semble que vous ayez été coéquipiers à une époque…
- Dennis ?, demandai-je timidement
- Oui Diego, c’est moi. Ai-je tant changé en huit ans ?
- A peine. »
Ces retrouvailles furent célébrées par une franche accolade. C’était donc lui qui m’avait recommandé. Dennis, veuillez comprendre Dennis Wise, devenu manager général à Newcastle après ses excellents résultats à Leeds. Dennis et moi, nous sommes connus à Leicester City où nous avons gagné la coupe de la Ligue en 2000. Etant âgé de seulement 4 ans de plus que moi, nous avons tout de suite accroché avant de perdre contact lorsque je suis retourné au Mexique. Nous voici donc réunis à présent. Pour le meilleur et pour le pire oserai-je dire…
« Messieurs, ces retrouvailles me font plaisir. Mais nous allons maintenant entrer dans le vif du sujet, déclara Mike Ashley alors que nous nous asseyons autour de la table. Monsieur Suarez, je vous ai déjà expliquez brièvement la situation. Nous sommes à la recherche d’un entraîneur suite au départ de Kévin Keegan et Dennis m’a suggérer de prendre contact avec vous. Je ne vous cache pas que la situation est critique, cela fait deux saisons maintenant que Newcastle se bat pour le maintien, la saison va bientôt commencer et Kévin Keegan, si respecté par les supporters, a décidé de quitter le navire. Je vais donc me montrer direct avec vous. Etes-vous intéressé par le poste ?
- Bien entendu. Entraîner un club avec une telle histoire est un rêve pour n’importe quel passionné de foot. Malgré tout, j’aurai quelques questions à vous poser avant de vous donner une réponse définitive…
- C’est tout à fait compréhensible, Monsieur Suarez. Et je jouerai franc jeu avec vous.
- Merci. Quel serai le budget qui me sera alloué pour le recrutement ?
- Tout dépend de l’objectif que vous vous fixer Monsieur Suarez. Le montant pourrait varier de 5,5 M€ pour une place dans la première partie de tableau à 8 M€ si vous estimez être capable de remporter le titre en fin de saison.
- Bien. Je souhaiterai maintenant savoir quel sera le montant de mes revenus ?
- Nous avions dans l’idée de vous proposer 55 000 € par mois…
- Pardon ? Vous vous foutez de moi ? Si je vous intéresse réellement, vous allez devoir revoir votre offre à la hausse.
- Diego, tu dois comprendre que nous avons sur les bras un emprunt de 138 M€ que nous devons rembourser pour 2020. Il faut te montrer raisonnable.
- Je comprends bien Dennis, mais entre être raisonnable et cette offre il y a quand même une différence…
- A combien estimez-vous vos services alors ? demanda le président un tantinet agacé.
- 70 000 € par mois.
- Diego !!! C’est…
- Je n’irai pas plus haut que 62 000 €, coupa Ashley ».
L’offre est belle. Je réfléchis quelques secondes avant de répondre :
« C’est d’accord. Cependant je souhaiterai en parler à ma femme avant de signer quoi que ce soit. Vous comprenez, on a l’intention de fonder une famille et…
- Pas de soucis. De toute façon je dois faire retaper le contrat. Je vous le ferai envoyer par fax dès que ce sera fait.
- Merci pour tout, Monsieur Ashley. J’aurai cependant une dernière question à vous poser.
- Allez-y, me répondit-il d’un air lassé
- Quel est la raison du départ de Keegan ?
- Il estimait que le recrutement opéré n’était pas en adéquation avec ses ambitions. Je dois vous laissez à présent, Monsieur Suarez. J’attends de vos nouvelles rapidement. Dennis, on se voit demain. Bonne fin de journée messieurs ».
Une réponse à la fois claire et ambiguë…
Sur ces paroles, il se leva et quitta la pièce. Dennis et moi, nous rendons au bar afin de trinquer à nos retrouvailles. Il me réprimanda légèrement sur ma tentative réussie d’augmentation de salaire, ce à quoi je lui répondis qu’il fallait que je tente le cou. Une heure après, je rejoins Maria dans Marseille. Nous nous promenons sur le Vieux Port où je lui raconte ce qui s’était passé cet après-midi. L’idée de rejoindre l’Angleterre l’enchanta. Elle avait passé une bonne partie de sa carrière à faire des défilés là-bas.
Après le repas au restaurant que je lui avais promis, nous avons décidé de nous faire une petite toile. Maria voulait absolument voir le monde de Narnia 2 sorti la semaine précédente. Je ne suis pas vraiment fan de ce genre de film mais je suis capable de tout et n’importe quoi pour lui faire plaisir. D’autant que je sais que mon acte sera récompensé… De retour à la maison, Maria entama un défilé avec les tenues qu’elle avait acheté plus tôt dans la journée.
Mon Dieu que c’est bon d’avoir un mannequin à la maison… _________________
Diego despega hacia las cumbres
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diego.54Réputation Locale

Inscrit le: 09 Juil 2008 Messages: 47 Localisation: Près de Nancy
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Posté le: Jeu 25 Déc 2008 16:19 Sujet du message: |
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Joyeux Noël à vous tous fans assidus
Voici pour vous mon cadeau !
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8 juillet 2008 à Newcastle :
Maria et moi finissons notre aménagement. Cela fait trois jours que nous sommes arrivés en Angleterre. Le club de Newcastle s’est chargé de nous trouvé la maison que nous voulions. Une magnifique demeure avec 5 chambres, un patio, un jardin, condition impérative aux yeux de Maria qui imaginent déjà nos enfants s’y amuser… Je disais donc que ça faisait 3 jours que nous sommes là et j’ai l’impression de n’avoir vu que trop peu le soleil. J’ai beau avoir vécu les 15 premières années de ma vie ici sans oublier les 6 saisons où je suis revenu jouer, j’ai vite oublié le temps qu’il fait ici. Je me suis vite habitué au soleil et la chaleur du Mexique.
Maria se découvre des talents de décoratrice. C’est la raison pour laquelle je la laisse gérer ce genre de chose. Et puis comme elle me le répète souvent, je n’ai pas bon goût, ce à quoi j’aime lui réponde que c’est surement pour cette raison qu’elle m’a séduite. J’adore la moue qu’elle peut faire lorsque je la taquine. De toute façon, je n’ai pas le temps de m’occuper de tout ça. Je dois me rendre au siège du club pour cette conférence de presse pour ma présentation.
Je suis accueilli par Dennis qui m’accompagne dans la fosse aux lions.
« Nerveux ? me demanda-t-il
- Comme toi la première fois que tu t’es retrouvé seul avec une fille, lui répondis-je »
Cette petite vanne le fit rire aux éclats. Dennis est un très bon public.
Mike Ashley est déjà en train de répondre à certaines questions. Lorsqu’il m’aperçoit il déclara :
« Ah voilà l’homme que vous attendiez tous. Mesdames et Messieurs, je vous présente le nouvel entraîneur du N.U.F.C. : Diego Suarez.
- Bonjour tout le monde. Je suppose que vous devez avoir tout un tas des questions à me poser. Je vous laisse donc la parole.
- Vous voici à la tête de l’équipe de Newcastle. Est ce le poste dont vous rêviez ?
- Je suis né en Angleterre et j’ai toujours aimé le style de jeu pratiqué ici. C’est une très grande joie pour moi d’intégrer un club si prestigieux.
- Quelle est de manière générale votre approche tactique sur le terrain ?
- Le fait d’avoir passer la grande majorité de ma carrière de joueur puis d’entraîneur au Mexique fait que je privilégie le spectacle et l’offensive.
- Gérer vos joueurs efficacement est essentiel à ce poste. Qu’aller vous apporter à cet aspect du travail d’un entraîneur ?
- J’aime être proche de mes joueurs. Etre disponible pour eux s’ils souhaitent engager le débat. Mais ils doivent être suffisamment professionnels pour ne pas franchir les limites et respecter mon implication.
- Beaucoup se posent la question de vos responsabilités au sein du club. Dans quelle mesure allez-vous vous impliquer dans le fonctionnement du club ?
- J’ai bien l’intention de m’impliquer dans tous les domaines du club. J’espère que ma réponse n’effrayera pas mon président ».
Quelques rires s’élèvent de la salle.
« Qu’avez-vous à répondre à cela M. Ashley ?
- En recrutant Diego, nous savions très bien que nous avions affaire à quelqu’un d’extrêmement méticuleux, qui ne laisse rien au hasard. Cette réponse ne me surprend pas le moins du monde.
- M. Suarez, les entraîneurs nouvellement en place effectuent souvent des changements en profondeurs et la place de certains pourraient être menacée. Qu’en sera-t-il à votre nouveau club ?
- Si certains n’ont pas la conscience tranquille, il doit bien y avoir une raison… Chacun aura la possibilité de montrer qu’il est digne de faire partie du club.
- Certains s’interrogent sur plusieurs aspects de votre rôle au sein du club. A quoi peut-on s’attendre sur le marché des transferts ?
- Si arrivées il y a, ce ne sera que de joueurs qui apporteraient une plus-value à l’équipe et qui seraient disponible immédiatement.
- Vous avez pris la tête de Newcastle à un moment où Habib Beye pourrait bien quitter le club. Pensez-vous que le conserver et un combat perdu d’avance.
- Pas du tout. Il est même hors de question qu’il parte cette saison.
- Des rumeurs insistent sur le fait que vous vous intéressez de près à Thiago Silva, le défenseur de Fluminense. Pouvez-vous nous donner vos sentiments sur la question ?
- Il fait effectivement partie des joueurs que je souhaite intégrer à mon groupe.
- Dans quel schéma tactique comptez-vous évoluer ?
- Mon schéma préféré est le 3-5-2 avec deux latéraux au profil offensif. Mais rien n’est figé. Je suis capable de changer de schéma selon les circonstances.
- Pour finir, Newcastle vient de passer ses deux dernières saisons à lutter pour ne pas descendre. Pensez-vous faire mieux que vos prédécesseurs ?
- Vous savez, on ne change pas du jour au lendemain un canasson en cheval de course. Mais j’ai suffisamment confiance pour finir la saison dans le top 10. Depuis quelques temps, nous sommes la risée du foot anglais. Mais je peux vous promettre une chose : d’ici très peu de temps les Toons ne feront plus rire personne ».
La conférence se finie. S’en suit une réunion avec Ashley et Dennis au sujet du mercato. Les priorités sont claires : un latéral gauche, un défenseur central, un n°10 et un attaquant et si possible un milieu défensif. Tout ça avec un budget de 5,5M€ en plus des recettes de ventes. Vous avez dit serré ?
31 juillet 2008 :
J’ai, à présent, une image bien plus précise de la tâche qui m’attend.
5 recrues nous ont rejoints. Pour le poste de latéral gauche, Jérémy Mathieu acheté 4,2M€ à Toulouse et Räzvan Rat prêté par Shakhtar seront en concurrence. Chidi Odiah venu pour 1,3M€ du CSKA Moscou, mettra un peu de pression sur Beye à droite. Thiago Silva a quitté Fluminense pour 4,9M€ et Civelli nous est prêté par Marseille. Au rayon des départs, José Enrique a rejoint Middlesbrough pour 4,9M€, Johny Godsmark et Ben Tozer sont partis en prêt payant avec option d’achat respectivement à Chesterfield (Coca-Cola League 2) et au Glasgow Rangers.
J’ai dû remercier l’ensemble mon staff technique car trop incompétent pour permettre à Newcastle de progresser. 9 préparateurs débarqueront accompagné d’un nouvel adjoint.
Pour la préparation d’avant-saison, 2 matchs amicaux ont été organisés, tout deux à l’extérieur.
Le premier face à Bournemouth, club de Coca-Cola League 2. Les locaux nous cueillent à froid à la 2e minute par Joël Ward avec une tête hors de portée de Given sur un centre de Gamboa. Mais Smith remettra les compteurs à zéro à la 5e minute en coupa au 1er poteau le corner de Gonzalez. Et Martins doubla la mise 5 minutes plus tard. Sur un dégagement de Given, Smith dévia de la tête pour le nigérian, qui laissera le ballon rebondir avant de reprendre en demi volée qui laissa Ryan Pryce sur place. Nous rentrerons au vestiaire avec cet avantage d’un but. Etant en pleine préparation physique, je procède à quelques changements : Steven Taylor, Sébastien Bassong, Charles N’Zogbia et Geremi prennent place sur le banc, remplacés respectivement par David Edgar (à ne pas confondre avec le hollandais aux lunettes de soleil), Caçapa, Räzvan Rat et Nicky Butt. La 2e mi-temps commencera sur des chapeaux de roues. A peine 3 minutes après la reprise, Martins porta la marque à 3-1. Sur un dégagement de Given, décidément dans tous les mauvais coups, Smith remisa en retrait pour Gonzalez qui lança ce dernier en profondeur sur le coté droit. Smith déborde et centre. Martins surgit au deuxième poteau pour marquer de la tête. A l’heure de jeu, Kazenga Lualua et Shola Ameobi prendront la place d’Ignacio Gonzalez et Alan Smith. Le match se finira sur le score de 3 à 1 pour les visiteurs. Les nombreux changements des locaux casseront le rythme du jeu. Commencer par une victoire même face à une équipe plus faible est bon pour la confiance.
Pour le deuxième match, nous nous rendons à Falkirk en Ecosse. Je ne connais rien du tout à cette équipe mais peu importe. L’Ecosse est réputée pour son jeu physique et dur sur l’homme. A mes gars de montrer qu’ils sont capables de livrer le combat qu’ils auront à livrer durant toute une saison s’ils ne veulent revivre une course au maintien. La titularisation de 4 de mes 5 recrues et les remplacements de Smith et Gonzalez par Ameobi et Barton déstabilisa l’équipe car les automatismes ne sont pas encore bien présents. Un score de 0-0 pour un match sans relief où le seul fait marquant aura été l’expulsion de Coloccini à la 84e minute suite à un 2e carton jaune. Pourtant les stats sont en notre faveur ou presque. 3 tirs pour les Ecossais et 11 pour nous. Le problème, que ça soit eux ou nous, aucun n’a été cadré. Un problème de réalisme qu’il ne faudra pas reproduire en championnat sous peine de perdre des points bêtement. _________________
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RoroRéputation Locale

Inscrit le: 19 Aoû 2008 Messages: 11
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Posté le: Jeu 25 Déc 2008 21:21 Sujet du message: |
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| Merci pour cette story et pour passe un bon noël toi aussi et a vous tous d'ailleurs! |
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diego.54Réputation Locale

Inscrit le: 09 Juil 2008 Messages: 47 Localisation: Près de Nancy
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Posté le: Lun 29 Déc 2008 18:12 Sujet du message: |
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Mille excuses
Ce sera le dernier message que je posterai en tant que "storicien". L'écriture, au début si divertissante, est aujourd'hui devenue une contrainte. Je ne prends même plus goût à jouer sachant que je n'arriverai pas à rattraper le retard que j'ai pris tout en fournissant des épisodes de qualité. En effet, ma 2e saison est déja entamée sur le jeu alors que je commence à peine à parler de la 1ère sur le forum. J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur sachant que je continuerai à vous lire assidument et pourquoi pas faire une collaboration ponctuellement si on m'en faisait la demande.
Merci à tous ceux qui m'ont lu, encouragé et tant de choses encore . Merci pour l'accueil chaleureux qui m'a été fait à mon arrivée et pour les conseils que j'ai reçu des "anciens" et des modos. Encore une fois je vous présente toutes mes excuses.
Toutefois, je continuerai ma partie, alors si quelqu'un souhaite être tenu au courant de l'évolution du club, n'hésitez pas à me contacter par mp. _________________
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CableranerRéputation Régionale

Inscrit le: 20 Aoû 2008 Messages: 192
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leoliverpoolRéputation Mondiale


Inscrit le: 15 Jan 2008 Messages: 2063
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Posté le: Lun 29 Déc 2008 19:59 Sujet du message: |
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C'est dommage, j'aimais bien cette story, c'est une des seule auquelle j'ai acroché au début à laquelle je continiais d'etre fidèle. _________________ You'll never walk alone |
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