Football Manager 2008 avec FootManager.net Plan du site | Recherche | Contact    
perles, jeunes prodiges, futures stars... Retrouvez les  meilleurs joueurs conseillés pour FM 2008
  • Accueil FM.net
  • Infos FM 2008
  • Actualités Football Manager
  • Les meilleurs joueurs FM 2008
  • Telechargements FM 2008
  • Tactiques FM 2008
  • Articles, Stories, Tutoriaux, Guides
  • Forum FM 2008
  • Infos Football en continu
Newsletter Football Manager 2008


Charte du forum

Rechercher

Membres

S'enregistrer

Profil

Message privé

Connexion
Ici, c'est VA !
Aller à la page Précédente  1, 2, 3 ... 23, 24, 25 ... 28, 29, 30  Suivante
 
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    FootManager.net Index du Forum -> Vos Stories
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
Dan Scott
Réputation Régionale
Réputation Régionale



Inscrit le: 15 Fév 2008
Messages: 210
Localisation: Pas de Calais

MessagePosté le: Ven 18 Avr 2008 11:12    Sujet du message: Répondre en citant

laurentsg a écrit:
Dan Scott a écrit:
Une fois terminée (je suis pas préssé, tu peux la faire durer encore longtemps !!), mon cher Verchain, aurait-il possibilité que tu m'envoi l'intégralité ?? (si c'est pas trop demandé 100 )


"mode souin" tu fourniras les timbres ? "mode souin désactivé"

100 101


Simplement par mail, après je me débrouille seul pour l'imprimer chez moi !! Je n'irai quand même pas jusque là !! 100
_________________

Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Verchain
Réputation Mondiale
Réputation Mondiale



Inscrit le: 23 Oct 2007
Messages: 1998
Localisation: Nord

MessagePosté le: Sam 19 Avr 2008 14:38    Sujet du message: Répondre en citant

Episode 6 : Trois à la maison

Part Three : Ghost Song

Note préliminaire : faites tourner cette chanson pour le début de l’épisode, cela vous aidera à vous mettre dans l’ambiance…http://www.dailymotion.com/relevance/search/the%2Bdoors%2Bghost%2Bsong/video/x1b0dn_the-doors-the-ghost-song_music

Awake…

Que m’arrive-t-il ? Lumière blanche et crue. Mal aux yeux, paupières qui battent furieusement. Quelle est cette lumière ?

Shake dreams from your hair
my pretty child, my sweet one.


Ça y est ? C’est ça le grand tunnel de lumière dont parlent ceux qui prétendent être revenus de l’au-delà, avoir vécu une near death experience ? Je n’ai en aucun cas l’impression de sortir d’un tunnel.

Choose the day and choose the sign of your day
the day's divinity
First thing you see.


Est-ce cela le Paradis ? Si oui, c’est le paradis cajun, les racines de ma mère, car, mes yeux s’habituant peu à peu à la lumière, j’entraperçois une vraie mamma noire, comme dans les états du Sud, un vrai personnage de film de série B. La grosse femme noire est penchée sur moi. Elle doit bien avoir trente kilos de trop. Ses bras flasques semblent s’agiter de chaque côté de ma tête, comme pour toucher ou bouger une chose sur laquelle reposerait ma nuque. Elle aussi est en blanc, le contraste avec sa peau couleur d’ébène n’en est que plus saisissant. Je suis donc dans une pièce toute blanche, allongé apparemment, avec une grosse bonne femme à l’haleine mentholée qui est penchée sur moi…

Est-ce le Paradis ? Un autre personnage entre dans mon champ de vision. Il s’agit cette fois d’un homme, en blanc lui aussi, d’origine magrébine à en croire la pigmentation de sa peau et ses cheveux d’un noir de jais, égayés ça et là de quelques mèches blanches. Ainsi donc, le Paradis ressemble à une publicité pour Benetton… Il ne manque plus qu’un Indien et un Asiatique, et le tableau serait complet… J’ai donc encore la capacité de faire un peu d’humour alors que je semble plongé dans une atmosphère ouatée, où le son de la voix de l’homme en blanc me parvient très affaibli.

« Ne bougez pas » sont ses mots. Ou du moins, ce que me semblent être ses mots. La femme en blanc s’est écartée, et me domine de sa haute stature, à côté du lit (car c’est bien d’un lit qu’il s’agit) sur lequel je suis allongé, le buste légèrement relevé, dans une position finalement assez confortable. Grâce au pas de côté qu’elle vient de faire, j’aperçois une fenêtre, à travers laquelle une touche de vert, sans doute le feuillage d’un arbre, vient enfin amener une touche de couleur dans le blanc qui m’entoure.

Je porte la main à la tempe gauche. Un pansement. Je suis à l’hôpital. « Comment vous sentez-vous ? » reprend l’homme en blanc, qui porte un petit badge à la poche de sa blouse sur lequel je parviens à lire son prénom « Hakim ». Le nom de famille compte trop de « i » pour que j’arrive à le déchiffrer maintenant. Je peine à articuler un mot.

« Il faut dormir », ajoute Hakim. Je ne me sens pas la force de faire quoi que ce soit d’autre de dormir. Ma main droite enserre mon poignet gauche. Je sens mon pouls. Je ne suis donc pas mort…

To be continued…
_________________
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
cortex160
Réputation Mondiale
Réputation Mondiale



Inscrit le: 20 Oct 2007
Messages: 1389
Localisation: Troyes

MessagePosté le: Sam 19 Avr 2008 14:45    Sujet du message: Répondre en citant

Avec cette ambiance , c'est vrai que cela nous donne , une tournure assez .... mystique à ton récit .

Décidément tu es le meilleur Verchain .
_________________

Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Verchain
Réputation Mondiale
Réputation Mondiale



Inscrit le: 23 Oct 2007
Messages: 1998
Localisation: Nord

MessagePosté le: Sam 19 Avr 2008 19:01    Sujet du message: Répondre en citant

Episode 7 : Just like a pill…

Part One : Ode to my Family.

Unhappiness where's when I was young,
And we didn't give a damn,
'Cause we were raised,
To see life as fun and take it if we can.
My mother, my mother,
She hold me, she hold me, when I was out there.
My father, my father
He liked me, oh, he liked me. Does anyone care ?


Je ne sais pas depuis combien de temps je suis à l’hôpital. Lorsque je me réveille à nouveau, la tâche verte qu’on voit à travers la fenêtre est plus sombre que lors de mon réveil précédent. C’est la nuit, ou la tombée de la nuit, je ne sais pas.

Hakim, l’homme en blanc, entre dans la pièce. « Ah, vous êtes réveillé ! ». J’ai la bouche sèche, j’arrive à faire articuler quelques mots, pour demander où je me trouve. L’homme en blanc passe le faisceau d’une petite lampe-torche devant mes yeux, m’ausculte. « Tout va bien, c’est terminé, vous n’aurez pas de séquelles. »

Mon idée de la chambre d’hôpital est confirmée par le Docteur Hakim Aneb. La mémoire me revient brutalement, en pleine figure. Le retour chez moi, la perspective d’un repas aux chandelles avec Hope, la découverte de ma femme attachée à une chaise, dans le salon, ce coup à la tempe qui explique le pansement que porte…

Hope !

Mon Dieu que lui est-il arrivé ? Où est-elle ? Alors que le docteur Aneb, en bon praticien, commence à m’expliquer que j’ai subi une belle commotion cérébrale, à cause d’un coup violent, sans fracture, car, d’après ses dires, j’ai les os les plus épais qu’il lui ait été donné de voir, je parviens, grâce à mon attitude affolée, à lui faire comprendre que la seule chose qui m’intéresse pour l’instant est de savoir ce qu’il est advenu de ma femme, et de notre enfant. Un grand sourire illumine le visage encore jeune de Hakim Aneb, qui ne doit pas être beaucoup plus âgé que moi.

« J’ai oublié de vous féliciter », me dit-il. « Vous êtes l’heureux papa d’un petit garçon ! » Un seul mot sort de ma bouche. « Hope ? » Le sourire ne quitte pas les lèvres de mon toubib. “Votre femme va très bien, l’accouchement s’est bien passé”. La porte de la chambre s’ouvre. Tournant la tête, le docteur m’annonce : « Je vous laisse en compagnie de votre sauveur ».

Derrière le docteur se tient Matias Cahais. « Ça a l’air d’aller, Francesco, félicitations ! » Lui a l’air de péter la forme, comme toujours, ses cheveux mi-longs accrochés en catogan, si ce n’est une petite coupure à la lèvre inférieure, qui surmonte une tuméfaction à la fois violacée et jaunissante.

Nous engageons la conversation. Des nouvelles de Hope, voilà tout ce que j’attends. Comme l’a déjà dit le docteur, elle va très bien. Matias me confirme également que je suis l’heureux père d’un petit Francesco Junior, blond aux yeux bleus comme sa mère, mais qui deviendra certainement un grand et fort gaillard comme son père. Je ne suis pas encore autorisé à sortir de la chambre à ce que lui ont dit les infirmières. Il pense qu’il pourra me mener en fauteuil roulant demain voir ma femme et mon fils, à la maternité, dans l’un des autres bâtiments du centre hospitalier. Je suis en réanimation, dans une chambre privative, l’une des rares du service, que ma notoriété et une intervention de Francis Decourrière m’ont permis d’obtenir. J’interroge Matias sur le fait qu’Aneb l’a surnommé « mon sauveur ». Matias s’esclaffe. Dans un éclat de rire, me confie qu’il a bien failli y rester lui aussi.

Dans mon bureau, le jour de l’agression, Matias a remarqué que j’avais oublié mon portable, après être resté une vingtaine de minutes à faire défiler la vidéo du match de Nantes. Comme personne ne l’attendait à la maison, les enfants étant chez leur nourrice, il a décidé de venir me ramener mon portable. Arrivé à la maison, il a ouvert la grille et s’est approché de la porte, qui était restée posée contre le chambranle, pas fermée. Lorsqu’il a ouvert, il a entendu le bruit d’une chute et aperçu un type tout en noir, tenant une bouteille de whisky par le goulot. Lorsque le type en noir l’a aperçu, il s’est précipité vers lui en hurlant des propos incompréhensibles. Il a réussi à éviter la bouteille, qui s’est brisée contre le mur, a déséquilibré son adversaire et essayé de le ceinturer. L’autre s’est dégagé d’un coup de coude qui explique la coupure et le joli bleu qui ornent son visage. Matias a alors tiré le plus beau coup franc de sa carrière. De son pied gauche, il a utilisé le coup bas qui stoppe net n’importe quel psyschopathe qui se précipite sur vous. Un grand coup de savate dans les parties intimes de l’individu qui a couché le type en noir. Matias a ensuite libéré Hope, noué les mains du forcené qui n’était plus en état de faire grand-chose de toute manière, avec le rouleau d’adhésif qui était posé sur la table basse, pendant que ma femme ameutait tous les secours et forces de police des environs.

J’ai été transporté par le SAMU au CHU de Valenciennes, avec une belle commotion cérébrale, et la peau du crâne éclatée. Hope a été également médicalisée et transportée ici, alors qu’elle voulait m’accompagner dans l’ambulance des pompiers. Le contrecoup du traumatisme psychologique subi, les mouvements qu’elle a fait en se précipitant sur mon corps inerte, la panique devant tout le sang qui se déversait de ma tête, ses protestations véhémentes alors que les médecins refusaient qu’elle prenne place dans l’ambulance, personne ne sait ce qui a déclenché la perte des eaux, et le début du travail, à quelques kilomètres de l’hôpital. Francesco Junior est né à la maternité Grâce de Monaco le 17 mars 2013, quinze jours environ avant le terme normal de sa gestation. C’est un beau petit bébé de trois kilos et huit cents grammes pour cinquante deux centimètres. Francesco a aujourd’hui trois jours, la durée de mon séjour dans le coma. Bordel, trois jours. J’ai une pensée pour le match que le Mexique doit jouer à l’heure qu’il est contre les Honduriens à Tegucigalpa… Hope n’a pas été autorisée à se lever, trop affaiblie par l’accouchement.

La visite de Matias a été écourtée par l’entrée de l’infirmière, la même que ce matin. Alice, l’infirmière noire, est guadeloupéenne. Je ne pense pas que c’est à elle que Francky Vincent a pensé lorsqu’il a écrit « Alice ça glisse »… Quelques comprimés avalés, et je rejoins le pays des songes…

Le lendemain matin, une seule chose me tient à cœur. Aller à la maternité, toutes affaires cessantes. Le simple effort de me lever me fait tourner la tête. Pourtant, ce matin, le doc m’a confirmé que je pouvais sortir ce soir. Alors que Matias, avant l’entraînement, est passé pour m’accompagner, deux gendarmes font irruption dans ma chambre, pour m’interroger sur les faits. Après avoir répondu à leurs questions, confirmé que je ne connaissais pas l’agresseur, hospitalisé sous bonne garde suite à son problème au bas ventre, aux bons soins de Matias Cahais, raconté deux fois les circonstances de l’attaque, m’être impatienté devant le temps qu’ils me faisaient perdre, je me suis coincé dans le fauteuil roulant mis à ma disposition et, brouetté par mon capitaine, ai pris la direction de la maternité.

Après une traversée sans encombre du parc du CHU, ayant permis à Matias de plaisanter sur le fait que près d’une trentaine de mes joueurs allaient faire la course à la sortie de l’entraînement pour gagner le droit de me raccompagner à la maison, j’arrive enfin dans la chambre qu’occupe Hope. Junior gazouille dans un berceau où une infirmière l’a placé il y a quelques minutes. Il n’aura passé que quatre jours en néonatologie, le temps pour le personnel médical de constater qu’il hurle aussi fort qu’un certain entraîneur du club local, qui se tient en ce moment entre le berceau et le lit occupé par la plus belle femme du monde à ses yeux.

Tenir ce petit être dans mes bras durant quelques minutes, quand j’y repenserai dans quelques années, quand sera venu le temps de regarder ma vie dans le rétroviseur, restera sans doute comme l’instant le plus bouleversant, le plus intense émotionnellement, le plus indescriptible de mon existence. Plus que le « oui », par un bel après-midi de juin, de la femme qui regarde tendrement, avec une larme qui coule sur sa joue à cet instant, un père tenant son fils dans les bras ; plus que les victoires en Ligue des Champions, plus que les célébrations de nos titres sur la place d’Armes avec une foule rouge et blanche chantant mon nom ; plus que tout…

Bien que né prématurément, Junior est en bonne santé. Les médecins ont rassuré Hope, la louve qui veille sur notre fils. Amanda, assise dans un fauteuil de l’autre côté du lit, a pris le temps de m’embrasser avant de nous laisser tous les trois. Lorsque Hope et moi avons pu parler tranquillement, elle m’a avoué que sa mère s’est fait beaucoup de souci pour moi. Hope, elle, était folle d’inquiétude. Elle a cru me perdre une nouvelle fois, pour toujours… Elle m’a raconté l’histoire d’Elvis Pike, comme la lui avaient raconté les gendarmes, comme la presse nationale qui s’était emparée du fait divers l’avait racontée. Elle s’en veut, terriblement. Elle prend pour elle le fait qu’un détraqué ait attenté à ma vie, à la sienne, à celle de Francesco Junior. Tout ça parce que ce type a eu le bonheur de croiser son existence il y a vingt cinq ans là-bas, du côté de Seattle.
Ses larmes ruissellent sur le pansement que j’ai toujours à la tête, moins impressionnant que celui de la veille, alors qu’elle tient ma tête contre sa poitrine. Je pourrai rester là pour l’éternité. Elle semble n’avoir plus que cinq mots à son vocabulaire, récitant une longue mélopée, « I love you so much… »

Toute la petite famille a été autorisée à rentrer le soir même de ce 20 mars. Le retour a donné lieu à une scène cocasse. Une file de voitures hors de prix stationnait devant le centre hospitalier de Valenciennes. La plupart de mes joueurs non internationaux étaient là. Matias Cahais, Pablo Piatti, Martin Demichelis représentaient la colonie argentine, privée d’un Laurito en sélection. Les italiens Bonucci et Dossena, les Français Nimani et Marveaux, le Hollandais Goosens… Ne manquaient à l’appel que les internationaux, et les quelques joueurs relégués en équipe réserve qui n’ont plus beaucoup de contacts avec moi. Le cortège s’est ébranlé lentement, avec à sa tête le Hummer jaune de John Goosens dans lequel j’avais pris place. Hope suivait, dans l’Audi de Pablo Piatti, qui avait installé le siège pour bébé de sa fille née il y a quelques mois sur la ridicule banquette arrière de son coupé sport.

A la maison nous attendaient Amanda, Evita, Chiarra, encadrées par Jan Vreman, mon adjoint. Francis Decourrière ne devait pas tarder à nous rejoindre. J’ai pu partager avec mes joueurs, mes adjoints et mes joueurs un barbecue préparé prestemment par un Benoît Tremoulinas qui avait malicieusement décidé que partager quelques grillades serait un bon moyen de célébrer les bonnes nouvelles de la semaine, après le traumatisme ressenti dans le vestiaire valenciennois à l’annonce de mon aventure. Qu’il est bon de se sentir apprécié…

Jan Vreman est revenu me voir les trois jours suivants. Pour préparer la prochaine rencontre. Je passe le reste de mon temps à regarder grandir Francesco Junior, avec Hope serrée contre moi. Le docteur Aneb m’a interdit de reprendre le travail sur les terrains avant une semaine encore. Alors, je bosse chez moi. Vidéos, lecture de la presse pour me remettre dans le bain des résultats et performances des uns et des autres, analyse des compte rendus que Jan établit avant de venir me les commenter. Evita, sorte de deuxième mère pour Hope, passe le plus clair de son temps à la maison, aidant Amanda à supprimer toutes les tâches ménagères, pour laisser Hope à son bonheur.

Le 27 mars au matin, je reprends la direction du centre d’entraînement, vers mon bureau où m’attendent des tonnes de messages de prompt rétablissement ou de félicitations. Bob, venu de Seattle comme prévu pour voir son petit-fils, m’accompagne, Hope ayant refusé que je parte seul.

Durant mon absence, Barcelone a changé d’entraîneur, et c’est Koeman qui perpétue la tradition des entraîneurs bataves en Catalogne.

Avec Jorge Campos à sa tête, le Tri a remporte ses deux matchs de qualification à la Coupe du Monde. Une courte victoire 2-1 au Honduras, grâce à un but en fin de match du Lillois Rafael Marquez, homonyme du défenseur du Barça. Vela et Suazo avaient inscrit précédemment deux buts coup sur coup. Le Mexique a battu le Canada sur la pelouse du Stade Azteque, par trois buts de Marquez (deux buts pour ses deux premières sélections, à 31 ans…), Vela et Kikin Fonseca contre un but du joueur de Leicester Humme. Dans ma revue de presse, j’ai pu lire que Vela m’avait dédié ce but qui l’avait propulsé homme du match. Ces deux victoires permettent au Tri de battre le record de victoires consécutives, avec douze victoires, série en cours.

J’ai repris du poil de la bête. Récupéré mes sensations. La soif de vaincre, le challenge permanent de continuer à s’améliorer. Samedi, nous jouerons la finale de la Coupe de la Ligue contre Toulouse, et il est hors de question que je ne me trouve pas sur le banc…

To be continued…
_________________
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
S.Ramos
Réputation Continentale
Réputation Continentale



Inscrit le: 25 Nov 2007
Messages: 684
Localisation: Casablanca Morocco

MessagePosté le: Sam 19 Avr 2008 19:31    Sujet du message: Répondre en citant

...
Je m'en veux de m'être priver de ça depuis le début :o rien a dire.
_________________


Ronaldinho 0 - 1 Sergio Ramos
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Georges
Réputation Locale
Réputation Locale



Inscrit le: 27 Fév 2008
Messages: 38

MessagePosté le: Dim 20 Avr 2008 14:49    Sujet du message: Répondre en citant

Il est étrange de voir à quelle point certains aspects du caractère et certaines pensée de Francesco et d'Elvis sont proches (effet voulu?).
Par exemple, lorsque Francesco dit "La femme la plus belle du monde à ses yeux", cette phrase était déjà très utilisée par le "criminel" précédemment cité.

Et sinon, toujours aussi bonne story, j'aime toujours autant...
D'ailleurs, je peux ouvertement dire qu'il s'agit de LA meilleur story que j'ai jamais lu.
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Cristiano-coach
Réputation Continentale
Réputation Continentale



Inscrit le: 07 Nov 2007
Messages: 953
Localisation: Montpellier

MessagePosté le: Dim 20 Avr 2008 15:01    Sujet du message: Répondre en citant

c'est vrai que verchain est très très fort je m'en veux de ne pas avoir vu les épisodes avant foutu vote qui te met en post-it! :x :x :x
Georges, verchain est le meilleur écrivain cela ne fait aucun doute il est très, très fort mais penses tu à laurent fin psychologue? Bref dan je te l'enverrai moi j'ai tut imprimé! Sinon, j'ai pas compté mais en moyene 4 à 6 pages word donc c'est long...38

Verchain you are the best...Et tu sais toute l'estime que je te portes!
_________________
Pour rester soi-même dans un monde qui s'évertue à vous rendre comme n'importe qui. Il faut livrer la plus rude bataille qu'un être humain puisse livrer, et cette bataille n'a pas de fin!
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Verchain
Réputation Mondiale
Réputation Mondiale



Inscrit le: 23 Oct 2007
Messages: 1998
Localisation: Nord

MessagePosté le: Dim 20 Avr 2008 18:00    Sujet du message: Répondre en citant

Georges a écrit:
Il est étrange de voir à quelle point certains aspects du caractère et certaines pensée de Francesco et d'Elvis sont proches (effet voulu?).
Par exemple, lorsque Francesco dit "La femme la plus belle du monde à ses yeux", cette phrase était déjà très utilisée par le "criminel" précédemment cité.


J'en ai marre de me faire griller à toutes mes allusions déplacées.... Méeuh !

Merci Georges et Cris pour votre soutien.

Cris, si t'as pas voté pour moi, je vais traverser la France pour... te payer un verre...
_________________
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Cristiano-coach
Réputation Continentale
Réputation Continentale



Inscrit le: 07 Nov 2007
Messages: 953
Localisation: Montpellier

MessagePosté le: Dim 20 Avr 2008 18:20    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai pas encore voté mais je vais peut-être perdre l'occasion de boire un verre avec toi et merde...ça aurait été vraiment avec un grand plaisir dommage...
_________________
Pour rester soi-même dans un monde qui s'évertue à vous rendre comme n'importe qui. Il faut livrer la plus rude bataille qu'un être humain puisse livrer, et cette bataille n'a pas de fin!
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Georges
Réputation Locale
Réputation Locale



Inscrit le: 27 Fév 2008
Messages: 38

MessagePosté le: Dim 20 Avr 2008 22:40    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai pas voté pour toi (je mens mal hein... Ou pas >_<)

oOOOOOOps fallais pas le dire, "tu ne dévoileras pas ton vote à ton prochain" in les dix commandements de Cali
_________________
Recherche Gentil Forumeur pour une Signature story, MPisez moi 10
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Vinchnzo
Réputation Continentale
Réputation Continentale



Inscrit le: 21 Fév 2007
Messages: 544
Localisation: région parisienne

MessagePosté le: Lun 21 Avr 2008 9:25    Sujet du message: Répondre en citant

J'attends toujours les épisodes avec impatience et à chaque fois je ne suis vraiment pas déçu.

C'est un réel plaisir de découvrir chaque nouvel épisode.

Tu as vraiment un véritable talent d'écriture, tu arrives à faire passer une certaine émotion qui nous permet de vivre au plus près la vie de ton personnage.

Bravo Monsieur Verchain et bonne continuation.
_________________
Avoir l'air con peut être utile, mais l'être vraiment serait plus facile.
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
stumpy
Réputation Nationale
Réputation Nationale



Inscrit le: 18 Fév 2008
Messages: 426
Localisation: Angers

MessagePosté le: Lun 21 Avr 2008 22:18    Sujet du message: Répondre en citant

J'en ai encore des frissons... Très bel épisode une fois de plus. Au fait félicitations pour Junior, 3,8 kg pour un léger préma c'est un costaud...tu penseras tout de même à demander à hope d'effectuer des examens afin d'être sûr qu'elle n'est pas diabétique 100 . Je rigole bien entendu. J'ai adoré l'intervention de Matias...
_________________



1200 bornes, 1 pack de redbull, 10h pour perdre 4g, tu connais? On est pas dans le même monde !
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Verchain
Réputation Mondiale
Réputation Mondiale



Inscrit le: 23 Oct 2007
Messages: 1998
Localisation: Nord

MessagePosté le: Sam 26 Avr 2008 18:19    Sujet du message: Répondre en citant

Episode 7 : Just like a pill

Part Two : Are you ready for some football ?

Nous réussissons généralement bien nos matchs contre le Téfécé. Je ne sais pas pourquoi. Je me pose cette question assis sur le banc de touche du Stade de France que je commence à bien connaître, à force d’y venir régulièrement. C’est mon premier match officiel depuis l’agression. Il y a quelques minutes, le stade entier s’est levé pour saluer mon entrée sur la pelouse. La présidente de la République m’a même pris les mains avec émotion lors de la présentation des équipes. Je crois que voir le petit que nous ne sommes plus tout à fait gagner régulièrement doit convenir à son mode de pensée. Enfin, nous avons un match à jouer. Toujours prudent avant de devoir affronter les échéances européennes, j’ai laissé la plupart de mes titulaires habituels sur le banc et en tribune. C’est donc une équipe « bis » qui affronte les Toulousains, que les titulaires n’ont pas eu grand peine à vaincre dernièrement. Heureux de l’exposition médiatique que je leur offre, en vertu du contrat moral que j’ai avec eux quant au fait de jouer quelques gros matchs chaque saison, la troupe des Tremoulinas et Sivok se crée beaucoup d’occasions, mais la domination nordiste reste stérile. L’entrée en jeu de Gianpaolo Pazzini à dix minutes du terme, pour remplacer un Dalla Valle peu en réussite, débloque la situation. L’Italien remet de la tête un centre de Barkroth vers Varriale, démarqué au point de pénalty, qui place le ballon au ras du poteau du gardien haut-garonnais.

Voici donc le premier trophée de la saison. Cette saison qui semblait placée sur le thème de la perte de tous les titres acquis de haute lutte la saison précédente prend soudain une coloration plus joyeuse. Certes, ce n’est qu’un titre mineur que cette Coupe de la Ligue, mais peut-être est-ce là le tournant de la saison…

Dès le mardi suivant, la compétition européenne reprend ses droits. Porto pour tout le monde, à l’heure de l’apéro. Le champion du Portugal réalise un beau parcours cette saison. Charge à nous d’y mettre un terme. Mes titulaires, reposés, ne sont pas mis en danger par des Portugais un peu frileux. Le début de match est assez équilibré. La lumière vient comme souvent cette saison d’un coup de pied arrêté. Sur un corner de John Goosens, Federico Laurito s’élève plus haut que son garde du corps et trompe le gardien de Porto, le Mexicain Blanco, d’une petite tête décroisée. Deux buts sont ensuite refusés en première mi-temps. A Cahais d’abord pour une charge peu évidente sur le portier adverse, à Bruno Mezenga ensuite, à l’extrême limite du hors jeu et qui pensait sans doute avoir arraché l’égalisation. Au tout début de la seconde mi-temps, Forestieri inscrit un des rares buts de la tête de sa carrière, le placement du petit bonhomme compensant le déficit de taille sur l’action. A l’heure de jeu, Bruno Mezenga relance les chances de qualification de Porto, inscrivant un bon but de raccroc sur une action confuse dans la surface valenciennoise. C’est Gianpaolo Pazzini qui vient, presque, assurer la qualification d’une magistrale reprise de volée aux six mètres, d’une frappe puissante et imparable, sur un beau centre d’Ääritalo. Matteo Bacciosi, par ailleurs peut inquiété, écarte une tentative d’Helder Postiga, l’un des plus beaux gâchis du football lusitanien, à la dernière minute, nous permettant de rester fortement favoris avant le retour, dans huit jours.

Malgré les migraines, normales selon mon médecin, et les périodes de « décrochage » liées au choc psychologique plus qu’au choc physique de l’agression, je suis relativement heureux de constater que ma forme s’améliore. Je me fatigue moins vite, et parviens à diriger comme au bon vieux temps les mises en place tactiques que j’aime tant. Par contre, s’il est une chose qui me torture au plus haut point, c’est de ne pas voir grandir Francesco Junior au quotidien. J’ai repris mon rythme, plus infernal que celui d’un cadre supérieur. Et je ne suis que très peu de temps auprès des miens. Il faudra bien que cela cesse un jour. Le Paris Saint Germain, en demi-finale, s’est incliné sur le plus petit des scores face au Real. Les Madrilènes sont donc favoris pour une qualification en finale.

Dans ce mois d’avril démentiel, nous enchaînons les matchs tous les trois jours. Le calendrier nous porte ce dimanche à Rennes, d’où partiront directement vingt et un joueurs qualifiés pour la Ligue des Champions en direction du Portugal. Six des titulaires de ce soir ne feront pas le voyage. Le match est mauvais, mais un but de Lauri Dalla Valle, notre meilleur buteur en championnat, nous permet de décrocher trois points très importants, qui maintiennent à distance des Lyonnais déchaînés en ce moment. L’équipe du Rhône enchaîne les succès. Nous ne les rencontrerons plus en championnat, et notre duel, pour l’instant largement à notre avantage, se poursuivra à distance.

Une surprise m’attend le lundi matin, à l’hôtel où nous avons passé la nuit avant de partir pour Porto. La presse quotidienne sportive, un journal bien connu qui a adopté le format tabloïd depuis cinq ans maintenant, fait une annonce étonnante. Les dirigeants de Valenciennes réfléchissent à l’avenir. Un avenir qui semble devoir s’écrire sans moi. Bien entendu, je sais que les journalistes ont une revanche à prendre sur l’humiliation qu’ils ont subi en juillet, ma fameuse conférence de presse où je les ai pris à parti. Pourtant, quelques signes inquiétants pourraient me donner à penser que, à la fin de mon présent contrat, je serai laissé libre d’aller entraîner qui bon me semblera.

Suite à l’agression, le groupe de joueurs semble s’être regroupé autour de moi. Plus qu’un groupe, nous formons une meute. Les prolongations de contrat sont normalement discutées entre le Président et les joueurs, après que j’aie donné mon avis sur les sommes demandées. Il en est de même pour les transferts d’ailleurs. Aujourd’hui, c’est avec moi que certains joueurs sont venus négocier, d’eux-même. Un peu comme ce que j’avais fait avec Pablo Piatti pour sa première prolongation. Je crois que le petit jeu de pouvoir qui se déroule est mal vécu par Francis Decourrière. Je ne lui appartiens plus. Je suis devenu le mâle dominant de la meute. Et comme il ne peut y avoir deux capitaines aux commandes du vaisseau rouge et blanc, l’un des deux devrait partir ou se soumettre. Avec tout ce qui m’est arrivé, je n’ai pas envie de me battre. Juste de profiter de chaque jour, auprès de cette bande de gamins formidables qui ont toujours vingt ans à mes yeux, l’âge qu’ils avaient à leur arrivée il y a six ans.

Je suis allé évoquer cet article avec Francis, qui nous accompagne dans ce road-trip entre Bretagne et Portugal. Il a démenti. Cependant, quand j’ai évoqué la possibilité d’un nouveau contrat qui mettrait un terme à ces rumeurs, et nous permettrait, à ma famille et à moi d’envisager sereinement l’avenir, Francis s’est rembruni. Il a parlé de loyauté, de fidélité, sans que je puisse y déceler une allusion perfide à mon passé personnel récent. Il m’a confirmé que, comme lors des deux dernières prolongations, le comité directeur du club se réunirait à la fin des compétitions nationales et européenne pour évaluer mes performances. Il a ajouté que je ne devais pas m’inquiéter, que je ne pouvais pas être viré alors que nous sommes proches d’un nouveau sacre en championnat, que mon projet sportif était toujours soutenu largement au sein du club et par nos supporters. Il a terminé son monologue par « on ne change rien, tu as toute ma confiance… »

Pas tout à fait rassuré par les propos du président Decourrière, j’ai mené comme à mon habitude la dernière séance d’entraînement sur la pelouse du Dragoes. La confiance que mes joueurs m’ont manifesté, les mots que les leaders du groupe que sont Matias Cahais, Pablo Piatti, Martin Demichelis et Gianpaolo Pazzini ont prononcé, ont fini de me convaincre que cette finale de Coupe de la Ligue était bien le tournant de notre saison. Nous avons retrouvé la grinta, rien ne peut nous arrêter.

Rien ne peut nous arrêter, et surtout pas Porto. Les vingt deux acteurs présents au coup d’envoi à Nungesser sont tous de retour sur la pelouse du Stade du Dragon. J’ai décidé de ne pas prendre trop de risques, d’essayer d’aspirer les attaques portugaises dans l’entonnoir, le triangle des Bermudes défensif de mon équipe constitué des deux centraux Cahais et Faraoni et de la sentinelle Demichelis. Les attaquants lusitaniens se cassent les dents sur notre défense durant une demi-heure avant que Bruno Mezenga, encore lui, ne vienne tromper la vigilance de Faraoni et battre Bacciosi d’un petit ballon piqué. A 1-0, ce n’est plus la même musique. Les tribunes du magnifique Stade de Porto poussent leurs favoris, et les Valenciennois deviennent nerveux, donnant trop de coup, mettant la semelle là où une petite pointe de pied suffirait. Forestieri passe non loin de l’exclusion en deux minutes, autour de l’heure de jeu. Pablo Piatti le remplace, et nous retrouvons une certaine assise, le lutin argentin conservant le ballon, le distribuant au juste moment. Un autre joueur est extrêmement nerveux. Gianpaolo Pazzini manque d’en venir aux mains avec son adversaire direct qui l’a rudoyé dans la surface à plusieurs reprises sans conséquence. Je profite de la nervosité de mon attaquant pour lancer Varriale, avec pour mission de conserver au maximum le ballon. Varriale et Piatti combinent efficacement, et l’Italien, servi par Pablito, vient inscrire d’un plat du pied magistral le but qui nous qualifie définitivement, à cinq minutes du terme.

Contrairement à l’an dernier, les deux derniers représentants de la Ligue 1 ne s’affronteront pas en finale, mais en demi, car Paris a réussi l’exploit d’aller s’imposer deux buts à zéro à Bernabeu. L’autre demi-finale opposera Aston Villa aux Rangers, avec retour à Birmingham.

A mon retour à la maison, le mercredi en fin d’après midi, Hope m’attend tranquillement, Francesco Junior dans les bras, assise sur le nouveau canapé du salon. Hope a changé tout le mobilier de la maison, sa décoration aussi. L’influence américaine y est forte, mais le style un peu californien, murs peints, verre et bois me plaît beaucoup. Le plus important reste qu’elle se sente bien, elle qui sursaute parfois quand elle entend une porte s’ouvrir. Elle ne pouvait plus supporter nos anciens meubles, au milieu desquels nous avons failli vivre une tragédie. Drew Rosenhaus, mon agent, a cherché à me joindre, m’informe-t-elle alors que je m’émerveille à tenir le petit corps de Junior, simplement. Il n’a que trois semaines, et a failli ne jamais connaître son père.

Après avoir contemplé le spectacle magnifique du repas de mon fils, accroché au sein d’une Hope plus féline que jamais (le petit veinard…), prid un rapide dîner en tête à tête avec ma femme (ses parents sont retournés aux Etats-Unis hier, sans que j’aie pu les saluer), j’ai rappelé Drew, persuadé que ma petite tirade de lundi avait porté ses fruits, et que Francis s’était décidé à me proposer d’ores et déjà un nouveau contrat. La réalité est toute différente. Drew a appelé à la maison pour prendre des nouvelles de Hope, mon portable éteint ne lui permettant pas de me contacter directement. Il ne s’agit pas d’une proposition de contrat. Enfin, si, mais pas celui que j’attendais. Le président de l’Inter Milan, Massimo Moratti, souhaiterait me parler, et Drew voudrait savoir s’il peut lui communiquer mon numéro. J’accepte. Le rendez-vous est fixé pour vingt et une heures, le lendemain soir.

La journée du lendemain, libre pour les joueurs après le décrassage matinal, n’a pas été trop perturbée par la perspective de discuter avec l’un des hommes les plus puissants du football européen. En prenant le calendrier, j’ai établi mon plan de bataille pour aller jusqu’au bout du mois de mai en conservant un maximum de fraîcheur. Ma meilleure équipe, celle qui a joué mercredi, disputera le quart de finale de Coupe de France dans moins d’une semaine, et sera préservée lors des matchs de championnat de ce samedi à Sochaux, pour la réception du Mans et le déplacement à Nancy. Elle jouera ensuite les deux matchs de demi-finale de Ligue des Champions. Si nous nous qualifions dans cette compétition, je ferai en sorte de respecter le rythme d’un seul match par semaine pour chacun de mes joueurs, dans la mesure du possible.

A l’heure dite, ponctualité appréciable, mon portable bourdonne. Moratti me demande si nous pouvons parler en Italien, connaissant mes racines. Il sait bien que je parle couramment sa langue, mais sa politesse et la petite coquetterie que constitue cette question accrochent un petit sourire sur mes lèvres. Le président de l’Inter m’informe que le contrat de Roberto Mancini ne sera pas reconduit. Et que je suis l’homme qu’il veut pour mener l’Inter au bout de son rêve, une victoire en Ligue des Champions. Une proposition financière plus qu’alléchante, environ quatre fois ce que je gagne aujourd’hui, la prise en charge de tous nos frais d’installation, l’achat d’une maison pour ma famille, l’avenir de ma famille sera assuré. Nous discutons des joueurs en place à l’Inter. Je ne trouve pas l’effectif extraordinaire par rapport au pouvoir d’attraction du club. Certes, la doublette Ibrahimovic-Rooney terrorise les défenses de la Péninsule, mais au milieu, beaucoup de joueurs sont vieillissants, et plus en mesure, selon moi, de tenir le rôle essentiel de sentinelle devant la défense. Moratti me promet des moyens pour recruter, et les pleins pouvoirs en matière de transferts. Je suis flatté, indéniablement. Mon orgueil, même s’il n’est pas démesuré, me pousserait presque à accepter, là, maintenant. Cependant, je demande un délai au président Moratti. C’est une décision que je ne veux pas prendre à la légère. Moratti accepte étrangement ma requête de différer ma décision à la fin de la saison.

J’ai décidé de ne pas parler de ce contact avec mes joueurs. J’arrive à donner le change, n’étant pas trop perturbé par cette opportunité. Je dois d’abord terminer le travail. J’ai par contre demandé à Drew Rosenhaus le silence le plus complet, même s’il souhaite négocier dès maintenant le contrat. Je l’autorise à négocier, mais il ne devra pas se rendre dans la capitale Lombarde. Les négociations auront lieu à Londres, charge à lui si la presse l’aperçoit de convaincre les journalistes qu’il discute avec des clubs anglais, et de marteler que mon avenir, pour l’instant, n’est pas une question qui me préoccupe.

Le travail à finir, c’est d’abord remporter une nouvelle fois le championnat. Mon équipe « bis » s’y attelle dès ce samedi soir à Sochaux, pour le centième match de Matteo Bacciosi sous les couleurs valenciennoises. Pour célébrer ce que les Américains appellent une « milestone », les meilleurs amis de Matteo offrent un feu d’artifice. Barkroth et Dalla Valle, titularisés à la point de l’attaque, inscrivent quatre buts lors de la première mi-temps, trois pour le Suédois et un pour le Finlandais. Marveaux alourdit même l’addition en seconde période, avant que le revenant Santos ne vienne sauver l’honneur pour les Lionceaux dans les arrêts de jeu de fin de match. A la lecture des résultats du soir, nous ne sommes plus très loin du titre, avec douze points d’avance à cinq journées de la fin.

Dès le mercredi suivant, les supporters valenciennois retrouvent leur équipe-type (avec toutefois Schmeichel dans les buts, comme pour tous les matchs de coupe), celle des gros rendez-vous, pour un quart de finale de Coupe de France que nous remportons facilement. Matias Cahais, à la réception d’un coup franc de Goosens et Fernando Forestieri ont tué le suspense avant la mi-temps. Le public n’aura plus beaucoup d’occasions de se lever jusqu’à la fin du match, hormis pour le but de l’inévitable Pazzini à la soixante douzième minute. Le tirage des demi-finales nous offre un nouveau gros match, dans trois semaines, contre l’Olympique de Marseille, à Nungesser, Paris devant aller se qualifier en Lorraine contre Nancy.

Le match de championnat au Mans ne restera pas par les mémoires. Des Valenciennois timorés, des Manceaux prudents et peu entreprenants, malgré le bon match de leur meneur camerounais Aka’a, nominé pour le titre de meilleur joueur de la saison, pour un match qui aurait pu se terminer sur un score nul et vierge sans les deux coups de patte de Kikut et Dalla Valle dans le dernier quart d’heure. VA l’emporte 2-0, sans trembler, mais n’est pas encore champion, du fait de la victoire de Lyon à Nantes ce même soir.

A peine le temps de préparer la rencontre, et déjà le Paris Saint Germain se présente sur la pelouse d’un Nungesser plein comme un œuf (bienvenue sur radio-cliché…). Comme c’est devenu une coutume depuis quelques saisons, le match est enlévé, technique, nerveux. Cela doit être du au nombre de joueurs sud-américains présents sur la pelouse. Je n’y vois pas d’autre explication. Beaucoup d’occasions, donc, mais pas de buts. Landreau et Bacciosi veillent au grain. Pourtant, je suis persuadé que pour nous qualifier, nous devrons nous imposer ce soir. Forestieri mis sous l’éteignoir ce soir, je décide de tenter le coup de poker, et de lancer l’homme qui nous a tant de fois sauvés de situations mal embarquées, Pablo Piatti. Et Pablo transforme l’eau en vin. Sur une récupération d’un Pazzini travailleur, Piatti se présente seul devant Landreau, l’efface, et le retour désespéré de Sylvain Armand suffit à empêcher le petit Argentin d’ouvrir le score. Malheureusement pour les Parisiens, le tacle du défenseur gauche a tout emporté. Ballon, pelouse, chevilles du Pibe de Plata. L’arbitre Allemand n’hésite pas une seconde à expulser le Parisien et à offrir un pénalty indiscutable aux joueurs locaux. Pablo Piatti, soigné pendant deux bonnes minutes sur la pelouse, ne laisse à personne le soin de lui faire justice, et semble demander, de la parole et des gestes, à tous ses coéquipiers de s’écarter du chemin qu’il prendra pour aller poser le ballon sur le point de pénalty. Une frappe sèche, en plein milieu du but alors que le gardien a anticipé sur sa gauche. Nous tenons notre victoire.

La Voix du Nord du lendemain titrera « Une statue pour Piatti », soulignant l’initiative amusante d’un groupe de supporters qui a lancé une souscription pour faire ériger une statue à l’entrée du parvis qui s’étend devant Nungesser. L’éventualité de statufier Pablito, tel Batistuta à Florence, avait déjà couru les forums il y a quelques mois, avant cette blessure dont il a tant de mal à se remettre, parvenant à peine à jouer une heure par match. Cette fois, cependant, la blague semble pouvoir déboucher sur quelque chose de concret. J’espère simplement que cette statue ne représentera pas Pablo sautant dans mes bras pour claquer une bise sur mon crâne, à l’endroit où une vilaine cicatrice rappellera à jamais ma mésaventure, comme sur cette photo qui orne la une du journal régional.

Auréolés de notre victoire, nous nous rendons à Nancy, escortés par deux mille supporters rouge et blanc. Ce soir, nous rentrons dans l’histoire. Ou pas. Un triplé nous tend les bras, face aux Lorrains de Correa, entraîneur dont la rondeur physique cache une mauvaise foi toute uruguayenne. Soucieux de ne pas dévier de mon plan de bataille originel, l’équipe « bis » avec Bacciosi dans les buts, est reconduite.

Face à un milieu aussi dense qu’au match aller, à six joueurs, les Valenciennois peinent à produire un football chatoyant. Leur football ce soir est même d’ailleurs loin d’être efficace. La mi-temps est atteinte sur le score de 0-0. Mes mots sont durs pour mes joueurs. Mais ils les comprennent. Le manque de fierté, le manque de considération pour les deux mille Valenciennois qui sont là, occupant tout un virage de Marcel Picot, sont devenus de lointains souvenirs dès la reprise du jeu. Dalla Valle et Varriale par deux fois punissent les erreurs nancéiennes. Les chants ‘on est champions’, ‘merci VA’, ‘et un, et deux, et trois zéro’ accompagnent les derniers instants de la rencontre.

Le triplé est à nous. La joie est énorme. Valenciennes domine le football français. La fête sera belle pour la réception de l’OM en championnat. Le champagne coule déjà à flots dans les bus où nos supporters ont pris place après avoir chanté longuement pour nous qui sommes restés sur la pelouse, accompagnés de tous les autres membres de l’effectif, en costume du club, qui étaient présents dans les tribunes, pas à ma demande, mais à la leur. La meute communie autour de son chef. C’est un accomplissement supplémentaire, l’aboutissement d’un patient travail collectif, vingt sept joueurs, une dizaine de préparateurs, tous tournés vers l’objectif. Rien ne peut nous arrêter.

De retour à la maison au petit matin, je me suis glissé, après mon rituel whisky-cigarette-douche brûlante, dans les draps que Hope venait de rejoindre après avoir sacrifié à la routine du repas nocturne du produit de notre amour, ce petit gourmand nommé Francesco Junior. Alors que le jour commençait à poindre derrière les rideaux de couleur crème, nous avons fait l’amour comme au premier jour. Un amour passionné, sans paroles, juste la mélodie de notre passion interprétée avec brio par nos deux corps redevenus si légers après avoir été si lourds, tantôt à traverser le matelas, tantôt au rythme lent des ondulations de nos bassins. Alors que nous prenions, ensemble, une douche que Junior ne vint pas troubler de ses pleurs, j’ai posé une question à Hope.

« ça te dirait, l’Italie ? »

To Be Continued…
_________________
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
souin
Réputation Mondiale
Réputation Mondiale



Inscrit le: 29 Oct 2007
Messages: 1899
Localisation: Chartres / Dijon

MessagePosté le: Sam 26 Avr 2008 18:39    Sujet du message: Répondre en citant

En tous cas, moi ça me dirait bien :D
_________________


j'dis ca, j'dis rien !
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
S.Ramos
Réputation Continentale
Réputation Continentale



Inscrit le: 25 Nov 2007
Messages: 684
Localisation: Casablanca Morocco

MessagePosté le: Sam 26 Avr 2008 18:55    Sujet du message: Répondre en citant

Milan, elle a du dire oui ...

Bonne chance pour la coupe européenne.
_________________


Ronaldinho 0 - 1 Sergio Ramos
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
steve84
Réputation Mondiale
Réputation Mondiale



Inscrit le: 02 Nov 2007
Messages: 1144
Localisation: Vallis Clausa (84)

MessagePosté le: Sam 26 Avr 2008 19:48    Sujet du message: Répondre en citant

Un bon épisode plus axé sur les résultats sportifs et surtout ton avenir... J'ai bien aimé. 10
_________________
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur MSN Messenger
bilou38
Réputation Nationale
Réputation Nationale



Inscrit le: 11 Mar 2008
Messages: 320
Localisation: tours

MessagePosté le: Sam 26 Avr 2008 20:33    Sujet du message: Répondre en citant

Ta story est très complimentée et je ne peux que confirmer ces éloges tellement c'est génial. D'accord pas très original mais que dire d'autre.

Ca sent le changement de club tout ça. En tout cas, quel bilan flatteur as tu réalisé.

PS: Ca n'a rien avoir mais t'es toujours connecté très tot le matin même le dimanche. 18 T'es boulanger ou quoi? 100
_________________
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
steve84
Réputation Mondiale
Réputation Mondiale