 |
| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
steve84Réputation Mondiale


Inscrit le: 02 Nov 2007 Messages: 1044 Localisation: Vallis Clausa (84)
|
Posté le: Lun 28 Avr 2008 11:36 Sujet du message: |
|
|
| Verchain a écrit: | Je postais vachement plus vite... Il me semble qu'il y a longtemps que je fais un épisode par semaine, non ? Je sais plus... Ou alors, c'est surement ça, j'avais plus de temps libre, ou j'occupais mon temps libre différemment... Ces derniers temps, je me suis assez amusé en reprenant un vieux jeu sur mon PC, qui m'a un peu détourné de FM... J'ai même plus le temps d'aller poster des conneries dans la story de Cali...
Tu m'en dis plus sur l'évolution des commentaires ? J'ai pas envie de retourner 20 pages en arrière... |
Pour ce qui est de la fréquence de tes épisodes, tu as par exemple posté en trois pages les trois premières saisons... Certains étaient plus courts qu'aujourd'hui, y'a quelques screens (trois, quatres pas plus...)...
Au niveau des réactions, c'est marrant de voir la première de Charles (pas assez d'images). S'en suit une bonne page de débat... Il est clair que tu as mis du temps à avoir des commentaires... On voit les fans de la première heure.
Enfin, ton style a évolué. Vers toujours plus de profondeur dans le récit. En cela, l'évolution est remarquable. Voilà j'arrête de flooder sur ta story.
Let's go! _________________

Dernière édition par steve84 le Lun 28 Avr 2008 12:09; édité 1 fois |
|
| Revenir en haut |
|
 |
|
|
Dr ZOULOURéputation Continentale


Inscrit le: 08 Fév 2008 Messages: 675 Localisation: Toulouse
|
Posté le: Lun 28 Avr 2008 11:51 Sujet du message: |
|
|
Et voila notre P. Doucet des stories....Belle analyse...verch a mis du temps, la "fameuse" revolution 100%....
Mon bon verchain, tu as remarqué que je ne postais plus trop chez toi, je te donne mes avis en mp....
Mais aujourdhui, j'ai envie. Que va til se passer? c'est une page qui se tourne? nul doute que tu sauras negocier le virage, on attend de voir, salivant d'avance à tes retrouvailles avec ton modele M. Mihailovic (si il y est encore)...tu vas trouver des fortes têtes, le duo rooney-zlatan nous a mis l'eau à la bouche mais ça doit être le duo d'attaquant le plus cabochard de tous les temps...une belle equipe de mauvais garçons....
interessant! _________________
 |
|
| Revenir en haut |
|
 |
VerchainRéputation Mondiale


Inscrit le: 23 Oct 2007 Messages: 1734 Localisation: Nord
|
Posté le: Lun 28 Avr 2008 19:00 Sujet du message: |
|
|
| Dr ZOULOU a écrit: |
Que va til se passer? c'est une page qui se tourne? nul doute que tu sauras negocier le virage, on attend de voir, salivant d'avance à tes retrouvailles avec ton modele M. Mihailovic (si il y est encore)...tu vas trouver des fortes têtes, le duo rooney-zlatan nous a mis l'eau à la bouche mais ça doit être le duo d'attaquant le plus cabochard de tous les temps...une belle equipe de mauvais garçons....
interessant! |
Il ne va peut-être rien se passer. Ou se passer plein de trucs. Un AVC le jour de la finale de la Champions League par exemple, me laissant à moitié paralysé, incapable d'entraîner...
Sinisa n'est plus à l'Inter dans ma partie, il est coach à Modène.
Je ne sais pas si mon personnage va aller à l'Inter. Plein de facteurs à prendre en compte. Faudra attendre pour savoir.
En tous cas, si je vais à l'Inter, je connais déjà trois joueurs qui viendront avec moi quoi qu'il m'en coute. Mais je peux pas dire lesquels. Si je ne m'en vais pas, ils resteront à VA. Ou peut-être même n'aurai-je plus de club, juste le Mexique...
Merci Steve d'avoir éclairé ma lanterne quant à ton analyse de ma story. Elle est très pertinente (la nalyse, pas la story...). Tu as raison pour les lecteurs de la première heure (je pense notamment à Kid et à Freshair, puis à Cortex, Vinchnzo... Je me suis découvert de nouveaux lecteurs depuis...)
Mais peut-être également qu'un beau matin, en me levant, j'en aurai marre d'être ici, et je m'en irai sans un mot... _________________
 |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Cristiano-coachRéputation Continentale


Inscrit le: 07 Nov 2007 Messages: 925 Localisation: Montpellier
|
Posté le: Lun 28 Avr 2008 19:08 Sujet du message: |
|
|
Si tu fais ça....j'aime pas quand tu parles comme ça verchain, si c'est pour faire tn intéressant ben arrete de suite ok?
J'aime beaucoup cette stiry, je t'aime beaucoup aussi et tu le sais alors stop avec ce genre de parole ... _________________ Quand Domenech rime avec echec |
|
| Revenir en haut |
|
 |
VinchnzoRéputation Continentale


Inscrit le: 21 Fév 2007 Messages: 520 Localisation: région parisienne
|
Posté le: Mar 29 Avr 2008 11:19 Sujet du message: |
|
|
Je me suis rendu compte que je n'avais pas posté de commentaire après avoir lu ton dernier épisode (honte à moi!!), alors voilà :
Ah non pas l'Inter!!!
Je n'aime pas du tout ce club!!!
Bon mais vu que c'est toi je ferai un effort si tu vas là-bas...
Et puis qui sait, tu vas peut être réussir à me faire aimer ce club (juste dans ta story).
J'apprécie toujours autant ces jours où je découvre que tu as posté un nouvel épisode (tout comme Jerzy). Vous avez un talent pour l'écriture et réussissez à nous faire ressentir les émotions de vos personnages.
Alors je dis chapeau les artistes!!
Merci pour ces grands moments de lecture que vous nous offrez.
En attendant la suite, mon ami Bordelais. _________________ Avoir l'air con peut être utile, mais l'être vraiment serait plus facile. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 1884 Localisation: Rennes (35, France)
|
Posté le: Mar 29 Avr 2008 13:49 Sujet du message: |
|
|
Bon. J'ai tout relu. Quelqu'un a lancé cette idée, et comme un con je l'ai écouté, et je l'ai fait. Commencé hier à 14h, jusque 17h30 et de 9h ce matin à maintenant.
C'est vrai que c'est allé très vite au début, 3 saison en 3 pages, mais surtout un épisode couvrait une période temporelle nettement plus grande. Là c'est plus posé, un souci du détail qui n'apparaissait pas aussi flagrant au début, mais surtout une qualité constante, aucun épisode n'est en dessous de l'autre (en prenant en compte le début de la story, toujours un peu aléatoire).
Bref, inutile de paraphraser tout le monde  _________________
 |
|
| Revenir en haut |
|
 |
cortex160Réputation Mondiale


Inscrit le: 20 Oct 2007 Messages: 1324 Localisation: Troyes
|
Posté le: Mer 30 Avr 2008 10:31 Sujet du message: |
|
|
Verchain , tu es pour moi , le Maitre incontestable des stories .
Tu as tous dans ta story , des rires , des larmes , une émotion intense . Je sais pas si j'aurais adhèré au 100% texte sans ta story , je suis époustoufflé de tous ce que tu donne avec "un simple écrit" .
Aller tous avec moi , on scande le nom de Mr Verchain .
Verchain , Verchain , Verchaiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn . _________________
 |
|
| Revenir en haut |
|
 |
GeorgesRéputation Locale


Inscrit le: 27 Fév 2008 Messages: 38
|
Posté le: Jeu 01 Mai 2008 13:42 Sujet du message: |
|
|
Je dois que les autres commentaires sont suffisamment explicites, il n'y a rien à ajouter...
ah si:
| Citation: | | punissent les erreurs nancéiennes |
on dit Nancéennes  _________________ Recherche Gentil Forumeur pour une Signature story, MPisez moi  |
|
| Revenir en haut |
|
 |
panic-ambianceRéputation Continentale


Inscrit le: 07 Oct 2007 Messages: 794 Localisation: Pas-de-Calais
|
Posté le: Jeu 01 Mai 2008 13:58 Sujet du message: |
|
|
Il me semble que l'on peut utiliser les deux mots _________________ Quand je drague en disant que je suis fmiste les femmes croient que je travaille au Fond Monétaire International |
|
| Revenir en haut |
|
 |
VerchainRéputation Mondiale


Inscrit le: 23 Oct 2007 Messages: 1734 Localisation: Nord
|
Posté le: Dim 04 Mai 2008 7:08 Sujet du message: |
|
|
Episode 8 – Le vent nous portera.
Pendant que la marée monte
Et que chacun refait ses comptes
J'emmène au creux de mon ombre
Des poussières de toi
Le vent les portera
Tout disparaîtra
Le vent nous portera
Le travail n’est pas terminé. Il nous reste ce match retour à Paris. La qualification pour la finale est en jeu. Notre courte victoire du match aller ne me laisse pas plus optimiste que ça avant de pénétrer sur la pelouse du Parc des Princes. Les Paris-Valenciennes donnent souvent l’occasion de voir des matchs aux scores élevés. Et si le score est élevé ce soir, nous pourrions bien rentrer vers le Hainaut avec une élimination dans la musette.
Le match est, comme attendu, complètement fou. En l’absence de Gianpaolo Pazzini, suspendu, Lauri Dalla Valle étrenne son nouveau contrat sur la pelouse parisienne, et se voit remettre avant le début du match le trophée de joueur du mois d’avril. Sans doute la tête à la fête, Dalla Valle perd dans le rond central le ballon, dès le coup d’envoi. Delgado récupère, et lance Dagoberto dans le dos de notre défense pas encore en place. Dès la première minute, les compteurs sont remis à zéro par le Brésilien.
Tout commence maintenant…
Et tout commence très mal. Le but de Dagoberto nous fait très mal. Les Valenciennois multiplient les pertes de balle, comme s’ils avaient soudainement oublié qu’ils étaient joueurs de football. Comme si l’équipe corpo du coin était sur le terrain, pour affronter l’ogre parisien. Je n’ai pas souvenir d’un début de rencontre aussi mauvais. Les Parisiens ne se privent pas d’exploiter les failles, les gouffres béants, dans la défense, et le duo Delgado-Dagoberto fait mal, très mal. En un quart d’heure, nous nous retrouvons menés par trois buts à rien. Eliminés.
Matias Cahais réunit les joueurs devant la surface, après le troisième but parisien. Tous se tiennent par les épaules, belle marque de solidarité. Le bref discours de Matias (il ne m’avouera jamais ce qu’il a dit à ses coéquipiers) semble porter ses fruits. VA ne recule plus, recommence à gagner des duels. Sur l’un d’entre eux, alors que Ääritalo cherche à dribbler son adversaire direct, Sakho sort de son poste de défenseur central et vient faucher le Finlandais. Le rouquin se relève vite, et adresse une petite passe à Forestieri, qui lui remet instantanément. La frappe d’Ääritalo vient décrocher l’espoir de la lucarne de Landreau, médusé par cette frappe inattendue.
Nous pouvons encore y croire. Telle est la teneur de mon speech de la mi-temps. Mes hommes ont l’air d’y croire aussi. J’ai demandé à mes gars de jouer le tout pour le tout, de jouer plus haut, d’aller agresser le porteur du ballon. Ils ont compris le message. Goosens et Ääritalo bloquent les arrières latéraux, Dalla Valle et Laurito ne quittent pas d’une semelle leurs supposés garde chiourmes. La relance bloquée, Landreau est obligé de sauter le milieu de terrain. D’une tête puissante, Faraoni trouve Demichelis en dégageant le long ballon du portier parisien. Demichelis a vu Landreau un peu avancé, et, d’un magistral lob, inscrit le but qui nous ramène à trois buts à deux, et nous qualifie. Nous jouons la cinquante cinquième minute. Et nous sommes vivants.
La furia parisienne qui suit le but de Demichelis est sans égale, les vagues rouge et bleu déferlent sur le mur de la défense, qui reste solide, héroïque même. Un dégagement de Vanden Borre donne à Forestieri l’occasion de clôturer la marque, et de tuer le suspense, à la quatre vingt septième minute. Un petit dribble efface le gardien parisien, et Forestieri marque dans le but vide. Du petit coin de tribune où sont parqués les quelques cinq cents supporters valenciennois montent des chants de victoire. Nous allons pouvoir défendre notre titre européen cette saison encore, et rêver à un fantastique three-peat, comme diraient les Américains.
Au soir de cette belle qualification, je dois laisser l’équipe célébrer seule cette nouvelle finale qui nous attend. Je pars pour le Mexique, mon premier match avec le Tri depuis l’agression. Nous rencontrons la Jamaïque au stade Aztèque. La Jamaïque est présentée comme notre plus sérieux adversaire. Pourtant, le suspense ne dure que dix minutes. Esparza de loin, Vela de près, et deux buts dans la musette du successeur de Barett dans l’équipe jamaïcaine. Kikin Fonseca, d’une tête puissante au point de penalty, clôture le score avant la mi-temps. La seconde période gérée sans encombre, nous prenons seuls la tête de notre poule de qualification pour le prochain Mondial.
Le temps d’un vol pour Bruxelles, et je me retrouve sur le banc, prêt déjà repartir vers le Mexique, dans quatre heures. En fait, je rejoindrai mon équipe directement aux USA, du côté de Seattle où aura lieu la prochaine rencontre des éliminatoires. Une bonne occasion de retrouver Bill et Amanda. De tester la profondeur de leur pardon.
Ce soir, c’est l’OM qui est venu tenter de repartir avec les trois points de Nungesser. Et les Marseillais jouent dur. Trop dur. La punition sort des pieds de John Goosens, qui laisse Mandanda sans réaction, sur un de ces tirs de précision dont il a l’habitude, au quart d’heure de jeu. Cissé égalise pour Marseille quinze minutes plus tard, bien lancé par Odemwingie. Le score reste inchangé jusqu’à la fin du temps réglementaire. Grâce à la déconcentration qui a gagné mon équipe, Odemwingie apporte la victoire aux siens, en récupérant un ballon dans les pieds d’un Demichelis trop facile sur le coup. Défaite sans conséquence pour nous. Le gros match contre Marseille, ce sera la demi-finale de coupe de France, dans une dizaine de jours.
Bill et Amanda sont venus me saluer avant le match au stade de Seattle, où les USA rencontrent une équipe du Tri un peu fatiguée par le match intense livré contre la Jamaïque. Malgré la domination des locaux, Vela ouvre la marque à la trente huitième minute. Les Américains égalisent quelques instants avant la mi-temps par John Smith (original, comme nom…). Le score en restera là, malgré une belle occasion du Valenciennois Altidore pour les locaux, et malgré l’expulsion d’un Mejia nerveux, pour un second carton jaune.
Je passe la soirée chez Bill et Amanda. Dans la moiteur de cette soirée de mai, mes beaux-parents, même Amanda, semblent avoir mis de côté leur défiance à mon égard. L’arrivée de Junior, l’agression dont Hope et moi avons été victimes, ont resserré les liens familiaux. Le barbecue typiquement américain que je partage avec mes hôtes est un festin de roi. Large steak grillé, saucisses, maïs, salade de tomates, et, surprenant dessert, un Forêt-Noire… Amanda a découvert ce dessert lors de son séjour chez nous. Depuis, à ce que Bill m’a confié, elle s’efforce de le réussir comme il l’était chez le pâtissier où elle l’a découvert. La soirée se prolonge avec Bill, sur la terrasse, dans une ambiance doucereuse. Nous descendons quelques unes de ces bières aux bouteilles à long col, qu’on boit au goulot après les avoir sorties d’une glacière. Bill m’avoue m’avoir pardonné, mais que la rancœur est encore vive chez sa femme. Cependant, si c’est ce que Hope a choisi, mon retour, me laisser élever notre fils à ses côtés, la situation lui convient. Le cadre photo numérique que j’ai ramené, empli des photos de Junior dans diverses situations, avec ou sans sa mère, avec ou sans moi, avec nous deux, leur permettra d’attendre les quelques semaines qui nous séparent des retrouvailles de la famille élargie, ici, à Seattle, après la Gold Cup. Je rejoindrai Hope, Junior et ses parents, pour aller passer une semaine, tous ensemble, du côté du Lac Tahoe, entre Californie et Nevada.
De retour en France, j’ai à peine le temps de prendre mon fils dans mes bras qu’il me faut déjà partir avec l’équipe « bis » à Nice, pour la trente-septième journée du championnat. Les Aiglons sont trop faibles pour résister à l’équipe des remplaçants de VA. Marveaux, sur pénalty, Dalla Valle, exploitant au mieux un bon ballon de contre, nous donnent une avance confortable à la mi-temps. Cependant, les Niçois se réveillent en seconde mi-temps, Siqueira étant obligé de dégager sur la ligne une frappe de Matias Sanchez, qui ne se prive pas dix minutes plus tard, à la soixante dix septième, d’inscrire son but. Dalla Valle, augmentant son compteur buts qui fait de lui notre meilleur réalisateur en Ligue 1, inscrit dans les dernières minutes le but libérateur qui nous assure définitivement de la victoire.
Le mercredi suivant, c’est le match que l’Equipe a appelé, dans son titre du jour « La Belle ». VA-OM, troisième épisode. Demi-finale de la Coupe de France. Les deux équipes qui se présentent à la sortie du tunnel sont les équipes-type, reposées en championnat le weekend dernier. Le match est moins tendu que la précédente rencontre en championnat, mais les Valenciennois ne sont pas beaucoup plus efficaces. Le Russe Bilayetdinov, absent lors de la rencontre précédente, bénéficie d’un bon travail de Cissé sur le côté, qui prend le meilleur sur Dossena, en reprenant le centre du black blond. Nous jouons la vingtième minute, et nous avons déjà craqué. Au bout des arrêts de jeu de la première mi-temps, Gianpaolo Pazzini se rappelle au bon souvenir des commentateurs et du sélectionneur italien présent dans les tribunes, en décroisant sa tête sur un corner de Goosens.
La seconde mi-temps voit deux équipes apeurées s’affronter. La chance, paraît-il, sourit aux audacieux. Et comme je n’ai pas envie de jouer une nouvelle prolongation à une semaine de la finale de la Ligue des Champions, je joue l’offensive. Pablo Piatti fait son entrée sous les acclamations, à la soixante dixième minute. Après avoir chauffé à deux reprises les gants de Mandanda, Piatti transforme Fernando Forestieri en joueur à nouveau décisif. Il envoie deux fois son presque-clone au duel face au portier adverse. Forestieri remporte par deux fois le duel. Trois à un, match terminé.
Battre Marseille a toujours pour un Valenciennois une saveur particulière. Les hurlements de notre public nous l’ont rappelé ce soir. Et une nouvelle finale se profile pour nous, au Stade de France, contre le Paris Saint Germain.
Assis dans mon canapé, ce jeudi soir, caressant distraitement les cheveux de Hope qui ont retrouvé je l’espère leurs vertus magiques, alors que Francesco Junior babille dans son parc, je discute avec ma femme de l’agenda furieux qui m’attend. Au lendemain de la finale de la Ligue des Champions, je prendrai la direction des Etats-Unis, Orlando en Floride, pour le premier match de la Gold Cup. Deux matchs à jouer, puis retour express vers le Stade de France pour la Coupe de France, et retour en Amérique dans la foulée, pour terminer cette compétition. Hope, de son côté, ne m’accompagnera pas à Orlando, et partira directement pour Seattle, après la Coupe. Elle s’est montrée enthousiasmée lorsque j’ai à nouveau évoqué la possibilité de partir pour Milan. Un changement de décor lui ferait du bien, elle qui a encore des difficultés à trouver le sommeil, ou se réveille parfois au beau milieu de la nuit, quand je ne suis pas là, un filet de sueur dégoulinant le long de sa colonne vertébrale.
Le match contre Bordeaux, le samedi, est joué sans passion par deux équipes démotivées. Un 0-0 des familles. Sans passion, une vraie passe à dix. Tout le contraire de la finale de la Coupe de l’UEFA, qui a vu des Milanais au sommet de leur art écrabouiller Villareal sur le score de quatre à zéro.
Le grand barnum de la Ligue des Champions fait étape à Chorzow, bourgade pas vraiment riante de Pologne où l’Euro 2012 a fait sortir de terre un joli stade, le Stade Slaski.
Dans le vestiaire d’en face, les joueurs de Villa sont surs de leur fait, seconds de Premier League. Nous sommes les tenants, et, rien que pour cela, les favoris des bookmakers. Le match est mené à un rythme fou, mais seuls les gardiens brillent ce soir. Plus on approche de la fin du temps réglementaire, plus le match se tend. Marco Faraoni sauve la patrie, à la dernière minute, en fauchant un attaquant Villain qui filait au but. Nous jouerons la prolongation à dix contre onze.
Enfin, contre onze, pas très longtemps… Luis Perez, entré en jeu avant le début de la prolongation, s’adonne sur Tremoulinas, entré au même moment, à un tacle Mexican-Style, les deux pieds décollés, sur la cheville du Réunionnais, heureusement sans le blesser. A dix contre dix, c’est une autre affaire, les cartons tombent comme des fruits trop murs. Une dizaine en tout. Les coups, ça ne permet pas de marquer des buts, et le sort de la finale se joue aux tirs aux buts.
Les joueurs Anglais entament la séance. Pasqual frappe le poteau. Demichelis ouvre la marque, en force, sous la barre. Moore l’imite, de la même manière. Forestieri marque, avec autant de finesse que ses prédécesseurs avaient mis de force.
C’est alors que débute le show de Bacciosi. Matteo arrête les tentatives de Rafaelov et Cahill. Vanden Borre et Dossena n’arrivent pas à trouver le cadre. Bacciosi nous gagne le match, repoussant le cinquième tir au but, celui du capitaine adverse, Gareth Barry, dont la détresse fait peine à voir, alors que les joueurs en rouge se précipitent sur le héros de la soirée, qui est agenouillé devant sa ligne de but, tous les muscles tendus, les poings levés au ciel dans une improbable prière. On se croirait revenu deux ans en arrière, du côté d’Istanbul…
Nous l’avons fait. Trois titres consécutifs en Ligue des Champions. Je fais mon entrée au Panthéon du Football Européen, et VA son entrée dans la légende du football.
J’ai demandé à mes joueurs une fête raisonnable, alors qu’après avoir pris un verre en leur compagnie, je prends la direction de l’aéroport, pour la Floride. Le Mexique bat facilement Trinidad, bien que nos adversaires aient ouvert la marque rapidement. La révolte mexicaine est portée par les joueurs clés du Tri : Vela, Dos Santos et Esparza mettent un terme aux espoirs d’exploit des Trinidadiens. Trois jours plus tard, à Washington, D.C., les Honduriens sont les nouvelles victimes expiatoires d’une équipe mexicaine qui a soif de conquête. Le Tri l’emporte sur le même score que face à Trinidad, sur des buts de Mosqueda, Marquez et Esparza. L’inévitable David Suazo réduit le score pour la faible formation Hondurienne. Je suis heureux de ce bon début de compétition, et c’est le cœur léger que je monte dans l’A380 d’Air France reliant Dulles à Roissy.
Je retrouve mes joueurs en grande banlieue parisienne, du côté d’Enghien. Apparemment, la fête a été moins raisonnable que je ne l’avais demandé. Chiarra, qui m’accueille à mon arrivée, semble d’ailleurs n’avoir pas arrêté de consommer une substance liquide pleine de bulles, produite dans les environs d’Epernay.
La finale de Coupe de France aura peut-être enlevé à mon amie Chiarra l’envie de consommer du champagne. Avec cinq suspendus, dont Piatti et Demichelis, la rencontre est dominée de la tête et des épaules par Paris. Sakho matraque Pazzini sous les yeux d’un Said Enjimmi toujours aussi imperturbable. L’illusion d’une possible victoire n’aura duré que trois minutes. Le temps qui s’écoule entre le but de Pazzini et l’égalisation de Dagoberto. Delgado double la marque trois minutes plus tard. Foutu cycle de trois minutes. Paris domine, n’est pas inquiété, et vient planter le dernier clou dans le cercueil des espoirs de victoire des Valenciennois à un quart d’heure du terme, par un but hors jeu d’Adriano. Je n’ai même pas eu l’envie de protester, découragé de voir mes joueurs abandonner ce match.
Après tout, le bilan n’est pas si tragique. Champions de France et d’Europe, vainqueurs de la Coupe en Carton, pardon, de la Ligue. Hope vient me retrouver, à la fin du match, alors que je viens de saluer mes joueurs. Junior dans mes bras, nous partons rejoindre le taxi qui nous attend, pour nous mener vers l’Amérique, elle vers Seattle, moi vers Orlando.
Alors que nous prenons place dans l’avion, en first bien entendu, je me tourne vers ma blonde épouse et lui murmure : « J’ai pris ma décision. »
To Be Continued… _________________
 |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Dan ScottRéputation Régionale


Inscrit le: 15 Fév 2008 Messages: 210 Localisation: Pas de Calais
|
Posté le: Dim 04 Mai 2008 13:33 Sujet du message: |
|
|
Félicitations, encore une fois, c'est du très très bon !!
Très belle saison, mais je crois que tu es arriver à la fin d'un cycle à VA !!
Le suspense reste entier quant à ton futur, mais je ne sais pas pourquoi, je te vois rester dans le Nord !!
NEXT épisode please !! _________________
 |
|
| Revenir en haut |
|
 |
cortex160Réputation Mondiale


Inscrit le: 20 Oct 2007 Messages: 1324 Localisation: Troyes
|
Posté le: Dim 04 Mai 2008 15:50 Sujet du message: |
|
|
Et encore du grand Verchain c'est super , et je sent que Milan est de plus en plus proche pour toi . _________________
 |
|
| Revenir en haut |
|
 |
fcna367Réputation Continentale


Inscrit le: 18 Nov 2007 Messages: 511
|
Posté le: Dim 04 Mai 2008 17:20 Sujet du message: |
|
|
Que dire, que dire, que dire....
Tu nous poste ton petit épisode, l'air de rien, le dimanche matin, sans rien dire... Moi je découvre ça, je lis...et je suis ébahi, comme d'habitude, par ta qualité d'écriture...
Franchement, je peux juste dire bravo, continue... Un forum, sans Verchain, sans "Ici c'est VA"...ce ne serait plus notre forum...
Bonne continuation... _________________
 |
|
| Revenir en haut |
|
 |
steve84Réputation Mondiale


Inscrit le: 02 Nov 2007 Messages: 1044 Localisation: Vallis Clausa (84)
|
Posté le: Dim 04 Mai 2008 18:49 Sujet du message: |
|
|
Ah, génial, encore une fois...
J'ai noté deux, trois choses intéressantes...
1) Aaritalo, c'est normal qu'il soit bon...
| Guy Roux a écrit: | | Aaritalo est un joueur roux et tous les roux sont bons! |
2) Je connais un John Smith
3) Je sens que tu adores Mr Ennjimi, je sais pas pourquoi...
Voilà, continue, que ce soit à VA ou à Milan...  _________________
 |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Kid McDougalRéputation Nationale


Inscrit le: 29 Sep 2007 Messages: 381
|
Posté le: Lun 05 Mai 2008 11:13 Sujet du message: |
|
|
Bon, j'ai fait du rattrapage et ça m'a encore pris sur mon précieux temps de travail : tous les lundis c'est la même histoire, mais c'est difficile de résister.
Milan, pas Milan : ta décision est prise. Je ne vais pas jouer madame Soleil, mais j'ai mon petit avis sur la question.
En tout cas, sincères félicitations pour tes réussites sportives (virtuelles) et romanesques (bien réelles celles-là). |
|
| Revenir en haut |
|
 |
GeorgesRéputation Locale


Inscrit le: 27 Fév 2008 Messages: 38
|
Posté le: Mar 06 Mai 2008 18:50 Sujet du message: |
|
|
je suis définitivement fan  _________________ Recherche Gentil Forumeur pour une Signature story, MPisez moi  |
|
| Revenir en haut |
|
 |
cortex160Réputation Mondiale


Inscrit le: 20 Oct 2007 Messages: 1324 Localisation: Troyes
|
Posté le: Jeu 08 Mai 2008 18:00 Sujet du message: |
|
|
| Verchain a écrit: | | Dr ZOULOU a écrit: |
Que va til se passer? c'est une page qui se tourne? nul doute que tu sauras negocier le virage, on attend de voir, salivant d'avance à tes retrouvailles avec ton modele M. Mihailovic (si il y est encore)...tu vas trouver des fortes têtes, le duo rooney-zlatan nous a mis l'eau à la bouche mais ça doit être le duo d'attaquant le plus cabochard de tous les temps...une belle equipe de mauvais garçons....
interessant! |
Il ne va peut-être rien se passer. Ou se passer plein de trucs. Un AVC le jour de la finale de la Champions League par exemple, me laissant à moitié paralysé, incapable d'entraîner...
Sinisa n'est plus à l'Inter dans ma partie, il est coach à Modène.
Je ne sais pas si mon personnage va aller à l'Inter. Plein de facteurs à prendre en compte. Faudra attendre pour savoir.
En tous cas, si je vais à l'Inter, je connais déjà trois joueurs qui viendront avec moi quoi qu'il m'en coute. Mais je peux pas dire lesquels. Si je ne m'en vais pas, ils resteront à VA. Ou peut-être même n'aurai-je plus de club, juste le Mexique...
Merci Steve d'avoir éclairé ma lanterne quant à ton analyse de ma story. Elle est très pertinente (la nalyse, pas la story...). Tu as raison pour les lecteurs de la première heure (je pense notamment à Kid et à Freshair, puis à Cortex, Vinchnzo... Je me suis découvert de nouveaux lecteurs depuis...)
Mais peut-être également qu'un beau matin, en me levant, j'en aurai marre d'être ici, et je m'en irai sans un mot... |
Et me**e je n'avais pas vu ce message , ça m'apprendras à lire que les grosses lignes .
Franchement ça me ferais chier si tu te barrais sans dire un mots , même pas justes un petit salut . Bon Verchain je te promet si tu te casse comme ça je monte à Valenciennes et je te tord le cou . _________________
 |
|
| Revenir en haut |
|
 |
titaiRéputation Locale


Inscrit le: 04 Mai 2008 Messages: 20 Localisation: Orléans
|
Posté le: Ven 09 Mai 2008 10:39 Sujet du message: |
|
|
Ne soyons pas plus royaliste que le Roi.
Verchain ne peut pas mourir, il est immortel, c'est notre maître à tous !
Un peu de repos à la rigueur, voilà tout.
Continue.
Me vient à l'esprit une citation d'un certain Samuel Johnson qui disait : "il n'y a que les imbécile pour écrire, à part pour de l'argent"  |
|
| Revenir en haut |
|
 |
VerchainRéputation Mondiale


Inscrit le: 23 Oct 2007 Messages: 1734 Localisation: Nord
|
Posté le: Lun 12 Mai 2008 15:47 Sujet du message: |
|
|
Episode 9 : Gold Rush.
Alors que nous volons confortablement installés dans les larges sièges transformables de la première classe du vol Delta à destination de Kennedy Airport, New York, endroit auquel nos chemins se sépareront pour quelques jours, Hope est partagée entre le bonheur de me voir heureux et décidé, et ce petit pincement au cœur qu’elle ressent à l’idée d’être éloignée de celle qui est devenue sa meilleure amie, Evita Cahais.
Dans un peu plus d’un mois, nous emménagerons dans la belle villa que l’Internazionale Milano a réservée pour nous et Junior, à Cernobbio, sur les bords du lac de Côme, à une trentaine de kilomètres de la Pinetina, à Appiano Gentile, le centre d’entraînement de l’Inter. Mais la décision que j’ai prise n’est pas uniquement celle de rejoindre le prestigieux champion d’Italie en titre. Ma décision va au-delà. J’ai dit à Hope qu’avec le contrat mirobolant que m’offrait l’Inter, je serai millionnaire en fin de saison. Et, après la Coupe du Monde, je pourrais peut-être arrêter d’entraîner, ou me consacrer exclusivement à la sélection Mexicaine. Une villa à Acapulco ou à Cancun, voire une belle maison dans la Napa Valley, derrière San Francisco, ou encore un chalet dans les montagnes, que ce soient les Dolomites italiennes ou les Rocheuses américaines pourraient accueillir notre petite famille, pour mener une vie simple, élever notre fils… à moins qu’un poste dans l’encadrement technique d’un club, un peu éloigné du terrain, ne se présente à moi…
Après nous être séparés à Kennedy Airport, Hope a pris un vol pour Seattle, pour retrouver ses parents. Si le Tri joue la finale, j’irai rejoindre Bill, Amanda, Hope et Junior directement dans le petit chalet sur les bords du Lac Tahoe, pour cette semaine de vacances que j’attends avec impatience. Pour l’instant, j’ai rejoint Orlando, Floride, pour le dernier match de poule de cette Gold Cup, qui opposera le Mexique à Haïti. Belle occasion de faire tourner un peu l’équipe, et de donner du temps de jeu aux remplaçants habituels.
Ce match est une formalité. A la mi-temps, les espoirs des Haïtiens, si jamais ils en eurent quelques uns, sont réduits à néant. Le Mexique mène par cinq buts à rien, grâce à un doublé de Nery Castillo et des réalisations du Lillois Marquez, de Guardado, et même du latéral gauche Gonzalo Pineda. La réduction du score par les Haïtiens lors du dernier quart d’heure, sur une erreur de Salcido, jugeant mal la trajectoire d’un ballon aérien, puis le but de l’argentino-mexicain Gimenez à quelques minutes du terme n’ont même pas fait se lever le public, dont une bonne partie de Haïtiens, qui avait déjà déserté le stade. Nous voici donc qualifiés pour les quarts de finale.
Les Américains prennent l’avion comme les Européens le train. Le quart de finale se déroule donc trois jours plus tard à Hartford, Connecticut, à mi-chemin entre Boston et New York, par une soirée d’orage. La pluie qui s’abat sans discontinuer sur ce coin improbable de la mégalopole du Nord Est Américain ne douche pas les ardeurs mexicaines. Le stade nous est acquis. Il est vrai que peu de Guatémaltèques vivent aux Etats Unis… Le Guatemala, que nous avions déjà rencontré lors des éliminatoires pour la Coupe du Monde, ne sont pas un adversaire trop délicat à manœuvrer, quoiqu’employant une tactique novatrice, avec deux lignes resserrées devant le but, un peu façon Fort Alamo. Les Mexicains, cette fois, ne perdent pas le Texas… La résistance des Guatémaltèques est moins vive que celle des hommes de Crockett lors de la célèbre bataille à San Antonio. Les défenses adverses sont renversées dès la huitième minute, une belle inspiration de Carlos Vela donnant à Ever Guzman l’occasion d’ouvrir le score d’une petite balle piquée au-dessus du gardien adverse. Le match est plié au bout de vingt cinq minutes. Guzman rend la pareille à Vela à la onzième, Kikin Fonseca se retrouve à la retombée d’un centre de Villaluz à la dix-septième, et Dos Santos clôture le score à la vingt cinquième. Le reste du match, sous les olas de la foule à chaque touche de balle des joueurs du Tri, est une agréable partie de passe à dix. Pour les préservé, j’ai sorti mes trois meilleurs joueurs à la mi-temps. Dos Santos, Vela et Villaluz encouragent joyeusement leurs coéquipiers depuis le banc de touche. Je crois avoir réussi à fédérer ce groupe de vingt deux joueurs.
Nous voyageons de nouveau vers le sud pour la demi-finale. Nous séjournerons au Hilton de l’aéroport de Dulles. La Fédération a vu les choses en grand, et semble bien décidée à offrir au Tri les meilleures conditions pour ses joueurs, afin de remporter cette compétition, objectif de cette fin de saison. De mon côté, j’ai prévu d’utiliser les salons de ce luxueux hôtel (j’aime les Hilton, sauf Nicky et Paris) pour rencontrer Giuseppe Baresi, le manager général, l’homme de main du président Moratti en quelque sorte, pour évoquer avec lui les contours de ma nouvelle équipe, les départs que je souhaite, les arrivées qu’il nous faut négocier. J’ai conservé avec moi des copies des rapports de mes recruteurs valenciennois, et l’un d’eux, l’Anglais Ian Salter, continue de m’envoyer par mail, tous les jours, la mise à jour de la situation des joueurs que je convoitais à Valenciennes. Je rencontrerai Baresi au lendemain de la demi-finale, pour un petit déjeuner de travail.
La demi-finale se joue au RFK Stadium de Washington, là où aura lieu la finale, si nous nous qualifions contre ces vieilles connaissances du Honduras. La fratrie Suazo, Palacios… Nous sommes habitués, maintenant. La seule mauvaise du jour est la blessure de notre capitaine Ochoa, à l’échauffement. Entorse à la cheville, alors qu’il s’entrainait avec Jorge Campos sur des sorties aériennes. La tuile. Peu importe, Blanco, le gardien de Porto a déjà démontré son assurance et sa décontraction. Ce match, les joueurs du Tri le joueront pour leur capitaine, pour lequel le premier pronostic des médecins de l’équipe est très pessimiste.
Le match commence plutôt bien. Enfin, après une nouvelle frayeur. Dès la troisième minute, le défenseur central Figueroa se lance les deux pieds en avant sur les tibias de Vela, aux vingt cinq mètres. Le prodige mexicain reste de longs instants au sol, entouré de notre équipe médicale. Figueroa, lui, ne reste pas sur le terrain une seconde de plus, l’arbitre américain l’expulsant directement. Vela s’est relevé en boitillant, m’adressant un clin d’œil au passage. Il a posé le ballon, et s’est éloigné, visiblement gêné par une douleur persistante. Sur un petit ballon piqué par Dos Santos, il avait pourtant retrouvé toutes ses jambes pour ouvrir le score d’une belle volée, et sprinter vers le poteau de corner pour célébrer son but avec ses partenaires. Filou.
Le Lillois Rafael Marquez, à l’arrivée d’un nouveau bon centre de Villaluz, double le score à la demi heure de jeu. Un coup franc de Palacios, obtenu sur un plongeon Ravanellien de Suazo, trouve ce même joueur de l’Inter esseulé au second poteau, oublié par Hector Moreno, que j’ai connu plus inspiré. En seconde mi-temps toutefois, Guardado, entré en jeu pour remplacer un Giovani Dos Santos fatigué, inscrit un but de toute beauté, une frappe pure des vingt mètres, pour nous assurer la qualification. Le jeune Abel Perez, titulaire depuis le début de la compétition aux côtés de Moreno en défense centrale, est élu joueur du match. Je pense avoir trouvé ma défense pour la prochaine Coupe du Monde.
Le lendemain matin, après un réveil embrumé du à une longue soirée passée à fêter la qualification avec un Jorge Campos très endurant (comment un si petit corps peut-il contenir une telle quantité de Tequila ?), et une Corona pas fraîche qui traînait au pied de mon lit avalée pour faire passer un léger mal de crâne, je retrouve Baresi dans un salon de l’hôtel, devant un mug de café fumant. J’ai préparé consciencieusement cet entretien, fait le tour des joueurs de l’Inter, préparé ma liste au Père Noël (au Père Moratti, sur ce coup…), et je suis fin prêt à faire grimacer mon interlocuteur. Avant tout, je signe mon nouveau contrat avec l’Inter, formalité futile mais nécessaire.
Je dispose d’un budget de près de quatre vingt millions d’euros pour recruter. Et, avec son effectif vieillissant, l’Inter animera le marché des transferts.
J’ai préparé une petite liste à l’attention de Baresi. La liste des indésirables. Au moins six joueurs doivent partir : Viera (plus lent qu’un camion à 36 ans), Stankovic, Samuel, les trois anciens, à qui il reste une année de contrat, n’entrent pas dans mes plans. Les milieux relayeurs Obi Mikel et Javi Martinez, qui ne me sont d’aucune utilité dans le système de jeu que j’imposerai pour la saison à venir, celui qui m’a tant apporté à Valenciennes, sont priés de trouver de nouveaux clubs, et de faire entrer de l’argent frais dans les caisses de l’Inter. Le jeune défenseur anglais Mason est très demandé par les clubs de son pays. Je ne vois aucun obstacle à faire en sorte qu’il rejoigne le championnat de sa gracieuse majesté.
Je demande également que soient sur le champ négociées les arrivées de deux joueurs en fin de contrat, qui constitueront ma base, en alternance sans doute, sur le poste de milieu défensif : le Portugais Veloso et le Français Lassana Diarra. Baresi transmet immédiatement ces consignes au service juridique du club, ainsi qu’à Giuseppe Bergomi, ancienne gloire de l’Inter, chargé de contacter les joueurs. Enfin, comme il nous faut un gardien pour suppléer César en cas de blessure, le portier de l’Espanyol Carlos Kameni se verra également proposer un contrat.
J’ai également préparé une autre liste pour Baresi, celle des joueurs à tenter de recruter, avec une valeur maximale à investir pour chacun d’entre eux. Mertesacker, le défenseur central gigantesque du Werder, Gareth Bale, le latéral gauche gallois de Tottenham, sont en tête de liste. Viennent ensuite les Valenciennois Piatti, Forestieri, Cahais, Goosens. Nous ajusterons ensuite nos priorités en fonction de nos possibilités, et des accords des clubs possédant ces joueurs. Je garderai ainsi un œil sur Varriale, de la Fiorentina, dont j’ai pu apprécier les performances à Valenciennes. Je n’ai pas besoin de recrues en attaque, la paire Ibrahimovic-Rooney suffisant à faire passer des nuits blanches aux gardiens de la Botte. Et puis, avec Balotelli et Okaka, je possède des remplaçants de luxe.
A la fin du meeting qui aura duré plus de trois heures, passées le plus souvent au téléphone ou à envoyer des emails, nous convenons de refaire un point en visioconférence deux jours plus tard, au matin de la finale, sur le coup de quatre heures du matin heure locale, alors que Baresi aura rejoint Milan.
Les entraînements du Tri pendant ces deux jours se passent dans une ambiance décontractée, sur le Campus de Georgetown. Mes joueurs et moi sommes confiants avant d’affronter le Canada.
Le rendez-vous en visioconférence arrive alors que le Mexique, à en croire la presse locale, est en ébullition avant cette finale, et la perspective de remporter enfin un trophée. Premières bonnes nouvelles, les signatures de Diarra, Veloso et Kameni interviendront en début d’après-midi. Voici déjà quelques soucis de moins. Au niveau des départs, dès que la nouvelle a été ébruitée par la presse, savamment manipulée par une Chiarra Meneghin qui a pris ses fonctions quelques jours auparavant (si on me donne les pleins pouvoirs, autant bien s’entourer…), les offres ont commencé à affluer. Faisant le tri dans le flot d’informations que nous passons en revue, j’accepte les offres pour Mikel à la Juve, Martinez à la Lazio (avec la possibilité de récupérer Obafemi Martins | | |