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[S][T] Zenith Saint Petersbourg (Tout sauf ici)
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jerzy59
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MessagePosté le: Mar 15 Avr 2008 10:11    Sujet du message: Répondre en citant

La nuit a été courte. Nous avons profité du job de Maria, qui lui offre des prix préférentiels sur tous les hôtels de son employeur, pour descendre dans un mini palace Valencian. Maria n’avait pas sommeil, ou plutôt, elle ne parvenait pas à le trouver. Elle fait partie de ces gens qui ont besoin d’un cadre familier pour pouvoir dormir. Comme le besoin d’être rassuré par le silence de sa propre maison, étant oppressée par un silence étranger que la télé ne peut suffire à outrepasser. Je ne suis pas ce genre de personne. Je pourrais dormir plié en trois dans une poubelle. Sûrement une
question d’expérience.


Nous nous sommes rendu assez tôt à l’aéroport, Maria ne se sentant pas d’humeur touristique, et moi-même ne me sentant pas d’humeur à discuter ses désirs féminins. Peut être par souci de la préserver, de ne pas la contrarier, peut être aussi parce que dans le fond, je m’en fous. Maria préfère les duty free aux charmes que peuvent proposer un endroit touristique. L’avion est tard, trop tard, si l’on prend en compte l’après midi de shopping qui m’attend. Shopping, est-ce vraiment le mot juste, car nous n’achèterons rien, ce sera juste un repérage ou la demoiselle glissera savamment quelques remarques sur des vêtements, des objets, dans l’unique espoir que je le lui achète une fois rentré à Saint Pet’, voire même à Paris, ce qui m’obligerait à mettre légèrement de côté un certaine tendance à la radinerie.

L’après midi est finalement passée assez vite. Quotidien sportifs et café rythmant une après midi ou Maria s’est baladée seule dans l’aéroport sans ma carte bleue.
Les journaux relatent le beau match de la veille, la qualification des deux équipes.
Peu avant l’embarquement un membre de l’administration m’appelle. Le tirage au sort à eu lieu, nous jouerons Herenveen, match aller chez nous. C’est un bon tirage, cette équipe est à notre portée, mais ce sera notre premier match de la saison. J’espère récupérer des joueurs en bonne forme capable de tenir le rythme d’un match européen dès la première apparition.
Si nous nous qualifions, nous jouerons le vainqueur de la confrontation Atletico-Celtic, un vrai test européen.

Je me perds dans mes pensées alors que je franchis la porte d’embarquement pour rejoindre l’avion. Perdu parce que cette sensation de vacances m’est désormais bien lointaine. 4 ans que je ne suis plus parti, 4 ans que je trime, 4 ans que je me laisse rythmer par un train-train quotidien.
Mes dernières vacances ont conduit à mon divorce.

Alicia et moi étions partis en République Dominicaine, officiellement pour prendre du bon temps dans les Caraïbes, ses plages, ses cocktails à siroter sur une chaise longue alors que le son du roulis de la mer parvient aux oreilles de l’amas de touristes agglutinés sur quelques mètre carrés de sable chaud. C’était la plage privée de l’hôtel, nous l’avions bien vite quittée pour trouver les charmes secrets de ce pays qui nous apparaît comme si exotique. Officieusement, c’était pour solidifier notre couple. Nous n’étions plus dans une période faste.
Alicia était une femme charmante, pas très grande, pas très épaisse. Nous nous sommes rencontrés deux ans avant de nous marier. Sans avoir réellement vibré, elle ne m’avais jamais vraiment déçu. Elle était de ces gens qui idéalisent complètement le monde à force d’avoir trop jouer à la maman avec ses poupées. J’avais cédé au mariage, après de nombreuses discussions, mais ma position sur la question « enfant » avait toujours été claire. Alicia comptait sur ce voyage pour remettre cette question au premier plan.
Cette femme n’était pas forcément douée, pas forcément cultivée, pas forcément intelligente. Mais sa façon de parler était propre, sans verser dans la prose, dans le romantique, et sa voix était belle. Une voix douce, calme, qui se transformait immanquablement en son de crécelle dès qu’elle se décidait à entamer le dernier air à la mode.
Elle n’avait aucun talent. Cela aurait pu mettre un frein à notre relation, j’ai toujours cherché des filles spéciales, des filles de qui je peux être impressionné, des filles qui peuvent mettre un mal un ego surdimensionné depuis la vie estudiantine, depuis une prise de conscience générale à propos du sexe féminin.
Je me plaisais à faire croire à Alicia que ses idées étaient bonnes, alors que ces idées venaient de moi, et que je l’avais conduite à les énoncer. Je crois qu’elle ne s’est jamais douté. Elle me demandait mon avis, et je répétais ce que les femmes se plaisent le mieux à entendre. « Tu as raison chérie », avec une voix légèrement virile, faisant croire que tout mâle que je suis, je peux bien être d’accord avec une femme. C’était touchant de naïveté.

Et puis j’en ai simplement eu marre, les réunions au boulot finissaient de plus en plus tard, les soirées au bar également. Moins de présence, besoin de rupture avec un quotidien qu’elle ne pouvait pas mettre à mal. Parce qu’elle se plaisait dans son monde idéal, sur un chemin qu’elle s’était tracé et menant aux invariants mariage-maison-gamin, qui rythment la vie de ce genre de personne. Je ne voulais simplement plus. Il n’y avait pas forcément de facteur extérieur, pas forcément de lien avec ce boulot que je détestais. Juste une envie d’ailleurs, une envie d’autre chose.
D’aucuns m’ont dit alors que je n’avais qu’à la tromper, mais cette femme avait jusqu'à bouleversé une grande partie de mes convictions profondes. Et mes anciens amis de fac à qui je disais que « si une nana m’emmerde, c’est maîtresse ou rupture », devaient à ce moment bien rire de moi, nous qui écumions les arrière-bar à la recherche de la plus belle salope, sous l’œil parfois mesquin d’une caméra.
Pourquoi j’ai laissé la relation tenir 5 ans dont 3 de mariage ? Je l’ignore encore. Je n’avais peut être simplement pas conscience, j’étais peut être simplement encore trop jeune, poussant la cruauté jusqu’à une séparation avec larmes dans le terminal Charles de Gaulle à l’heure même ou nous rentrions de notre voyage, voyage qu’elle avait apprécié, mais qui, pour ma part, m’avait paru une éternité.

Pendant quelques temps nous sommes restés en contacts, jusqu’au jour ou je n’ai plus répondu à ses appels, ses mails. Pendant longtemps elle à cru qu’un retour à la vie d’avant était possible. Finalement c’est ce que j’ai fait. Je suis retourné à ma vie d’avant, avant elle.
A cette période je me demandais comment j’avais bien pu me faire museler par cette personne, rencontrée un soir ou j’avais juste envie de baiser. Ce n’était pas la plus belle, je crois que je suis resté avec parce que c’était simplement la plus stable.

Elle me manque parfois, cette vie, cette femme. Rien n’est plus pareil désormais, malgré le rythme métro boulot dodo, chaque jour, je savais que quelqu’un m’attendait, sourire au lèvres, bière sur la table et foot à la télé. Une personne stable, saine. What the hell. Parfois je me demande encore pourquoi j’ai pu agir comme ça alors qu’une vie pépère semblait m’être tracée, au moins jusque la retraite.

Maria vient s’appuyer sur mon épaule, me sortant de ma léthargie. Je n’ai même pas vu que nous avions décollé.


Doc Zoulou a écrit:
Je scrute désespérément les aiguilles de l’horloge, clouée au mur, en face de moi. Elle est bleue, moche et j’ai l’impression qu’elle marche au ralenti. Elle est ronde, et ses chiffres sont romains, petite originalité. On peut voir le logo Ikea au dessus du VI…Une horloge, bon marché qui n’a d’autre utilité que de sensibiliser le fonctionnaire à son heure de départ. Il est 14h58.. Dans une heure et deux minutes, la grande aiguille accrochera une dernière fois le XII et me libérera de ces quatre murs. Je serais en vacances, enfin. Cinq jours que j’attends ça, cinq jours que j’attends que cette horloge indique 16h.

Mon job n’est pas plus chiant qu’un autre. Je bosse pour une boîte d’informatique, je saisis les commandes que passent les clients. Et mon téléphone n’a pas sonné depuis midi. Un vendredi après midi, veille des vacances de Noël, je dois être le seul con de la capitale à être encore au boulot. Pigeon jusqu’au bout des ongles, dindon jusqu’à en crever, j’ai accepté la permanence téléphonique, je n’aurais pas dû. J’ai bien tenté le solitaire, le freecell ou autre démineur mais je m’en suis lassé très vite. J’ai multiplié les aller retours entre mon bureau et la machine à café.17 foulées et demi. J’ai regardé la carte des départements sous la pendule. Puis mes yeux ont dérivé vers cette tache jaunâtre sur le mur, souvenir d’un déca qui avait trouvé un mur pour l’arrêter dans son envol suite à une réflexion hiérarchique mal digérée.

Mon regard remonte légèrement, 15h03, que c’est long. Tout à coup je voix une icône clignoter au bas de mon écran, une enveloppe est apparue…Mon dieu, un client qui se réveille au dernier moment, il veut surement passer une commande avec livraison à la rentrée…Trou du cul, tu pouvais pas t’y prendre avant…


Je clique sur « outlook », et surprise…Voila qui met du baume au cœur…L’expéditeur est « jerzysinkantenoeuf@fuckmail.com », mon vieux pote Jerzy exilé à l’autre bout du monde pour coacher une équipe de bouteilles de vodka…Qu’est ce qu’il branle ce sachet de blanche ????

« J’arrive ce soir, Roissy-Charles de Gaulle, 19h50, biture au Magic Cult, réserve ta soirée, je ne suis pas seul, jeune demoiselle, 17 sur notre barème »

Le salaud, il a chopé un 17, il doit pas s’emmerder…Ce mail change tout. Mon bureau m’apparait beaucoup moins glauque d’un coup. Je sens l’euphorie m’envahir, mais va falloir que je m’organise, j’arrache une feuille de mon cahier et note rapidement :
- Aller voir Marco pour le matos…Il doit bien lui rester quelques grammes,
- Pharmacie : Aspirine, capotes (il est pas tout seul mais bon…),
- Hotel.

Yes, yes yes…

Des souvenirs ressurgissent d’une époque lointaine où la nuit était un exutoire… Magnifique. Je me souviens de ces délires interminables dans le local de la MJC. Entre les pétards, la console, les bières, et les filles…Je me souviens de ces filles qui n’en pinçaient que pour lui…Il les avait toutes…Et moi, à coté, je n’étais que « le pote de jerzy », mais ce sobriquet me permettait de concrétiser quelquefois… Apres, il s’est marié, une nana a réussi à lui passer la bague au doigt…. Et la corde au cou. Elle était belle, elle avait réussi à l’ensorceler. Avant ça, il me parlait de bringues, et de déglingues, de canettes et de nenettes, de pétards et de nibards…. Apres il parlait gosses, maison, factures…Il m’avait même parlé d’un break…Une Volvo break ! Quelle déchéance !!! Lui qui bichonnait sa 205 GTI…Et il a divorcé…Il a pété les plombs, il a envoyé chier veaux, vaches cochons et brochures de monospaces…Tout a volé dans son appart’, en même temps que dans sa tête…Elle lui avait planifié sa vie. Jerzy ne peut rien planifier. Il s’est barré d’un coup. Il a glandé un peu à Panam’, à droite à gauche mais c’est un aventurier. Il rêvait de voyages. Il rêvait d’horizons lointains, de cultures différentes…, Il est parti en Russie comme un gueudin…Il m’avait demandé de venir avec lui. Je venais de signer ce putain de CDI , pas un rond en poche, et je ne suis pas fan de patin à glace…Je n’aime pas Poutine et encore moins les températures en dessous de 10°. Lui, a filé direct, Trop besoin de couper, de souffler, de respirer…

Et là, il m’en ramène une autre…Peuh, j’espère qu’il ne s’est pas remarié…

Le temps de passer faire mes achats de prendre une douche, j’arrive à l’aéroport un bon quart d’heure avant l’atterrissage. J’ai donc quelques minutes à perdre. En cette journée de départ l’aéroport est noir de monde. Toutefois, il n’y a personne dans ce hall où l’écran indique Valence vol Air France n°7458, arrivée 19h50. Une enseigne RELAY clignote un peu plus loin, et derrière un néon dessine les lettres qui forment le mot PAUL. Je vais aller me boire un café. Le vol est arrivé à destination, je suis impatient. Ca fait un moment qu’il est parti se geler les belbes. Il devait s’en aller 15 jours visiter la Russie. Il y est resté un an. Ce n’est pas lui que j’aperçois en premier. C’est ce phénomène, grande, brune, magnifique. Elle marche avec grâce et élégance. Quelle prestance ! Sa démarche, fine et délicate, son allure raffinée me laisse beat. Je le vois enfin, lui ne m’a pas encore aperçu. Il est à coté d’elle. Il n’a pas changé lui non plus. Sapé comme un prince, il a la dégaine du frimeur. Mais les gens ne s’y trompent pas, cela lui va bien. Les fringues qu’il a sur le dos doivent bien me payer quelques loyers, et la sculpturale beauté à ses cotés rajoute au spectacle. « Oh !! Jerzy !!!! »… Son sourire apparait alors, et je me rends compte à quel point il m’a manqué. Il me présente Maria. Son accent prononcé me fait chavirer. En l’embrassant, je perçois un léger parfum qui m’enivre sensiblement. Tel un filtre antique, mythique, je tombe amoureux. Le coup de foudre. Quel salopard, toujours dans les bons coups. Mais c’est mon pote et si parfois je l’envie cette envie se transforme toujours en admiration, en respect. C’est mon pote.

C’est un rayon de soleil qui arrive dans ce temps maussade parisien. Pour quelques jours la ville-lumière va briller de mille feux. Deux astres sont arrivés à destination. L’un est mon ami de toujours, l’autre est belle comme le jour. Ce week end va être magnifique.

Ils sont déjà bien entamés, ils ont pas perdu de temps, il m’explique qu’ils ont voyagé en première et qu’ils se sont enquillés quelques coupes de champ’…

«- Hé mon pote je t’ai ramené un cadeau, » il me balance une cartouche de Philip Morris dans la gueule, « t’as pas arrêté ? Tu fumes toujours ça ?C’est cool le duty free.. Hey, ya moyen de faire un détour par la Tour Effel et l’Arc de Triomphe, Maria veut voir les supers monuments de Paris…
- Jerz’ T’as vu l’heure… Tu sais le periph’ parisien n’a pas changé en un an, ça aurait même empiré alors jouer les touristes…
- Allez, tu vas pas refuser ça à la créature qui est derrière…je regarde le rétro et je vois ses yeux magnifiques entourés de ces cheveux noirs de jais, son regard si puissant que je ne trouve rien à redire… »


Paris est magnifique en cette période de fête. Je ne m’étais jamais trop arrêté à regarder les déco de Noël…Apparemment ça plait à nos tourtereaux…Jerzy se met en tête de vouloir fumer un joint au Trocadéro. Il n’a plus la même notion de répression…
« Oh man, t’es parti, ya un moment mais au cas où tu l’aurais oublié, c’est Sarko qui est au pouvoir, et malgré Doc Gyneco, ce truc c’est pas son dada…A quel hôtel vous êtes descendus ? Je vous largue, on se prépare et ce soir en avant…
-Tu es dans le même hôtel que nous, ce soir on se quitte pas, j’ai réservé 2 chambres…
Je le regarde, il ne bluffe pas…
-Mais t’es con ou quoi ??? »

L’hôtel est magnifique, comme dans les films, Ils m’abandonnent pour aller se préparer, en me laissant la clef de la chambre 424.. Je monte par l’escalier, savourant chaque marche, admirant, les parois, les couloirs s’étendent à chaque étages…Je crois rêver, et dire qu’il y a deux paires d’heures, je me faisais chier au bureau. La clef rentre dans la serrure, des fantasmes de suites m’arrivent par milliers, mais au moment où la porte s’ouvre, je ne pouvais imaginer cela…Ce genre de piaule, c’est tout simplement irréel…Je me croirais dans James Bond…Sans la nana. Sur le lit à baldaquin, immense, Un costard m’attend avec un mot griffonné « ce soir, c’est toi le plus beau… » Un putain de costard Armani…Je file dans la salle de bains, un jacuzzi m’attend…

Je suis en train de me boire un verre, pépère dans mon bain, quand on frappe à la porte, les deux amoureux déboulent, sans aucune pudeur, Jerzy arrive dans la salle de bains, et me demande s’il peut tester mon matos où si, ici aussi, Sarko guette ? Je vois à ses yeux et à sa gueule que lui aussi, a su trouver le mini bar…Une éventualité m’apparait maintenant certaine : On va finir carpette…Le temps de me sécher, je les rejoins sur la terrasse. Aidé par quelques artifices illégaux, un sentiment d’euphorie m’envahit, Je regarde Maria, extasiée par le spectacle : La vue est admirable, les lumières parisiennes semblent danser dans la nuit, et comme une petite fille, son excitation est perceptible, elle semble découvrir le monde.

Jerzy n’a pas voulu que je prenne ma bagnole. « Hors de question, si ton hongrois à une telle réputation, il vaut mieux tout faire en taxi » m’a-t-il sorti, il va pas me lâcher. Ils ont tenu à aller manger dans un resto classe. Je ne connaissais pas ça, mais je crois avoir compris que le mot classe veut souvent dire cher, chiant, cul serré, et surtout que t’as encore faim en sortant…J’ai maudit, mon costard, je l’aurais bien troqué contre un bon McDo…Et nous sommes sortis…Le Magic Cult, réputation mondiale, Jerzy voulait profiter…

Au moment d’entrer dans ce Temple de la Jet Set, je sens un frisson me parcourir l’échine. Un frisson de plaisir, d’excitation, d’impatience. Qu’est ce qu’il y a derrière ces portes ? J’essaie d’imaginer, quand Maria, me regarde et m’envoie un « Come on », qui raisonne dans ma tête…Quelle beauté. La nuit est à moi…

Les bouteilles se vident, les cendriers se remplissent, le petit sachet contre ma poitrine se fait plus léger, coïncidant avec nos allers retours aux toilettes…Mon euphorie de début de soirée s’est transformé en sentiment d’invincibilité…Quelle merveille…

Nous sommes en train de gouter pour la quatrième fois une bouteille de champagne, quand je vois soudainement, Jerzy s’émerveiller. Je regarde dans la même direction que lui, il y a simplement une belle nana, vaguement familière, qui descend les marches…

« Son of a bitch »
Je regarde dans l’autre sens, Maria semble exploser. De l’autre coté de la table, Jerzy rigole doucement, il se lève et disparait dans la foule…Je ne pige rien au bordel..
«
- Qu’est ce qui se passe ?
- Jerz’ is a fucking bastard
- Heu…tu m’expliques.. parce que je suis à 3 grammes dans chaque bras, et j’ai la comprenette un peu rayée..
- You don't know her ? No ? It's Natalie "fucking" Portman, Jerzy's fantasy… We made a deal a night when I was so fucking high. He can fuck her if he wants… He must have planned everything »


Je pars à rire, un fou rire comme on a de moins en moins souvent, celui qui fait mal aux abdos, ce Jerzy n’a pas changé….Elle, me regarde, ne comprends rien…. Au milieu de deux éclats, je tente de lui expliquer…

- Tu ne le connais pas ? C’est du Jerzy tout craché, il va aller la draguer….et si elle a le malheur de lui trouver un peu de charme…
- What ??


Des larmes apparaissent, dans ces yeux, elles ne sont pas encore tombées, mais ça va foutre son maquillage en l’air…A la vue du drame esthétique se joue maintenant, mon fou rire se trouve douché littéralement. Je réagis au quart de tour, prêt à tout, pour ne pas faire tomber ce masque, un geste héroïque, je sauve la face. Ma main file et attrape son sein droit…Je la vois changer de couleur, ses larmes sont séchées d’un coup sous le feu de la colère, ses yeux me lancent un éclair et une gifle s’échoue sur ma joue gauche….Trop de sentiments contraires, trop de sensations opposées, trop d’alcool, trop de drogue….Elle ne sait plus où elle en est…Je la regarde en souriant et balance

«- ….Bécasse !!! Jerzy n’est pas comme ça, il aime savoir que les gens pensent à lui, il cherche à te faire marcher et toi tu cours… Allez viens danser…. »
Ses yeux s’écarquillent, elle semble se réveiller…

- Mais ce n’est pas une raison pour….
- Ça va, ça va, j’avais envie de tester…d’ailleurs, je pensais que ce serait mieux, je suis déçu, j’attendais mieux de Jerzy, je lui dirais… »


L’idée d’équilibrer la joue droite avec la gauche semble lui traverser l’esprit, mais elle réalise bien vite que je me fous de sa gueule….Elle se lève, me tend la main…
« - Let's go »

Je me noie dans ses bras, je n’ai plus conscience de rien, je suis au paradis…On a discuté tous les deux, elle s'est laissée aller à des confidences, une complicité d'une nuit s'est installée, ma main s'est installée sur sa cuisse, elle ne s'en est pas offusquée. Ce n'est qu'un geste d'un adolescent attardé, qui peut passer pour un geste amicale et protecteur...Jerzy est revenu, sans briser le charme, fier comme un coq, il a réussi, à avoir le numéro, il a réussi son coup. Maria s’amuse de ce petit jeu. Elle n’en a compris les règles qu’il y a peu mais semble apprécier le déroulement…

"- Jerzy ? Moi aussi j’ai le droit de céder aux avances…je veux finir ma nuit avec….lui…. "
Et elle me prend dans ses bras,, m’embrasse sur la joue…

- Hey ma belle, moi j’ai choisi Natalie Portman, tu devrais choisir Brad Pitt ou Johnny Depp parce que Dany De Vito…....Mwarfffff »

Et comme des cons, on part à rire, savourant ces moments d’existence, ces moments d’insouciance, si rares et si chers…

On a fini au petit matin, complètement saoul, à courir derrière des pigeons, à tenter de faire des ricochets sur La Seine, à pisser dans les travées du Château de Vincennes…

La vie est si courte….il vaut mieux en profiter…..


Merci beaucoup au Doc pour son texte
_________________


Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière.


Dernière édition par jerzy59 le Mar 15 Avr 2008 10:43; édité 1 fois
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steve84
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MessagePosté le: Mar 15 Avr 2008 10:31    Sujet du message: Répondre en citant

C'est quand même beau ce que vous arrivez à faire... Et tout ça sans parler du sportif... J'aimerais avoir cette qualité là... Merci
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MessagePosté le: Mar 15 Avr 2008 10:35    Sujet du message: Répondre en citant

PFOOOOOOOOOOOUUUUUUUUUUU
E-NO-RME ça y est, j'ai compris pourquoi cette Maria me fascine, elle me fait penser à Elvija (scarface) Une femme qui a une vision restreinte de la vie, qui n'attends plus rien! Je suis époustouflé par vos écrits! Je suis love de vos style respectifs!

Quand je vois que t'as eu que deux commentaires y'a deux épisodes 18 y'en a qui ont de la merde ds les yeux c'est pas possible!
J'ai aodré, le personnage de doc aussi! l'adresse e-mail énorme!
Et Maria me fascine toujours autant!
Jerzy, en réalité tu fais ça? Tu veux te sentir aimé alors tu end Jaloux? Ca me regarde peut-être pas mais ça m'interpelle!
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jerzy59
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MessagePosté le: Ven 18 Avr 2008 11:04    Sujet du message: Répondre en citant

Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. C’est comme ça que cela aurait pu se terminer. Mais ce n’est pas le cas. Je ne suis pas heureux, je n’ai pas d’enfants. Le Happy Ending n’existe pas, pas dans la vraie vie. Les dessins animés ne sont pas le reflet de la vraie vie. Les dessins animés ne sont pas le reflet de la vraie vie. Les dessins animés ne sont pas le reflet de la vraie vie. Cette phrase trotte en boucle dans ma tête depuis plusieurs mois. Maria me faisait pitié avec ses rêves de princesse brisés. Finalement je ne vaux pas mieux qu’elle. Je suppose que c’est ce qu’il se passe lorsque l’on cumule une instabilité comportementale, une propension à la débauche, des allures pédantes, et un métier ou la moindre frasque est relevée, critiquée, parfois punie.
Il fait moche sur Saint Pet’, à vrai dire, lorsque l’on déprime, il fait toujours moche. Après être resté cloîtré quelques temps, je me suis mis à sortir, profiter de la pluie à Saint Pet’, je n’aime pas le soleil, je n’aime plus le soleil. Seule la pluie peut me faire sortir de mon marasme, seule la pluie peut simplement me faire sortir. Sûrement parce que sur mon visage dégoulinant, l’eau venue du ciel masque mes larmes. Ainsi personne ne peut voir que je suis triste. Personne ne peut voir que je pleure.
Parce que je pleure, et je pleure encore, une vanne s’est ouverte depuis que Maria est partie. Elle la junkie, elle la déphasée, elle l’ex pute. J’ai fait l’erreur de croire que je pourrais être son sauveur. Personne ne peut sauver ces personnes là. Au pire, on ne peut que les aider à aller mieux, parfois il suffisait juste d’acheter quelques grammes de poudre.
Maria ne m’aimait pas, du moins je le crois. Comme beaucoup de dépressives elles cherchait LA personne qui va les aider, le pigeon qui va sacrifier beaucoup de choses dans le simple but de voir son amoureuse aller mieux. Et une fois que c’est fait, bye bye, je n’ai plus besoin de toi, je ne t’aime plus. Des mots sonnent yeah yeah yeah. Tu parle, ferme ta gueule Jennifer, de toutes façons je suis incapable d’écouter à nouveau de la musique, comme si chaque morceau avait sa part d’histoire avec Maria, comme si tous les textes de ce rock que j’écoutais si fréquemment ne faisaient que me rattacher à une période ou finalement je n’étais même pas heureux, même si j’ai pu le croire.
Je ne sais même pas depuis quand elle est partie. Certains comptent les jours, ce n’est pas mon cas, cela ajouterait à ma tristesse.
Tu trouveras mieux, me disait elle, au fond de moi j’en ai eu la conviction sur le moment. Les évènements ont montré le contraire. Je n’ai pas trouvé mieux. Je n’ai d’ailleurs trouvé personne. Depuis quelques temps ça allait cahin cahan entre nous, la rupture ne m’a pas rendu triste. Elle m’a surpris. Le premier soir, j’étais même content que ce soir fini. Comme si le fait de l’avoir désintoxiquée lui avait fait perdre tout intérêt à mes yeux, comme si une personne sobre ne pouvait rien m’apporter.
J’ai bien essayé de voyager pour oublier. Mais mes maigres économies de ce temps encore plus lointain ou j’étais encore entraîneur n’existent plus. Je survis, j’ai même dealé de la drogue pour avoir de quoi manger. Dans un bar, on m’a même proposé de tourner un porno à 5000€ le week end. J’ai refusé, trop d’amour propre, plus assez de Maria. Elle était mon catalyseur, je n’étais qu’une pâle substance endormie avant qu’elle n’arrive, à son contact mes hormones se sont précipitées, et ont fait de moi un autre homme.
De temps en temps je croise un de mes anciens joueurs en ville. Un bonjour, quelques mots gentils, et c’est tout. Ils ont pitié de moi, je le sais bien. Mais je ne veux pas de leur pitié, je ne veux pas de leur aide. Je crois que je veux juste crever.
Vous connaissez l’effet-papillon ? Un battement d’aile de papillon provoque un ouragan à l’autre bout du monde. Depuis des semaines je m’épanche sur mes battements d’aile, je ne fais que regretter. Le foot, Maria, j’ai sérieusement merdé. En fait, je n’en sais rien, mais les conséquences me donnent raison. Je n’en serais simplement pas là si je n’avais pas simplement merdé quelque part, si je n’avais pas simplement refusé une offre du Slavia Sofia à peine quelques jours après le début de ma période de chômage. Maria ne voulait pas aller en Bulgarie, je voulais prendre du bon temps, reprendre une année sabbatique. C’est mon dernier gros battement d’aile, une erreur, juste une de plus. Je suis tombé dans l’oubli. Personne ne se souvient de ce qu’un parfait inconnu nommé Jerzy a pu faire dans un club russe. J’étais dans un tel état, j’aurais même accepté la France. Maintenant je n’espère juste plus rien.

Je crois que ça a commencé au retour du Noël 2007, ou j’avais revu un vieux pote, le temps d’une soirée dans la capitale française. J’ai ensuite passé les fêtes en famille. Noël, nouvel an, mes amis d’enfance, tous subjugués par Maria. Au nouvel an il y avait Maria et les autres filles. Elle s’accaparait tous les regards, et en était fière. Les autres nanas en étaient vertes de jalousie. Et moi je rigolais, je picollais, et je finissais le matos que m’avait gentiment laissé le Doc. Cette soirée avec le Doc ? Le début de la fin. Le premier battement d’aile décisif dans un processus complexe, le tournant de mon existence.

2 Janvier 2008 :
Ces fêtes ont été épuisantes. A peine rentré, je trouve dans la boîte au lettres une convocation pour le lendemain première heure, une lettre marquée de l’emblème du club. Encore un message présidentiel à faire passer, sûrement la définition des objectifs pour la prochaine saison. Comment d’ailleurs le président savait que je serais à Saint Pet’ le 3 janvier …
La nuit a été longue, reposante, la première vraie nuit de repos. Ces vacances n’ont pas été reposantes. Comme prévu je me rend de bon matin au siège, la secrétaire prévenue de mon absence me dit que le président m’attend. Le président est déjà là. Il sera peut être question d’un peu plus que d’une simple définition d’objectif.

-Bonjour Mr Jerzy commence t’il
-Bonjour Président, comment allez vous ?
-Ma foi bien. Je ne vais pas tourner autour du pot. Regardez cette feuille, ce sont les propositions de budget et objectifs pour la saison prochaine.


Je saisis la feuille qu’il me tend avec enthousiasme. J’ai souvent discuté avec lui sur les ambitions du club, je sais qu’il veut un nom, le budget transfert de cette saison devrait permettre d’affiner la liste des joueurs observés…

Je suis tombé d’assez haut ce jour là. 425k€ de budget pour tenter de conserver le titre. Je l’ai regardé avec suspicion, me contentant juste de dire que je croyais le Zenith ambitieux. Aux vues de ce budget transfert, ce n’était sûrement pas le cas. Je n’ai eu aucune explication, juste un « faites avec ce que vous avez, et ne vous plaignez pas ». En partant il m’a juste conseillé de lire le dernier numéro de « People Russia ».
C’est perclus d’interrogations que je me suis immédiatement rendu au kioske à journaux jouxtant le stade Petrovski. La couverture ne me laissait plus d’illusions sur son contenu, et je comprenais d’un seul coup la mystérieuse attitude radine de mon président.




Je me suis rué sur l’article, écrit par un petit fouille merde. Une pauvre journaliste miteux qui n’a jamais su percer dans le domaine et qui donc n’a pu se contenter que d’écrire un ramassis de conneries sur des célébrités russes, déformant, amplifiant, dénaturant les faits. Cet article m’a vraiment foutu la gerbe

Francesco DiVerchain a écrit:


Coach Jerzy : Sex, Drugs and Football

Notre reporter à Paris, Francesco DiVerchain a suivi le coach du Zenith lors d’une escapade parisienne. Récit d’une folle soirée…

La journée du coach du Zenith, le club de notre bien aimé Vice-Premier Ministre Medvedev, a commencé véritablement lors de son arrivée sur le sol français, aux environs de 19h30. Un ami l’attendait à l’aéroport de Roissy. Les deux hommes semblaient se connaître de longue date, une longue étreinte qui aurait pu laisser penser que les deux hommes ont partagé autre chose que quelques verres si le coach du Zenith n’avait été accompagné d’une ravissante femme brune, venant attester de cet état de fait.

L’homme en question, pur français à en juger par son apparence repoussante, s’est vu remettre (jeter au visage plutôt) une cartouche de cigarettes américaines que Jerzy avait acheté en Duty Free… Une façon sans doute de montrer à l’individu (que le coach du Zenith a appelé « Doc » tout le temps où je les ai suivis) qu’il recevait chaque mois suffisamment d’argent pour impressionner ce personnage mal habillé.

Escort ?

Notre rédaction à Moscou a pu se procurer quelques images de la jeune femme qui accompagnait le coach du Zenith lors de son escapade parisienne. Se prénommant Maria, elle est bien connue des noctambules sur les bords de la Neva. Maria a derrière elle une longue carrière d’escort girl. Elle aurait, selon certaines sources locales, accompagné notamment le Premier Ministre Italien de l’époque, Silvio Berlusconi, lors d’une visite officielle à notre Président bien-aimé Vladimir Poutine.


Maria, photo prise par Vicious Jim.

Un médecin du centre de repos (qui n’est autre qu’une clinique spécialisée dans le traitement des addictions) Vladimir Illitch dans lequel Maria aurait séjourné nous a affirmé que le dernier séjour de la demoiselle, traitée pour une addiction à la cocaïne après avoir déjà été traitée pour une nymphomanie prononcée, aurait été intégralement payé par Jerzy. Maria ne se serait d’ailleurs pas présentée au jour dit pour entamer son traitement. Nous n’avons pu recouper suffisamment de témoignages pour confirmer ces propos.

Qu’y-a-t-il entre l’entraîneur du club champion de Russie et cette belle demoiselle ? Nul ne le sait. Peut-être tout simplement Jerzy a-t-il recours aux prestations tarifées de haute volée de Maria ?
Des rumeurs insistantes font par ailleurs état de la présence de Maria à la soirée de célébration du titre de champion de Russie dans une boîte de Saint Petersbourg. Nous n’avons pu encore confirmer ces éléments.

Hôtel de Lux(ur)e

Le couple Jerzy-Maria est descendu au Plaza Athénée, célèbre hôtel parisien, avec leur ami.

Le Plaza Athénée, autre lieu des exploits du coach du Zenith.

Notre enquête a révélé que le couple et leur ami ont séjourné dans les suites numéro 424 et 426. Des sources bien informées, faisant partie du personnel de l’hôtel, nous affirment que les deux suites ont été véritablement ravagées, laissées dans un état bien loin du standing de ce genre d’hôtel.


Le calme d’une chambre du Plaza Athénée avant que la tornade Jerzy n’y passe…

Selon nos sources, les mini bars des deux suites ont été complètement vidés, les bouteilles vides ont été retrouvées éparpillées ça et là. Une autre source proche du personnel de l’hôtel nous a affirmé que des traces de poudre blanche (qui ne serait pas de l’Anthrax) ont été retrouvées dans une des chambres. Un de nos contacts, proche du service blanchisserie, affirme également que le couple se serait adonné à certaines pratiques qui ont poussé notre source à affirmer en rigolant que Jerzy avait initié sa compagne à la géographie de son pays d’origine, « en dessinant quelques cartes de France sur les draps » à grand renfort de fluide corporel…

Partie fine au Magic Cult

Le temple des nuits parisiennes, auquel nous avons eu accès grâce à des amis que nous avons dans le milieu de la nuit parisienne, notamment notre excellente amie Caroline Barclay, le Magic Cult, établissement ouvert par un citoyen Russe originaire de Saint Petersbourg (heureux hasard ?), a accueilli la suite des tribulations de l’entraîneur et de l’entraîneuse (et de leur déplorable ami).

Ambiance extrêmement branchée, avec de nombreuses célébrités, dont les inoubliables Loana et Magloire (les people français nous ont toujours semblé être des individus étranges).


Loana et Magloire, illustrations du bon goût à la Française…


Au-delà des fréquents allers-retours de l’ami du couple Jerzy-Maria, que nous appellerons nous aussi « Doc » vers les toilettes de l’établissement, dont il revenait en palpant le mystérieux contenu de sa poche de chemise et reniflant plus fort que toutes les Marion Cotillard de la création, quelques scènes cocasses ont attiré notre attention.

Nathalie Portman était présente à la soirée, et le coach du Zenith a partagé quelques moments en sa compagnie.


Nathalie, apparemment très touchée de l’intérêt que le lui porte Jerzy

Après avoir pris quelques verres au bar, ils se sont éclipsés vers l’arrière de la boîte, endroit auquel malgré plusieurs tentatives nous n’avons pu accéder, nous voyant opposer des refus assez violents de la part des personnels de sécurité présents devant la porte d’accès à ce lieu de débauche. Une visite ultérieure, alors que nous étions accompagnés par des personnes que nous ne pouvons nommer mais qui évoluent dans le milieu du football français dans une ville du Sud Est, nous ont permis de pénétrer dans les quelques petites pièces qui composent cette partie du bâtiment.

Nous ne savons pas exactement ce qu’il s’est passé lors de la présence de Jerzy et Nathalie dans cette partie du night club, mais certains témoins nous ont fait part de cris qui n’auraient pas dépareillés dans les dernières productions de Marc Dorcel, le Pape du X français. Le « recrutement » de Nathalie est-il en bonne voie ?


Pendant l’absence de Jerzy et Nathalie, l’ambiance montait au Magic Cult

Pendant le temps où Jerzy et Nathalie s’amusaient dans l’endroit clos, Doc et Maria semblaient passer une bonne soirée, offrant aux personnes présentes non loin des fauteuils sur lesquels ils étaient avachis une séance de pelotage digne de la réputation de l’établissement. Maria a apparemment tenté de repousser Doc, allant même jusqu’à le gifler, pour finalement céder aux avances du Français, qui ne se privait pas de malaxer fiévreusement, aux dires de témoins, les parties charnues de sa compagne de beuverie…

Quelques minutes plus tard, des témoins ont entendu une conversation à même de nous autoriser à penser que, pour de prochaines échéances, Jerzy souhaite organiser une soirée « particulière » avec Danny de Vito, Brad Pitt, Johnny Depp et Nathalie Portman… Jerzy, nouvel ami d’Hollywood ?


Fin de nuit pour les noceurs


Le trio a quitté l’établissement relativement tôt, pour aller s’adonner à une balade dans les environs de Paris au cours de laquelle on aura pu voir Jerzy soulager sa vessie au château de Vincennes, ou s’étaler lamentablement sur le pavé parisien en sortant des quelques bistrots de nuit qui se trouvaient sur sa route.

J’ai réussi à suivre le couple dans divers endroits pittoresques de la capitale française, notamment le célèbre quartier de Pigalle.


Le Sexodrome a accueilli une scène particulièrement chaude dans laquelle Maria s’est illustrée.

Plusieurs témoins affirment que Maria, devant un spectacle typiquement français où des acteurs ont des relations sexuelles sur la scène, visiblement prise de frénésie sexuelle, serait montée sur la scène pour expliquer, en Russe, à l’acteur comment en Russie les femmes aiment être entreprises en guise de préliminaires, travaux pratiques à l’appui, sous les yeux d’un Jerzy rigolard. Doc, de son côté semblait plus attiré par le couple qui s’efforçait apparemment de mettre en pratique les conseils donnés par Maria, et que nous ne pouvons retranscrire ici.

Des sources bien informées nous confirment que Doc et Maria ont terminé la soirée dans une des suites, alors que Jerzy, de son côté, évacuait le trop plein de cette folle soirée dans les toilettes de l’hôtel.


Photo Vicious Jim

Alcool, drogues, sexe. Voici le modèle que renvoie le coach français du Zenith à la belle jeunesse russe qui s’est passionnée pour les résultats du club de Saint Petersbourg lors du dernier championnat. Des pratiques douteuses qui pourraient déplaire au président du Zenith…



J’ai gardé ce magazine. Il symbolise le début de ma fin. J’ai compris sur le moment que le président m’a proposé ce budget, comme un arrangement tacite entre les supporters et lui. Pour ne pas virer l’entraîneur qui a mené l’équipe au titre, juste lui couper les vivres dans l’espoir de voir partir les meilleurs éléments, qui ne pourront être remplacés à cause du manque de budget. Conséquence, l’équipe est faible, et quand l’équipe est faible c’est l’entraîneur qui saute. Il a consenti une saison pourrie de son équipe dans le simple but de me virer. Cela m’a révolté, mais dans l’adversité, j’ai fait front.

De nouvelles larmes coulent alors que je feuillette ce numéro. Je veux tuer ce Di Verchain, je veux qu’il me supplie de l’épargner alors que je serais en train de lui pisser dans les yeux, une main sur l’engin, l’autre sur un flingue braqué droit sur sa tempe, dans une ruelle sombre de la ville, là ou les clodos et les dealers me connaissent tellement bien que personne ne saura jamais ce qu’il a bien pu advenir d’un miteux journaliste, dont j’ai la conviction que tout le monde s’en fout. Je veux chier sur son cadavre, je veux qu’il soit trouvé nu, une couche de merde sur le ventre, et surtout qu’il souffre. En aurais-je seulement le courage ?
Méticuleusement je range le magazine dans un plastique de protection. C’est mon porte malheur, je ne veux pas qu’il s’abîme. Je veux que, si la vie m‘épargne, je puisse ressortir ce magazine dans vingt ans en me disant : « je n’oublierai jamais »

(Grand merci à verchain pour son texte)
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MessagePosté le: Ven 18 Avr 2008 11:38    Sujet du message: Répondre en citant

Magnifique épisode Jerzy, mais dois-je comprendre que c'est la fin de ta story?

Si c'est le cas, ca commence à faire trop. C'est une véritable épidémie.

Bonne continuation. 38
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MessagePosté le: Ven 18 Avr 2008 11:41    Sujet du message: Répondre en citant

Que dire après tout cela,c'est (c'était?) juste grandiose.Mais les nouveaux sont encore loin d'avoir ce talent,je vais lire un peu de Verchain pour me consoler.
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MessagePosté le: Ven 18 Avr 2008 12:09    Sujet du message: Répondre en citant

18 18 18
Enorme éorme éorme énorme je manque de vocabulaire pardonne moi j'ai adoré bravo.............................................................................................................

En epérant voir d'autres choses sur cette story!
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MessagePosté le: Ven 18 Avr 2008 12:12    Sujet du message: Répondre en citant

Cristiano-coach a écrit:
18 18 18
Enorme éorme éorme énorme je manque de vocabulaire pardonne moi j'ai adoré bravo.............................................................................................................

En epérant voir d'autres choses sur cette story!


C'est prévu, je fourmille d'idées pour la suite.
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Vinchnzo
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MessagePosté le: Ven 18 Avr 2008 12:17    Sujet du message: Répondre en citant

jerzy59 a écrit:

C'est prévu, je fourmille d'idées pour la suite.


Me voilà rassuré. :D

En espérant voir bientôt autre chose sur ta story. 38
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MessagePosté le: Ven 18 Avr 2008 14:52    Sujet du message: Répondre en citant

steve a écrit:
C'est quand même beau ce que vous arrivez à faire... Et tout ça sans parler du sportif... J'aimerais avoir cette qualité là... Merci


J'ai envie de dire exactement la même chose. Je vois déjà quel va être le podium du 100% texte...
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Verchain
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MessagePosté le: Ven 18 Avr 2008 16:23    Sujet du message: Répondre en citant

Putain, Jerzy, tu fais chier. Tu m'avais pas dit que ça allait mettre un terme à ta carrière, juste faire chier un peu de monde (Verchain style, quoi...).

En espérant que ce ne soit pas un point final, je vais rayer St Petersbourg de ma liste des villes à visiter (trop peur de te croiser dans une ruelle sombre...)
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MessagePosté le: Ven 18 Avr 2008 19:12    Sujet du message: Répondre en citant

magnifique....C etait vraiment genial...Pour moi t est le meilleur 10 Meme si moi j ai reussi a gagner la coupe uefa avec le zenith direct pour ma premiere année...Promis la prochaine stories je la suis aussi!!!!
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nicoss69
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MessagePosté le: Ven 18 Avr 2008 19:18    Sujet du message: Répondre en citant

Dommage que je ne sache pas ecrire comme vous...Sa m aurais tellement plu de vous raconter
mon histoire.Il faut dire quel est vraiment folle...snif j aurais peut etre du travailler un peu plus a l' ecole 24
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MessagePosté le: Sam 19 Avr 2008 7:37    Sujet du message: Répondre en citant

18 ...oh non...c'est pas vrai! Fini la grande histoire du Zénith???!!!
Je ne sais pas si je suis 24 ou :o

Quel retournement de situation! C'est génial, personne ne s'y attendait 28

J'aime beaucoup les interventions d'autres personnes, c'est la marque du succès 114
Mais attention, il faut que ça reste rare pour garder toute sa force.

La suite de tes aventures est attendue avec impatience! encore merci.

ps: Je suis sûr qu'une ville comme Naples t'acceuillerait les bras ouverts; après tout l'idole là-bas est et sera toujours El pibe de oro 101
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MessagePosté le: Jeu 24 Avr 2008 10:52    Sujet du message: Répondre en citant

Je viens de me rendre compte que les épisodes de cette story, rapatriés sous word, en times new roman, taille 12, atteignent le total de 95 pages 18
_________________


Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière.


Dernière édition par jerzy59 le Jeu 24 Avr 2008 12:03; édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 24 Avr 2008 11:01    Sujet du message: Répondre en citant

jerzy59 a écrit:
Je viens de me rendre compte que les épisodes de cette story, rapatriés sous word, en times new roman, taille 12, atteint le total de 95 pages 18


C'est tout?


En plus quand on allie la qualité à la quantité on se rend compte du travail effectué et dire que tu n'as parfois que 2-3 commentaires sur ta story 24 . Bon j'attends les 95 pages suivantes alors !
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1200 bornes, 1 pack de redbull, 10h pour perdre 4g, tu connais? On est pas dans le même monde !
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MessagePosté le: Jeu 24 Avr 2008 12:02    Sujet du message: Répondre en citant

c'est tellement énorme cette quantité/qualité, Jerzy a du talent. Beaucoup.
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j'dis ca, j'dis rien !
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MessagePosté le: Ven 25 Avr 2008 7:35    Sujet du message: Répondre en citant

+1
mais (parce qu'il y a tout de même un "mais") j'ai l'impression que ça fait une éternité que j'attends la suite!
C'est pas humain cette attente, Jerzy, alors ou tu es sadique ou tu as finis noyé dans une cuve à vodka 100
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MessagePosté le: Ven 25 Avr 2008 8:19    Sujet du message: Répondre en citant

VICIOUS JIM a retrouvé jerzy...


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MessagePosté le: Ven 25 Avr 2008 13:41    Sujet du message: Répondre en citant

Mon bon Docteur, tu sais que je ne bois que de la vodka 38
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