Lire la Charte - Membres - Message privé - Profil - M'enregistrer - Connexion
[C]Le retour d'un mythe nommé Maradona: Chaos debout (new)
Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4
 
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    FootManager.net Index du Forum -> Vos Stories
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
bilou38
Réputation Continentale
Réputation Continentale



Inscrit le: 11 Mar 2008
Messages: 929
Localisation: tours

MessagePosté le: Dim 21 Sep 2008 11:59    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour tes encouragements GRO, j'en ai besoin donc merci.

Citation:
On sent que toi aussi, tu n'étais pas vraiment dedans, à moins que ça n'ait été voulu.


Par rapport à la qualité de l'épisode?
_________________
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
GRO
Réputation Nationale
Réputation Nationale



Inscrit le: 25 Juil 2008
Messages: 257
Localisation: Orléans/Toulouse

MessagePosté le: Dim 21 Sep 2008 13:44    Sujet du message: Répondre en citant

En fait, j'ai eu l'impression d'un certain détachement dans la narration, comme si tu n'y étais pas vraiment mais c'était peut-être fait pour nous mettre à la place de Diego
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
bilou38
Réputation Continentale
Réputation Continentale



Inscrit le: 11 Mar 2008
Messages: 929
Localisation: tours

MessagePosté le: Dim 21 Sep 2008 19:19    Sujet du message: Répondre en citant

Sincérement, j'ai pris du plaisir à faire cet épisode, certes plus court, mais j'ai essayé de faire un effort sur la narration, sur la façon d'écrire. On ne peut pas être Juge et partie alors je tiendrai compte de ta remarque.

Merci de ta franchise ! 101

Si d'autres remarques peuvent être suggérées, n'hésitez pas...
_________________
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
diego.54
Réputation Locale
Réputation Locale



Inscrit le: 09 Juil 2008
Messages: 37
Localisation: Près de Nancy

MessagePosté le: Mer 24 Sep 2008 13:52    Sujet du message: Répondre en citant

Puisque tu postes souvent sur ma story, j'ai décidé de te rendre la pareille.

Avant toutes choses, je ne parlerai pas de l'orthographe, on pourrai croire que je me venge 115

J'avoue que je n'accrochais pas tellement au début. Je ne sais pas trop pourquoi mais au fil des épisodes j'y ai pris goût. On sens que tu t'investis vraiment dans ce que tu écris et j'en ai presque l'impression que chaque mot est choisi pour une raison bien précise.

Enfin bref comme tu as pu le comprendre : j'adore.

Petit challenge ? Qui de toi ou de moi postera son prochain épisode ? 115
_________________




http://diego54.labrute.fr/
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer l'e-mail MSN Messenger
steve84
Réputation Mondiale
Réputation Mondiale



Inscrit le: 02 Nov 2007
Messages: 1171
Localisation: Camaret-sur-Aygues (84, France)

MessagePosté le: Lun 29 Sep 2008 20:20    Sujet du message: Répondre en citant

Chose promise, chose due, Bilou. J'ai tout lu à l'instant et ce qui me rassure, c'est qu'aufur et à mesure des episodes, tu progresses en franchissant quasiment un palier à chaque fois. Encourageant donc même si je ne sais pas si tu vas continuer. Tu as du potentiel que tu exploites à merveille. Si tu continues, tu peux aller très, très loin.

A partir de maintenant, je te suivrais, Nabil. 101
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé MSN Messenger
bilou38
Réputation Continentale
Réputation Continentale



Inscrit le: 11 Mar 2008
Messages: 929
Localisation: tours

MessagePosté le: Mar 30 Sep 2008 8:30    Sujet du message: Répondre en citant

Merci les gars, vos messages me font chaud au cœur et me rassurent quand à la qualité de ma story.

Merci aussi d’avoir pris la peine de tout relire depuis le début malgrès la médiocrité du récit. Je me doute que ça devait être difficile alors merci de votre patience.

Et oui Steve (homme de parole à ce que je vois 101 ) je continuerai à un rythme assez lent du fait de mes journées soutenues (5h30 – 19h00) mais je continuerai au moins jusqu’au fm 2009. Promis, je te relirai depuis le début et te donnerai un avis complet sur ta story que j'ai déjà survolée et appréciée.

Et Diego, je vois que tu as déjà remporté le challenge et c’est tant mieux car ta story le mérite, vraiment.
_________________
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
bilou38
Réputation Continentale
Réputation Continentale



Inscrit le: 11 Mar 2008
Messages: 929
Localisation: tours

MessagePosté le: Jeu 02 Oct 2008 19:23    Sujet du message: Répondre en citant

VI) Ivresse

Les mains sur le volant, mes yeux ne quittent pas la route. Le monologue de Lalo fait office de de fond sonore, mon esprit se trouve dans un autre royaume où tristesse, regret et déception sont rois. « Diego ? » me dit mon frère comme pour me sortir de mes songes. « Excuse-moi frangin! Tu disais ? » lui répondis je. Rassuré, il reprend de plus belle en m’apportant les nouvelles de chaque membre de la famille et du pays, sa politique et ses changements. J’arpente les rues romaines sans même m’en rendre compte, sans même m’occuper de ma conduite, comme si quelqu’un d’autre s’en est chargé à ma place. Lalo ne s’en rend pas compte, il est beaucoup trop vif, trop enthousiaste, peut-être trop jeune pour comprendre à quel point je suis brisé. Bizarrement son ami Ricardo semble plus conscient de ma détresse. Dans le rétro, je peux remarquer qu’il m’observe d’un regard affectueux, presque paternel. Je finis par le déposer au pied d’un Hôtel qui parait tout à fait modeste. Je lui ai pourtant proposé de l’accueillir dans ma villa mais lui-même a refusé en prétextant qu’il préfère me laisser seul avec Lalo. Il m’empoigne la main sans me dire quoi que ce soit mais son sourire crispé me laisse deviner qu’il compatit à mon malheur. Cet homme est un mystère, une énigme à laquelle je vais tacher de répondre. Je le connais, c’est une quasi-certitude. Son visage m’est familier et il parait trop concerné pour n’être qu’un simple inconnu. Puis, mon frère sort de la voiture et s’éloigne pour s’entretenir avec Ricardo, comme si il y avait quelque chose dont je ne devais être tenu au courant. Après une tape amicale dans le dos, Lalo remonte dans la voiture sans même me prêter un regard ; comme pour me dire « ne pose pas de questions ». Je n’insiste pas et redémarre le moteur pour rejoindre ma demeure. Il est tard et je m’excuse au près de Lalo de ne pas veiller plus longtemps avec lui. Mais demain, y a match et puis, je l’avoue, je ne suis pas d’humeur à discuter, pas aujourd’hui.

Depuis le départ de Claudia, chaque nuit, je l’ai passée ivre. Sans cela, je ne pouvais dormir. C’est donc la première nuit que je passe à jeun, sans une goutte d’alcool. Les effets s’en font ressentir puisque je ne trouve pas le sommeil. Je fixe le plafond mais à travers ses fissures, c’est le visage de Claudia que j’aperçois, c’est ce voyage en Russie que je revis, c’est le regard haineux de la mère de mes filles qui me paralyse dans ce lit si grand depuis que la belle est partie. Les remords me prennent à la gorge, mes yeux deviennent humides. Je suis pris d’un vertige sur cette montagne de regret, dont la profondeur du ravin est sombre de détresse. Je me retourne encore et encore, puis m’assène un coup dans le ventre car la culpabilité me ronge mais aussi et surtout pour cesser cette douleur qui envahit mon cœur. Ce fut une nuit affreusement longue et mon visage en garde encore des traces, ce qui n’échappe pas aux journalistes lors de cette rencontre de Ligue des Champions.

Ligue des Champions : AS ROME – AEK ATHENES

Je fais tourner l’effectif en mettant au repos Totti, Amauri et d’autres. Ce match est primordial pour éspèrer quelque chose dans cette compétition et c’est ce que je fais comprendre aux joueurs.



Le match démarre, C’est difficile, les grecs sont bien organisés et bloquent le jeu jusqu’à la 34ème minute lorsque Zikos se fait expulser sur un tacle scandaleux sur Aquilani.

On en profite de suite puisqu’à la 37ème minute, sur un magnifique corner de Pizarro, Barzagli survole tout le monde et pique une tête dans le coin gauche du but athénien.

Barzagli encore déterminant lorsqu’à la 16ème minute, il dégage un long ballon, que remet de la tête Hunt à son coéquipier Aquilani qui place une frappe puissante dans les cages grecques.

Ce n’est pas fini puisque Flamini trompe le portier adverse sur un centre en retrait de Mancini.

Score final : 3-0
Une bouffée d’air frais qui nous fait beaucoup de bien. Il faut tout de même avouer que l’expulsion de Zikos a changé le cours du match.

Le lendemain soir, je me suis chargé de sortir avec Lalo pour lui faire découvrir l’esprit festif de la ville. Nous sommes allés dans un petit bar sympa, s’envoyer quelques Marsala servis dans de petits verres. On les boit d’un trait, cul sec. L’ambiance est bonne, les gens crient pour se parler, les femmes sont ivres et rient à pleine voie, des couples se forment lors de danses peu consensuelles et d’autres se cherchent du regard. Mon frère me fait remarquer que la jolie brune assise derrière moi ne le quitte pas des yeux. Nous nous mettons à rire comme deux gamins. Mon frère est un grand timide mais il fait partie de ces personnes qui en font un atout. Je le prends par l’épaule et rejoignons la demoiselle qui, effectivement, n’attendait que ça. Lalo ne sait pas parler italien alors je me charge de faire l’interprète, ce qu’il les amuse fortement. Mon rôle est très bref puisqu’après les avoir présentés l’un à l’autre, elle prend sa main pour danser avec le Don Juan. Je me retourne alors avec un grand sourire et termine la bouteille, qui me désire autant que cette femme désirait Lalo.



40 minutes plus tard, une autre bouteille me défie. Celle-ci, je la partage avec un type rencontré dans le bar car ça fait 40 minutes que je n’ai pas vu mon frère, ni sa brune d’ailleurs. Quand d’un coup, je reçois un grand coup sur l’épaule suivit d’un rire rauque. C’est Lalo. Il est ivre jusqu’à la moelle, bien plus que moi, qui suis pourtant bien entamé. « Je l’ai baisée ! » me dit il en hurlant à 20 centimètres de mon visage. Aidé par l’alcool, nous rions encore et encore lorsqu’il me raconte ses exploits. La soirée dans ce bar s’est achevée de cette manière pour en sortir complètement saouls.


On a rit, tellement rit. Ce qui n’est certainement pas le cas du chauffeur de taxi lorsque mon frère s’est mis à vomir sur les sièges en cuir de sa Mercedes. En colère, il nous abandonne à trois kilomètres de la villa, en pleine campagne, en pleine nuit et complètement pleins.

« Putain, mon téléphone ne capte pas ! Et le tien ? » Dis je à mon frère, agacé.

« Le mien ne marche pas en Europe, je n’ai pas eu le temps de m’en occuper », me répondit Lalo, embarrassé.

Lorsque je lis la crainte qu’il a dans les yeux, un rire profond me prend à la gorge. On entreprit de rentrer à pied, pris par ce fou rire qui allait mettre du temps à nous quitter. On a l’air de deux fous, riant à tue-tête et titubant dans ces champs si sombre qu’il est difficile de distinguer ce que l’on y cultive. Arrivé en haut d’une colline, mon frère s’écroule. « J’en peux plus Diego, viens, on fait une pause » me dit il exténuer. Il m’en faut peu pour abandonner et sa requête a de suite été acceptée. Je m’assois maladroitement près de Lalo. Celui-ci est allongé, son souffle est bruyant, les mouvements de son torse font remarquer une respiration rapide et ses yeux grands ouverts observent le ciel. « Dis moi Diego, elle te manque Claudia ? »

«Wow ! Hum ! Si Claudia me manque ? … Si ce n’était que ça… Les mots me manquent, ils sont trop doux, la douleur trop violente pour décrire ce que je ressens. Chaque jour, je me lève en espérant la retrouver à mes côtés, en espérant qu’il ne s’agit que d’un simple cauchemar, que mon imagination m’a joué un mauvais tour. Chaque jour, je revis cette désillusion. Tu sais mon frère… tu sais toi toutes les épreuves auxquelles j’ai fait face. Claudia, c’est mon équilibre, c’est elle qui m’a permis de tenir sur mes deux jambes, de lutter contre la drogue, d’oublier mes différentes humiliations. En fait, c’est ça, je suis comme un gamin qu’on a séparé de sa mère. Je suis perdu, j’ai le tournis, je suis…je suis même, plus saoul que ce soir. Et le pire, c’est que j’ai beau dégueulé de tristesse, le mal au cœur s’accentue et résiste…

Je m’interromps, me lève m’allume une cigarette et observe le panorama que peut m’offrir cette butte, sans vraiment y prêter attention. Après un long silence, je reprends.

« Tu sais Lalo, je suis rond, complètement rond alors ne m’en veux pas si je divague. Ah mon frère ! Je suis heureux que tu sois là car tu sais… tu sais, je suis triste sans Claudia. Ouais, je suis nu comme un ver, comme… comme l’autre pute que j’ai baisée en Russie… Je marque un nouvel arrêt comme pour trouver mes mots.

« Dis moi Lalo, combien de femmes as-tu connu, hein ? Pas celles que tu as crues aimer ni celles dont l’unique amour ne fut que charnelle comme cette brune que tu as souillée entre deux banquettes d’une Fiat 500. Non, je te parle de celles qui t’ont bouleversées par un simple regard, qui t’ont émues par un simple « je t’aime ». Hein ? Combien bordel ? Ben moi, j’en ai connues...heu… 0 des salopes comme ça et tu sais pourquoi ? Hein ? Tu sais ? Parce que c’est des conneries tout ça ! Des conneries que les livres, la société, les traditions ou notre innocence peut-être ont incrustés dans notre inconscient. Je ne dis pas que je n’aime pas Claudia. Non. Je l’aime mais pas comme aux premiers jours, pas comme dans les livres justement… En fait, c’est ces foutus bouquins qui m’ont entubé avec leur amour à l’eau de rose, leur bonheur éternel et leur passion à la con. La passion, tiens ! Un bien grand mot la passion ! Arnaque de mes deux, oui ! Un beau jour, t’es au sommet du sommet, tu planes dans les cieux au point de pouvoir caresser la lune. Tu ne vois que par elle et puis d’un coup, sans même prévenir, la chute est libre et t’as beau essayé de t’accrocher à ce que tu peux trouver, t’es condamné. Parce que tu sais Lalo, la passion, elle, elle s’en va et c’est difficile d’évaluer l’amour quand elle n’est plus là. Je l’aime Claudia mais je suis comme un connar de prédateur sans cervelle complètement affamé et qui a, sans cesse besoin de varier son repas. Je sus un connard Lalo, un connar… Le plat est tellement moins savoureux que celui dont tu partages avec ta bien aimée et surtout, sa digestion est si amère que j’en dégueule de remord. Tu comprends Lalo ? Hein ? LALO ??? »

Sans réponse, je me tourne vers mon frère. J’aurais du m’en douter mais cet idiot dort. Quelques brindilles d’herbes couvrent son visage souriant illuminé par l’éclat de la lune. Il semble si paisible dans son sommeil. Je l’envie, j’aimerai tellement dormir…
_________________
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
bilou38
Réputation Continentale
Réputation Continentale



Inscrit le: 11 Mar 2008
Messages: 929
Localisation: tours

MessagePosté le: Mar 07 Oct 2008 19:22    Sujet du message: Répondre en citant

VI- Chaos debout

Quelle soirée! Mon mal de crâne s’en souvient encore et ma mine déconfite s’est chargée d’en informer mes joueurs, ainsi que mon staff. Mon staff ! Je devrais les remercier car si la machine rouge et jaune tourne encore, c’est grâce à eux. Mon adjoint se démène comme un fou pour me couvrir au près du Président et puis, il fait tout son possible pour que le moral de l’équipe tienne. Mais personne n’est dupe, les joueurs sont conscients de mes soucis. Il faudrait être aveugle ! Je ne me lève que pour manger, pisser et boire. Je passe la plupart de mon temps sur le banc ; ou au bureau à trainer sur internet. Je n’ai pas le goût au football et ça se voit. C’est bien ça le problème. Comment une équipe peut-elle donner ses tripes si celui qui est censé insuffler l’espoir, le courage, la grinta, n’est plus que l’ombre de lui-même ? Adossé à mon fauteuil, cette question me préoccupe. Si j’étais vraiment raisonnable, je serais parti. Et pourtant je suis encore là, sans doute par dépit, par lâcheté mais aussi et surtout pour côtoyer un environnement neutre, un environnement qui ne connait pas Claudia. Je me rends compte à quel point je suis égoïste. Comme si cela ne suffisait pas, je fais payer le prix de mes erreurs à mes joueurs, mon Staff, aux supporters et mon Président. J’ai honte de les trahir de cette manière, eux, qui m’ont fait confiance, eux, qui m’ont donnés une chance de renouer avec le football. Comment j’ai pu ? Il ne faut pas… je n’ai pas le droit de continuer comme ça. Je dois prendre mes responsabilités. C’est décidé ! Je me donne une dernière chance. Je n’ai plus le droit à l’erreur, je dois cesser l’hémorragie et refermer la plaie. Je le dois pour mon équipe dont j’ai écorchée leur confiance, en utilisant les lames de mes tourments. Deux matchs… seulement deux matchs, pendant lesquels la défaite est interdite. Si l’on perd l’une des deux rencontres, c’est décidé, oui, j’en suis sur maintenant… je donnerais ma démission.

La vie est tout de même étrange. Deux semaines que Claudia est partie et jamais, je n’ai pensé aux conséquences de notre séparation. Pourtant, j’étais toujours sobre… enfin souvent. Il m’a fallu une cuite monumentale, une gueule de bois à faire fuir une horde de loup affamée, pour réaliser les conséquences que pouvait avoir ma vie privée sur mon entourage. La vie est bien surprenante. Mais bien plus que cela, le monologue que j’avais fais subir à Lalo avait le mérite d’avoir remis les choses au clair. C’est comme si mes confessions m’avaient libéré d’un poids. Je suis triste à en crever, encore et toujours mais désormais, je vois mon environnement. Des personnes existent autour de moi. Mes filles, honte sur moi, Ca fait un bail que je ne les ais pas appelées. Pff, Dalma, je ne sais même pas sur quel point du globe elle est en ce moment. Mes parents, ma famille, mes joueurs, mes supporters, j’ai tout mis de côté. Je me suis enfermé sur moi-même, j’ai craché à la face du monde comme si ils étaient à l’origine de mes tourments. Merci ! Merci pour ce moment de lucidité, merci Lalo, merci aux Marsalas ingurgités hier soir, merci au Taxi de nous avoir abandonné en pleine campagne, merci au destin, merci à la vie …si étrange, si surprenante…

Mon défi est simple. Je gagne mes deux prochains matchs, je reste. A l’inverse, je pars. La première des deux rencontres opposera mon équipe à La Reggina. Un bon match test et idéal pour remettre l’équipe en confiance.

14ème journée: AS ROMA - LA REGGINA

Ce match se résume vite. Une première mi-temps où un insomniaque aurait pu faire une cure. Les nerfs à vifs, je pique une colère au point que l’on pouvait sentir le mur tremblé de peur.

Et une deuxième mi-temps qui débute très mal puisqu’Edgar Barreto profite d’une erreur impardonnable de Barzagli. L’hollandais ne se fait pas prier pour ouvrir le score. 0-1

Je m’agite sur le côté, pestant contre mes joueurs et injuriant le sort. Tout le monde peut ressentir cette pression.

De la pression! C’est apparemment ce qu’il manquait aux Romains puisque presque coup sur coup, Totti fait le formidable exploit de marquer trois buts en l’espace de quinze minutes. 3-1


Totti, un roi en son royaume

Puis à cinq minutes du coup de sifflet final, Amauri sur une passe en profondeur du héros de la soirée, pousse le ballon au fond du filet, bien aidé par le poteau. 4-1

Score final : 4-1
La Reggina n’est pas le Real mais y a pas à dire, mes joueurs avaient faim ce soir. Comme quoi, il suffisait de leur pousser au cul. Deux victoires d’affilée, ça faisait bien longtemps.

La première partie de mon défi est réussie avec succès. Le plus dur reste une équipe que je connais bien, même très bien et qui a un potentiel humain exceptionnel. J’ai nommé Naples.

15ème journée: Naples – AS Rome



Un match attendu par toute l’Italie, presque par tout le globe. San Paolo vit un jour exceptionnel et cela se voit. Le stade est bondé, les couleurs romaines et napolitaines se marient parfaitement, une immense banderole est déroulée rien que pour moi. Quelle ambiance ! Ca me prend aux tripes, ma gorge se noue et les larmes me montent aux yeux mais je tente de résister. Ca en rajoute bien à ma pression et ça se ressent encore plus qu’à Reggina.



Une première mi-temps difficile. Les joueurs napolitains motivés par un public fervent, nous assènent d’attaque. On ne voit absolument pas le jour mais la chance est, pour le moment avec nous puisque le score restera nul et vierge à la pause.

Mon discours à la mi-temps est le même qu’à Reggina : « BOUGEZ VOUS, MERDE !!!! » Mon adjoint est surpris par la pression que je mets sur les épaules de mes joueurs et sa façon de lever les yeux montrent son désaccord.

60ème minute, Calaio se libère du marquage de Juan. Lavezzi effectue alors un centre millimétré sur la tête de son compatriote argentin. Doni est pris à contre-pied. 1-0

Je me tais, je reste de marbre même si au fond de moi, je bouillone de rage.

Cinq minutes plus tard, Defour d’une frappe lointaine crucifie mon gardien. 2-0

Deuxième but ! Magnifique certes, mais ma colère est immense. J’en peux plus, c’est le but de trop et cette équipe de minables, de bons à rien qui se trainent sur le terrain, je ne veux plus la voir. Je jette l’éponge, ce match ne m’intéresse plus, je m’en vais. Au mieux, cela aura le mérite de les secouer. Fou de rage, je traverse le couloir pour rentrer aux vestiaires hurlant et frappant violemment du pied, la bouteille d’eau qui se trouve sur mon chemin. Je claque la porte. Seul, j’hurle encore plus fort, je m’arrache mes vêtements comme pour m’arracher la peau, je jette tout ce que je trouve sur la table centrale, on aurait dit une femme en pleine scène de ménage. Ca aura duré une bonne dizaine de minutes. C’est mon poing sanglant, douloureux suite à un coup porté contre le mur qui m’arrête, m’apaise. Essoufflé, je m’assois en me prenant le poing avec l’autre main, comme pour soulager la douleur. J’adosse ma tête contre le mur, encore tout chaud. Ma respiration est rapide, mon regard est fixe, pris par le néant de ce plafond, le battement de mon cœur est haletant et mes tempes me le font avoir. Je sue, j’ai chaud, je suis épuisé...

En regardant mon poing, qui me fait souffrir, j’aperçois la télécommande, tombée durant ma crise, à mon pied. Je la regarde et après une brève hésitation, j’allume la télé en espérant un retournement de situation de mes protégés ; comme si mon départ en cours de jeu pouvait changer quelque chose. Mais la surprise ne fue pas au rendez vous puisque le résultat n’a pas changé et les 3 coups de sifflets viennent anéantir mes espoirs. Nous avons perdu. J’ai perdu. C’est le coup fatal, ce résultat me cloue au sol. Je me suis battu pourtant, avec les armes que j’avais, avec la force qui me restait. Mais je suis comme ce boxeur qui n’a plus de punch, plus d’énergie suite aux différents coups portés à son visage. Le chagrin m’a dévoré puis la honte m’a terrassé. Je suis tombé, je suis sonné mais je me suis toujours relevé jusqu’à cet uppercut qui me couche définitivement sur le ring. Ca y est, c’est finit, je dois assumer et tenir mes engagements.



Avant le retour de mes joueurs, je quitte lâchement les vestiaires qu’ils allaient rejoindre. Je ne veux pas affronter leurs regards déçus et accusateurs. Je préfère fuir pour me réfugier dans une autre salle. C’est devenu une évidence pour moi. Tout est clair, aussi clair que cette feuille assombrie par l’encre de mon stylo.

Citation:
Monsieur le Président,

J’ai le regret de vous transmettre, pour des raisons d’ordre personnel, ma lettre de démission…(...)

_________________
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
steve84
Réputation Mondiale
Réputation Mondiale



Inscrit le: 02 Nov 2007
Messages: 1171
Localisation: Camaret-sur-Aygues (84, France)

MessagePosté le: Mar 07 Oct 2008 20:12    Sujet du message: Répondre en citant

Bon ben merde alors, Bilou... Tu vas arrêter déjà ? C'est con, j'étais prêt à te suivre aussi longtemps que tu le pouvais. Shit, c'est le manque de commentaires qui te pousse à arrêter ou encore la perspective du 2009 ?

En tout cas, si cela est ton dernier episode avec la Roma, je te tire mon chapeau pour ta story... 107
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé MSN Messenger
Dr ZOULOU
Réputation Mondiale
Réputation Mondiale



Inscrit le: 08 Fév 2008
Messages: 1040
Localisation: Toulouse

MessagePosté le: Mer 08 Oct 2008 10:21    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne crois pas au dernier. Biloute se remet en question aprés chaque épisode, il cherche à progresser, et même si les commentaires ne sont pas à la hauteur numériquement, je ne vois que des compliments à chaque fois. Joli Nabil, j'aime assez cet épisode.

Je ne savais pas que la Roma jouaity en Jaune 100
_________________
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Raymond Lascience
Réputation Continentale
Réputation Continentale



Inscrit le: 05 Juin 2008
Messages: 607

MessagePosté le: Mer 08 Oct 2008 11:15    Sujet du message: Répondre en citant

Hello,

Alors, au début, j'étais un peu sceptique : Diego...le Roma...mouais...comment va t'il gérer ça...

J'ai tout lu et ça m'a franchement bien plu !
On rentre dans le personnage, ses déboires, les victoires, son détachement,...
L'extra-sportif est au niveau sans être trop présent.

Les matches sont très bien résumés, ni trop longs, ni trop courts.

Le style est en accord avec les sentiments de Diego... je n'ai pas remarqué beaucoup de fautes, la conjugaison est bonne...

D'où ma question : Diego est il entraineur de la Roma en vrai ?! Es tu l'écrivain désigné pour son autobiographie ?
Bon allez, j'exagère peut-être un peu...mais alors juste un petit peu.

Je n'aurais qu'un conseil à donner : ne démissione pas ;-)

Enfin une critique plus que positive, cela me motive à en lire d'autres !
_________________
http://www.footmanager.net/forum/ftopic10446.php
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
diego.54
Réputation Locale
Réputation Locale



Inscrit le: 09 Juil 2008
Messages: 37
Localisation: Près de Nancy

MessagePosté le: Mer 15 Oct 2008 17:39    Sujet du message: Répondre en citant

Bilou, j'ai un problème...

stp dis moi que la lettre de démission n'est qu'une péripétie à ton histoire ! 100
j'espère que ce n'est pas la fin parce que j'adore ta story... enfin bon c'est toi qui décide mais je suis prêt à signer la pétition pour empêcher la fin du retour du mythe...
_________________




http://diego54.labrute.fr/
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer l'e-mail MSN Messenger
Kisscolle
Réputation Régionale
Réputation Régionale



Inscrit le: 08 Fév 2008
Messages: 111
Localisation: Nantes

MessagePosté le: Mer 15 Oct 2008 18:46    Sujet du message: Répondre en citant

non mais en fait il met du suspense, sauf que son président va refuser sa démission !
_________________
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer l'e-mail MSN Messenger
diego.54
Réputation Locale
Réputation Locale



Inscrit le: 09 Juil 2008
Messages: 37
Localisation: Près de Nancy

MessagePosté le: Mer 15 Oct 2008 20:02    Sujet du message: Répondre en citant

le président refuse sa dem', Claudia's come back et hop hop hop notre Diego est dans les starting block prêt à en découdre avec tout et n'importe quoi 115
_________________




http://diego54.labrute.fr/
Revenir en haut
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Envoyer l'e-mail MSN Messenger
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    FootManager.net Index du Forum -> Vos Stories Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4
Page 4 sur 4

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum