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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 3605 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Mer 09 Avr 2008 8:34 Sujet du message: |
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Pour rejoindre Laulau et Verchain, ma curiosité de voir la suite tient surtout à ce que sera cette story. Est-ce que le bonhomme se focalisera sur le sportif, ou est-ce qu'il est et restera un magicien, capable de soigner une fracture de la jambe avec sa baguette magique (et Fm Modifier), est-ce qu'il fera des aller retours entre les mondes, etc etc.
Mais si c'est la 2ème solution qui est choisie, je crois que je finirais par décrocher. L'intro est osée, spectaculaire, et on avait jamais vu ça ici, après ça va être à toi de régler le degré de fantasy pour ne pas rebuter certains lecteurs (je ne suis pas du tout fan d'Harry Potter)
Bref, je crois que tout le monde t'attend pour la suite _________________
Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière. |
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VinchnzoRéputation Continentale


Inscrit le: 21 Fév 2007 Messages: 549 Localisation: région parisienne
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Posté le: Mer 09 Avr 2008 8:54 Sujet du message: |
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| Freshair a écrit: | @Vinchnzo : sympa la petite pub sur le bistrot  |
Mais de rien, tu le mérites. :D _________________ Avoir l'air con peut être utile, mais l'être vraiment serait plus facile. |
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Dr ZOULOURéputation Mondiale


Inscrit le: 08 Fév 2008 Messages: 1043 Localisation: Toulouse
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Posté le: Jeu 10 Avr 2008 16:16 Sujet du message: |
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Le début est étonnant, detonnant et intriguant...L'intro est magnifiquement ficelée...je suivrais avec attention...il est possible que je decroche...j'ai lu harry potter, il y a quelques temps, on verra bien je me souviens que Viktor n'était pas mon perso preféré...mais l'intro mets l'eau à la bouche...
mais une question: Kuranyi ça fait combien en noises ou en mornilles??? _________________
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FreshairRéputation Régionale

Inscrit le: 04 Nov 2007 Messages: 105
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Posté le: Jeu 10 Avr 2008 16:40 Sujet du message: |
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Sacquet.
L'été brille de ses derniers feux. Dans le bois de Federsberg, des cris résonnent. Des enfants profitent des chaleurs tardives. Le petit Markus et la jeune Anna zigzaguent joyeusement entre les arbres, sous les regards amusés de leurs parents. Ils évitent pourtant soigneusement le plus grand d'entre eux.
Plongé sous son canapé, Bourbon Sacquet n'y prête aucune attention. L'automne approche; un grand ménage s'impose. Le repousse-moldu s'occupe du reste. Le souvenir de sa conversation récente avec Viktor Krum n'entame pas sa bonne humeur. Pour l'assister au mieux, Bourbon transplane quotidiennement à la villa de Monsieur en lisière du bois.
Ce soir-là, Viktor s'agitait sur sa terrasse.
- " J'enrage, Bourbon!
- Calmez-vous, Monsieur. Asseyez-vous. Profitez de la douceur du soir.
- Assez!, interrompit Viktor, toujours debout. Je me trouve dans la même situation que Petar Mandkevi à la tête des Vratsa Vultures durant la saison 63-64 de Quidditch!
- N'exagérez pas!
- Les problèmes sont identiques. L'effectif est de qualité et étoffé. Pourtant, rien ne va. Les prestations de l'équipe sont médiocres.
- Vous avez besoin de temps. Il faut vous encore assimiler les subtilités de ce sport.
- Je n'ai pas ce luxe! Imperium ou pas, les dirigeants exigent le titre! Et les récents résultats me mettent déjà sous pression. Eliminé de la coupe de la ligue par Karlsruhe, défait 3 – 2 par Stuttgart, un rival.
- Vous n'avez pas été non plus épargné par les blessures; elles….
- Ah! Justement parlons-en, s'emporta Krum. Elles me privent d'atouts importants. Et pourtant! Un peu de repousse-os et de répare-os, et le tour est joué.
- Pas de magie! C'est la condition de notre sécurité, Monsieur.
- Je sais, se rembrunit Viktor. Quant à tes recrues…
- Comment ça?
- J'attends toujours qu'elles me prouvent leurs valeurs."
Bourbon Sacquet resta hébété. Il était très fier de son recrutement. Et n'avait aucune crainte sur les performances à venir de ces joueurs. L'impatience de Monsieur Krum le choquait.
- " Ce sont de jeunes footballeurs d'avenir, se défendit Bourbon, piqué au vif. Le prometteur milieu Dzsudzsak et le jeune défenseur Yefimov ont besoin de temps. Ils apporteront beaucoup à l'équipe. Et n'ont pas coûté cher. Le total de nos frais de transfert s'élèvent à 300 K. Nous avons de l'argent de côté pour renforcer l'équipe dans le futur. Si besoin est.
- Mais je veux des compétiteurs opérationnels maintenant. Seul Kewell l'est aujourd'hui.
- Vous verrez! Laissez le temps agir. Vous regretterez bientôt ces jugements hâtifs. D'ailleurs, l'équipe progresse match après match. Nous restons sur deux victoires consécutives. 3 – 0 contre Duisbourg et 0 – 2 contre Karlsruhe. Sans compter l'éclatante qualification 1 – 4 contre Hoffenheim en coupe d'Allemagne.
- Hoffenheim est une équipe de seconde zone. Et ces deux victoires font suite à deux nuls. 2 – 2 contre Hambourg et un honteux 0 – 0 à Cottbus. A onze contre neuf! Lamentable!
- Patience, Monsieur. Patience.
- Nous ne sommes que 7ème, Bourbon. A quatre longueurs déjà de la tête, soupira Viktor en s'asseyant. Seules les performances d'Altintop nous maintiennent à flots. Pour combien de temps?
- Vous y arriverez. Nous y arriverons.
- Je l'espère, Bourbon, je l'espère."
D'une voix tremblante, les yeux vers le ciel, Krum ajouta,
- "Rappelle-toi le sort réservé à Petar Mandkevi.
- Les Moldus ne sont pas aussi féroces", sourit Sacquet.
Bourbon attrape enfin son crin de licorne, glissé derrière la bibliothèque. D'un pas rapide, il se dirige vers le vestibule. Son ménage touche à sa fin. Il ne manque que la dernière touche. Face à ses ancêtres, une larme coule le long de sa joue. L'éclat retrouvé, Bilbo et Frodon Sacquet l'observent. A son tour, il ressent la charge et la fierté d'une quête. Un Sacquet! Un vrai!
Au dehors, le bois est désormais silencieux. Les cris ont cessé. Bourbon, fourbu, s'installe dans son vieux fauteuil. Une tasse de goléria revigorante à la main, il observe par la fenêtre le ballet des écureuils. Les petits rongeurs s'activent au pied des arbres. Tapis dans l'ombre, trois renards attendent leur heure. Excitée, la faim surprend Bourbon. Aussi heureux qu'un hobbit peut l'être, il se lève. Attrape sa canne à pêche et sort. La nuit s'est installée. Seules les lumières de la ville au loin troublent son obscurité.
Sautillant vers la petite rivière, Bourbon chantonne:
"Tremblez, tremblez, tremblez, vilains Mangemorts,
Car ce soir, un doux et fol espoir renaît.
Face à vous tous, se dresse le grand Viktor
Accompagné de son fidèle Sacquet."
A cet instant, Viktor Krum s'effondre sur son banc. Porto a vaincu Schalke 2 – 1 . Cette fois-ci, le dragon l'a terrassé. _________________ Pour ne pas soupirer à 40 ans, respirons à 20. |
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Cristiano-coachRéputation Continentale


Inscrit le: 07 Nov 2007 Messages: 772 Localisation: Montpellier
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Posté le: Jeu 10 Avr 2008 17:54 Sujet du message: |
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| Facon subtile de compter ses scores! Mais je trouve qu'on est passé vite de l'arrivée aux matchs enfin ce n'est que mon avis j'adiiore la qualité du récit donc... |
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FreshairRéputation Régionale

Inscrit le: 04 Nov 2007 Messages: 105
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Posté le: Jeu 10 Avr 2008 18:51 Sujet du message: |
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Oui, tu as raison. J'ai choisi de sauter toute la pré-saison. J'espère quand même que cela ne jure pas trop. _________________ Pour ne pas soupirer à 40 ans, respirons à 20. |
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FreshairRéputation Régionale

Inscrit le: 04 Nov 2007 Messages: 105
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Posté le: Mar 15 Avr 2008 13:12 Sujet du message: |
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Les coins sombres.
Viktor Krum erre dans les sous-sols crasseux du WeserStadion. La rencontre est achevée depuis un long moment déjà. De vieux néons au fonctionnement sporadique éclairent à peine ses doutes.
Son équipe vient de décrocher un méritant match nul 1 – 1 contre les locaux du Werder; une accalmie dans la tempête. Les joueurs ont quitté Brême sur un terrible bilan de sept défaites au cours des douze dernières rencontres. Tour à tour, Wolsburg ( 1 – 2 ), Hanovre ( 2 – 3 ), Dortmund ( 4 – 2 ) et le Bayern ( 1 – 3 ) l'ont humilié en championnat.
Viktor a subi par deux fois la loi de l'Inter Milan en ligue des champions ( 0 – 1; 3 – 2 ). L'AEK Athènes s'est aussi régalé de son incompétence ( 0 – 1 ). Avec quatre défaites en autant de matchs, ses rêves européens se sont déjà évaporés.
Les victoires contre Rostock ( 3 – 2 ), Bielefield ( 0 – 1) et Berlin ( 3 – 4 ) en coupe d'Allemagne sont les seuls rayons de soleil de ces deux derniers mois. Les supporters grondent; Andreas Muller ,le directeur sportif, se fait de plus en plus menaçant. L'hiver risque d'être chaud.
Ses pas le mènent dans un minuscule couloir. Sur les murs, la peinture verte passée s'écaille par endroits. Malgré l'obscurité, Viktor distingue la course des tuyaux au plafond. De l'eau coule des quelques fuites. Le silence règne; seulement troublé par le crissement de ses chaussures sur le sol souillé. Au fond du couloir, une seule porte se présente face à Viktor. Il l'ouvre difficilement. Et pénètre dans une salle d'eau. L'odeur est désagréable. Les champignons prolifèrent dans les coins. Viktor se regarde dans la glace qui lui fait face. De longs cheveux gris lui tombent sur de larges épaules. De profondes rides dissimulent son âge. Ses yeux bleus interrogent ses choix tactiques.
Krum multiplie depuis des semaines les formules perdantes. 4-2-3-1, 4-4-2, 4-3-3; toutes se révèlent impuissantes à combler les lacunes de l'équipe. Viktor a même osé un 4-1-3-1-1 pour résoudre les graves problèmes de sa défense, la plus mauvaise d'Allemagne. Les joueurs ne s'y retrouvent plus. Ces changements incessants sapent son autorité; et son adjoint Jevric ne l'aide en rien. De plus en plus de voix s'élèvent contre lui. La défiance règne.
Viktor en est réduit à demander l'assistance quotidienne de Bourbon malgré l'échec retentissant de son recrutement. Yefimov est trop tendre; Dzsudzsak est trop fragile; et Kewell, après un début de saison canon s'est effondré, abattu par le marasme ambiant. L'équipe est décevante. Certains joueurs ont déjà payé. Le gardien Neuer est écarté depuis quelques matchs après une série de prestations indignes. Des têtes tomberont encore. Un semblant d'équipe type se dégage :
Schrober – Rafinha, Krstajic, Bordon, Pander – Kobiashivili, Ernst, Barajmovic – Altintop, Kuranyi, Lovenkrands.
Jusqu'à la prochaine révolution tactique.
Viktor quitte la pièce. Des idées noires se bousculent dans sa tête. Son incompétence. Celle de Bourbon. Son avenir. Sa mission. Il gravit péniblement quelques marches. Un air vicié lui saisit soudain les narines. La puanteur est infecte. Anormale. L'odorat en alerte, Viktor rebrousse chemin et se laisse guider par les effluves. Il s'enfonce de plus en plus dans les entrailles du stade. Les couloirs se font de plus en plus sombres; l'odeur de plus en plus forte. Son estomac demande grâce; son instinct l'ignore. Viktor progresse difficilement dans la pénombre et cet atmosphère de fin du monde. L'odeur semble provenir de cette simple porte de bois face à lui. Par le trou de serrure, il n'y distingue rien. Viktor entend pourtant un léger sifflement. Il y a quelque chose à l'intérieur!
Le jeune sorcier recule un peu. Et renverse bruyamment un seau en métal abandonné dans le couloir. Un long grognement s'élève de la pièce. Viktor s'écarte. Un énorme bras violet fracasse la porte. Les éclats volent. A terre, Viktor aperçoit désormais le mystérieux locataire:
- "Un Troll Mésary!", s'écrie-t-il
Viktor s'enfuit; le Mésary à ses trousses. Il peine à le distancer. Son nouveau corps ne répond que partiellement aux exigences d'une telle situation. Son cœur s'essouffle à tirer son poids. Dans un éclair de lucidité, Viktor tente de transplaner. Echec. Il se rappelle alors une des particularité de Mésary. Le transplanage y est impossible à proximité. Il ne peut donc compter que sur ses muscles.
Il dévale des escaliers à toutes vitesses. Enchaîne les couloirs. Dérape sur une flaque. Se relève boitillant. Le troll se rapproche. D'un coup d'épaule, Viktor défonce une porte sur sa gauche. Longe les murs de la pièce à la recherche d'un échappatoire. Pris au piège!
Le Mésary se présente déjà dans l'embrasure. Acculé dans un coin, Viktor écoute les rugissements de victoire du monstre. D'un coup de tête, le monstre se crée un chemin vers sa victime. Les trois mètres du troll tiennent difficilement dans la pièce. Viktor sue à grosse gouttes et observe le corps difforme de son adversaire. Des touffes de poils gris y sont parsemées ici ou là. Des griffes s'approchent de son visage. Viktor s'apprête à rejoindre ceux tombés à la bataille de Poudlard, lorsque soudain:
- "Mais bien sûr! Comment n'y ai-je pas pensé plus tôt!", sourit-il
D'un geste vif, Viktor sort sa baguette magique de son veston. La pointe vers la troll et s'écrie distinctement :
- "Lumos"
Une lumière vive jaillit de la baguette et frappe le Mésary en pleine tête. La faisceau foudroie le démon. Un hurlement de douceur effroyable retentit. Le troll s'effondre. Viktor s'avance, parcourant le corps du troll du faisceau lumineux. Peu à peu, le Mésary se consume en un tas de cendres inodorantes.
Viktor sort enfin du stade. Il déambule épuisé dans la nuit. Quelques voitures circulent au loin. Il atteint un abris-bus. Il s'y assied, soulagé et inquiet. Des trolls rodent. Sa condition physique est plus que précaire. Ses réflexes de sorciers semblent ralentis par la promiscuité avec les Moldus. Schalke occupe la 12ème place.
- "Après les trolls, la Bundesliga…", soupire Krum avant de disparaître. _________________ Pour ne pas soupirer à 40 ans, respirons à 20. |
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VinchnzoRéputation Continentale


Inscrit le: 21 Fév 2007 Messages: 549 Localisation: région parisienne
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Posté le: Mar 15 Avr 2008 13:35 Sujet du message: |
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Pas mal, mais essaie de détailler les matchs (on est sur FM.net quand même )
Mais sinon le style est vraiment bon, c'est toujopurs très bien écrit.
Bonne continuation _________________ Avoir l'air con peut être utile, mais l'être vraiment serait plus facile. |
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Kid McDougalRéputation Nationale


Inscrit le: 29 Sep 2007 Messages: 328
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Posté le: Mar 15 Avr 2008 17:20 Sujet du message: |
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J'aime toujours autant ton style, très littéraire et très fluide.
Effectivement, les considérations technico-tactiques n'apparaissent que de loin en loin, mais tu les abordes avec beaucoup de recul et d'autodérision.
Attention quand même aux dirigeants de Schalke, ils ne sont pas réputés pour leur patience.
Bonne continuation |
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Cristiano-coachRéputation Continentale


Inscrit le: 07 Nov 2007 Messages: 772 Localisation: Montpellier
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Posté le: Mar 15 Avr 2008 18:19 Sujet du message: |
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Je sais pas si cette story ne va poas s'achever brutalement à cause des mauvais résultats. Ce serais dommage car j'aime beaucoup!
En revanche, certains matchs importants, vaudrait le coup d'être détaillés! |
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FreshairRéputation Régionale

Inscrit le: 04 Nov 2007 Messages: 105
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Posté le: Mar 15 Avr 2008 20:08 Sujet du message: |
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Merci pour les encouragements!!
Je comprends votre point de vue, Vinchnzo et Cristiano. J'ai peut-être un peu survolé les matchs . Je suis à la recherche du dosage adéquat.....
....pour être à la hauteur de FM.net. :D
@Kid, je vais me méfier des dirigeants du Schalke! _________________ Pour ne pas soupirer à 40 ans, respirons à 20. |
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FreshairRéputation Régionale

Inscrit le: 04 Nov 2007 Messages: 105
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Posté le: Dim 20 Avr 2008 14:38 Sujet du message: |
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Crises.
….Viktor Krum réapparaît dans sa cuisine. Les derniers évènements se bousculent toujours dans sa tête. Il se dirige vers le living, à la recherche d'un remontant. Karkaroff, son ancien mentor l'y accueille par un tonitruant "Avada Kedrava". Viktor, figé, fixe l'éclair vert s'apprêter à le frapper…
Krum se réveille en sursaut.
- "Mais que m'arrive-t-il?"
D'un regard, il constate les dégâts. Ses oreillers sont dispersés aux quatre coins de la chambre; la lampe de chevet est renversée; des vases sont brisés; sa couette gît au pied du lit. Viktor quitte ses draps trempés de sueur.
- "Je deviens fou, marmonne-t-il. Un Mésary, Karkaroff, la mort…Il faut que je me calme. Respire bien. Ce n'est franchement pas le moment de dérailler. Laisse les Mangemorts là où ils sont. Tu as déjà suffisamment de problèmes. Une dure journée t'attend."
Sous la douche, Viktor repense à la veille. Le match nul décroché par la grâce d'Asamoah face à Brême lui offre un peu de répit. Viktor espérait que ce résultat ressouderait l'équipe en proie aux doutes. Pourtant, le retour en bus s'est fait en silence; chaque joueur de son côté; sans échange; murés dans leurs rancœurs. Et le coup final. Andreas Muller, au terminus, devant la Veltins-Arena, le retient.
- "Viktor! Demain matin. Dix heures. Dans mon bureau. Avec ton adjoint."
L'eau devenue froide interrompt le flot de ses pensées. Krum rejoint sa chambre; et d'un mouvement de baguette, efface le désastre de sa nuit.
Viktor avale sans férir son petit déjeuner moldu. Les doutes n'ont jamais troublé son appétit. Il ne savoure pourtant pas autant qu'à l'accoutumée. Il craint son entrevue avec Muller, un homme que les vingt années passées au club ont rempli de certitudes. Les rumeurs vont bon train; et Bourbon, d'ordinaire si jovial, se raidit de jour en jour. Krum songe d'ailleurs à l'avertir de la réunion. Puis se ravise. Il doit affronter seul le danger. Andreas Muller n'est, après tout, pas aussi dangereux que certains membres de la communauté magique.
En quittant sa villa, Viktor repense à son rêve.
- "Un troll Mésary dans les sous-sols d'un stade! Bizarre! A vérifier quand même. A l'occasion."
Viktor Krum arpente les couloirs déserts du Ernst-Kuzzora-Weg. En ce dimanche matin, le calme règne dans l'immense bâtisse du Schalke 04. L'esprit de Viktor est, lui, le théâtre d'une violente tempête. Les tons neutres du bâtiment ne l'apaise pas. Murs gris et moquette bleue n'y peuvent rien. L'ombre d'une menace plane.
Viktor ne veut pas perdre sa place. Il revit l'émotion ressentie lors de la rencontre inaugurale face à Hambourg; soixante mille spectateurs l'acclamant lui et son équipe. Les soixante mille moldus faisaient plus de bruit que cent mille sorciers. Des larmes perlaient chez certains. D'autres priaient. Un agréable frisson avait secoué son corps; en tout point similaire à celui ressenti au coup d'envoi de la finale perdue face à l'Irlande lors de la coupe du monde 1994 de Quidditch. La passion du sport, l'ivresse de la compétition, la fierté des Krum, l'honneur des sorciers;Viktor ne veut définitivement pas perdre sa place.
Des éclats de voix traversent le mur. Muller et Jevric sont déjà en pleine conversation. Devant la porte close, Krum prend une longue inspiration. Et entre.
- " Ah! Alors, tu la vois celle-là?"
Andreas Muller le fusille du regard. Viktor hésite à reculer. Debout derrière son bureau, Muller, en complet gris, lui fait signe d'avancer. Jevric est déjà assis. Viktor le rejoint.
- "Cette coupe, c'est la relique du dernier championnat remporté par le club", reprend Muller
Sur le bureau en bois vernis, trône un trophée. Beau. Eblouissant. Seul. Planté là comme un défi aux deux responsables de l'équipe.
- "Elle date de 1958. Un long moment déjà. Et c'est pour en remporter une autre que tu es là, Viktor. Alors, crois-tu vraiment pouvoir accéder à nos demandes?
- Nous traversons une passe difficile…, essaye Krum.
- Je sais!, tonne Muller, agacé. Je l'ai remarqué. Comme tout le monde! Les supporters tapent des pieds. Les journalistes se moquent. Et les adversaires ricanent. A Munich. A Brême. A Berlin. Tous se réjouissent.
- Les joueurs doutent…
- Arrête! Bien sûr qu'ils doutent! Tu multiplies les choix tactiques; n'alignes jamais la même équipe; déplaces les joueurs d'une position à l'autre. Tu tâtonnes, Viktor, tu tâtonnes. Et c'est très grave! Nous voilà au 4-3-3 depuis deux matchs, maintenant…
- Je crois beaucoup au 4-3-3, se défend Viktor. Le nul face au Werder et l'héroïque défaite face à l'Inter prouvent que ce système est à l'heure actuelle le meilleur pour l'équipe.
- Et bien, il était temps, non! Après trois mois de compétition! Qu'est-ce c'est que ce travail? A quoi t'as-t-elle servie, la pré-saison? Si tu n'es pas assez compétent pour jauger le niveau de ton équipe, fais-toi aider!
- Mais….je…euh…kè….kès…qu'est-ce que je dois comprendre?, balbutie difficilement un Viktor Krum blême
- Douzième, Viktor, douzième!, s'emporte Muller. Avec une qualité de jeu indigente, en plus! Franchement, je n'ai jamais compris pour quelle raison le président t'avait imposé cette saison. Mais ma patience a des limites.
Viktor rougit. La colère monte petit à petit. Et ses doigts tripotent de plus en plus nerveusement sa baguette magique restée dans sa poche. Il fusille à son tour Muller du regard.
- Nous….nous avons aussi été trompés par certains joueurs, intervient timidement Jevric. La défense est sinistrée. Krstajic et Bordon ne jouent pas leur rôle. Leurs prestations sont tout juste passables. Pander et Rafinha n'y sont plus. Ils ont des rêves d'ailleurs.
- Eh bien, virez-les!
- Mais nous n'avons personne pour les remplacer, Andreas. Les joueurs d'appoint sont bien trop faibles, reprend l'entraineur-adjoint.
- C'est votre problème! Comment croyez-vous que j'ai remporté deux coupes d'Allemagne en 2001 et 2002 avec ce club? J'ai bossé. Passé des nuits sans sommeil. Retourné les problèmes dans tous les sens. Et à chaque fois, trouvé les solutions. J'ai fait des choix! Faites-en! Par contre, faut me remettre Neuer dans les buts.
- Hein?!", s'exclament Krum et son adjoint.
Les deux hommes se regardent un instant, interloqués. Puis se retournent vers Andreas Muller. Celui-ci leur tournent désormais le dos. Il contemple par l'immense baie vitrée qui barre la pièce les rues vides de Gelsenkirchen.
- " Tu parlais d'indigence à l'instant Andreas, rétorque calmement Viktor. Manuel Neuer y a grandement contribué. Ses prestations ont été catastrophiques. Je ne te comprends pas. Tu nous demandes des choix. Puis tu contestes ceux déjà faits.
- Je connais Manuel depuis tout gosse. Je l'ai vu grandir. Passer par toutes les équipes du club. C'est l'avenir du club. Son image. Le lien entre toutes ses composantes.
- Il n'est pas au niveau!, confirme Jevric. Il doit mûrir encore un peu. On ne peut pas hypothéquer la saison du club pour une question de symbole.
- Ecoutez-moi bien, les rigolos! Vous n'allez quand même pas me faire la leçon! J'ai donné vingt ans à ce club. J'y ai gagné des titres comme joueur et entraîneur. Nationaux et européens. J'ai ce club au corps. Et je ne vous laisserai me saigner!
- Je…tente Viktor
- Taisez-vous! Neuer est excellent. On ne peut pas en dire autant de toutes vos recrues. Vous n'avez sûrement pas su le mettre dans les meilleures dispositions. Tout comme Rakitic, que vous ne savez pas utiliser. Alors, très bien! Faites vos choix! Mais attendez-vous à les assumer jusqu'au bout!"
Jamais personne n'avait parlé sur ce ton à Viktor. La main droite crispée sur sa baguette, il récite mentalement quelques formules trouvées dans un livre acheté, il y a quelques temps, chez Barjow et Beurk.
- " Redressez la barre! Et vite! Je vous laisse encore quelques semaines. Le président est disposé à faire un effort lors du mercato pour sauver la saison. Tu as une sacrée chance, Viktor. Dix millions d'euros seront disponible pour renforcer l'équipe. Tâche d'être encore au club pour pouvoir les dépenser!", conclut Andreas Muller.
Rouge de colèrer, Muller sort de la pièce et lance avant de claquer violemment la porte :
- "Restez un moment ensemble, les gars. Réfléchissez Et regardez bien le trophée. Cinquante ans d'histoire s'impatientent. Je vous ai à l'œil!"
Viktor Krum, songeur, ne sent pas la pluie d'hiver frapper son visage. Il observe Bourbon Sacquet pêcher. Il n'a rien mangé depuis ce matin. La réunion avec Muller le hante encore.
- " Bourbon?
- Chut!!
- Je crois que les Mangemorts ne sont pas aujourd'hui la seule menace qui pèsent sur nous, reprend Viktor. Andreas Muller en est une aussi. Et bien plus imminente.
- Allons, allons, Monsieur. N'effrayons pas les poissons avec cela", sourit maladroitement le hobbit. _________________ Pour ne pas soupirer à 40 ans, respirons à 20. |
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GeorgesRéputation Locale


Inscrit le: 27 Fév 2008 Messages: 19
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Posté le: Dim 20 Avr 2008 15:48 Sujet du message: |
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j'adore le "hurlement de douCeur" du troll... :D
c'est vraiment bien, j'aime beaucoup, dommage que les résultats ne suivent pas _________________ Recherche Gentil Forumeur pour une Signature story, MPisez moi  |
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VinchnzoRéputation Continentale


Inscrit le: 21 Fév 2007 Messages: 549 Localisation: région parisienne
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Posté le: Lun 21 Avr 2008 8:20 Sujet du message: |
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Tu nous fais quoi là?!!! :x
Tu as intérêt à améliorer tes résultats. Je n'ai pas envie que ta storie s'arrête!
J'espère que tu as réussis à trouver la bonne tactique et que tes résultats vont bien s'améliorer.
En tous cas, c'est toujours bien écrit.
Bonne continuation.  _________________ Avoir l'air con peut être utile, mais l'être vraiment serait plus facile. |
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FreshairRéputation Régionale

Inscrit le: 04 Nov 2007 Messages: 105
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Posté le: Dim 04 Mai 2008 14:53 Sujet du message: |
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Fidèles lecteurs, je n'ai en ce moment plus vraiment le temps d'écrire. Je pense donc mettre en sommeil cette story pour la reprendre un peu plus tard. Je vais en faire la demande auprès des modos.
Je précise que je n'abandonne pas la story mais le temps me manque; et je n'ai pas envie de bacler la suite de la rédaction.
Je vous remercie pour tous vos commentaires; et on se retrouve d'ici quelques semaines pour suivre les tribulations de Viktor Krum à Gelsenkirchen. _________________ Pour ne pas soupirer à 40 ans, respirons à 20. |
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FreshairRéputation Régionale

Inscrit le: 04 Nov 2007 Messages: 105
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Posté le: Ven 16 Mai 2008 8:27 Sujet du message: |
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Au Terrier.
Un rayon de soleil, entre les rideaux entrebâillés, dévoile un ballet poussiéreux . Une lumière rougeoyante éclaire la chambre. Une couette remue; le ballet devient tempête. Hermione Granger, à demi couverte, s'éveille lentement. Ses cheveux ébouriffés cachent son visage. A plat ventre, elle cherche quelque chose de sa main droite. Le lit est vide. Ron Weasley est debout depuis quelques heures.
Le ministère fait relâche aujourd'hui; et Hermione entend bien profiter de sa journée. D'un pas déjà alerte, elle rejoint l'unique fenêtre de la chambre. A travers les rideaux tirés, elle contemple désormais la campagne britannique. Les champs vallonnés s'étendent sur les miles alentours. Quelques arbres décharnés trahissent ce désert coloré. Soudain, des hurlements brisent le calme du matin. Hermione aperçoit Ron dégnommer le jardin. Encore et toujours. Depuis des semaines, Ron dégnomme avec une rare férocité. Les gnommes voltigent dans tous les sens; s'écrasent bruyamment dans les champs voisins; les rescapés s'enfuient. Et Ron ricane; d'un rire qui glace les sangs.
Toute à son effroi, Hermione distingue une ombre sur le ciel cotonneux. L'ombre s'approche. Vite. Fond sur elle. C'est un hibou! Hermione a juste le temps d'ouvrir la fenêtre. Le messager pénètre avec fracas dans la pièce; dérape sur le sol ciré; et termine sa course sous le lit.
-" Pattenrond! Non!", hurle Hermione.
Le chat roux émet un grognement désabusé. Il recule et se dégage du lit. Il regagne d'un bond le haut d'une bibliothèque débordante. Le regard en coin, il observe sa maîtresse se précipiter au chevet de son petit déjeuner.
-" Oh, mon pauvre petit! J'espère que tu ne t'es pas fait mal, minaude Hermione, un minuscule hibou entre les mains. Mais qui es-tu? Et qu'est-ce…"
A cet instant, le hibou noir s'échappe de l'étreinte affectueuse de la jeune fille et file sous le lit.
- "N'aie pas peur, mon pauvre! Je ne te veux aucun mal…et Pattenrond non plus, d'ailleurs!"
Le chat frémit. Rentre ses griffes. Le vol d'un gnomme devant la fenêtre atténue sa frustation. Hermione, accroupie au pied du lit, entend l'animal s'agiter en dessous. Elle insiste:
-"Sors de là! Je vais m'occuper de toi et Madame Weasley te préparera bien quelque chose…Allez…"
Deux pattes apparaissent. Suivies de plumes.
- "Et ben, tu en as mis du temps. Il…"
La jolie sorcière s'interrompt. Le hibou se dirige vers elle, tirant par son bec une grande enveloppe brune.
- "Une lettre! C'est pour cela que tu es là. Et bien ,voilà un messager bien consciencieux."
Hermione, intriguée, étudie l'enveloppe. Aucune inscription. Pas d'indication de provenance. Pas d'odeur particulière. Elle n'attendait aucune correspondance ce matin. Elle espère juste qu'il ne s'agit pas d'une nouvelle lettre de menaces. Hermione appréhende toute correspondance mystérieuse. Ses débuts au bureau d'études moldues ont été marqués par une campagne de lettres anonymes piégées et calomnieuses. L'auteur des faits, une membre du ministère jalouse de sa promotion, a vite été démasquée; mais Hermione en conserve une appréhension.
Le cœur serré, elle décachète l'enveloppe et en ressort une longue lettre. De ses doigts fébriles, elle ouvre et sépare les feuillets. Son cœur respire. Elle reconnaît l'écriture.
-"Viktor!", s'exclame-t-elle.
En pyjama, elle s'installe sur le lit. Assise en tailleur, la lettre étalée devant elle, elle caresse le petit hibou lové dans sa main gauche. Et commence sa lecture. Pattenrond, désormais sur le rebord de la fenêtre toujours ouverte, tente de griffer les gnommes volant à proximité.
Chère Hermione,
La vie de moldu n'est pas de tout repos. Je me demande tous les jours comment tu as pu vivre dans ce monde tant d'années. Et comment tu peux y retourner régulièrement. Voici déjà six mois que je suis parti. Les fêtes de fin d'année approchent et je me sens seul. Il neige ce matin sur Gelsenkirchen; pourtant le spectacle des enfants gambadant joyeusement ne me touche guère. L'exil me pèse. Les plaisirs sorciers me manquent. Ce monde est si étrange. Je m'y sens un peu comme un cracmol. A la fois dedans et dehors. En ce monde et au-delà. Ou plutôt en-deçà. J'y vis sans le saisir.
Le sel de cette vie m'est inaccessible; tout comme les cracmols ne pourront jamais appréhender totalement le monde sorcier. Nous tentons de tracer nos chemins. Aveugles aux balises de ces mondes . Nous sommes incomplets. Il nous manque quelque chose, l 'essence du lieu qui nous unit aux autres et éclaire nos routes.
Les cracmols m'apparaissent sous un jour différent. Les soutiers du monde sorcier sont des héros. Des héros du quotidien. Ils puisent chaque matin, je ne sais où, la force de vivre parmi d'Autres. Ils sont conscients de" l'infériorité" qu'ils renvoient pour certains, dont j'ai pu faire partie à Durmstrang à une époque. Chaque jour est une survie dans un monde construit malgré eux. Une part de leur vie leur est à tout jamais étrangère. Ils ne s'accompliront sûrement jamais totalement parmi nous; mais ils continuent.
Rusard est un modèle désormais pour moi. Il n'a jamais abandonné malgré sa frustration originelle et a grandement contribué au prestige de Poudlard, au grand dam de jeunes sorciers parfois imbus de leurs capacités (n'est-ce pas Hermione?). Incapables d'accéder pleinement au monde sorcier, lui et les siens agissent tous les jours pour l'ordonner, le préserver, l'améliorer pour l'Autre.
C'est chez lui que je puise chaque jour la force vitale de poursuivre malgré les vicissitudes du monde moldu. Je le lui dois. Je le dois aussi aux moldus. Aller au bout de la mission pour les préserver des Mangemorts.
Même si leur monde m'est étranger, il ne m'est finalement pas indifférent. Même si les moldus m'ont raillé, moqué, méprisé depuis mon arrivée, voire menacé pour l'un d'eux, je ne peux ni les abandonner à leur sort ni baisser les bras. Les cracmols vivent parmi nous. Je dois vivre et réussir chez les moldus.
Parce que, oui, douce Hermione, j'échoue aussi! Le football semble m'être aussi éloigné que te l'est le quiddicht. Mes débuts ont été catastrophiques, et je dois au soutien moral de mon fidèle Bourbon Sacquet (un étrange être dont je te parlerai peut-être bientôt) le fait de pouvoir t'écrire aujourd'hui du Bois de Federsberg. Je subis des pressions de toutes parts, et sans lui, ma vie ici aurait été un enfer. Mes supérieurs grognent. Mes joueurs rechignent.
Pourtant, je sens depuis quelque temps un léger frémissement. Les derniers résultats sont encourageants. Nous avons concédé une seule défaite au cours des six derniers matchs, 2 – 0 contre Hertha Berlin. Ma nouvelle organisation tactique en 4 – 4 – 3, adaptée de l'attaque en faucon que nous pratiquions en équipe de Bulgarie, porte ses fruits et libère des énergies nouvelles. Mes ailiers, Lovenkrands en tête, explosent et propulsent l'équipe. J'ai remporté mes premiers points sur la scène européenne à l'occasion de leur compétition majeure, la Ligue des Champions, qu'ils l'appellent. Le match nul 1 – 1 face à l'AEK Athènes et surtout la victoire 2 – 0 face à Porto ont ravi les supporters, même si l'aventure continentale s'arrête là malgré tout.
L'équipe a ensuite bonifié cette bonne série par de bons résultats en championnat. Victoires contre Bochum ( 0 – 1 ) et Francfort ( 0 – 3 ), nul contre Leverkusen ( 1 – 1 ), je respire un peu mieux. Seulement un peu mieux. L'équipe ne pointe qu'à la dixième place, bien loin des objectifs de début de saison.
Tu ne t'ennuies pas trop? J'espère que ces résultats ne t'ont pas lassée. Je souhaitais t'en faire part. Ton père est un moldu, alors peut-être as-tu déjà eu l'occasion de t'intéresser de près ou de loin au football. Et puis, j'ose croire que tu t'intéresses un peu à mon sort. Je mise aussi secrètement sur ta sagacité pour m'aider au cas où.
Je crois qu'il est temps pour moi de te laisser vaquer à tes occupations de jeune sorcière. Et moi aux miennes. Les semaines à venir seront longues et chargées. Les prochains jours seront cruciaux. Les joueurs sont partis en vacances. Je suis seul pour assurer la pérennité du club. Le football ne se joue pas que sur les prés. Le mercato, cette période laissée aux équipes pour se renforcer, s'ouvre bientôt. Et mon président me conseille vivement de m'y disitnguer.
Je t'envie, tu sais. Tu possèdes les clefs de ton avenir, lorsqu'il me faut forcer les portes. N'hésite pas à m'écrire. Agis discrètement. Je te laisse le petit hibou. Il s'appelle Sam (une idée de Bourbon). Il saura où retrouver ses maîtres.
Embrasse tous les autres,
Je t'embrasse,
Viktor.
Les yeux dans le vague, Hermione fixe les feuillets.
-" Aïe!, la déprime le guette. Je devr…mais…un instant Sam, je…veux-tu cesser de gesticuler, tu me griffes.."
Les serres de l'animal écorchent les mains d'Hermione. Son bec s'ouvre et se ferme. Il pousse de petits cris. Hermione comprend.
-" D'accord, tu as gagné. Allons voir ce que Madame Weasley a pour toi."
Hermione se lève. Le chahut du jardin a cessé. Ron a disparu. La main sur la porte, elle tend l'oreille. Des bruits proviennent du grenier, au-dessus. Elle reconnaît le pas de Ron. Et son ricanement immédiatement suivi de celui de la Goule. Pattenrond frissonne.
- "Encore avec elle!", s'inquiète Hermione.
Hermione regagne finalement le lit et ramasse la lettre qu'elle range délicatement dans un coffre. Un coffre à elle seule. _________________ Pour ne pas soupirer à 40 ans, respirons à 20. |
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GeorgesRéputation Locale


Inscrit le: 27 Fév 2008 Messages: 19
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Posté le: Sam 24 Mai 2008 12:25 Sujet du message: |
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très classe l'épisode  _________________ Recherche Gentil Forumeur pour une Signature story, MPisez moi  |
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FreshairRéputation Régionale

Inscrit le: 04 Nov 2007 Messages: 105
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Posté le: Mar 19 Aoû 2008 17:56 Sujet du message: |
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Spotlights.
Les graviers volent. Viktor Krum aperçoit le taxi s'immobiliser brusquement devant l'entrée. La main sur la porte, il s'apprête à le rejoindre. Bourbon le retient.
- "Ce n'est pas une bonne idée, Monsieur.
- Vraiment ?
- Vous ne devriez pas y aller. Vous ne les connaissez pas. Les journalistes sont retors. S'exposer ainsi, affaibli par nos résultats, est dangereux.
- Parce que tu crois vraiment que je ne connais pas les journalistes. T'entends-tu parler? J'ai mené des années durant l'équipe nationale de Bulgarie. Je suis le plus grand joueur de Quiddicht. J'ai fréquenté les journalistes des centaines de fois. Je les ai reçu à Durmstrang pour des interviews, des portraits.
- Mais…enfin…ce ne sont pas les mêmes conditions, bredouille Bourbon. Vous…vous étiez au sommet alors, dans votre…monde.
- Et quoi?, interrompt Krum d'une voix calme. Je comprend ta sollicitude, mais n'ai crainte. Les journalistes sont retors. Les sorciers aussi. Imagine donc un journaliste sorcier. Nous en avons quelques spécimens. J'ai affronté Rita Skeeter maintes et maintes fois. Je saurai faire face.
- Puisse le Lion vous entendre!
- Je n'ai plus le choix! Qu'importe le Lion! Je ne dois plus subir les événements. Ces six derniers mois sont une leçon. La trêve m'a ressourcé. Je ne peux plus être ici et ailleurs. Dans l'entre-deux monde, je suis inefficace. Mes missions m'imposent des choix. Leurs succès passent par une assimilation complète de ce monde. La confrontation avec les media est une composante du milieu. Un jour ou l'autre, elle viendra. Je préfère choisir ce jour!
- Je vous comprends. Monsieur Schakleboat souhaitait que vous ne fassiez qu'un avec le système. Votre abnégation est tout à votre honneur mais…
- Sont-ce nos craintes qui nous ont débarrassées de Voldemort? Potter en éprouvait sûrement; pourtant son courage et son intrépidité nous ont sauvé…jusqu'aujourd'hui. Le temps des craintes a vécu. Je me suis comporté comme un enfant six mois durant, pleurnichant, hésitant. A chaque quête ses dangers! C'est le grand saut Bourbon! Cette vie commence enfin. Sauver Schalke et découvrir les noirs desseins mangemorts…."
Viktor Krum s'interrompt. Au dehors, le chauffeur de taxi s'impatiente et d'un pas décidé attaque les premières marches du perron. La sonnette retentit aussitôt.
- "Cache-toi vite!", siffle Viktor
Au moment d'ouvrir la porte, Viktor entend Bourbon lui glisser :
- "Et surtout, souriez."
Le trajet jusqu'au siège de la ZDF se déroule dans le plus grand calme. Ses pensées sont un écran plus efficace entre lui et le chauffeur qu'une vitre souillée. Deux jours avant la reprise, Krum a rendez-vous ce matin; il fait sa première véritable apparition médiatique: un court enregistrement pour l'émission Mensch und Fussball.
Viktor a posé ses conditions. Du football. Rien que du football. Un bilan des semaines passées. Un point sur l'avenir. Mais rien de personnel. Pourtant peut-il faire confiance à ce journaliste, Hans-Dieter Merk? La conduite sportive du chauffeur l'empêche de pousser un peu plus loin l'investigation. L'arrêt est brutal. Le jeune sorcier quitte le taxi en se frottant le front. Ses pensées ne le tracassent pas tant; mais sa rencontre avec le dossier du siège avant lui laissera sans aucun doute une belle bosse.
Viktor entre déterminé dans le bâtiment de la ZDF. Des hommes et des femmes, la plupart jeunes, courent d'un bout à l'autre du vaste atrium qui tient lieu de hall d'accueil. La pièce est étonnamment claire malgré la lumière blafarde de janvier. Sur la gauche, une compagnie d'hôtesses renseigne au desk les visiteurs; et les oriente le plus souvent vers les sept ascenseurs qui leur font face. Viktor s'approche et décline son identité.
- " Quelqu'un arrive vous chercher, Monsieur Krum, lui annonce une petite blonde. Un instant."
Viktor patiente quelque peu tendu. Il déambule puis s'assied au bord d'un grand bassin encadré de deux escaliers de verre menant à l'entresol en mezzanine. Il effectue quelques exercices de respiration; s'interroge sur la signification de la statue fontaine; tente de comprendre le rôle des acteurs de cette ruche atrium. Cette moldulogie le détend et le rapproche surtout d'Hermione, phare de sérénité. Le calme l'envahit peu à peu; Viktor ferme les yeux; se laisse aller; puis sent une présence.
- "Monsieur Krum?
- Oui, répond-il les yeux toujours clos.
- Je suis Lilya. Je vais vous accompagner au plateau. Veuillez me suivre, s'il vous plaît."
Viktor ouvre les yeux et se retrouve face à une magnifique jeune femme. Jupe noire, corsage rose, elle lui adresse un sourire avenant. Viktor remue sa vieille carcasse moldue et suit sans un mot sa guide. Quelques ascenseurs et labyrinthes de couloirs plus tard, les voici face à l'entrée du studio. Lylia s'arrête.
- "C'est ici!
- Ah!, très bien, sourit Viktor.
- Premier passage télé, n'est-ce pas?
- Oui, vous avez l'œil, dites donc! Emission Mensch und Fussball!
- Oh! Question d'habitude! Vous allez rencontrez Hans-Dieter Merk. Tout se passera bien; mais disons, qu'il a son style…
- Ah!, gémit faiblement Viktor.
- Ne vous inquiétez pas, reprit Lylia lui tapotant délicatement l'épaule. Rendez-vous au maquillage, première porte à gauche en entrant dans le studio, on vous y expliquera mieux que moi la suite du programme. Bonne chance."
Et Viktor trouve dans ses grands yeux verts son dernier réconfort.
Vingt minutes plus tard, Viktor découvre enfin le plateau d'interview. Deux fauteuils noirs siègent face à face sur fond et moquette noir. L'activité y est intense. Le personnel, toujours jeune, s'agite dans tous les sens; s'interpelle à grands cris. Viktor enjambe avec précautions les fils électriques courant dans tous les sens; une chute est si vite arrivée. Il aperçoit de multiples groupes lancés dans des conversations animées. Soudain, la foule semble se fendre. Un homme grand et tanné, au brushing impeccable se dirige à grands pas vers Viktor, un large sourire aux lèvres. La confiance irradie son visage.
- " Monsieur Krum! Je suis ravi de faire votre connaissance. Depuis le temps que nous vous courrons après! Vous êtes très mystérieux vous savez!
- La discrétion semble effectivement être une de mes qualités, répond Viktor lui tendant la main.
- Enfin, quand même, depuis le temps! Et puis…..j'espère pour votre équipe que la discrétion n'en pas la seule de vos qualités, rigole un Hans-Dieter en grand forme, clin d'œil à l'appui.
- Allez savoir!
- Et bien, justement! Je veux tout savoir! D'où venez-vous? Vous m'intriguez. Personne ne vous connaît. Vous semblez être né hier.
- Là d'où nous venons n'a que peu d'importance, Monsieur Merk. Seul compte là ou nous allons, pense conclure Viktor.
- Pourtant le point de départ permet de mieux comprendre les chemins empruntés. Des chemins parfois tortueux, Monsieur Krum.
Viktor ne peut répondre. Une jeune fille interrompt la conversation. L'interview va bientôt commencer. Le plateau se vide, laissant les deux hommes face à face. Derniers sourires.
- "Viktor Krum, bonjour! Tout d'abord merci de réserver à la ZDF l'exclusivité de votre première interview.
- Mais c'est avec grand plaisir, Hans-Dieter!
- Plaisir, plaisir, c'est vite dit. Je pense que vous auriez préféré intervenir dans d'autres circonstances que celles d'aujourd'hui. Avec peut-être une équipe un peu mieux classée, ironise le journaliste.
- Le plaisir se prend là ou il est. Il suffit de le trouver…
- Oui d'accord mais parlons foot, interrompt Merk. Pour la philosophie et les sens de la vie, on verra plus tard. Vous êtes donc à la tête de Schakle 04 depuis juin dernier. Vous pointez à la dixième place après une première moitié de saison que certains qualifieraient volontiers de décevante. Alors comment vous sentez-vous?
- Vous aurez sûrement constaté une nette amélioration ces derniers temps. L'équipe joue mieux; les joueurs se trouvent; les résultats suivent. Le vite est l'ennemi du bien. Nous prenons donc notre temps. Aujourd'hui la machine est lancée; je vous promets une grande poule retour. L'Europe est toujours à notre portée.
- Ah bon! Si haut! Vous adressez-vous à moi ou à vos supporters?, lance Merk l'air dubitatif.
- Pardon?, se crispe Vitkor.
- Votre équipe joue mieux, certes, mais tout de même, elle est loin d'accrocher l'Europe. Des progrès sont absolument indispensables.
- Je n'ai jamais affirmé que l'équipe actuelle pouvait décrocher l'Europe, se défend Viktor. J'affirme simplement que la dynamique de groupe laisse entrevoir des jours meilleurs. Le classement dont vous me parlez n'est qu'un instantanée. Il résume les semaines précédentes mais ne transcrit en aucune manière la dynamique positive de l'équipe. Vous verrez que nous finirons devant certains clubs aujourd'hui mieux classés car nous aurons su cultiver cet esprit.
- Soit!, va pour l'équipe. Mais le club bénéficie-t-il vraiment de cette dynamique comme vous dites? Des rumeurs font état de graves dissensions entre vous et Andreas Muller le manager.
- Rumeurs et dissensions sont les épices de la vie collective, se rattrape difficilement Viktor qui accuse le coup. Comment ce journaliste est-il au courant? Andreas et moi avons d'excellents rapports et travaillons ensemble dans l'intérêt du club. Quelques divergences existent; tout comme entre vous et vos collègues. Et pourtant la ZDF est toujours debout.
- Le génie de l'architecture allemande Monsieur Krum! rigole à nouveau Merk. Mais vous, êtes-vous un bon architecte? Le mercato est l'occasion idéale de remodeler l'équipe, de corriger les légers déséquilibres pour cultiver, selon vos termes, une dynamique.
- Nous avons effectivement beaucoup travaillé cet hiver pour renforcer l'équipe et continuer à progresser. Le président a consenti un effort important et m'a laissé carte blanche. En collaboration étroite avec mon ami Andreas, cela va sans dire.
- Vous perdez surtout deux joueurs historiques du club. Cela n'a pas du faire plaisir ni aux supporters ni à Andreas Muller très attaché aux valeurs du club.
- Les valeurs du club ne sont aucunement menacées par ces départs. Gustavo Varela et Soren Larsen ne sont apparus que deux et sept fois en équipe première. Leurs transferts à Empoli pour 3.3 M. et à Blackburn pour 8 M. nous ont permis de travailler sereinement sur le marché.
- Trois buts et deux passes décisives en sept petites apparitions! Larsen aurait peut-être pu mériter un peu plus de crédit, persifle Hans-Dieter Merk.
- Ce sont mes choix, coupe Krum. Je les assume. Gros salaires. Gros transferts. Je n'hésite pas. Pisano rejoint quant à lui Crotone pour 55 K.
- Alors qui pour les remplacer? Les supporters peuvent-ils espérer rêver à la VeltinsArena en 2008?
- Quatre joueurs nous rejoignent. Je ne sais pas si ils nous feront rêver en 2008. Tout ce que je souhaite c'est qu'ils nous fassent gagner dès cette année et pour longtemps. Ils sont tous jeunes, déjà performants et en progression constante…
- Alors?, s'excite Merk.
- Deux jeunes attaquants pour pallier le départ de larsen et titiller un peu Kuranyi dont j'attends plus. Des profils différents qui offrent des possibilités multiples à l'équipe. Toto Tamuz du Betar Jerusalem pour 3.2 M. et Mauro Zarate pour 4.2M..
Le milieu de terrain voit l'arrivée d'Anton Sosnin du Zénith, signé dès juillet pour 200 K. mais bloqué en raison de son trop jeune âge. Il est le futur grand meneur du club; et il doit faire comprendre à Rakitic que nous ne l'attendrons pas éternellement.
Ever Banega de Boca Junior nous rejoint également pour 6 M.. A charge pour lui de combler quelques unes des nos lacunes défensives et compenser l'éventuel départ de Fabian Ernst qui souhaite rejoindre l'Ajax Amsterdam.
- Et bien, que de mouvements! Puisse les supporters vous faire confiance.
- Qu'ils n'aient aucune crainte. Il ne seront pas décus!
- Je l'espère pour vous, Viktor Krum. Avec tous ces millions dépensés, la pression est aujourd'hui plus forte que jamais. En attendant de découvrir ces talents supposés en action sur les terrains de la Bundesliga, fidèles du Shackle, restez avec nous! Tout de suite Arne Flikching vous les présente en détails. Images et buts à l'appui. Viktor Krum, merci et bon courage pour la suite…
- Merci, respire Viktor pas mécontent que cela se termine.
- Ah…une dernière question, reprend Merk,…comment vont la femme et les enfants?
Viktor se fige; ne sait pas quoi répondre. Le visage de Hans-Dieter Merk s'éclaire. Une rangée de dents blanches capture l'objectif. L'interview est terminée. A l'américaine.
Les deux hommes se saluent rapidement. Merk est pressé. Des notes à réviser. Il enchaîne incessamment sur un entretien avec Theo Zwanziger, le président de la fédération allemande. L'issue de l'interview le laisse sur sa faim. Bien que satisfait de sa prestation d'ensemble, il la ressent comme une provocation, prélude à d'éventuelles futures menaces Viktor salue les techniciens; quitte le plateau quelque peu sonné; et retrouve difficilement le chemin de l'atrium. La porte de l'ascenseur s'ouvre sur une activité toujours aussi intense. Viktor s'avance; apprécie une dernière fois le bassin et sa fontaine; puis aperçoit soudain Lilya traversant le hall à toute vitesse. Il la suit du regard. Un vieil homme un peu gras vient de franchir les portes du bâtiments. Lilya se précipite. Viktor Krum le reconnaît. C'est Theo Zwanziger. Mais Viktor remarque surtout son visage. Il y trouve les mêmes signes que sur celui de Josef Schnussemberg, président de Schalke.
Les marques de l'Imperium. _________________ Pour ne pas soupirer à 40 ans, respirons à 20.
Dernière édition par Freshair le Jeu 04 Sep 2008 18:51; édité 2 fois |
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