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Dr ZOULOURéputation Mondiale


Inscrit le: 08 Fév 2008 Messages: 1043 Localisation: Toulouse
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Posté le: Lun 21 Juil 2008 8:21 Sujet du message: |
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Un épisode que j'aime beaucoup. Beaucoup d'émotion à travers tous ces mots. J'ai lu et j'ai a aimé, j'aimerai que le lecteur de MA story ressente ce poid, ces sentiments, quand il lit la mienne.. Bravo steve!!!! _________________
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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 3606 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Lun 21 Juil 2008 8:31 Sujet du message: |
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Mais c'est déjà le cas cher Doc :D
Encore un bon épisode, quoi qu'un peu court  _________________
Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière. |
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steve84Réputation Mondiale


Inscrit le: 02 Nov 2007 Messages: 1171 Localisation: Camaret-sur-Aygues (84, France)
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Posté le: Lun 21 Juil 2008 11:02 Sujet du message: |
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Merci les amis, ça me fait comme d'habitude super plaisir de vous voir dans le coin.
Doc, tu sais ce que je penses de ta story et je pense que les résultats du mois iront dans ton sens.
Et Jerzy, je sais que c'était un peu court mais j'ai eu un mal fou à écrire cet épisode, je ne sais pas pourquoi...  _________________
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cortex160Réputation Mondiale


Inscrit le: 20 Oct 2007 Messages: 1336 Localisation: Troyes
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Posté le: Mer 23 Juil 2008 14:36 Sujet du message: |
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| steve84 a écrit: | | Un épisode que je qualifierais de transition, j'ai eu beaucoup de mal à accoucher de ce dernier ce qui explique peut-être une qualité moindre dans le récit. Merci de laisser vos impressions, si vous en avez. |
Pour moi, il est au dessus des autres. Comme je te l'ai déjà dit, plus tu avance et plus c'est bien écrit.
Bravo, et bonne chance à Darlington _________________
La charte du forum c'est ici.
Cliquez s'il vous plaît, c'est autre chose que la charte |
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steve84Réputation Mondiale


Inscrit le: 02 Nov 2007 Messages: 1171 Localisation: Camaret-sur-Aygues (84, France)
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Posté le: Mar 29 Juil 2008 0:38 Sujet du message: |
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Episode XIV :
The mission (Jeu dangereux)
I
Darlington, le 12 février 2008
Stockport sera mon fil rouge ce mois ci. En effet, nous allons être amenés à les jouer trois fois en seulement quinze jours. La première joute est imminente et marquera mes débuts officiels sur le banc. Les deux suivantes constitueront la finale Nord du trophée Johnstone's Paint avec deux confrontations en matches aller-retour. D'ailleurs, disputer une finale, même si je n'ai pas participé activement aux qualifications successives, sera un réel bonheur pour moi. Qui plus est, face à la lanterne rouge actuelle, ma tâche apparaît comme plus aisée.
Le match de ce soir est donc un vrai test autant sur le terrain que psychologiquement. Celui qui sortira vainqueur de cet affrontement aura un léger avantage dans la tête. Cela dépendra de la physionomie de ma partie, et de nombreux autres paramètres que je ne peux maitriser. J'ai la chance de commencer mon parcours à domicile, dans l'Arena. L'enceinte et ses vingt cinq milles places assises sont loin d'être remplis. Toutefois, environ huit mille fans seront derrière nous pour nous encourager.
L'adrénaline grimpe au fur et à mesure que le temps file avant le coup d'envoi. Je n'ai pas eu le temps de bien jauger et juger mon effectif et Martin mon assistant m'a été pour le coup, d'un grand secours pour composer un onze type.
Mr Oliver siffle et les débats s'ouvrent. Premier frisson dès la première minute de jeu, Gray se présente face à Oakes qui sort une parade miraculeuse. Collins ne fait pas dans la dentelle et dégage dans les populaires. L'équipe semble un peu timorée et peine à développer le jeu qui lui a fait atteindre cette quatrième place. Comme une évidence, sur un corner rentrant, Gray place sa tête à bout portant et glace mon sang.
Pourtant, je ne m'affole pas. Je sens dans mes titulaires une force qui ne demande qu'à s'exprimer. Enfin, ils se lâchent. Après une tentative lointaine de Cummins qui chatouille l'arête de Logan, nous parvenons à trouver la faille par l'intermédiaire de Bullen qui trompe son gardien suite à une action confuse, digne des plus grands bêtisiers de foot.
Le plus dur est fait, revenir avant la pause que nous atteignons sur ce score nul et équitable. La sérénité de mes joueurs est impressionnante dans le vestiaire. Cela ressemble à de la concentration, pas du relâchement.
Dès le retour sur le champ de jeu, nous mettons sous l'éteignoir Stockport et nous arrivons à prendre l'avantage par le biais de Abbott (qui n'a a ma connaissance aucun lien avec Jack Abbott des Feux de l'Amour). Une défense qui flotte, un côté droit qui prend l'eau et une cacahuète plein lunette qui mystifie Logan, auteur d'une prestation toutefois irréprochable.
Lé déluge s'abat sur Darlington. Un orage d'une rare violence qui inonde le terrain et Stockport est submergé. Dyer, Abbott ou encore Keltie essaient de forcer le verrou adverse mais Logan, qui a bien deux mains, deux bras et deux jambes comme tout être humain normalement constitué, butent sur cette pieuvre qui aimante tous les ballons vers lui. Tout le panel des actions dangereuses sont effectuées avec brio mais rien n'y fait. Cinq minutes d'arrêts de jeu et le tonnerre gronde toujours autant. Il reste soixante treize secondes, qui semblent interminables et Austin gâche tout. Sur un éclair de génie de Cassidy, mon latéral gauche commet l'erreur fatale. Dans la surface de réparation, Cassidy s'écroule gaiement. Oliver siffle, Cassidy se fait justice. Stockport arrache le partage des points. Deux buts à deux. A l'ultime moment. Une déception car le jeu pratiqué par mes hommes méritait mieux que ce point hideux qui n'est pas accompagné par ses deux confrères. Nul doute que pour l'ascendant mental espéré, on repassera. Riche en émotions, la rencontre aura eu le mérite de régaler l'assistance, réfugiée sous les tribunes et frigorifiée par le climat. Nous préservons notre position au classement mais un œil sur celui-ci permet de constater que le onzième n'est qu'à une victoire de nous. La lutte promet d'être serrée et intense.
Plus un chat dans le stade, l'arène qui a vu vingt deux valeureux gladiateurs s'affronter sans désigner de vainqueur. Martin convie les joueurs à un décrassage après la bataille. D'un œil lointain, le regard dans la vague, j'observe mes gars courir machinalement autour de la pelouse, aligner les tours de terrain. J'ai discrètement mon téléphone portable dans ma poche, le kit mains libres dans les oreilles, attendant désespérément un appel provenant de l'autre côté de la Manche. Rien, pas un signal. Je tente donc de joindre Audrey, puis Serge. Aucune tonalité, aucune réponse différente que cette messagerie vocale qui nargue jour après jour mes appels. Que se passe-t-il, me cache-t-on quelque chose ? Tant que Audrey ne répondra pas, ni Serge pour me tenir au courant, je serais inquiet. Ai-je fait une connerie en venant me paumer ici ? Seul l'avenir et un peu de patience pourront me donner des indices...
II
Lourmarin, quelques heures auparavant...
| Dr ZOULOU a écrit: | Audrey m’a invité aujourd’hui, le Sms, bref et courtois, est tombé en début de matinée. J’ai d’abord été étonné, car c’est toujours Steve qui me prévient. Puisque l’invitation vient d’elle, il est normal d'y répondre avec élégance. Le bouquet sent bon, le dessert aussi. Je n’ai pas le temps d’appuyer sur la sonnette que la porte s’ouvre. Gena, le benjamin de la famille Veissière m’attendait et m’a vu à la fenêtre. Il sait que je lui rapporte toujours un truc. Aujourd’hui ce sera la traditionnelle Chupa Chups achetée à la va-vite à la boulangerie. Bien élevé, il ne réclame rien, attendant patiemment son petit cadeau. Il a ces yeux qui brillent intensément, l’éclat rayonnant de cette enfance innocente. Je lui tends la sucette, en lui rappelant de ne rien dévoiler à ses parents, il s’empresse de me remercier faisant disparaitre le bonbon dans sa poche, scellant ce terrible secret qui nous lie, ajoutant à notre complicité magnifique. Dans l’entrée, Audrey sourit, elle n’a rien loupé de la scène, mais elle s’éclipse doucement, dans l’ombre de la porte qui la masque des yeux de son fils qu’elle regarde tendrement.
Elle feint la surprise, à la vue du bouquet et du carton emballant le Saint-Honoré, elle aussi, savait que je ne viendrais pas les mains vides. Malgré son sourire de bienvenue, malgré sa tenue impeccable comme à son habitude, je voix ses yeux rougis, les trait tirés et les cernes mal dissimulées sous le maquillage. Audrey est belle, toujours, dans toutes les occasions. C’est un don qu’elle a. Qu’elle soit en robe de soirée, ou en jogging, elle a ce don de choisir les fringues qui la rendent désirable et admirable. Elle personnalise le mot « élégance ». Aujourd’hui encore, son petit pull noir met en évidence ses petits seins ronds. Ils ressortent parfaitement, sans pointer vulgairement. Son jean sans être moulant, sans dévoiler microscopiquement ses fesses laissent deviner quelque chose de magnifique. Mais aujourd’hui, il y a derrière ce masque quelque chose de différent. Un mélange de panique, de tristesse, du désœuvrement. Je m’installe sur le canapé, Steve doit être dans la salle de bains je ne l’ai pas encore vu. Sur la table basse, l’apéritif est déjà prêt. Je ne peux m’empêcher de piquer une rondelle de saucisson, faisant un clin d’œil au petit Gena, installé en face de moi.
Émilie descend l’escalier, les cheveux humides, elle sort de la douche, adolescente en quête d’identité. Elle aussi, elle a récupéré ce coté séduisant de sa mère, son débardeur blanc lui va bien. Mais la différence de température entre le salon et la salle de bains la fait frissonner. Les tétons pointent et l’espace d’une seconde je ne peux détourner mon regard. Ce sera une fille magnifique. Elle me voit et sourit affectueusement.
«- Ça va tonton ? Déjà en position pour l’apéro ? »
- Espèce de mal élevée…Je ne sais pas qui est ton père mais il ne t’a pas foutu assez de claques sur le cul…
Elle se retourne alors, et se penche en avant, me présentant ce joli petit cul que seules les filles de cet âge peuvent avoir..
-Viens donc me mettre la fessée…dit-elle d'un ton chambreur, ignorant la portée de ce genre de propos.
J’ai le temps d’attraper une charentaise et de lui lancer dessus, la ratant d’un bon mètre, elle s’échappe en riant aux éclats dans la cuisine. Cette innocence, mêlée à cette sensualité fait d’elle un cocktail dangereux et explosif. Sacré Steve. Il a une famille en or.
Émilie remonte, balançant son derrière, inconsciemment de manière discrète et excitante, emportant le téléphone. Audrey arrive et envoie le petit dans sa chambre. Elle s’installe dans le fauteuil, en face de moi, de l’autre coté de la table basse. Ses lèvres tremblent. Et quand, enfin, elle entend la chambre de son fils se fermer, elle explose en sanglots…
-Audrey ??? Qu’est ce que…
-Il est parti, Serge, il est parti…
-Qui ? Steve… ? Mais où ??? Qu’est ce que…
-En Angleterre…On s’est engueulé, je lui ai dit qu’il était trop fier, qu’il pouvait se poser un peu..avec ses enfants, les voir grandir…Mais son orgueil démesuré….Je ne savais pas encore qu’il avait eu cette proposition…
-Calme toi..Audrey, explique-moi…calmement…s’il te plait…
Je lui prends les mains, lui tend un mouchoir..Je la regarde pleurer, se sécher les larmes. Elle parait si fragile, si belle…
Elle se calme un peu...Et m’explique leur engueulade, et qu’il est parti dans un club pourri en Angleterre, le berceau du football. Je lui demande pourquoi ne pas le rejoindre…Mais il est parti laissant ce mot. Elle ne veut pas s’imposer dans son plan de carrière. Et elle a son métier, ici, et les enfants ont leur école, leurs copains, leurs repères….Les enfants, elle se remet à pleurer, paniquant à la vie qui l’attend : comment va elle faire, le matin ? Et pour s’en occuper ???Ils ne sont même pas au courant du départ de leur père… Moi non plus, je n’étais pas au courant. Je lui dis la vérité, elle me croit. Steve, Qu’as-tu fait ? Salopard !!! Laisser ta femme et tes enfants, et partir sans même avoir le courage de leur raconter… Tu n’es qu’une ordure. Cette lâcheté, je la déteste.
« Audrey, tout problème à une solution. J’amènerais les gosses au lycée et l’autre à l’école, j’irai les chercher. Le collège m’avait proposé un poste de coach pour m’occuper de l’association sportive foot. Dans un premier temps j’avais refusé pour essayer de voir mieux mais…. ça me permettra de m’occuper des gosses. Je vais essayer de joindre Steve… Par contre je te laisse l’annoncer aux enfants…même si tu n’en sais pas trop »
Elle sèche les dernières larmes inspire un coup…me glisse un merci et monte l'escalier en direction des chambres. Encore une fois, je laisse mes yeux admirer la croupe qui se balance aux rythme de la montée des marches… |
Le Rimmel coule le long de mes joues comme un torrent de lave d'un volcan en éruption qui ne peut cesser. Le contour noirci de mes yeux, rougis par la tristesse, est un spectacle pitoyable que les enfants ne doivent pas voir. Le maquillage, artifice de la femme moderne, cache d'habitude les plaies de l'âme et du cœur. Et les met en relief dès qu'un bref souffle vient balayer le château de cartes monté avec soin et amour. Steve ne m'oublie pas, la preuve de ses nombreux appels volontairement sans réponse en témoigne. Mais que ces instants sont durs... Voir inscrit son nom sur le cellulaire et ne pas vouloir, ne pas pouvoir décrocher est un supplice. Il faut que je tienne bon, Gena et Émilie ont besoin de moi. Si je craque, eux aussi craqueront et ça je ne veux pas le voir, je ne souhaite pas le revivre. Heureusement que Serge est présent. Inconnu il y six mois, il m'offre une véritable bouffée d'oxygène, une personne dans laquelle j'ai confiance pour me confier. Une fois que j'ai confiance en quelqu'un, je peux lui dire plus facilement des secrets. En même temps, il est l'un des seuls liens que je peux avoir avec Steve. Il est d'une gentillesse adorable avec les gosses même si Émilie ne cesse de le chambrer. Un rayon de soleil dans cet océan d'obscurité et de perdition me fait pas de mal.
J'ai fini d'essuyer les traces de mes larmes. Seule devant le miroir, je me scrute. Je regrette de plus avoir seize ans, cet âge où l'on déteste son corps, toujours dans l'espoir de voir ma poitrine gonfler, toujours dans l'espoir de voir mes tâches de rousseur disparaître. Le temps fait son effet, on ne s'aime toujours pas dans la glace, les rides prennent place sur le front, les seins tombent, le corps s'étiole, vieillit, la peau n'est plus si douce.
Les contes de fées de l'enfance oubliée surgissent entre deux pensées et Cendrillon s'est fait dépucelée le premier soir mais pas par le prince charmant. Naïveté troublante de ma jeunesse qui avait la tête pleine de rêves, la tête remplie d'étoiles. Insouciance génération qui ne se protégeait de rien, si ce n'est de la vie que l'on profitait, que l'on croquait à pleines dents. Aujourd'hui, la vie de famille ne laisse aucune place au hasard, tout est régit par le calcul.
Pourquoi aimer, se désaimer pour au final se retrouver et redevenir heureux. Revenir à la vie en couple et rentrer dans le carcan habituel, dans la monotonie quotidienne.
Tant de questions sans réponses qui me font angoisser, me donnent du stress, me rendent nerveuse. Je souffre quand tu n'es pas là Steve, reviens vite avant que l'on se perde, que je te perde définitivement. Tu es le sens de ma vie, ne m'abandonne pas...
III
A quoi pense le chat qui traverse la route alors qu'une voiture déboule à toute allure ? Est-ce pour mesurer la peur de collision, avoir une montée d'adrénaline, un tête à tête avec la mort ? Ou bien est-ce ni plus ni moins que de la naïveté ?
Bien sûr, le chat ne fait pas attention à traverser sur les passages protégés car il sait que l'automobiliste, aussi inconscient soit-il, fait la différence entre un être humain et un animal.
Soit. Eh bien, c'est cette drôle de sensation que j'ai éprouvé lors de cette finale du Nord du Johnstone's Paint Trophy...
On a laissé passer notre chance alors que la qualification pour la finale, la vraie, nous tendait les bras. Concéder un nouveau match nul à l'aller à domicile (1-1) alors que le stade était à guichets fermés à été le premier faux-pas. Comme un signe, c'est encore ce diable de Gray qui ouvrait la marque pour les visiteurs. Comme un mauvais goût de déjà-vu, un remake inutile d'un film de seconde zone... Notre salut intervient à la 89e minute suite à un ultime assaut désespéré de Wright qui lobe un Logan encore impérial. Stockport a fait le job en ramenant ce score et le but à l'extérieur qui va avec. Avant le retour, la belle de ce triptyque pour le moment infructueux, j'enregistre ma première défaite à Barnet, qui venait de corriger Accrington (6-0), deux goals à un. Je tâtonne pour trouver un équilibre pour mon équipe et je ne trouve toujours pas la recette miracle.
Edgeley Park, théâtre du dénouement, lieu de rêves et d'angoisses est prêt pour la dernière des batailles.
Une fois de plus, une fois de trop, je broie du noir à cause de Gray dès la cinquième minute. Ma défense aux abois se décompose, se délite et laisse un boulevard pour Adelola qui part crucifier Oakes. Une apathie qui se confirme et le cauchemar continue à la 56e, Dicker nous faisant boire le calice jusqu'à la lie. Et un, et deux et trois, zéro. Le public est sacrément connaisseur et se permet de me le faire savoir dans la langue de Molière. Triste déconvenue. Ce n'est pas faute d'essayer, l'honneur est sauf à la 82e grâce à une réalisation de Ian Harty. Blundell rend l'addition moins lourde mais le mal est fait. Le constat est cuisant, il manque un seul but pour finalement passer au tour suivant. Mes hommes ont la tête cachée sous leurs bras, certains esquissent même des pleurs d'enfants. C'est beau et émouvant à la fois. Je presse le pas pour aller les réconforter. Au fond, une âme est en train de se construire à travers les aléas de la saison et de cela naît les équipes puissantes.
Et cette pluie qui ne cesse de s'abattre à Darlington me fout le moral dans les chaussettes. Le contre coup de la finale est présent et nous enchaînons par deux scores nuls face à Brentford et Bury. Nous descendons à la sixième place et je me pose encore et toujours la même question : ai-je le bon choix en laissant derrière moi Audrey et les enfants pour finalement retourner à la case départ dans six mois ?
Dix journées et trente points sont à glaner, il faut y croire...
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Merci au Doc qui a pondu une partie encore énorme et qui fait un travail monstrueux. Je ne sais pas si ce sont les vacances mais j'ai la sale impression que mes épisodes ne sont pas extraordinaires. Toutefois, j'espère que vous l'apprécierez et j'attends vos avis éclairés. Merci.  _________________
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VerchainRéputation Mondiale


Inscrit le: 23 Oct 2007 Messages: 2779 Localisation: Nord
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Posté le: Mar 29 Juil 2008 5:38 Sujet du message: |
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Des épisodes extraordinaires, on en sort un ou deux par story.
Ce qui tous nous menace tu viens de rencontrer, jeune jedi.
Une cohésion d'ensemble il y a, la lecture plaisante est.
Et tu devrais être fier d'avoir un commentaire de Verchain dans ta story, bordel ! |
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GRORéputation Nationale

Inscrit le: 25 Juil 2008 Messages: 257 Localisation: Orléans/Toulouse
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Posté le: Mar 29 Juil 2008 8:44 Sujet du message: |
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Cet épisode n'est peut-être pas ton meilleur mais ça reste très bien.
Un léger moins pour ta partie III, moins forte que les deux autres mais l'ensemble reste vraiment très bon, presque exceptionnel avec la bonne participation de Doc Zoulou.
Tu n'as pas à rougir de ce que tu écris |
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steve84Réputation Mondiale


Inscrit le: 02 Nov 2007 Messages: 1171 Localisation: Camaret-sur-Aygues (84, France)
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Posté le: Mar 29 Juil 2008 11:33 Sujet du message: |
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Merci les gars, Verch' et GRO. Et je crois que l'esprit du Doc a traversé le tien, Verch', le temps d'un post.
GRO, tu as raison, le Doc me tire vers le haut et me stimule pour être à sa hauteur. J'espère y arriver à chaque fois mais je doute souvent même trop...
Et mine de rien, il reste plus beaucoup d'épisodes avant le dénouement de la première saison...  _________________
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Raymond LascienceRéputation Continentale

Inscrit le: 05 Juin 2008 Messages: 607
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Posté le: Mar 29 Juil 2008 12:54 Sujet du message: |
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Bonjour Steve,
J'ai pris le temps de lire le tout.
Le fait que tu ne remportes pas tous les matches comme dans les autres histoires rend le personnage d'autant plus attachant, humain, vulnérable.
Comme dit précédemment, il y a beaucoup de justesse.
Et puis là, tu vas au pays du foot. Les stades se rempliront certainement mieux là bas.
Très chouette aussi les collaborations, ça confirme tout le bien que je pense du forum.
Bonne continuation. _________________ http://www.footmanager.net/forum/ftopic10446.php |
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steve84Réputation Mondiale


Inscrit le: 02 Nov 2007 Messages: 1171 Localisation: Camaret-sur-Aygues (84, France)
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Posté le: Ven 01 Aoû 2008 2:16 Sujet du message: |
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Episode XV :
Smiley faces
What did you do? What did you say?
Did you walk - or did you run away?
Where are you now? Where have you been?
Did you go alone - or did you bring a friend?
I need to know this - cause I notice when you're smilin'
Out in the sun havin' fun and you're feelin' free
And I can tell you know how hard this life can be
But you keep on smilin' for me
What went right? What went wrong?
Was it the story - or was it the song?
Was it overnight - or did it take you long?
Was knowing your weakness what made you strong?
Or all the above - oh how I love to see you smilin'
And oh yeah - take a little pain just in case
You need something warm to embrace
To help you put on a smilin' face
Hey, put on a smilin' face
Gnarls Barkley - Smiley faces
Dix matches pour décider de notre sort que nous tenons encore solidement dans nos mains. Nous sommes déjà début mars, le temps passe trop vite. Cela fait quasiment un mois sans nouvelles. Pas un appel, pas un message, je ne peux m'accrocher à rien d'autre que la photo d'un bonheur aujourd'hui déchu, qui trône dans une des poches de mon portefeuille. J'essaie de tout faire pour que mon état d'esprit ne déteigne pas sur mes hommes. Je dois d'ailleurs avoir une image austère auprès d'eux car je ne communique que sur très peu de choses. Je laisse un certain fossé et ma part de mystère peut gêner le comportement de certains. Depuis mon arrivée, le club ne s'est pas effondré dans le classement comme aurait pu le croire quelques spécialistes, fins observateurs de la planète football. Mais les espoirs placés sur Darlington, véritable épouvantail des matches aller, se sont estompés. Nous sommes rentrés dans le rang. A nous d'essayer d'en sortir le plus rapidement possible pour montrer que ce n'était pas un feu de paille.
Première épreuve, la réception d'Accrington qui occupe le troisième accessit synonyme de montée directe. Une place enviable... Et surtout un match à six points, comme on a tendance à dire en fin de saison où les unités valent chères. Le résultat de cette rencontre est d'autant plus important que les deux premiers, Wycombe et Rotherham, s'affrontent dans un duel tout aussi décisif.
Malgré des débuts tonitruants, le manque de réalisme qui nous pénalise fortement depuis mon arrivée, se fait cruellement sentir. Dans le premier quart d'heure, Wright et Keltie échouent sur les poteaux, signe d'un malchance évidente.
Je mise beaucoup sur la profondeur de mes attaquants et cela paie enfin à la demie heure puisque Wright concrétise notre domination sur un modèle de passe de Wiseman.
Puis le sale coup intervient. Proctor, tel un Taylor des grands jours, sèche habilement Abbott qui retombe comme il le peut sur la pelouse. Aucune sanction administrative ne vient accompagner le tacle d'une rare violence. Bienvenue en Angleterre... Mon attaquant de luxe sort, le bras en écharpe et se tordant de douleur, remplacé par Ian Harty. Et comme si une justice existait, Wright scelle notre succès probant en signant un doublé sur une contre attaque d'école. Harty, pour l'anecdote, touchera encore du bois mais Darlington était bel et bien le plus fort ce soir. Notre démonstration a du en épater plus d'un d'autant plus que j'opérais un changement en optant pour un bon vieux 4-4-2 des familles.
Dans l'opposition des gros bonnets, Wycombe obtient un net succès un à zéro sur son dauphin et s'envole vers le titre.
1) Wycombe 67 / 2) Rotherham 63/ 3) Accrington 60/ 4) Darlington 59/ 5) Peterborough 59/ 6) Morecambe et Lincoln 58 ...
La sentence sur la blessure d'Abbott tombe le jour d'après, radiographie à l'appui : une fracture du bras qui le laissera sur la touche un bon mois minimum. Je devrais donc faire sans lui sûrement jusqu'à la fin de la saison. Privé de notre meilleur buteur, nous nous rendons donc à Morecambe avec des doutes mais également des certitudes. Seulement un point nous sépare et cela se ressent dès les premiers touchers de balle. Hélas, une fois de plus, ma défense pataude patauge dès la première incursion adverse. Un cafouillage dont profite Todd qui loge le cuir dans le petit filet droit de Oakes. La suite n'est un ensemble risible de simili occasions de notre part. Le couperet tombe en deux minutes. Maghome et Higgins font figure de Maradona sur patte et ridiculisent mon arrière garde. Trois pions dans la musette à la pause, on devra payer des taxes à l'aéroport pour avoir rempli les valises aussi rapidement. Burns fignole la recette du Darlington flambé aux petits oignons et parachève l'œuvre d'un réalisme incroyable.
Un coup d'arrêt difficile à digérer étant donné que nous n'avons pas réussi à marquer au moment opportun. Et que l'optique d'une montée sans passer par la case barrages s'éloigne grandement... Rotherham, solide second est désormais hors de portée.
Les soucis s'accumulent, McBride est victime d'une intoxication alimentaire (quel idée d'aller manger chinois aussi) et en a pour une semaine de récupération, ce qui le privera du prochain match.
Nous accueillons Rochdale, qui occupe une peu reluisante dernière place et a réussi à déloger Stockport de celle ci, ce qui est un authentique exploit. Pas de faux pas qui serait rédhibitoire, il nous faut à tout prix rester dans la course.
Des frissons parcourent mon échine lorsque les visiteurs prennent d'assaut d'emblée nos buts mais rien d'intéressant. Sur un contre, Wright envoie une frappe de toute beauté qui est freinée sur la ligne de but par une flaque d'eau mal placée. Harty à l'affut libère nos ardeurs et surtout les fans inconditionnels présents dans l'Arena. La qualité de jeu est absente, ce qui rend la partie médiocre. Après avoir effectué mes trois remplacements, le ciel s'abat sur moi car Brackstone et Purdie se blessent et ne peuvent reprendre leur position. Quinze minutes d'intenses souffrances et sept minutes d'interminables arrêts de jeu plus tard, on obtient une victoire précieuse au forceps face à une équipe qui n'est pas censée jouer dans la même cour que nous.
Qui est plus, ceci est une excellente opération car on occupe désormais le troisième rang. Mais la pression est terrible derrière, le moindre nul ou revers remettrait tout à plat.
1)Wycombe 71/ 2) Rotherham 63/ 3) Darlington 62/ 4) Morecambe, Bradford, Accrington 61/ 7) P'Boro, Chesterfield 60 ...
Le rythme est infernal et nous laisse à peine le temps de respirer que nous jouons encore chez nous en l'espace de deux jours. Purdie, Brackstone et Abbott sont absents conséquence de leur blessures respectives et je dois bricoler un onze de départ avec les éléments restants. Quelle ne fut pas ma surprise en voyant que le coach du MK Dons, adversaire d'un soir cantonné au milieu de tableau, n'était autre que Paul Ince, ancienne gloire de Manchester, Liverpool et de l'Inter. De par mon passé d'arbitre, j'ai eu la chance de le côtoyer sur les pelouses de coupe d'Europe. Une poignée de mains franche et amicale entre nous et nous discutons de ces parties endiablées que nous avions pu vivre.
Nous parlons de notre vision du jeu qui est sensiblement la même car nous prônons un foot offensif et rapide dans la transmission de balle. A nous entendre, on pourrait s'attendre à une avalanche de buts. Et ce sera le cas ! Nous vainquons Milton Keynes cinq buts à trois grâce à Wright par deux fois, Harty, Keltie et Wilnis contre son camp. Un match fou, fou, fou et les trois points mérités s'ajoutent dans notre escarcelle. La machine est elle définitivement lancée ? Tous nous sourit et nous gravissons les marches pour devenir les dauphins de Wycombe qui ont chuté, enfin. Six matches et le moral au beau fixe, chaque victoire nous rapproche de la Coca Cola League One, soit par les barrages, soit directement.
Encore un affrontement qui vaudra son pesant de cacahuètes face à Peterborough, actuel quatrième à deux unités de nous. London Road nous ouvre grand ses portes et nous repartons en douce, en « volant » la gagne. Les cambrioleurs se nomment McBride sur pénalty et Blundell à l'ultime seconde. Nous sommes clairement dans une période étincelante avec trois succès consécutifs. Au meilleur moment.
De plus, Wycombe tombe de nouveau de son piédestal et le championnat est par conséquent relancé.
1)Wycombe 71/ 2) Darlington 68/ 3) Brentford, Lincoln 65/ 5) Bradford, Accrington 64 ...
Compte tenu du nombre d'équipes, le championnat donne cette impression de ne jamais stopper, de ne jamais finir. Et pourtant, nous rentrons dans la phase finale, les cinq dernières rencontres. Quarante six journées de bataille, de lutte, directes ou à distance qui font le sel des championnats anglais « inférieurs ».
A l'Arena, sous une légère et fine bruine, nous devons concéder un énième nul devant Dag & Red. Dyer nous sauvant la mise à la 89e. Rageant car c'est Rhys Williams, pourtant irréprochable depuis qui a remplacé le vieillissant et lourd Foster au pied levé, qui a trompé son portier à la 4e. Courir après le score n'est pas une chose aisée, encore plus à domicile. On a perdu deux points, ce qui peut être préjudiciable dans la quête d'un hypothétique sacre.
Heureusement, Wycombe, notre rival est en déliquescence totale et reçoit un autre revers face à l'antépénultième. Seulement deux points. L'écart le plus petit depuis que je suis aux commandes. On a le droit de rêver, si proches et si loin à la fois. Ce titre ne doit pas nous échapper et nous ferons tout pour nous employer, pour parvenir à nos fins.
Sur notre nuage, nous surclassons Notts Co un à zéro. Merci à Harty pour sa praline des trente mètres. Nous avons pris l'habitude de maitriser les matches les uns après les autres, ce qui rend la victoire sans contestation pour nos adversaires et donne une impression de facilité à nos performances. La cerise sur le gâteau que tout un peuple songe déjà à gouter : nous sommes maintenant seuls leaders ! Wycombe n'est plus que l'ombre de lui même et sombre, dépassé même pas Lincoln, qui nous précède au tableau. Trois coups de dés sont encore à jeter, neuf points sont en jeu et il ne fait nul doute que la pôle position devra se décider entre ces trois clubs.
1)Darlington 72/ 2) Lincoln 71/ 3) Wycombe 71
Nous sommes favoris pour la réception de Wrexham, dix huitièmes, et nous ne faisons qu'une bouchée de nos opposants. Alors que l'on allait encore se faire accrocher, Abbott finalement bien rétabli et qui porte un plâtre au bras, crucifie d'une frappe de mule le gardien adverse à la 89e. Une victoire capitale d'autant plus que derrière nous, ça tient le bon bout également. Aucun changement au classement. Une chose est acquise, notre participation aux barrages mais cela serait une déception compte tenu de notre leadership actuel.
Les journaux et les gratte-papier s'affolent désormais autour de moi et me considère comme le principal artisan de la réussite de Darlington. Sous le feu des projecteurs, mon nom est placardé en une du newspaper local. On parle d'effet Veissière mais je préfère attendre la fin de la saison pour pouvoir savourer cet instant. Restons prudents tant que rien n'est officialisé.
La semaine suivante, pour l'avant dernier match, nous nous déplaçons à Hereford et mes joueurs semblent marcher sur l'eau. Tout semble magique, les gestes sont coordonnés à la perfection, le jeu est limpide et fluide, le titre ne pourra pas nous filer entre les doigts, ce n'est pas possible. Harty et Cummins sont les bourreaux de nos hôtes. La défense, tellement friable à l'époque, est devenue un roc solide résistant à toutes les attaques grâce notamment à Williams, prêté par M'Boro, qui s'avère être un monstre, un pilier.
Les tifosi et les dirigeants semblent radieux à l'idée de jouer en League 1 l'an prochain. Il ne manque plus qu'un trophée pour enrichir la galerie bien pauvre et le palmarès famélique de Darlington.
1)Darlington 78 [+20] / 2) Lincoln 77 [+17] / 3) Wycombe 75 [+15] ...
Quelque soit l'issue de cette dernière confrontation, la journée est placée sous le signe de la fête au Darlington Arena. La réception de Maccesfield, lanterne rouge, et les cartes que nous avons en notre possession ne peuvent néanmoins, nous refuser le titre que nous touchons du regard...
Mon assistant Martin a préparé la radio spécialement pour entendre le déroulement des scores des rencontres qui nous intéressent. Wycombe se déplaçant à Stockport et Lincoln à Bury.
Sous une habituelle bruine, Mr Phil Joslin siffle le coup d'envoi. Nous sommes tendus et stressés par l'enjeu qui tue le jeu pour l'instant. A la 5e minute, Strachan sur une action individuelle trouve la barre pour les visiteurs et donne les premiers d'une longue série de frissons. Réchauffés par l'ambiance de feu de l'Arena, mes joueurs tentent tant bien que mal de sortir de leur torpeur et de leur suffisance alors que l'on m'informe de l'ouverture du score de Wycombe... L'étau se resserre et mes deux poursuivants ne sont plus qu'à un point de moi à ce moment là.
Collins perd le ballon au milieu et Husbands file droit vers le but mais Oakes se détend et sort une jolie claquette avec une belle détente.
Et puis plus rien, jusqu'à la 43e. Suite à une action confuse et un coup franc anodin de Rhys Williams, Dyer est accroché dans la surface selon Mr Joslin est ce dernier indique le point de réparation ! Le défenseur averti, Dyer sort sur civière et est remplacé par Wainwright... Après de vaines protestations, McBride s'élance et sur lui, pèse peut-être la responsabilité d'un échec ou d'un succès. La course est régulière, le regard fixé sur le cuir, l'endroit est déjà choisi. Il envoie une mine plein axe que le portier stoppe non sans mal. Sur le rebond, McBride rattrape son erreur et fait atteindre le firmament aux dix mille spectateurs qui se sont déplacés pour assister à un moment de l'histoire de Darlington.... Avec ce goal précieux, nous sommes intouchables. Encore faut il confirmer cette réalisation...
Ce sera chose faite dès l'entame de la seconde période. Harty lancé par l'intenable McBride atomise le gardien de Macclesfield et l'explosion de joie du stade sonne comme une délivrance !! Encore plus lorsque la minute suivante, le speaker annonce l'ouverture de la marque par Bury et l'égalisation de Stockport...
Une soirée mémorable dans tous les sens, nous sommes sur un nuage, rien ne peut nous arriver. Aucun grain de sable ne pourra enrayer la machine, les fans sont en liesse et chantent à tue-tête leur amour pour ce club. La magie opère, la communion d'un public avec ses joueurs, son entraîneur est indescriptible. En haut, un gamin qui pleure toutes les larmes de son corps. Deux mètres plus bas, un grand père, fidèle parmi les fidèles, a les yeux embués par la nouvelle, émerveillés par tant de beauté.
Alors peu importe que Wycombe ait renversé la tendance, peu importe que Bury l'ait emporté, peu importe le troisième but de Williams sur un coup franc de trente mètres, nous sommes les champions ! La Terre peut bien s'arrêter de tourner, une guerre se déclencher, nous savourons notre joie, notre bonheur d'y être arrivé, d'y avoir cru jusqu'au bout.
Tout Darlington fête ses héros durant le tour d'honneur, la remise de la coupe est une cérémonie fastidieuse et longue mais au fond, quel plaisir d'attendre car nous avons réussi un véritable tour de force, nous avons déjoué les pronostics. Avec fair play, Macclesfield nous gratifie d'une haie d'honneur qui me touche au plus haut point car ces derniers descendent en Blue Square. Moi, Steve Veissière, alors entraîneur inconnu mais ancien arbitre émérite, se fait sacrer dès sa première année en professionnel. Un joli pied de nez à mes détracteurs, nombreux en France.
Les félicitations affluent au fil de la soirée, la fête bat son plein et je retrouve mes gars dans une boîte de nuit proche du stade, trophée en main, le portable dans l'autre...
Dans l'obscurité du parking, je parviens à taper le numéro de ma messagerie vocale. Et si Serge ou Audrey m'avaient appelé pour me congratuler, ce serait évidemment une heureuse surprise...
Vous avez neuf nouveaux messages, aujourd'hui à 20h32...
Quelques heures plus tôt...
| Dr Zoulou a écrit: | Le réveil de mon portable sonne sur la table basse. J’ouvre les yeux doucement…Je me suis endormi, la télé est encore allumée. Il est 16h30, l’heure fatidique. Je me frotte les yeux par réflexe, comme si l’on pouvait se les ouvrir plus, m’aider à me sortir de cette léthargie. J’attrape la télécommande, et l’écran lumineux s’éteint instantanément. J’attrape les clefs de ma bagnole, et file au lycée. Émilie finit à 17 h, je suis un poil en avance. J’attendrai devant, je n’ai pas fini mon journal. Je me gare, j’ai 10 bonnes minutes à poireauter. Mais une envie de pisser m’a pris depuis le deuxième feu rouge. 10 minutes, je vais bien tenir. Je fais un rapide calcul dans ma tête : si elle discute avec une copine, ou un prof, avec le trajet du retour, c’est mort… Faut que je pisse !!!
Je descends de la voiture et me dirige vers le café en face de l’établissement. Depuis que je viens ici presque tous les jours, je me suis toujours demandé comment un bar avait pu ouvrir ses portes à quelques mètres d’un lycée. Un lieu où les mineurs peuvent être influencés très jeunes. Je ne comprends pas trop. Putain de politicards !!! Pour caler des radars, voter des lois pour te faire chier, ils sont doués mais pondre un truc comme l’interdiction d’un lieu tel que celui-ci à proximité d’une école ; c’est bien au delà de leurs capacités.
Je pousse la porte, le café est sombre et bien vide, pas de décoration, pas de musique, mais il se remplira quand la sonnette de l’école retentira. Quelques gars jouent au baby, et un couple fougueux se galoche goulument, sur la banquette la plus reculée, bien tranquille, dans le coin le moins éclairée. Je traverse la salle, me dirigeant vers l’affichette « toilettes », les chiottes sont à l’image du reste, mornes et dégueulasses. Ça ne me donne pas envie de pisser. Mais la notion d’envie et de besoin primaire est bien éloignée, je n’en peux plus. Ma vessie se vide, et ça fait du bien, peu importe le cadre. Je tire la chasse d’au et je décide de ne pas rester. Je pourrais me siroter un verre mais l’ambiance est morose, et Émilie ne va pas tarder. Je vais aller écouter Luis sur RMC. Ce mec raconte que des conneries mais il a parfois des invités qui valent le détour, et j’aime le petit Genton, qui le chambre avec diplomatie.
La salle ne s’est pas remplie. J’entends les bruits baveux des baisers intrépides m’interpelle. Ils découvrent l’amour, un regard discret vers les tourtereaux pour voir… Le jeune n’en peut plus, il a les mains baladeuses, maladroitement, il explore les formes fraiches à travers le tissu. Elle ne semble pas s’en offusquer, elle continue son bouche à bouche, passionnément, amoureusement…Brave petite, auras tu le courage de ne pas te laisser faire quand ton chevalier deviendra plus pressant ? Le portable du bellâtre vibre, sa main quitte sa mission exploratrice pour attraper son portable, à contre cœur il libère la bouche de la demoiselle, pour répondre. Le visage de la jeune fille m’apparait alors….
-Bordel, Émilie !!!!!
Elle m’a entendu, je vois ses yeux changer d’expression. De la plénitude, de la passion, arrivent la terreur et l’effroi, sans passer par la case surprise ou étonnement.. Je traverse la salle, me dirige vers elle, terrorisée elle ne sait que dire.
-Prends tes affaires et magne-toi !!! On va discuter, ça va gueuler !!!!
-N..non…je fais ce que je veux…
- Magne-toi...
Le Roméo, arrogant comme un gosse de 15 piges peut l’être, soucieux d'épater sa conquête se dresse de tous ses boutons devant moi.
-Monsieur…je
-Le Don Juan en culotte courte, va te raser et lâche nous les baskets, sinon j’appelle les flics…Ils raffolent des histoires comme ça. Émilie dépêche toi. Faut qu’on discute. Sinon je vais être obligé de prévenir ton père…
Elle craque, abandonnée par son Jules, la menace paternelle a fait effet. Elle embarque dans ma voiture. Mais ne sort pas un mot.
-Où on va ?
-Chez moi…
-Pourquoi ?
-Parce qu’il faut qu’on fasse le point, tous les deux…
-Le point sur quoi ?
-Sur le fait, qu’une nana de ton âge sèche les cours pour se faire peloter les nichons pendant qu’un vieux con l’attend sur le parking..
-J’ai pas séché les cours, j’avais un prof absent…
-Joue sur les mots ma belle…
On arrive, je descends les vitesses. Je sens ma main trembler sur le pommeau. Que m’arrive-t-il ? Je perds mon sang froid. Il ne faut pas péter les plombs, pas maintenant. Juste faire la morale à la gamine, gagner sa confiance en ne disant rien à ses parents…Ce n’est pas le moment, contrôle toi Serge...
Quand je mets la clef dans la serrure de la porte d’entrée, les tremblements ne se sont pas arrêtés. Je lui présente le canapé.
-Assieds toi…Tu m’expliques..
-Non…T’as tout cassé, avec Fred on allait se marier... plus tard, c’est l’homme de ma vie…
Les paroles s’enchainent, où les reproches acerbes se mêlent aux rêves idylliques brisés par ma faute. Tout est de ma faute, depuis toujours, j’ai tout gâché…La gamine pleure de rage, de détresse, elle ne me supporte plus, les reproches se sont transformés en injures. J’entends mais je n’écoute plus…Mon esprit navigue loin, dans les méandres du passé..
-…Tu n’es pas mon père, tu n’es pas mon père…et puis tu ne comprends rien, tu n’as jamais eu d’enfants…La gifle part, toute seule, un revers digne des plus grands, la tête tourne et sous l’impact elle tombe du canapé...
-PETITE CONNE!!!!! c’est toi qui ne comprends rien….
Ses larmes se sont arrêtées instantanément, elle ne pense plus à son Beau chevalier, je la vois me regarder, ébahie, muette sous la surprise…
-Serge…tu..
-Ta gueule, pauvre abrutie, tu es qui ? Tu te prends pour qui ? Parce que ton père a eu une ou deux fois son nom dans le journal, tu te prends pour une princesse….Mais sais tu que ton père est une sale ordure ???
-Serge…tu…
-Non bien sur, tu ne le sais pas…toi, tu es comme lui, tu te laisse caresser, toucher comme une vulgaire chienne…Lui, il est pareil, il aime que toi, il n’a de respect pour rien… Aujourd’hui, il va comprendre.
Émilie si mignonne, si élégante, si fraiche se décompose, les larmes reviennent mais celles là ne sont pas dues à une désillusion de petite fille, elles sont dues à une panique qu’elle n’a jamais ressentie, qu’elle ne sait pas gérer, elle perd pied, elle se noie, irréversiblement. Ses repères sont bafoués et s’effritent peu à peu, dans son esprit étroit d’adolescente. Elle ne sait plus où est le bien, le mal, qui est bon qui est mauvais, elle ne comprend plus rien, et ses barrières psychologiques tombent à plat.
Steve, ta fille va payer…et toi aussi. |
« Steve, c'est Audrey, c'est terrible, Émilie n'est pas rentrée du lycée, je ne comprends pas... Je, je t'aime Steve, reviens j'ai besoin de toi, rappelle moi dès que tu peux. Et Serge qui ne décroche toujours pas son portable, c'est lui qui devait la ramener... Mon cœur, j'ai peur, je t'aime, reviens vite... »
Je n'écoute pas les autres messages, je suis comme abasourdi par cette annonce. Cette voix que je n'ai pas entendu depuis quelques mois, ce trémolo dans cette voix, ces pleurs à peine dissimulés, je dois la rappeler.
« Allo, chérie, c'est Steve ! Que se passe-t-il ??
- Tu as eu mon message, c'est horrible ce qu'il se passe. Émilie revient toujours après l'école et quand elle sort le soir, elle me prévient toujours tu le sais, hein ?
- Oui, Audrey...
- Et là, pas de nouvelles, rien, c'est Serge qui devait la ramener à la maison. Lui et elle ne répondent pas au téléphone, j'ai peur, Steve...
- Je prends le premier avion pour Marseille et j'arrive mon cœur, je t'aime fort...
- Bisous à bientôt... »
D'un coup, la réalité revient vers moi tel un boomerang qui n'avait pas fini sa course. Qu'as-tu fait Serge ? Qui est-tu réellement ? Que caches-tu derrière tous ces appels manqués? Si tu as touché à un cheveu de ma petite Émilie, crois-moi que tu vas le payer, quel qu'en soit le prix...
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Remerciements au Doc pour sa collaboration... _________________
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GRORéputation Nationale

Inscrit le: 25 Juil 2008 Messages: 257 Localisation: Orléans/Toulouse
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Posté le: Ven 01 Aoû 2008 8:43 Sujet du message: |
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Ton épisode était exceptionnel encore une fois.
A mon avis, tu n'es plus en droit de dire que la qualité de tes épisodes baisse.
Très beau boulot et bien joué pour le titre.
J'attends la suite avec impatience |
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Dr ZOULOURéputation Mondiale


Inscrit le: 08 Fév 2008 Messages: 1043 Localisation: Toulouse
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Posté le: Ven 01 Aoû 2008 13:40 Sujet du message: |
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Et bah voilà, on rentre dans le vif du sujet..un peu d'action..Même si je connais une partie de l'intrigue, je peux quand même te félicitér pour tes résultats sportifs Bravo steve!!! _________________
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seb69Réputation Mondiale


Inscrit le: 17 Mai 2007 Messages: 1140 Localisation: LyOn
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Posté le: Jeu 28 Aoû 2008 3:00 Sujet du message: |
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Lors de la période de juillet-août, des stories pullulent et ne sont qu'as moitié faites et seront pas continuées en septembre.
Ceci fait que des superbes stories, bien écrites, bien présentées, ce trouvent en 2éme pages, alors qu'elles ne le devront pas.
Donc un gros UP, et vu que tu es revenu de Corse, on attend la suite avec impatience ( et les autres stories aussi).
Si ce porc et con de Serge a touché à Émilie, pend le par les valseuses... |
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Dr ZOULOURéputation Mondiale


Inscrit le: 08 Fév 2008 Messages: 1043 Localisation: Toulouse
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Posté le: Jeu 28 Aoû 2008 8:17 Sujet du message: |
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| Citation: | | Si ce porc et con de Serge a touché à Émilie, pend le par les valseuses... |
Beuh, il est pas cool le Seb!!!!! _________________
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steve84Réputation Mondiale


Inscrit le: 02 Nov 2007 Messages: 1171 Localisation: Camaret-sur-Aygues (84, France)
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Posté le: Ven 29 Aoû 2008 21:06 Sujet du message: |
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Well Seb merci de cet big UP, je viens de rentrer à l'instant de Corse.
L'ultime episode de la saison 1 pourra donc arriver bientôt dans les bacs debut septembre, avec bien evidemment la collaboration de l'incontournable Doc du fofo, Mister Zoulou...
Thanks dude !  _________________
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georjclooneyRéputation Continentale


Inscrit le: 11 Nov 2007 Messages: 524 Localisation: Conflans Ste Honorine / Rosny Sous Bois
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Posté le: Mer 17 Sep 2008 9:56 Sujet du message: |
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Il m'aura fallu toutes la matinée pour lire cette story mais ça en vaut la peine.
Par contre je regrette un truc c'est que tu ai prévu une sorti de l'ultime épisode début septembre or on en est déjà à la moitié!!
Toutes mes félicitations continu comme ça  _________________
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steve84Réputation Mondiale


Inscrit le: 02 Nov 2007 Messages: 1171 Localisation: Camaret-sur-Aygues (84, France)
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Posté le: Mer 17 Sep 2008 16:35 Sujet du message: |
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| georjclooney a écrit: | Il m'aura fallu toutes la matinée pour lire cette story mais ça en vaut la peine.
Par contre je regrette un truc c'est que tu ai prévu une sorti de l'ultime épisode début septembre or on en est déjà à la moitié!!
Toutes mes félicitations continu comme ça  |
J'aurais envie de dire "What else ?' mais ce serait trop facile...
Je te remercie d'avoir pris la peine de tout lire car, oui, il faut du courage... L'ultime épisode de la saison 1 va sortir d'ici peu mais je pense sans prétention aucune, qu'il sera d'une excellente facture, un des plus aboutis... Avec la participation de Mr Zoulou, j'ai hâte d'avoir vos réactions...  |
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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 3606 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Mer 17 Sep 2008 16:49 Sujet du message: |
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OUais bin depuis le temps que tu l'annonce, il serait temps hein :D _________________
Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière. |
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steve84Réputation Mondiale


Inscrit le: 02 Nov 2007 Messages: 1171 Localisation: Camaret-sur-Aygues (84, France)
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Posté le: Jeu 18 Sep 2008 20:37 Sujet du message: |
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Avant de vous laisser débuter cet épisode, je voudrais adresser un grand et énorme Merci au Doc pour sa collaboration si précieuse, sans laquelle cet épisode n'aura jamais vu le jour...
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Episode XVI :
Hell has no paradise
C'est la première fois que je prends l'avion pour revenir « chez moi ». J'aurais aimé que ce soit dans des circonstances plus joyeuses que celle qui me fait fuir sauvagement le pays où je viens de conquérir mon premier titre en tant qu'entraîneur. Où je viens d'acquérir une once de notoriété et de gloire. A des lieues d'un Arsène Lupin aussi sobre qu'efficace... Mais cet appel que j'ai reçu me met dans tous mes états. Audrey, d'habitude si câline, si douce dans sa façon d'articuler les mots paraissait agitée, effrayée, sans solutions. Sans d'autres solutions que de me joindre après tant de mois d'efforts, d'abstinence, de souffrance refoulée. Je pense sans cesse à ces phrases qui se bousculent dans ma tête. Mais qu'est-ce qui nous arrive ? En temps normal si calme dans les avions, je transpire, je suffoque, j'ai du mal à pouvoir enchaîner les respirations. Mon rythme cardiaque s'accélère brutalement à chaque secousse, fusse-t-elle minime, de l'avion. Je panique. Dans quel merdier Émilie s'est-elle fourrée ? Pourquoi n'est-elle pas rentrée comme chaque soir à a maison ? Un ange qui quitte le domicile familial pour aller voir ailleurs, je n'y crois pas. Émilie n'est pas une fugueuse, non, je n'ose pas concevoir ça. Et si Serge était dans le coup ? Putain, je lui ai fait confiance en le laissant s'approcher des gosses... Ce ne peut pas être lui, je ne veux pas que ce soit lui.
L'appareil se pose enfin, après plusieurs heures interminables, collé à mon siège, à cogiter, lancer des hypothèses sans aucune preuve, sans aucun fondement, sans aucun lendemain. Audrey est présente avec Gena. J'avais oublié à quel point ce visage me manquait. La taille toujours aussi fine, svelte et d'une élégance rare, Audrey pétille dans mes yeux. Elle que j'ai quitté comme un lâche, nos dernières paroles étant ces m | | | | |