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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 3636 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Mar 27 Mai 2008 13:41 Sujet du message: |
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Lorsque l'on est entraîneur, il y a des manières de faire comprendre à des joueurs qu’on ne l’aime pas, ou du moins que l’on attend plus de lui. Je n’ai rien contre Ramon Cabrero, mais ceux qui ne l’aiment pas lui reprochent son manque de tact envers ses troupes. Ceux qui l’aiment bien louent sa franchise. Tact, franchise, deux mots ayant pratiquement la même signification et qui se différencient selon l’opinion que l'on se fait de l’homme en question.
Ainsi, Cabrero m’a vilipendé ce matin, au son de « bouge toi le cul, ce n’est pas parce que tu es demandé en Europe qu’il faut te branler les couilles ». De la franchise, comme d’habitude.
Après l’entraînement les regards envers moi étaient froids, distants. Je ne suis déjà pas un membre extrêmement apprécié dans l’équipe, mais ces rumeurs qui m’envoient à droite, à gauche, commencent à me perturber. C’est pour cela que j’ai sollicité un entretien avec le président à l’issue de l’entraînement.
Ma situation est un peu paradoxale. Je n’ai que 21 ans, pourtant je suis un des plus ancien de l’équipe, ayant été formé au club. J’ai vu arriver les uns et les autres, les jeunes prometteurs, les paris sur l’avenir, les vieux briscards emplis d’expérience, les joueurs dans le dur considérant Lanus comme une bonne opportunité de se ressourcer. Le titre Apertura 2007 n’a rien changé. Les meilleurs éléments sont partis, forts du meilleurs salaire qu’on leur promettait à Boca, River ou même dans des clubs de seconde zone en Europe. Et aujourd’hui, c’est moi dans cette situation. Je n’avais jamais compris ces joueurs que je qualifiais volontiers de mercenaires. Mais cette situation doit être vécue pour être comprise.
Europe. Les enfants ne jurent que par le père Noël, le mot magique qui se substitue à l’autorité parentale en cas de turbulence de bas âge. « Si tu n’es pas sage, le père Noël ne t’apporteras pas de cadeau ». A en croire qu’éduquer un gosse est facile. Un jour il se rendra bien compte que ses parents ont menti, et sa part d’imaginaire qui l’avait poussée à croire en cet homme couleur Coca-Cola, le tout sous l’œil bienveillant des adultes, sera sérieusement mis à mal. Peut être à en éradiquer toute part d’imaginaire dans le cerveau de ce jeune enfant qui devient alors l’égal de Saint Thomas. « Je ne crois que ce que je vois ».
Le Père Noël du footballeur argentin se nomme Europe. « Si tu joues mal, tu n’iras jamais en Europe ». C’est sa carotte. Les coaches le savent, les joueurs le savent, et ainsi le cercle vicieux démarre. Pour motiver un joueur, l’entraîneur fait pendre la carotte, le joueur se motive comme un âne et avance, le club européen achète le joueur, et on recommence, avec d’autres.
Aujourd’hui je ne suis plus qu’un mercenaire, mais si je suis un peu mal vu dans le vestiaire, c’est aussi à cause de mes croyances religieuses. Tout le monde est un peu croyant ici, mais je reconnais volontiers que je pousse parfois le concept un peu loin, surtout au niveau de la superstition. Dans certains clubs, les équipiers s’amusent de celui qui, avant chaque match, va toujours pisser dans l' urinoir de gauche, ou de celui qui met d’abord sa chaussette gauche, toujours. Ce rituel unique qui doit faire gagner le match, mais qui ne peut naturellement jamais fonctionner en permanence. En ce qui me concerne, des rites ainsi, j’en ai une dizaine. Toujours à faire dans le même ordre. Parfois je pousse même mes équipiers à m’imiter, et c’est là que ce situe la frontière entre amusement et irritation. Et ces rites sont en perpétuelle évolution. Ils étaient basiques au début, puis l’enchaînement de victoire a complexifié l’ensemble, jusqu'à ce que je m’en retrouve prisonnier, presque sans possibilité d’en sortir. Manifestement une forme de troubles du comportement, mais qui ne m’atteint que par la proximité d’un grand rectangle vert.
Une fois rhabillé, je me dirige vers le bureau du président. Depuis que je sais l’intérêt de ces clubs européens pour ma personne, je ne vois plus le club de la même manière. Ne dit on pas souvent que l’herbe est plus verte ailleurs. Mes raisons de critiquer cette institution qui pourtant m’a formée se multiplient. Le centre d’entraînement d’abord, puis l’ambiance de vestiaire, puis l’ambiance lors des matches. Le principe des vases communicants s’applique alors que ma liste de pour et de contre évolue. Oui, aujourd’hui je crois que j’ai vraiment envie d’aller jouer en Europe.
Et puis Diego me l’a conseillé. Les autres rient de moi quand je l’évoque, pourtant je n’attribue pas au hasard sa présence sur le terrain avant le match contre Rosario, conjugué à notre victoire. C’est vrai que je suis croyant, je ne crois pas au hasard, pas plus qu’aux coïncidences. Et puis je n’ai plus trop d’amis dans cette équipe, et cette présence étrangère me fait beaucoup de bien, et ses conseils semblent justes. Je crois que même si je quitte le club, je resterai en contact avec lui, peut être même connaît-il l’Europe, et pourra m’en parler.
Le président est à son bureau. Ce n’est pas la première fois que je m’y rends. J’ai toujours apprécié cet endroit, d’une sobriété sans égale. Je ne suis pas quelqu’un attiré par tout ce qui brille. Aller en Europe ne représente pas pour moi l’opportunité de mieux gagner ma vie, comme le pensent mes parents qui à vrai dire, ne voient que ça. Sûrement la raison pour laquelle je ne tiens pas trop compte de leurs opinions dans cette affaire. La possibilité de découvrir une autre culture, d’autres gens, un autre club m’attire bien davantage. Après avoir timidement toqué à la porte, j’entre dans le bureau. Alejandro Gustavo Maron est là, vêtu de son traditionnel costume cravate. Il prend la parole :
- Bonjour Santi
- Bonjour Mr
- Je ne vais pas m’attarder sur les politesses habituelles. Je sais que tu es venu parler de ton avenir.
- Tout a fait.
- Ecoute, pour le moment quatre clubs se sont renseignés, dont deux qui ont déjà fait une offre. Repoussées…
- Pour quelle raison ?
- Financière.
- De quels clubs parlez vous ?
- Allons, vos chers parents ne vous ont pas informés ?
- Non, lorsque des offres de contrat se présenteront, ils auront leur mot à dire. Pour le moment je ne suis au courant de rien.
- D’accord. Ce sont les clubs d’Alméria et de Catane. L’Italie et l’Espagne donc. D’après ce que je sais, des émissaires d’autres clubs t’ont observés, mais n’ont pas donné de nouvelles depuis.
- D’accord. A combien se chiffraient leurs offres ?
- Ta curiosité te perdra. Leurs offres n’étaient simplement pas suffisantes. Je leur ai dit qu’à partir de 500000, on pourra discuter.
- 500000 pesos ?
- Tu es bien naïf.
- Dollars ? Euros ?
- 500000€, c’est le tarif minimum que j’ai fixé pour leur laisser la permission de discuter avec toi.
- Mais c’est une grosse somme. Personne ne voudrait de moi à ce prix là.
- Tu es un joueur sous contrat, tu te dois donc d’honorer ton contrat. Le prix que j’ai fixé est calculé. Il prend en compte le reste des salaires que tu devrais toucher, une indemnité de formation, ainsi qu’une majoration concernant la plus value que nous pourrions réaliser si tu restais au club. Cette somme est un minimum.
- Donc vous vous en foutez que je puisse vouloir partir ?
- Je me doute que c’est ce que tu penses. Mais tu es sous contrat. Tu appartiens au club, et j’en suis le gérant. Et si personne n’aligne les 500000€, tu honoreras une année de contrat supplémentaire, comme tu en es tenu. Et nous rediscuterons alors l’an prochain.
- Mais …
- Non, il n’y a pas de mais. Je sais que tu es croyant, et que tu vas régulièrement à l’église. Mais le football n’a rien à voir avec ton monde d’enfants de chœurs. Nous nous battons pour nos intérêts, et ceux du club passent avant tes velléités personnelles. Je suis désolé de dire ça, mais en tant que salarié, tu es tenu au respect des décisions patronales. Il y a trois intervenants dans une histoire de transfert. Toi, tu es au bout de la liste. Tu es celui qui signe un contrat en ne ramenant pas trop sa gueule. Le reste se gère entre les autres clubs, et moi. Ce n’est que lorsque les trois parties ont un intérêt dans la transaction que l’affaire se fait. Et à moins de 500000€, le club n’a aucun intérêt.
- Vous me garderiez donc de force ?
- Non, tu as signé un contrat qui court pendant quatre ans encore. Un contrat est plus qu’un engagement moral. C’est un engagement écrit auquel le joueur doit se tenir.
- C’est donc ça le football ?
- Désolé d’avoir cassé ton rêve gamin. Mais très honnêtement, je pense qu’un club mettra cette somme, et tu iras moisir sur leur banc de touche, ou en prêt dans un obscur club de division inférieure. Sans mauvaise critique, tu n’as pas encore l’étoffe d’un goléador européen, mais plus celui d’un pari sur l’avenir. Fais moi confiance quand je te dis que tes premières saisons sur le Vieux Continent seront probablement difficiles. Ici au moins, tu es quasiment assuré de jouer chaque match.
- Ce n’est pas qu’une question de football vous savez.
- Pour moi, si. Je n’en ai rien à foutre que t’aies pu trouver une gonzesse à fourrer au fin fond de l’Espagne ou je ne sais où, par Internet. Pour moi, ce n’est qu’une question de football.
- Et de gros sous …
- Allez, je t’ai assez vu. File d’ici et ferme la porte en sortant.
Le moment après cette entrevue est l’un de ceux ou toute obligation professionnelle concernant l’hygiène de vie, est réduite à néant. « Pas d’alcool, pas de drogues » disent ils, tolérant ainsi implicitement la cigarette. « Et pas de sexe les veilles de matches ». Il paraît que ça maintient l’afflux nerveux au niveau minimal requis pour le football professionnel. Je n’ai jamais outrepassé cette règle, le célibat aidant, mais c’est une connerie sans nom. Ok, le sperme est parfois transformé en énergie par le corps, mais uniquement quand les réceptacles sont pleins. Et ils ne le sont qu’au bout de six jours. Théoriquement, pour bénéficier de cet apport d’énergie supplémentaire, toute activité sexuelle doit être proscrite, même la masturbation que d’aucuns pratiquent collectivement dans les chambres d’hôtel en matant la chaîne porno. La presse en a parlé, le club a démenti, mais ce n’est qu’un secret de polichinelle. Au moins, mon nom n’a pas été sali dans cette affaire.
Faisant fi des recommandation hygiéniques, je me dirige vers le bar du stade, pour boire un petit verre. Au fond dudit bar, se trouvent Diego et sa charmante amie. Je crois savoir qu’ils ne sont pas ensembles. Je suis peut être religieux, mais je ne crache pas sur le cul des belles filles. _________________
Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière.
Dernière édition par jerzy59 le Mar 27 Mai 2008 14:18; édité 1 fois |
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cortex160Réputation Mondiale


Inscrit le: 20 Oct 2007 Messages: 1337 Localisation: Troyes
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Posté le: Mar 27 Mai 2008 14:13 Sujet du message: |
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Extra, au début je me suis dit "il manque un épisode?". Et puis au fil de la lecture j'ai compris que tu étais Santi dans cette épisode.
Avec toi on ne sais jamais où ce mettre dans la lecture, c'est une des qualités de contage (tiens, je suis pas sûr du mot), que j'apprécie chez toi. On passe de l'un à l'autre, sans être prévenu. Mais en plus de ça, c'est complètement cohérent et sans ambiguïté.
C'est de toute beauté, et j'espère la suite au plus vite. _________________
La charte du forum c'est ici.
Cliquez s'il vous plaît, c'est autre chose que la charte |
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VinchnzoRéputation Continentale


Inscrit le: 21 Fév 2007 Messages: 549 Localisation: région parisienne
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Posté le: Mar 27 Mai 2008 15:32 Sujet du message: |
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Comme Cortex, j'ai cru au début que j'avais loupé un épisode (j'ai du vérifier deux fois avant de lire et comprendre).
J'ai toujours adoré ta façon d'écrire et de nous faire vivre ton récit.
Encore bravo Jerzy, tu es devenu un de mes auteurs favoris (bon d'accord j'en ai pas beaucoup )
Bonne continuation  _________________ Avoir l'air con peut être utile, mais l'être vraiment serait plus facile. |
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VaastRéputation Mondiale


Inscrit le: 17 Jan 2008 Messages: 1715
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Posté le: Mar 27 Mai 2008 15:47 Sujet du message: |
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Ah le saligaud de Santi, il veut se faire Sonya ... mais Diego le sait, donc pas de problème, n'est-ce pas ? :D
Très très bien ce nouveau chapitre une fois de plus, mais ... quand est-ce que Diego entraine là ? On a tous envie de voir Diego coaché un club. |
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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 3636 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Mar 27 Mai 2008 15:51 Sujet du message: |
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IL me semble avoir déjà précisé dans un post annexe qu'il s'agirait d'une story dans l'oeil du supporter ET du joueur. Donc techniquement pas de coaching pour Diego  _________________
Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière. |
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RaiRéputation Mondiale


Inscrit le: 11 Mar 2008 Messages: 1312 Localisation: Paris
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Posté le: Mar 27 Mai 2008 15:57 Sujet du message: |
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Pourtant ce serait l'idéal d'entraîner pour Diego avec sa faculté à lire les gens... il choisirait ses joueurs minutieusement etc etc.... du moins quand je t'ai lu, je pensais que t'allais faire un truc du genre. _________________
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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 3636 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Mar 27 Mai 2008 16:02 Sujet du message: |
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| Rai a écrit: | | Pourtant ce serait l'idéal d'entraîner pour Diego avec sa faculté à lire les gens... il choisirait ses joueurs minutieusement etc etc.... du moins quand je t'ai lu, je pensais que t'allais faire un truc du genre. |
A voir par la suite, je n'ai pas dit que ça serait exclusivement l'oeil du supporter. Juste pour le moment je pars là dessus. Si je trouve une possibilité cohérente pour le mettre à la tête d'un club je le ferais (j'y travaille d'ailleurs) _________________
Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière. |
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S.RamosRéputation Continentale


Inscrit le: 25 Nov 2007 Messages: 864 Localisation: Casablanca Morocco
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Posté le: Mer 28 Mai 2008 17:30 Sujet du message: |
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ce qui est chiant quand je lis, c'est que tout de suite après je me dis pourquoi j'ai lu ?! car après on a plus d'autres alternatives que d'attendre . . .
En gros ne tardes pas à nous servir un nouvel épisode Jerzy  _________________
Ronaldinho 0 - 1 Sergio Ramos |
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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 3636 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Jeu 05 Juin 2008 22:48 Sujet du message: |
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Hier, Santi nous a demandé, à Sonya et moi, de venir le voir après l’entraînement du lendemain. Quelque chose d’important nous a-t-il dit. Donc plutôt que de parler de nos conceptions respectives de l’amour, nous avons conversé de ce qui peut être d’une importance telle, au point qu’un joueur aille voir deux quasis inconnus dans un bar, remettant à plus tard l’inévitable partie de jambes en l’air dont Sonya semble tant vouloir.
Nous nous rendons donc aux abords du terrain d’entraînement, à l’heure dite, pour assister au spectacle que donnent cette meute d’hommes en chaleur, tous de shorts vêtus, alors qu’un timide rayon de soleil vient percer un hiver argentin bien gris depuis ce que je nomme mon « retour à la vie ». Pour rétablir la vérité, cette expression n’est pas de moi, mais de Sonya, qui a tendance à considérer l’amnésie rétrograde comme une renaissance plutôt qu’un reset complet des facultés mémorielles.
Lorsque l’entraînement est terminé, et alors que les joueurs rentrent aux vestiaires, un homme, bien sapé, costard-cravate, vient à la rencontre de mon nouvel ami argentin. Ils conversent quelques secondes, puis Santi pointe un doigt dans ma direction, avant de s’engouffrer dans un vieux bâtiment de briques servant probablement de vestiaires.
Juste quelques instants plus tard, l’homme en question se trouve face à nous, tendant une main qu’il veut amicale et attend de nous que nous la serrions. C’est un homme élégant, mais il ne semble pas argentin, son visage n’est pas typé de la même manière que les personnes que j’ai pu croiser à Lanus. De même, son espagnol est teinté d’un petit accent qui n’est sûrement pas celui de la ville. La façon dont sa cravate est nouée laisse deviner qu’il était assez tendu en s'habillant ce matin, peut être est il chargé d’une mission un peu particulière le mettant dans un état de stress.
Après avoir sérré la main de Sonya puis la mienne, il prend la parole
- Vous êtes Mr Cazeres ? Je me présente, Antonio Calpe. Mr Biglieri m’a demandé de voir avec vous, concernant son avenir, et la proposition de mon club pour …
- Wow attendez. Quelle proposition, quel club ?
- Comment ? Vous ne savez pas ?
- Comment saurais-je ?
- Mais vous n’êtes pas son agent ?
- Non, et je dois avouer que je n’y connais pas grand-chose au football.
- Bon, peu importe. Mr Biglieri m’a demandé de parler avec vous.
- Faites donc, qu’avez-vous donc à m’annoncer qui puisse être important au point que je m’en retrouve impliqué ?
- Je représente le club de Levante, en Espagne. Récemment, nous avons formulé une offre avec le président du club de Lanus, qui emploie Mr Biglieri. Après quelques négociations, ils ont accepté notre offre de 400K€, je me suis donc déplacé ici pour faire une proposition de contrat à Mr Biglieri qui vous a désigné comme son agent.
- Son agent ? Tiens donc.
- Je crois comprendre que vous n’êtes que peu lié avec Mr Biglieri. Quoi qu’il en soit, il m’a demandé de vous expliquer notre proposition.
- Allez-y
- Voilà. Nous suivons ce joueur depuis quelques temps maintenant, pour jauger sa progression, afin de …
- Oui, vous le laissez se former ici, et quand vous sentez que ses ambitions personnelles ne se conjuguent plus avec son club d’origine, vous venez voler autour de lui comme un vulgaire charognard en quête de viande fraîche. Je crois que j’ai très bien saisi le concept maître de votre métier Mr, comment déjà ?
- Calpe. Mais laissez moi vous expliquer. Le coach de Levante, Mr De Biasi, souhaite recruter un jeune attaquant. C’est tout naturellement que nous avons pensé à Mr Biglieri, que nous suivons donc depuis quelques temps. Il n’a que 21 ans, nous lui proposons un contrat jeune, 1000€ par semaine, pour une période de 3 ans, avec revalorisation salariale en cas de bonne première saison. Nous pouvoir lui assurer qu’il aura sa chance dans notre équipe, puisque seuls deux attaquants sont actuellement disponibles, et notre entraîneur souhaite justement évoluer en une tactique à deux attaquant. Le club se propose ensuite de lui trouver un appartement à sa convenance, afin qu’il puisse aisément s’intégrer. Une voiture de fonction sera également mise à sa disposition. Je tiens à vous assurer Mr, que le club de Levante mettra en œuvre tout les moyens possibles pour faciliter l’intégration de Mr Biglieri en cas d’acceptation de notre contrat.
- Je vois. Et qu’a-t-il à y gagner ? Je veux dire. Ne pensez vous pas qu’il serait mieux ici encore un an ? Ou à Catane puisque je sais que ce club le suit également ?
- Ah l’Italie. Mais vous savez, signer en Espagne serait un bon moyen pour se montrer en Europe tout en facilitant l’intégration, puisqu’il n’existe pas de barrière linguistique entre nos deux pays. De plus, le président de Lanus m’a personnellement assuré qu’il n’a pour le moment accepté aucune offre.
- Je vois. J’imagine que je vais lui en parler, et qu’il est déjà au courant de tout cela. D'accord, je lui parlerai.
- Dans ce cas je vous laisse ma carte. Je reste ici jusqu’à la conclusion de ce dossier.
- Car il n’est qu’un dossier comme un autre pour vous …
- … Au revoir Mr Cazeres, au revoir Mademoiselle
Alors qu’il s’éloigne, je jette un œil à cette carte, plutôt simple, avec l’emblème du club, puis le nom et numéro de téléphone de ce recruteur.
Je demande à Sonya ce qu’elle en pense. Elle me répond simplement que le monde du football est vraiment différent de ce qu’on peut voir dans une entreprise disons, courante. Et que cela ne la regarde pas, qu’elle ne connaît Santiago que trop peu, et que ce n’est pas de son ressort de décider de son avenir. Avant que Santi ne vienne vers nous, elle me glisse que je ferais sûrement mieux de l’imiter.
Il arbore un franc sourire lorsqu’il nous rejoint. Sans m’attarder, je lui explique que nous parlerons de cela plus tard, que j’ai à parler avec Sonya. Je lui propose alors de se voir plus tard dans la journée, afin de parler de tout ça à tête reposée. Il comprend, et nous nous fixons rendez vous chez lui en début de soirée.
Alors que Sonya et moi repartons, elle me demande ce que j’ai pensé du film qu’elle voulait me montrer à tout prix. Je lui réponds simplement que j’ai une chose plus urgente à lui confier, alors que ma main sort une feuille pliée en quatre de la poche de mon jean.
Marine Henry : Amie d’enfance
J’ai connu Thomas à l’école primaire. Mes parents venaient d’emménager dans la campagne lilloise. Bien sûr, je ne connaissais personne. Lorsque vous avez huit ans, ce n’est pas facile de se faire des amis, de s’intégrer dans un petit groupe. J’ai passé les premières semaines seule en classe, aux récrés. Les autres gamins vous excluent car vous êtes en quelques sorte différente, parce qu’il ne vous connaisse pas. Puis j’ai repéré ce garçon, qui semblait seul, ou du moins solitaire, lui aussi. A cet âge là, beaucoup de filles ont peur des garçons, mais vous savez, j’ai toujours été de nature assez curieuse. Alors je suis allée lui parlé, et comme il n’a pas refusé ma compagnie, nous avons sympathisé.
Jeanette Franck, Mère de Thomas.
Etre mère pour la première fois a été fabuleux pour moi, voir cet enfant grandir, la chair de votre chair, tout en lui donnant l’éducation que vous jugez la meilleure pour lui. Il avait de bons résultats à l’école, et avec son père, nous étions fiers de lui. Nous étions fiers également de son comportement lorsque ses deux sœurs sont nées, des jumelles. Lorsqu’un petit frère ou une petite sœur, et à fortiori, lorsque deux arrivent en même temps, les enfants en bas âge ont tendance à régresser. Mais nous étions parvenus à nous occuper autant de Franck qu'avant la naissance de ses deux sœurs, il n’a pas régressé et nous en étions très fiers.
Marine Henry.
Il me faisait rire. Nous passions beaucoup de temps ensemble, d’abord aux récrés, puis en cours, lorsque j’ai décidé de m’assoir à ses côtés pendant la classe. Puis comme il allait à l’étude, une heure supplémentaire d’école pour faire les devoirs, sous la supervision du professeur, j’ai demandé à mes parents la permission d'y aller aussi. Nos parents s’entendaient bien , je crois que cela les amusait de voir leurs gosses avec un autre du sexe opposé. Si bien que trois mois après mon arrivée ici, nous passions parfois nos samedis après midi ensemble.
Marc Franck, père de Thomas.
C’est le jour de mon 38ème anniversaire que tout a basculé. Thomas allait sur ses neuf ans, et il commençait à prendre conscience de la valeur de l’argent. Nous lui donnions un peu d’argent de poche, et mon anniversaire, ainsi que celui de Jeanette, était un bon moyen de voir à la fois à quel point il avait économisé, et combien il était prêt à mettre pour nous faire plaisir. Cet anniversaire était le premier pour lequel nous donnions carte blanche à notre fils pour choisir un cadeau. Comme tous les pères je m’attendais à quelque chose de banal, un album de musique, un vêtement, ou de l’après rasage. Inutile de vous dire à quel point je suis tombé de haut quand Jeanette m’a montré la surprise me préparait Thomas. Et pour une surprise, s’en était une belle.
Jeanette Franck
Je crois que cela à commencé pendant les grandes vacances qui ont précédées. Vous savez, nous vivons à la campagne, bordés par les champs. Il n’était pas rare qu’un animal perdu, ou affamé se risque jusque dans notre maison pour quérir un peu de nourriture. Quand je parle d’un animal, je parle de rats, surmulots, et autres rongeurs que les champs de blé ne suffisaient manifestement plus à nourrir. J’ai toujours eu une sainte horreur de ces bestioles là.
Marc Franck
Thomas nous tannait pour un animal. Nous avons toujours refusé. Lorsque les jumelles sont nées, ma femme à cessé toute activité professionnelle, et avec mon seul salaire de commercial pour une entreprise produisant de la lessive, nous devions parfois serrer la ceinture. Il était donc impossible de prendre un animal à charge. De plus, nous n’en avions pas pris auparavant car on ne sait jamais ce qu’il peut se passer, avec un chien ou un chat, lorsqu’ils sont en contact avec de jeunes enfants. Donc avec les jumelles, c’était vraiment pas une perspective envisageable.
Marine Henry.
Je suis allé chez lui une fois, un mercredi, il m’a appris à fabriquer et placer un collet, pour capturer des lapins. Nous en avions posé quatre. Le samedi nous sommes allés voir si ça avait marché, et avions trouvé quatre lapins, prisonniers et morts, pris au piège que nous avions confectionné. J’ai toujours aimé les animaux, et voir ces pauvres lapins, avec leurs oreilles qui tombent, morts, là devant moi, m’a vraiment chamboulé. Et lui était content, il m’a même proposé d’en ramener un chez moi, pour le manger. Je me suis mise à pleurer. Je suis partie en courant, sa mère a appelé la mienne et m’a consolé. Au loin j’ai entendu son père crier sur lui, lui disant d’arrêter de tuer des animaux. Depuis ce jour ne j’ai plus jamais mangé de lapin de ma vie
Marc Franck
Un jour d’été, en rentrant du boulot, j’ai trouvé ma femme sanglotant dans sa chambre. Je n’avais pas encore vu Thomas. Elle m’a expliqué qu’il était dans le salon en train de jouer avec un rat. Je n’en ai pas cru mes oreilles. Alors je suis allé voir, et il était bien là, un rat sur l’épaule, en train de lui donner à manger. Naturellement je l’ai disputé. Il n’a pas compris, mais a accepté d’aller dans sa chambre pendant que je remettais l’animal à son état naturel. Puis nous sommes allés lui parler, pour lui expliquer que les rats sont sales et vecteurs de maladies graves. Nous voulions lui faire peur, et aussi qu’il cesse cette petite obsession qu’il avait avec les animaux. Au lieu de ça, ça a empiré. J’aurais du me douter de quelque chose, car en général ce sont de petits rats des champs qui nous rendaient parfois visite. Ce jour là, il n’y avait aucun doute, c’était un rat d’égout que Thomas tentait d’apprivoiser.
Jeanette Franck
Vous me direz, j’aurais du me douter de quelque chose, il y avait parfois des relents horribles dans sa chambre, qu’il ne rangeait que peu d’ailleurs. Les enfants sont comme ça, leur chambre est leur espace personnel, et il ne supporte pas que quelqu’un la range à leur place. Concernant Thomas il disait toujours que le bordel ne le dérangeait pas. Et comme nous n’autorisions pas la petite Marine à monter dans la chambre, il ne ressentait pas forcément le besoin de la ranger par lui-même.
Marine Henry
Je crois que je peux dire que c’était mon premier amour. J’avais 8 ans, cet âge ou le monde est beau, rose, avec des bonbons et des fleurs parfumées un peu partout. L’insouciance quoi, vous vous dites que ça marchera pour toute la vie, vous faites des petits smacks, et vous êtes heureuse. Un jour, peut être six mois après notre rencontre, mes parents m’ont interdit de retourner chez lui, ou de passer du temps avec lui pendant les récréations. Je n’ai pas compris, je n’ai pas eu d’explications, et je me demande toujours maintenant ce qu’il a pu se passer. L’année suivante, mes parents m’ont inscrite dans un autre établissement, privé cette fois. Je ne me rendais pas compte à l’époque mais plus tard j’ai naturellement compris que c’était pour m’éloigner de Thomas.
Jeanette Franck
J’étais impatiente de voir ce qu’il avait acheté à mon mari pour son anniversaire. Mais je ne peux pas en dire plus, rien que le souvenir de cette monstruosité me donne encore l’envie de vomir.
Marc Franck
Le soir de mon anniversaire, quand je suis rentré, j’ai trouvé ma femme abattue dans la cuisine, un verre de whisky à la main. Quand elle commence à boire des alcools forts, c’est qu’elle est contrariée, et qu’elle cherche à oublier quelque chose. Alors j’ai demandé ce qu’il se passe. Elle m’a répondu que c’est en rapport avec le cadeau que Thomas comptait m’offrir, et qu’elle l’a jeté dans le jardin. Bien sûr je suis allé voir. La boîte était pourtant à quelques mètres de la maison, mais pourtant l’odeur m’a prise à la gorge dès que j’ai ouverte la porte fenêtre. Une odeur indescriptible d’animal en décomposition. Je me suis approché, après avoir pris ma respiration, pour ne pas avoir à sentir ces infects relents. J’ai ouvert la boîte, et j’ai immédiatement vomi. Même sans respirer, le fumet de cette monstruosité parvenait dans mes narines. C’était une boîte à chaussure, et elle était pleine de rats morts en décomposition, certains manifestement vieux de plusieurs mois, d’autres les tripes littéralement à l’air, le ventre ouvert maladroitement avec un quelconque objet tranchant. D’autres avaient la queue coupée à la base, ce qui a eu pour conséquence de libérer à la fois le contenu de leurs sphincters, mais aussi leurs gros intestins. Il cachait ça dans sa chambre d’après ma femme, et nous ne nous étions rendu compte de rien. Je suis allé lui demander une explication. Les larmes aux yeux, il m’a dit que comme je lui avais dit que les rats sont nocifs, il en avait tué le plus possible pour me faire une surprise pour mon anniversaire.
Jeanette Franck
Nous n’avons pas pu le punir, il n’aurait pas compris. Si on gronde un gamin parce qu’il fait quelque chose, qu’on lui fait la morale, et qu’on le gronde aussi parce qu’il fait le contraire en se tenant à la morale que vous lui avez inculquée, le pauvre garçon se retrouve perdu. Alors nous avons laissé couler, mais nous avions conscience que plus rien ne serait jamais comme avant.
Marc Franck
Je voulais qu’il aille voir un psy, mais ma femme s’y est opposée. Elle m’a expliqué son point de vue, et elle avait raison. Le lendemain il avait posé un paquet cadeau sur la table pour mon retour. C’était une cravate, je suis pratiquement sûr que c’est sa mère qui l’a choisie, mais au moins il l’a payée. Je ne l’ai jamais mise, car elle est la personnification de l’horreur que notre enfant à fait à ces rats. Et quand vous voyez ce qu’un enfant qui prétendait aimer les animaux, a pu faire à ces pauvres bêtes, alors qu’il n’était âgé de huit ans, je peux vous dire que chaque année vous vous demandez quelle fantasmagorie va bien pouvoir arriver avec votre anniversaire. Et si je n'ai plus eu de souvenirs désagréables à ce niveau, les mutilations d'animaux, elles, ne faisaient malheureusement que commencer
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Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière. |
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steve84Réputation Mondiale


Inscrit le: 02 Nov 2007 Messages: 1171 Localisation: Camaret-sur-Aygues (84, France)
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Posté le: Jeu 05 Juin 2008 23:21 Sujet du message: |
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Mais qu'est-ce qu'elles t'ont fait ces pauvres bêtes?
Bizarre tout ça quand même...
Je voulais savoir si pour certains passages ou personnages, tu t'inspires de faits / personnages réels?  |
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VaastRéputation Mondiale


Inscrit le: 17 Jan 2008 Messages: 1715
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Posté le: Jeu 05 Juin 2008 23:29 Sujet du message: |
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| C'est pas un enfant de cœur le Thomas. Il est vraiment bizarre quand même. |
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RaiRéputation Mondiale


Inscrit le: 11 Mar 2008 Messages: 1312 Localisation: Paris
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Posté le: Ven 06 Juin 2008 1:00 Sujet du message: |
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Il est commun maintenant de dire que les tueurs en série ont démarré avec des meurtres d'animaux...
Thomas aurait-il des penchants meurtriers ? Sans aucun doute.
Mais son fameux "reset" le sauve en quelque sorte... définitivement ? _________________
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Unkle PModérateur


Inscrit le: 26 Mar 2007 Messages: 3065
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Posté le: Ven 06 Juin 2008 1:23 Sujet du message: |
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| steve84 a écrit: | Mais qu'est-ce qu'elles t'ont fait ces pauvres bêtes?
Bizarre tout ça quand même...
Je voulais savoir si pour certains passages ou personnages, tu t'inspires de faits / personnages réels?  |
Tu serais bien emmerdé s'il te disait qu'il aime torturer des animaux ... |
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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 3636 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Ven 06 Juin 2008 8:02 Sujet du message: |
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Oui oui j'aime torturer les animaux :D _________________
Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière. |
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Dr ZOULOURéputation Mondiale


Inscrit le: 08 Fév 2008 Messages: 1048 Localisation: Toulouse
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Posté le: Ven 06 Juin 2008 9:31 Sujet du message: |
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j'ai d'abord cru que le titre caracterisait le bonhomme de Levante...mais non...Ton personnage est trés ambigü et il me plait bien...J'aime assez le triangle amoureux, et ces relations non-conventionnelles.. _________________
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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 3636 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Ven 06 Juin 2008 9:44 Sujet du message: |
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Allez petit teaser, mon prochain épisode devrait s'appeler "la machine à glace" _________________
Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière. |
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salihoRéputation Locale

Inscrit le: 05 Mar 2008 Messages: 38
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Posté le: Ven 06 Juin 2008 10:06 Sujet du message: |
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c'est la première fois que je poste ici et je vois bien que j'ai manqué quelque chose j'ai lu toute la story( j'ai juste passé quelque témoignage je l'avoue ) et elle est formidable comment dirais-je elle a un style à part une très longue intro j'aimerais bien voir aussi comment tu pourras entrer dans le sportif car c'est ce qu'on demande d'une story à ce que je sache |
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fouafRéputation Nationale


Inscrit le: 14 Mai 2008 Messages: 260 Localisation: Lyon 7éme
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Posté le: Ven 06 Juin 2008 10:09 Sujet du message: |
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Je pense que tu as eu tord de sauter quelque temoignage des autre personne, car cela pose vraiment le personnage. et puis cela fait parti a part entiére de la story. _________________
Your lips move but I cant hear what youre sayin.
When I was a child I caught a fleeting glimpse,
Out of the corner of my eye.
I turned to look but it was gone.
I cannot put my finger on it now.
The child is grown, the dream is gone.
I have become comfortably numb. |
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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 3636 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Ven 06 Juin 2008 10:13 Sujet du message: |
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@saliho : L'intégration du sportif est en cours, j'ai posé les bases du futur rôle du personnage sur l'aspect sportif, notamment sur ce dernier épisode _________________
Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière. |
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Cristiano-coachRéputation Continentale


Inscrit le: 07 Nov 2007 Messages: 772 Localisation: Montpellier
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Posté le: Ven 06 Juin 2008 10:55 Sujet du message: |
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| Jerzy c'est raiment énorme tu le sais ça j'arrive pas à m'en sortir quand je l'ai lu! Je veux la suite. bon heureusement j'ai de quoi m'occupper avec de la philo... Par contre ce personnage c'est quelque chose! OUla ... c'est impressionnant quand même! Tout comme ce que tu écris je me régale jerzy continue cette story même si fm 2009 sort ce que tu fais, tu fais une saison en attendant, puis finalement tu reprends le 2009 pr la saison suivante ne quitte pas cette story tu écris super bien!! |
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