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VaastRéputation Mondiale


Inscrit le: 17 Jan 2008 Messages: 1715
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Posté le: Ven 06 Juin 2008 11:46 Sujet du message: |
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| jerzy59 a écrit: | | j'ai posé les bases du futur rôle du personnage sur l'aspect sportif |
Thomas sera un agent ? |
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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 3636 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Mer 11 Juin 2008 14:18 Sujet du message: |
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@ Vaast : C'est une piste que j'explore. On verra bien
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Jonathan Guibert : Camarade d’Erasmus
J’ai toujours été intéressé par la réalisation d'une partie de mon cursus à l’étranger. Alors je suis allé voir un responsable après mon Master pour partir en Erasmus dans le cadre d’un doctorat, mais l’université préférait envoyer des binômes, pour une question d’intégration, pour le fait de ne jamais se retrouver vraiment seul dans une ville inconnue, plongé dans une nouvelle culture, un nouveau mode de vie. Alors j’ai passé une petite annonce sur les forums de la fac, pour trouver un diplômé de Master, peu importe lequel, puisque les binômes ne doivent pas nécessairement être de la même filière, et surtout quelqu’un disposant d’une bourse d’études. Et une semaine après, Thomas m’appelait, me disant qu’il était intéressé.
Yulia Elmiron : Fucking Friend
Ah les deux petits Frenchies, ils sont arrivés un peu la queue entre le jambes, ne sachant pas ou se mettre, cherchant désespérément leur place au milieu d’un groupe d’étudiants/chercheurs. Ceux qu’on qualifiait régulièrement de sociopathe en mal d’amitié sont tout de suite venus leur parler. Là j’ai remarqué une scission entre les deux mecs. L’un semblait se contenter de cette relation avec des individus un peu particuliers, vous savez, obnubilés par les études, leur avenir, leurs projets, et parlant de ça à longueur de temps, les intellos quoi, et l’autre, Thomas, restait à l’écart. Il ne voulait pas se mêler à cette engeance qu’il qualifiait de « too much ». Lui jugeait les études comme un passe temps, et un moyen de rencontrer des gens. S’il n’avait pas d’affinités il préférait laisser tomber. Donc le voyant seul et ayant un peu pitié de lui, je l’ai abordé et le courant est tout de suite très bien passé.
Jean-Marie Colas : Professeur à l’université de Lille.
Mr Guibert est revenu rapidement me voir, accompagné par Mr Franck. J’ai fait un rapide tour de leur motivation, et de leur intérêt pour les études, bien que je n’avais aucun doute à propos de celui-ci. En général les étudiants qui vont en doctorat sont ambitieux, et notre université est toujours fière de sponsoriser ces personnes. Le problème est que Mr Franck ne parlait pas un mot d’espagnol. Mais contre la promesse de prendre des cours accélérés pendant ses vacances, l’université de Valence, ainsi que la notre avons conjointement approuvé l’envoi de cette étudiant dans le cadre du programme d’échange.
Jonathan Guibert.
Thomas et moi étions très différents. Parfois j’avais l’impression qu’il ne prenait pas les études au sérieux, qu’il ne me prenait pas au sérieux non plus. Pour moi le changement d’environnement était vecteur de stress. Il y avait de l’excitation aussi, mais vous savez, quand vous désirez quelque chose ardemment, il y a toujours une appréhension lorsque cette chose est en passe de se produire. Lui me rassurait, nous sommes restés en contact tout l’été afin de nous connaître un peu mieux. Il semblait calme, posé, et pas du tout apeuré par la perspective du changement. En plus il ne parlait pas espagnol, il prenait quelques cours du soir. Je me suis demandé à qui j’avais affaire, et franchement, si j’avais poussé un peu mon analyse, je crois que je ne serais jamais parti.
Marta Lamina, professeur d’espagnol.
Lorsqu’il s’est présenté à mon cours, la première chose que j’ai demandée est s’il avait déjà fait de l’espagnol dans son cursus. Comme il m’a répondu non, je lui ai demandé s’il savait dire quelque chose en espagnol. Alors il m’a sourit et m’a répondu « a mi me gustan las chicas que pratican la felaçion ». Alors bien sur toute la classe a rigolé, et moi aussi en fait. Ce sont des cours privés, tout le monde paye, il n’y a pas de présence requise. Juste ce que je demande c’est de la concentration et du silence pour que les agitateurs ne perturbent pas ceux qui veulent étudier. Thomas m’avait l’air plutôt studieux, il voulait apprendre, aucun doute là-dessus, il est même venu me voir pour me demander du vocabulaire spécifique au jargon de la psychologie. Puis ça a rapidement tourné vers les allusions sexuelles et je me suis dit que j’avais face à moi un mec d’une grande intelligence. Son jargon psychologique, il n’en avait rien à foutre. Il voulait juste apprendre du vocabulaire sexuel en le noyant au milieu de mots relatifs à la psychologie. Quand il m’a dit qu’il partait étudier en Espagne, j’ai tout de suite su que c’était pour le cul des espagnoles et non pour la volonté d’approfondir ses connaissances cursives.
Yulia Elmiron.
C’était clairement un marginal, un je m’en foutiste de la première heure. Jamais à cours de bons mots. Rapidement j’ai un peu abandonné mes deux amies qui entraient en doctorat également, pour passer la majeure partie de mon temps avec lui. Quand nous parlions, il était capable de déblatérer sur temps qu’il fait, d’analyser succinctement le comportement sexuel de quelqu’un au hasard, et de sortir par la fenêtre, le tout en moins de trente secondes. Il faut de toutes façons un cœur bien accroché pour pouvoir vraiment le suivre, et une bonne dose d’humour, ainsi que d’autocritique, car parfois il n’hésitait pas à me tailler verbalement en pièces. D’aucuns auraient arrêté de le côtoyer, mais moi je voyais là une manière de progresser, de m’arranger après des expériences difficiles. Et quand une fois je lui ai demandé pourquoi il me disait tout ça, les larmes aux yeux, il m’a simplement répondu que je suis le genre de personne tout à fait perfectionniste, et en quête de tous ces petits détails pour affiner la personnalité. Ensuite il m’a répondu que si je cherche juste quelqu’un pour flatter mon ego, en me disant que je suis simplement bien foutue, cultivée, et voulant me sauter, alors je n’ai pas toqué à la bonne porte. Il a ensuite ajouté que ce n’est pas pour autant qu’il n’a pas envie de me sauter, presque dans un espagnol parfait.
Jonathan Guibert.
Nous étions en collocation dans un petit appartement. Trois pièces, salon et kitchenette, et deux chambres. Ce n’était pas le luxe, mais cela suffisait. Nous ne traînions pas vraiment ensemble, je n’aimais pas le style de son amie Yulia, il n’aimait pas le style des miens. Mais nous partagions quand même pas mal de choses. On cuisinait pour deux, on regardait souvent la télé ensemble, et nous sortions régulièrement boire un verre à la découverte de la nuit Valencienne. Là bas, même fin septembre il fait plutôt chaud, alors nous nous sommes cotisés pour acheter une machine à glace, que l’on a fait trôner fièrement là ou en fin de compte elle se faisait la plus discrète.
Marta Lamina.
Il a progressé vite car il m’avouait écouter des chansons en espagnol avant de lire leur traduction, ainsi qu’en visionnant des films en français ou anglais, sous titrés en espagnol. Il a suivi mon cours pendant deux mois, et je n’ai jamais vu quelqu’un progresser si vite. Lors d’un des derniers cours, j’ai proposé à la classe des mises en situation. Cela équivalait en la simulation d’une discussion de comptoir, autour d’un thème donné. Nous étions en nombre impair, et comme Thomas était seul, je lui ai proposé de faire l’exercice avec moi. Alors, et pratiquement sans accent, il m’a demandé d’aller vraiment boire un verre avec lui, m’a promis de ne parler qu’en espagnol, et que c’était bien mieux qu’une simulation à la con dans le cadre d’un cours du soir. J’ai aimé sa franchise, et après le cours nous sommes donc allés boire un verre ensemble. Un garçon très courtois, mais aussi très direct, et très intelligent. Je crois qu’il aurait voulu coucher avec moi, mais en fait il me faisait un peu peur. C’est ce genre de personnage que vous sentez capable d’absolument tout, dans des buts pas toujours louables. Toutefois, ce fût quand même une bonne soirée.
Jonathan Guibert.
Il fréquentait cette nana, Yulia. Bon moi, je ne l’aimais pas, mais il faut avouer qu’elle était plutôt mignonne. Il passait du temps avec lui, mais ça n’a jamais réellement été sérieux. En tout cas si j’en crois la quantité importante de nanas qui se sont succédé dans sa chambre. Il y en avait pour tous les goûts. Des brunes, des blondes, des rousses, des minces, des sportives, des grosses, des métissées, des blacks. De tout je vous dis. Quand je lui ai demandé s’il avait un style de fille précis, il m’a dit que non. Puis en plaisantant, il a poursuivi en disant qu’il cherchait à faire un montage photo pour le propose à Benetton. Puis il a abordé le fait qu’il ne me voyait jamais rentrer avec une fille. J’ai dit que je n’étais pas spécialement la pour ça. Il m’a dit que certaines nanas seraient ravies de coucher avec moi. Je ne sais pas pourquoi il a dit ça, mais je l’ai perçu comme de la pitié, et j’ai horreur de ça. J’ai été plutôt sec avec lui, et suis rentré dans ma chambre en claquant la porte.
Yulia Elmiron
En fait nous avons fini au lit de manière assez naturelle, si l’on peut appeler « naturel » le fait d’être complètement bourrés à essayer de rouler un quatrième joint. En fait, Thomas, je l’ai sucé avant de l’embrasser. Notre premier baiser avait cet étrange relent de liquide séminal. Lui pendant ce temps essayait toujours de rouler, alors je me suis mise a califourchon sur lui et la pénétration a commencée, comme ça. Et si je ne m’étais pas masturbée lorsque son sexe était dans ma bouche, s’aurait été à sec. Je voulais le faire réagir et lui continuait simplement de rouler. Cela n’a pas duré longtemps, et une fois l’affaire terminée, je l’ai regardé, et il souriait bêtement en arborant le pétard qui venait juste de prendre forme. J’ai rigolé en lui mettant une petite gifle et j’ai voulu me retirer en lui demandant une serviette. Il a alors pris un verre vide qui traînait sur la table de nuit, en me disant de tout évacuer là dedans. Lorsque ce fût fait, il a semblé en admiration devant ce verre contenant un mélange blanchâtre et visqueux de sperme et de cyprine. Si je n’avais pas été bourrée, je crois que je serais partie en courant. Puis je suis resté, et nous avons couché, plus sérieusement cette fois, un peu plus tard, et toujours sans mettre de capote. J’étais d’ailleurs inquiète le lendemain, mais lui philosophait, et disait qu’il préférait mourir de ne pas avoir mis de capote, plutôt que de succomber à une attaque cardiaque. Après ce rapport il m’a encore fait évacuer dans ce verre. Il a juste sourit lorsque j’ai demandé si c’était une coutume française.
Laura Torres, aventure d’un soir.
Thomas, c’est purement le genre de mec que l’on ne se fait qu’une fois. Ils ont tous leurs bizarreries, y’en a qui tiennent absolument à me prendre en levrette, ou à se faire sucer avant toute chose, lui son truc c’était de vider le contenu d’une capote dans un verre. Ensuite le verre restait là. Vous voyez, ça c’est typiquement ce qui me dégoûte. Une amie a moi qui se l’est faite aussi, me l’avait dit de toutes façons. Un bon coup, capable de donner n’importe quel type d’orgasme, mais un rituel gerbant post-coïtal. Si il y en a que ça ne choque, où n’inhibe pas, tant mieux pour elles. Nous voulions baiser, nous l’avons fait, tout le monde était content. Et je ne l’ai jamais revu.
Yulia Elmiron.
Je n’étais pas gênée par cette coutume bizarre qu’il avait. En fait si ça pouvait lui faire plaisir, cela ne me dérangeait pas. Histoire aussi que cette scène mettant en valeur la force profonde de la gravité, puisse avoir au moins un motif de satisfaction pour quelqu’un. J’ai trouvé ça plus bizarre le soir ou l’on a essayé la sodomie. Là aussi il m’a fait évacuer dans un verre. Le liquide qui stagnait au fond du verre n’était pas très beau à voir. Mais lui s’en amusait, il avait ce côté animal, ou enfantin, de pouvoir s’amuser avec la première chose qui lui tombait sous la main. Ceci dit, il ne m’a jamais dit ce qu’il faisait de ces verres par la suite. J’imagine simplement qu’il les nettoyait.
Jonathan Guibert.
Le lendemain, il n’est pas allé en cours, et m’a demandé les miens pour pouvoir rattraper. J’ai voulu jouer mon donneur de leçon, je lui ai dit d'être studieux et assidu au lieu de ne penser qu’au cul. Donc je ne les lui ait pas donnés. C’était peu avant les vacances de Noël, et ensuite il a fait de ma vie un véritable enfer. D’abord il laissait traîner ses capotes, parfois vides d'ailleurs, et bien sûr refusait de les jeter, puis ne m’accordait plus aucune attention. Parfois je rentrais, je le retrouvais là, dans le salon, en train de prendre Yulia par derrière. Il me faisait un signe de la main, Yulia souriait comme une conne, et parfois me proposaient de participer. Puis c’était la mode métrosexuelle, et j’ai appris par la suite que Yulia et lui se rasaient le sexe avec mon rasoir. Et je ne préfère pas vous dire la manière dont je m’en suis aperçu. Il était devenu un grand gamin orienté sur un processus de destruction. J’aurais pu supporter, mais un jour il est vraiment allé trop loin.
Yulia Elmiron.
Cela ne me dérangeait pas qu’il voie d’autres filles. Je voulais juste qu’il mette une capote avec elles. Vous savez, ce n’était pas l’homme de ma vie, et moi aussi j’allais voir ailleurs. Juste que l’amour vous fait perdre les gens. Vous n’êtes pas pareil avec un pote qu’avec votre mec. Alors je voulais rester pote avec lui, histoire de toujours avoir quelqu’un sur qui compter. Nous sommes restés longtemps en contact après ces moments vécus ensemble. Et après l’obtention de sa thèse, il a simplement disparu de la circulation, sans jamais donner de nouvelles. A force de ne pas s’être considérés comme un couple, j’ai fini par le perdre, alors que je craignais le perdre justement en devenant un couple. A la réflexion, c’est sûrement le plus grand regret de toute ma vie. Je baignais dans une extase permanente, tiraillée entre de l’admiration pour lui, et un désir intense. Après je reconnais que si nous nous étions mis en couple, j’aurais perdu ça. Mais j’aurais nettement préféré perdre cela plutôt que de le perdre lui. Nous ne nous sommes jamais dit que nous nous aimions, et il a fini par partir sans la moindre considération pour notre vécu.
Jonathan Guibert.
C’est au mois d’avril qu’il a vraiment dépassé les bornes. Le beau temps revenait, et la machine a glace est ressortie des placards. C’était une période ou j’essayais de recoller les morceaux avec lui, car cela ne se passait pas trop mal, il avait cessé de m’emmerder, et tout le monde était content. Et un jour je rentre tranquillement dans l’appart’, et lui était déjà là, en train de manger une glace tout juste sortie de la machine. Par politesse je lui ai demandé si je pouvais goûter. Il m’a dit que oui, et que les pots se trouvent dans le congélateur. Il y en avait trois, j’ai pris le plus proche de ma main, et j’ai attendu qu’il fonde un peu avant de le manger, car vous savez, quand vous congelez comme ça, en général la crème glacée devient plus dure que de la pierre. Donc ça fond, lui ne me dit pas le parfum, me laissant la surprise. Impatient, je prends une cuillère et prend une bouchée. C’était simplement dégueulasse, et presque indéfinissable au goût . Je lui ai demandé ce qu’il a bien pu mettre dedans pour obtenir un résultat aussi ignoble. Il m’a répondu que c’est juste sa glace spéciale sexe. Alors bien sûr j’étais interloqué, et avant que je ne prononce un mot il m’a dit que depuis qu’il couche avec Yulia, il conserve leurs sécrétions sexuelles, et qu’il en a simplement fait de la glace avec, pour voir quel goût ça a, simple curiosité. Puis il m’a dit de considérer ça comme un cadeau de fin d’année, tout en reprenant une cuillerée de cette glace simplement sortie de son imaginaire complètement malade. Je ne voulais pas y croire, alors il m’a dit qu’il restait un peu de sécrétions dans un verre au frigo, et en effet. Là, au fond, derrière un sachet sous vide de salade frisée, il y avait un verre avec des sécrétions beiges en train de profiter de la cryoconservation. Il a ensuite demandé si j'ai senti cet arrière goût acide provoqué directement par la cyprine de Yulia. Je vous jure que j’ai failli le buter à cet instant là. Mais il s’est levé, dirigeant toujours la cuillère pleine de cette merde vers sa bouche, et m’a dit que je n’en ferais rien. Et en effet je n’ai rien fait. Donc je suis allé dans ma chambre, lançant un dernier regard vers cette machine à glace qui d’un coup, semblait me narguer avec insistance.
Une fois mon année terminée je suis rentré en France, me contentant de plaindre le pauvre mec qui allait se retrouver avec lui dans cet appartement, car Thomas est quelqu'un qui veut marquer ses contemporains, il ne veut pas que les gens qu'il croise l'oublient. Et personnellement, je pense que c'est un trait de caractère vecteur de gros gros problèmes, car Thomas est un garçon intelligent et très physionomiste, capable de cibler là ou ça fait mal. Et si vous n'avez aucune élégance en petit débardeur moulant et en jupe, et que vous l'emmerdez, il vous détruira immanquablement et sans le moindre souci. Je crois qu'il n'y a rien à dire de plus. _________________
Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière. |
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cortex160Réputation Mondiale


Inscrit le: 20 Oct 2007 Messages: 1337 Localisation: Troyes
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Posté le: Mer 11 Juin 2008 15:49 Sujet du message: |
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Excellent (pas la glace), le scénario. Toujours ce petit truc qui accroche et nous empêche de décroché.
Mais le coup de la machine à glace, c'est répugnant mon cher Jerzy, on dirais du vécu .
Je cerne bien, le personnage de Thomas, mais c'est vrai que je ne comprend pas le pourquoi de sa marginalisassions.
J'adore aussi tes "définitions" de personnage, comme pour Yulia ==> Funking Friend et autres du même genre.
On vois pourquoi il à fuit l'Europe, et qu'il parle l'espagnol à merveille, mais on est toujours dans l'expectative pour son avenir footballistique, et comment va t'il rebondir après ses déboires.
J'attends la suite avec impatience c'est comme toujours, agréable à lire. _________________
La charte du forum c'est ici.
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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 3636 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Mer 11 Juin 2008 16:01 Sujet du message: |
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| Citation: | Mais le coup de la machine à glace, c'est répugnant mon cher Jerzy, on dirais du vécu . |
Je n'ai pas de machine à glace :D
| Citation: | | Je cerne bien, le personnage de Thomas, mais c'est vrai que je ne comprend pas le pourquoi de sa marginalisassions. |
Je m'attarde sur le comment, et non sur le pourquoi
| Citation: | | On vois pourquoi il à fuit l'Europe, et qu'il parle l'espagnol à merveille, mais on est toujours dans l'expectative pour son avenir footballistique, et comment va t'il rebondir après ses déboires. |
J'ai expliqué l'espagnol mais pas la fuite d'Europe, d'ailleurs qui te dit qu'il s'agit d'une fuite ?
Pour le football, il joue pour le moment un rôle important dans la carrière d'un joueur.
| Citation: | | J'attends la suite avec impatience c'est comme toujours, agréable à lire. |
Merci [/quote] _________________
Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière. |
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Cristiano-coachRéputation Continentale


Inscrit le: 07 Nov 2007 Messages: 772 Localisation: Montpellier
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Posté le: Mer 11 Juin 2008 18:16 Sujet du message: |
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Je t'ai tout dit en direct a quel point cette histoire me répugne! T'es vraiment sale... Ah je te jure!
Beurk la machine à glace! Ou tu vas chercher tout ça t'es tordue je touve! Moi je fais mes persionnages selon ma personalité, j'éspère de tout coeur que ce n'est pas ton cas !! Quelque chose me dit quetu t'en inspire en aprtie mais que tu en rajoute beaucoup! Quoiqu'il en soit, c'est magnifiquement écrit de superbes (c'est pas le mot) idées! En tt cas très recherché comme idées (en tt cas je l'espère)
Vivement le face au lecteur!
Tiens, j'ai un question en avant première: N'as tu pas peur que tes lecteurs changent radicalement d'oeil sur toi à la suite de tes écrits pour le moins....originaux!? |
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FreshairRéputation Régionale

Inscrit le: 04 Nov 2007 Messages: 105
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Posté le: Jeu 12 Juin 2008 16:30 Sujet du message: |
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Je n'ai lu que les deux premières pages, et je ne peux me retenir : Extra!!!!
J'abrège pour pouvoir poursuivre, mais j'accroche beaucoup plus à cette story qu'à celle sur St-Pet' (j'en ai décroché d'ailleurs).
Ici, j'aime l'ambiance, la narration à plusieurs voix, l'écriture...en gros tout! Je ne trouve même pas les mots. La subtilité est tà plus grande qualité. On reste dans l'évocation d'une atmosphère sombre et pesante, sans jamais tomber dans le glauque. Bravo! _________________ Pour ne pas soupirer à 40 ans, respirons à 20. |
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cortex160Réputation Mondiale


Inscrit le: 20 Oct 2007 Messages: 1337 Localisation: Troyes
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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 3636 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Mar 24 Juin 2008 16:58 Sujet du message: |
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Nouvel épisode de transition, qui était nécessaire pour coller tout à fait à ce que je veux par la suite.
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Yulia Elmiron, Fucking Friend :
A la fin du doctorat, nous n’avions presque plus de cours. C’est essentiellement pratique. La plupart vont à l’hôpital psychiatrique du coin, et vont tenter d’aider une classe de malades bien particuliers. Certains s’occupent des schizophrènes, d’autres des névrosés. Enfin que du classique. Je me souviens que Thomas n’était pas spécialement branché par ce genre de choses. Lui, il voulait du trash. Dans un sens, il voulait de la responsabilité. Il ne voulait pas aider les patients, il voulait les sauver. Il voulait s’attaquer aux maux profonds de chacun pour pouvoir dire à la fin « tu vois lui là bas, si il est encore en vie, c’est grâce à moi ».
Mark Franck, père de Thomas.
Thomas nous envoyait régulièrement des cartes postales, des photos récentes. Il disait que ce n’est pas parce qu’il se trouve en Espagne, que l’on doit nécessairement l’oublier. Et nous lui répondions, naturellement. Nous lui envoyions d’autres photos avec l’espoir secret qu’il les mette dans un cadre, non loin de son lit. Enfin, nous n’avons jamais su. Quoi qu’il en soit, il ne s’est jamais plaint de l’Espagne. Il disait s’être fait des amis, et nous envoyait souvent des photos de lui avec cette Yulia, devant les monuments touristiques de la ville de Valence. Il se mettait en scène pour sa mère. Il lui disait « je connais ton goût immodéré pour le tourisme ». En ce qui me concerne j’étais content qu’il se soit trouvé une amie. Nous l’avons eu à la maison pendant plus de vingt ans, et jamais il n’a ramené une fille. Sa mère et moi avions peur qu’il soit gay. Lui le savait, et parfois jouait avec ça pour nous énerver.
Yulia Elmiron.
Bien sûr, on ne donne pas à un stagiaire une responsabilité énorme. Si la vie de quelqu’un était en jeu, systématiquement, les organismes d’accueil refusent de confier leurs soins à un stagiaire. Lui était déçu. Je me souviens d’une dispute avec notre directeur de section à l’université. Le ton était vraiment monté. Il lui a dit ses 4 vérités, les mots sortaient de sa bouche à une vitesse impressionnante. En fait il lui reprochait simplement de ne pas agir pour le placer dans un service qui lui convenait mieux. Ceci dit, je ne pense pas que ça justifiait toutes les horreurs qu’il a pu dire sur lui.
Julio Almeria, directeur de la section psychologie de l’université de Valence.
Je n’étais plus tout jeune vous savez, mais cette engueulade a sauvé ma vie. Je savais que Thomas était quelqu’un d’assez exceptionnel. Son université d’origine m’avait vanté ses mérites, et m’avait averti d’une tendance à l’absentéisme, mais qu’en dépit de cela, il obtenait toujours des résultats à la limite de la perfection. C’était pareil ici. Il vivait comme il le voulait, ses professeurs me disaient de lui qu’il ne venait pas lors des cours ayant lieu trop tard dans la journée, et qu’au cours suivant, systématiquement lorsqu’ils essayaient de le piéger sur une question relative au cours précédent, ils n’y arrivaient jamais. L’un d’eux m’a même dit qu’aller en cours était une perte de temps pour lui, puisque aucun personnel de notre corps enseignant n’était capable de lui apprendre quoi que ce soit.
Jeanette Franck, mère de Thomas.
Ah vous savez, je guettais la boîte aux lettres. Lorsque je lui envoyais un courrier, je passais la semaine suivante à attendre le facteur. Je me nourrissais de ces lettres. Pendant quelques années, nous pensions l’avoir perdu. Nous n’avions plus aucun rapport privilégié. J’était peut être une utopiste, mais je voulais croire en ces relations mère/enfant dont on parle souvent à la télévision. Et ne pas réussir à me sentir proche de Thomas me rendait fort triste. C’est d’ailleurs dans une tristesse sans nom que j’avais accepté qu’il prenne son indépendance après le lycée, et que je lui aie payé son petit studio sur Lille. Et lui ne revenait même pas le week end. Vous n’imaginez même pas la peine que ça a pu me faire. Et puis là, avec son départ en Espagne, et toutes ces lettres, je revivais. Après il m’a demandé de m’acheter un ordinateur, pour pouvoir échanger cela par mail, mais je n’ai pas voulu. J’aurais perdu cette sensation, cette montée d’adrénaline qui me faisait presque vomir, alors que la clé de la boîte aux lettres tournait dans la serrure.
Julio Almeria.
Il ne voulait pas comprendre que je ne pouvais rien faire de plus pour lui. Je m’étais déjà personnellement impliqué auprès des hôpitaux de la région, pour lui offrir un poste à responsabilité. C’était un gamin impétueux, mais sûrement pas pourri gâté. Il avait l’habitude d’avoir ce qu’il voulait certes, mais c’était à force de travail et de volonté. Ses efforts avaient toujours été récompensés, et sa colère à ce moment là est née du sentiment d’injustice qu’il ressentait. Car il estimait que ses notes, et les appréciations des professeurs pouvaient lui permettre d’intégrer le secteur à haut risque d’un hôpital psychiatrique. Moi, j’ai essayé de le raisonner, je lui ai dit de faire ses preuves, que de toutes façons, avec ses capacités, il grimperait bien vite dans la hiérarchie, et qu’il deviendrait une personne éminente de la communauté psychologique mondiale. Mais ce que je n’avais pas compris, c’est qu’il n’était pas un jeune homme ambitieux. Il voulait faire exactement ce qu’il voulait, quand il le voulait, mais il n’avait aucune projection sur l’avenir. Je crois que son fatalisme était d’ailleurs son principal défaut, même s’il savait le mettre de côté en situation professionnelle.
Yulia Elmiron.
Moi j’étais derrière la porte, je n’entendais rien, et puis le ton s’est mis à monté. Et là, pendant franchement dix minutes, j’ai entendu Thomas dire ce qu’il pendait de Mr Almeria. Et le pire, c’est que je ne pouvais pas m’empêcher de rire.
Marc Franck.
Ma femme était heureuse, et ce petit con, il a encore fallu qu’il gâche tout. Nous avions pardonné ses écarts d’adolescence, nous nous étions remis en questios. Et quand l’on se disait qu’il avait grandi, qu’il ne nous poserait plus de problèmes, il nous envoie ce colis. Sa mère a failli en mourir de chagrin.
Jeanette Franck.
Je ne veux plus parler de ça. J’en ai pleuré pendant des semaines, je suis tombée en dépression en me demandant ce que j’avais bien pu faire au bon Dieu pour avoir mérité ça, pour avoir engendré une personne telle que lui. Je n’ai naturellement jamais répondu à ce colis, et je n’ai plus jamais eu de contact avec lui et franchement, je m’en porte beaucoup mieux.
Marc Franck.
J’étais à ses côtés lorsque le facteur est arrivé, et nous a livré ce colis en recommandé. Chaque fois qu’une lettre arrivait, ma femme était transformée, et moi, ça me faisait plaisir de la voir comme ça. Alors on a ouvert le colis ensemble, dedans il y avait une enveloppe, et un bocal enveloppé dans du papier d’aluminium. Ma femme était touchée, car elle pensait que Thomas nous avait envoyé une quelconque spécialité locale. A l’odeur, on aurait du se douter de quelque chose me direz vous. Donc on ouvre le pot, il y avait ce bocal en verre, transparent, avec une substance d’aspect gluant, et donc dégageant une odeur pas possible. J’avais vraiment peur d’ouvrir la lettre qui était jointe au colis. Je n’avais qu’une envie, m’emparer du tout et le balancer dans la poubelle.
Yulia Elmiron.
Thomas hurlait que notre directeur était un dégénéré. Qu’il ne baise plus sa femme qu’une fois par semaine, et que quand il le fait, il pense à une jeune étudiante de la faculté qu’il dirige, voire même à sa propre fille, qu’il se mord les lèvres pour ne pas hurler son nom. Il a aussi dit qu’il n’aimait plus sa femme depuis qu’il ne la sodomise plus, mais qu’il est trop lâche pour divorcer ou pour aller voir ailleurs. Et ça a duré 10 minutes. Franchement, je ne sais pas d’où il sortait tout ça. Moi ça me faisait marrer, attendez, le mec va voir le directeur de section, et a les couilles de lui sortir tout ça. Et puis mon sourire s’est vite figé, et j’ai eu peur pour lui, peur qu’il soit renvoyé en France, peur que ça gâche tout son cursus, tout ça pour une histoire de stage pratique qui ne doit durer que quelques mois. Peur que ce soit quelque chose qu’il allait regretter toute sa vie. Puis il s’est calmé. Mr Almeria a repris la parole, calmement. Ce qu’il a dit m’a complètement stupéfait.
Julio Almeria.
Au début, je restais bouche bée. Imaginez. Vous êtes chef d’entreprise et un simple salarié vient vous parler de vos déviances sexuelles. Et puis je me suis rendu compte que ce qu’il disait est vrai. J’essaye d’être proche de mes étudiants, mais naturellement pas au point de les inviter à boire un café tout en déballant ma vie sexuelle. J’ai donc compris qu’il avait deviné ça, comme ça, rien qu’en me regardant. Rien que d’y repenser maintenant ça me donne la chair de poule. Je lui ai alors demandé de prendre congé, que je le convoquerai plus tard. J’avais mon idée en tête. Lorsqu’il est revenu le lendemain, il s’est excusé. Je ne lui en ai jamais tenu rigueur, car ça m’a permis de faire un travail sur moi-même pour soigner tout ça. Puis je lui ai proposé d’entrer au service des troubles du comportement liés au sexe. Il a alors accepté avec un grand sourire, même si je pense que dans sa position, il aurait accepté n’importe quoi.
Marc Franck.
Dans l’enveloppe il y avait une série de photos. Rien qu’à la première ma femme avait envie de pleurer. Il y avait toujours un bâtiment touristique dans le fond de l’image, Thomas et Yulia semblaient être dans un parc, ils étaient nus, elle à quatre pattes, et Thomas derrière elle. Alors bien sûr pour avoir une photo comme ça, à mon avis, il fallait une 3eme personne. Sur la seconde photo il y avait toujours ce bâtiment en fond visuel et la photo était prise d’un autre angle, laissant clairement deviner que Thomas sodomisait sa copine. Ma femme a jeté les photos par terre et a lu la lettre. C’était une lettre traditionnelle, dans le même ton que les autres. Comme si envoyer à ses parents, des photos vous montrant en train de baiser, allait mieux passer en gardant un ton tout a fait naturel et habituel. Puis j’ai vu ma femme jeter la lettre et partir en criant. J’ai ramassé le mot et je l’ai lue. Le post scriptum disait que le contenu du bocal en verre était le stade 0 de notre futur petit fils. Il disait ensuite espérer que nous étions content d’avoir pu approfondir notre connaissance de Julia. En ramassant les photos, j’ai vu cette dernière dans diverse positions, seule, en train de s’enfoncer divers objets dans ses différents orifices. Lorsque tout a été ramassé, j’ai caché le colis dans le grenier, en jetant bien sûr le bocal. Je l’ai gardé pour ne jamais oublier.
Yulia Elmiron.
Il était content de travailler au service des troubles sexuels. Mais je n’aimais pas son état d’esprit. Il n’y allait pas pour soigner des gens, il y allait pour trouver de nouvelles idées. Il était excité de découvrir de nouvelles choses à faire, et moi, ça me faisait peur. Après tout je ne pouvais pas savoir ce qu’il allait demander, le coup des pots en verre ou je devais évacuer son sperme tout juste introduit dans ma chatte, passait encore. Mais je craignais de grimper des échelons supplémentaires dans le bizarroïde. Finalement ça s’est arrêté à quelques shooting photos, à caractère érotique au début, puis pornographique. D’abord chez lui, ensuite en pleine rue. De l’exhibitionnisme quoi. Mais cela ne me dérangeait pas, et puis personne ne nous a surpris. Ceci dit, je ne sais pas ce qu’il a fait de toutes ces photos qui ont du réjouir le photographe qui les a développées.
Julio Almeria.
J’ai rapidement eu des échos très positifs de Thomas. Son supérieur là bas, parlait d’un jeune homme appliqué, et prodiguant de bons conseils. Je n’avais aucun doute là-dessus, quand vous êtes capables de voir a la vitesse de l’éclair, l’intégralité des déviances de quelqu’un, je pense que vous êtes capable de gérer le problème aisément.
Yulia Elmiron.
Finalement, il a quand même pu sauver quelqu’un. Enfin, sauver est un grand mot. Mais j’admets que la personne en question aurait pu mourir. C’était un mercredi, j’étais chez moi, et Thomas est venu me voir après son boulot. Il était fou, et disait avoir quelque chose à me raconter, tout en posant un bocal en verre, emballé, sur la table de la cuisine. Je lui ai demandé ce que c’est, et il m’a dit qu’il allait y venir. Alors il commence à me raconter qu’un mec est venu tout à l’heure, et que son responsable lui a confié. Ils se sont alors enfermé dans un bureau, et il a commencé à écouter. Bon d’après ce que je sais, le mec avait une obsession sur l’anus. Celui des femmes d’abord, mais vous savez, parfois on accepte de se faire enculer, pour faire plaisir, mais quand ça tourne au systématique, on s’enfuie bien vite. Du coup le mec avait reporté son obsession sur lui-même. Thomas m’a raconté que le mec se mettait régulièrement un plug. Vous savez, un sex toy qui se fourre dans le fion et qui reste là toute la journée. Si vous voulez vous imaginer ce que c’est, imaginez vous un pique, comme dans les jeux de cartes, mais en trois dimensions. Sa forme bombée l’empêche de ressortir avec juste la force de gravité. Donc le mec se pointe et raconte ça, puis il lui dit qu’au début il le gardait quelques heures, puis une journée, puis deux. Thomas m’a dit que le mec avait le même plug coincé dans son cul depuis plus de trois semaines lorsqu’il est venu consulter. Thomas m’a fait la remarque qu’il aurait du voir un médecin généraliste avant de penser à venir le voir. Donc le mec racontait qu’il ne se sent pas bien, et que c’est à cause de ça, et qu’il veut se faire soigner. Il dit qu’il a très mal à l’estomac depuis plusieurs jours, et qu’il a des nausées presque en permanence, et qu’il dort mal. Bien sur vous pouvez vous dire qu’il n’a qu’à enlever son plug, mais si c’était si simple, on ne paierai pas un psy a plus de 100€ de l’heure pour gérer ce genre de problème. Thomas m’a dit lui avoir conseillé d’aller d’abord se faire osculter par un médecin, quitte à lui laisser enlever le plug. Bon ça c’est une petite blague, un petit cadeau fait à un collaborateur dirons nous. Puis Thomas a vu le mec être pris de convulsions, de spasmes. Il me dit que le gars se met à trembler, et à baver, un peu de l’écume, comme quand un chien à la rage. Alors Thomas appelle la secrétaire à l’accueil et lui demande d’appeler une ambulance. Il a a peine terminé que le mec se met à vomir une espèce de bouillie marron, particulièrement odorante d’après Thomas. En fait le mec venait d’avoir ce qu’on appelle un vomissement fécaloïde. Non mais vous imaginez ? Je ne suis pas spécialiste de cette médecine, mais un plug, pendant 3 semaines … Vous imaginez l’embouteillage ? Alors l’organisme se défend, et puisqu’il ne peut pas évacuer par le bas, il évacue par le haut. Le mec venait simplement de vomir la merde qui s’agglutinait dans son colon depuis plus de trois semaines. Et dans ce fameux bocal, Thomas avait gardé un échantillon de cette vomissure, et très franchement, il y avait des morceaux. J’ai moi-même vomi en découvrant ça, alors que lui rigolait tranquillement. A la fin de ce stage, Thomas m’a dit que ce mec était guéri, et qu’il l’avait sauvé car il est fort probable qu’il serait mort de sa déviance.
Julio Almeria.
En fait, je crois que Thomas Franck était lui-même un déviant sexuel. Un déviant tout court d’ailleurs. Il est entré en psychologie dans l’espoir de se soigner lui-même. Vous n’imaginez pas le nombre d’étudiants qui font cela. Mais bien sûr ça ne fonctionne jamais, car vous êtes constamment sollicité, et à force de soigner les autres personnes, vous oubliez de vous soigner vous-même. Et vous n'imaginez pas à quel point c'est frustrant, à quel point vous vous sentez impuissant. J'aurais voulu connaître Thomas Franck vingt ans avant ... Il m'a libéré, j'étais un de ces étudiants déviant, et maintenant, maintenant qu'il m'a libéré, il porte sur lui le poids de son propre mal être, jusqu'à ce qu'un autre Thomas Franck vienne le soulager, et ainsi ce suite. _________________
Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière.
Dernière édition par jerzy59 le Mar 24 Juin 2008 21:02; édité 2 fois |
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souinRéputation Mondiale


Inscrit le: 29 Oct 2007 Messages: 2562 Localisation: Chartres / Dijon
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Posté le: Mar 24 Juin 2008 16:59 Sujet du message: |
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tu fais bien de poster, j'etais en train de la chercher ta story ! _________________
j'dis ca, j'dis rien ! |
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cortex160Réputation Mondiale


Inscrit le: 20 Oct 2007 Messages: 1337 Localisation: Troyes
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VaastRéputation Mondiale


Inscrit le: 17 Jan 2008 Messages: 1715
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Posté le: Mar 24 Juin 2008 20:43 Sujet du message: |
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T'as copié Yulia à la place de Julia depuis deux épisodes.
Sinon très belle épisode, bien trash, mais on a l'habitude maintenant. |
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DjingagolRéputation Régionale

Inscrit le: 22 Mai 2007 Messages: 190
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Posté le: Mer 25 Juin 2008 10:45 Sujet du message: |
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:o
Ah le retour de Jerzy! Ca fait plaisir. |
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cortex160Réputation Mondiale


Inscrit le: 20 Oct 2007 Messages: 1337 Localisation: Troyes
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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 3636 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Mar 08 Juil 2008 13:20 Sujet du message: |
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Je suis en train de l'écrire :D _________________
Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière. |
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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 3636 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Mar 08 Juil 2008 14:31 Sujet du message: |
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Valence : Décembre 2007.
Comment puis-je encore croire que je ne vais pas me lever le matin avec une putain de migraine. Ce genre de maux qui vous prend de bon matin avec violence, qui se fera discret tant que vous ne remuez pas trop, et qui va se rappeler d’un seul coup à votre bon souvenir, vous foudroyant sur place, si vous avez le malheur de lever votre cul un peu trop vite du siège. Alors quand, les yeux à peine ouverts, vous prenez une nouvelle fois conscience de cette réalité, et que le réveil n’affiche que 7h30, il y a vraiment de quoi déprimer, puisque le cumul de la douleur latente, celle qui constitue la base de votre migraine, avec les palpitations générées dès que votre rythme cardiaque s’accélère, vous empêchera de dormir jusqu'à ce que vous ne vous écrouliez de vous-même par fatigue. Inutile de dire donc que je suis perpétuellement fatigué. Sonya m’a fait passer des tests chez un médecin, qui ont révélé que je ne souffre ni de mononucléose, ni de toxoplasmose, ni d’aucune saloperie en « ose » ayant juste à vocation de vous pourrir la vie si vous l’avez. J’ai d’autres examens prévus plus tard, donc possiblement un scanner, et j’ai deux rendez-vous par semaine chez un petit médecin traitant du quartier, qui me paraît suffisamment incompétent pour ne pas savoir me soigner. En attendant j’ai mauvaise mine, je ne dors plus, et j’ai la cervelle aussi explosée que le trou du cul d’une pute après son service.
Ceci est donc mon quotidien. Tout est désormais plutôt traditionnel. Dès le lever, je prends le crayon et le cahier qui se trouvent sous le lit, et j’écris les rêves dont je me souviens. Même les bribes, même ce qui ne signifie rien. Juste, dès qu’une image se forme dans mon sommeil, je dois la noter, au cas ou. Et Sonya fait le bilan chaque semaine, recoupant mes écrits avec ses recherches personnelles pour savoir si mon subconscient ne fait pas ressortir de vieux souvenirs enfouis. Ensuite je me lève péniblement, mange un morceau, prend un café, deux grammes d’aspirines et vais m’allonger devant la télé, où j’attends l’arrivée de Sonya, pour peu qu’elle vienne. Sinon j’essaye de me traîner jusqu’en ville, ou au centre d’entraînement ou je vais chercher Santi après sa séance matinale. Tout cela est en fin de compte assez routinier.
Santi s’est plutôt bien adapté à l’Espagne, la langue, les présences conjuguées de Sonya et moi-même, la qualité de vie en Espagne, son salaire à la limite de l’indécence, Santi a tout pour être heureux. Enfin, presque tout. Le bougre ne fait que voyager entre le banc de touche de l’équipe A et celui de la réserve, l’équipe tourne bien sans lui, et même lorsqu’elle tourne mal, il ne joue pas. Il se contente de temps de jeu en B, ou il joue peu, l’entraîneur réserviste préférant s’appuyer sur un groupe de jeunes du cru. Il fait parfois quelques bonnes entrées en tant que Joker, a marqué quelques buts, délivré quelques passes, mais sans plus. A se demander pourquoi le club l’a voulu. Ceci dit, pour 3000€/semaine moi aussi je veux bien réchauffer un banc de touche et regarder 22 mecs en short courir après la baballe.
Sonya me sort de mes pensées, pour me sortir son baratin habituel, lire mon cahier, puis partir en cours. Depuis que je l’ai sautée cette salope ne se laisse plus aussi facilement faire. Elle est juste partagée entre une passion dévorante pour un inconnu sans mémoire, ses cours, et les recherches qu’elle effectue pour mon compte. Franchement, je n’imagine pas qu’une fille puisse faire tout ça pour un mec à propos d’une simple histoire de fesses. Il y a plus que ça, et de toutes façons je sais que c’est à moi de débloquer cette situation. Elle attend un quelque chose, un signe, qui débloquera la situation et qui lui fera écarter ses jambes dans mon lit drapé de bleu. Mes migraines la refroidissent peut être aussi, bien que comme je l’ai déjà fait remarquer, je n’ai a priori chopé aucune saloperie. Ceci dit, le dernier facteur a écarter est la tumeur, et quitte à choisir, j’aurais préféré une Mono, mais on ne choisit pas n’est-ce pas ?
Comme Sonya fait régulièrement le point sur mon cahier, je fais régulièrement le point sur le sien, qu’elle a déposé sur la table basse du salon de mon appartement payé par Santi, avant de partir étudier. Elle y consigne ses recherches qui ne sont pour le moment pas allés plus loin que mon nom, et ma ville de naissance, ce qui était plutôt simple puisque cela figure sur ma carte d’identité, mais également tout un ensemble de réflexion à propos de mon passé, mon présent et parfois même mon futur – pure spéculation-. Si bien que plus de six mois après mon « retour à la vie », comme Sonya se plaît à le nommer, je n’ai appris qu’une chose : j’ai étudié ici, à Valence.
Je me suis longtemps interrogé sur la puissance d’une force surnaturelle gouvernant mon destin. Je me réveille au milieu d’un terrain de foot, un gamin s’entiche de moi, je fais la connaissance d’une étudiante spécialisée dans les troubles de la mémoire, le joueur signe dans un club de Valence, c'est-à-dire là ou j’ai fait trois ans d’études et ou Sonya a la possibilité de venir étudier grâce à une bourse généreuse et un programme d’échange. Le tout juste après avoir reçu une sorte de lettre de menaces que j’ai prise très au sérieux. Quand vous n’avez pas de passé, vous vous sentez bizarrement très concerné par votre futur. Donc nous sommes venus tous trois à Valence. Juste un gros concours de circonstances bien heureux, encore moins probables que de trouver cinq numéros sur 49 plus deux étoiles.
Assis sur le canapé jaune du salon, je me remémore cette suite d’évènement. J’ai montré le papier menaçant à Sonya, qui m’a conseillé de ne pas y prêter attention, que c’était sûrement une petite mafia de quartier qui a remarqué la présence d’un étranger sur son sol. Mais ma décision était prise, je savais que j’allais repartir. Ma seule préoccupation du moment était de savoir si j’aurais le temps de baiser Sonya avant de prendre un avion trois jours plus tard, bien que je ne l’avais pas encore réservé. Elle a compris ma décision, puis est partie. J’ai ensuite averti Santi. C’est lui qui m’a proposé de venir avec lui. J’avais toujours quelques billets pour survivre, mais il m’a proposé de me payer la location d’un appartement pas trop loin de son centre d’entraînement. Puis Sonya est revenue et avait réussi à négocier son « transfert » pour l’université des sciences cognitives de Valence. Si bien que nous nous sommes regardés entre 6 yeux, un peu comme 3 pauvres cons, avant d’éclater de rire. Finie ma course contre la montre pour le cul de Sonya, l’assurance de rentrer en Europe accompagné, en fait, ce concours de circonstances arrangeait tout le monde.
Pour bien faire, Santi m’a fait signer un contrat me déclarant régisseur de ses intérêts. Son agent en d’autres termes, en échange de 10% de son salaire, c'est-à-dire entre 1200 et 1500€ par mois. Avec mes économies, et puisque je ne paye pas de loyer, c’est pratiquement de l’argent de poche, et jusqu'à présent je n’ai guère eu besoin de plus pour vivre. Bon évidemment ses parents ont fait la gueule, mais il m’a permis d’avoir un Visa et de m’installer plus ou moins durablement dans une ville européenne que j’ai connu par le passé.
Sonya elle, pensait que ça me ferait du bien. Tu parles d’un bien, c'est à Valence que mes migraines ont commencées, et si j’ai passé 3 ans ici, je n’en ai absolument aucun souvenir. Pourtant nous avons fait le tour de la ville, sommes allés à la fac, avons visité des endroits que j’avais forcément vus, mais rien. Toujours un rideau blanc bien épais qui drape la masse de mes souvenirs.
Puis Sonya a utilisé ses maigres compétences de français pour glaner des informations sur mon compte. C’est ainsi que nous avons découvert que j’avais étudié la psychologie à l’université de Lille, ainsi qu’à celle de Valence. Après avoir acquis cette certitude que Thomas Franck est bel et bien mon nom de naissance, elle a téléphoné à plusieurs personnes du Nord de la France pourtant ce patronyme. Cependant aucun n’a revendiqué me connaître, ou m’avoir connu, m’a-t-elle expliqué, en ajoutant que là d’où je viens, les gens ne brillent pas par leur sympathie, puisque trois personnes différentes lui ont presque raccroché au nez en entendant le nom de « Thomas Franck ». « Comme s’il te connaissaient mais qu’ils ne veulent plus entendre parler de toi » a-t-elle lancé sur le ton de la rigolade. Personnellement, cela ne m’a pas fait rire mais le fait que Sonya ne l’ait pas consigné dans son cahier de notes me laisse penser que c’était bien le cas.
D’ailleurs rien de nouveau dans ce cahier depuis ma dernière lecture. Sonya s’y perd en théorie, parle de livres, d’auteurs que je ne connais fatalement pas, en tout cas lorsqu’elle ne laisse pas deviner une pointe d’enthousiasme au fait d’être ma thérapeute privée. Ceci étant facilité par son appartement qu’elle loue juste un étage au dessus du mien, alors que nous passons la majorité de notre temps libre ensembles. Je lui ai proposé pourtant de prendre l’appart’ en colocation, mais elle a poliment refusé. Simple provocation de sa part, visant à me faire comprendre qu’elle n’a pas besoin de partager des frais de location, et de masquer son attirance pour moi. En ce qui me concerne, je ne fais pas de la remettre dans mon lit, une affaire personnelle. Ca viendra quand ça viendra, voilà tout.
Je décide de bouger un peu, et de descendre jusque la pharmacie, plus bas dans la rue, pour refaire le plein de Paracétamol. Il paraît qu’à haute dose, cette substance peut être mortelle, voire addictive. En tout cas, il paraît qu’un gramme avant de dormir permet de mieux se reposer. Dans mon cas, bien souvent, même deux grammes ne suffisent pas.
La préparatrice en pharmacie, pour ne pas dire « la vendeuse », m’accueille avec son traditionnel grand sourire ponctué de la question rhétorique « comme d’habitude ? ». Une fois j’ai hésité à lui répondre « oui mais vous me taillerez une pipe en plus », mais cette mal baisée aurait été foutue d’accepter. Du coup je ne joue pas avec le feu avec ça, je n’en suis pas au point de me faire sucer par n’importe qui, par extension, sûrement pas par une femme de 40 ans passés qui essaye de rester jeune avec des cheveux mi longs peroxydés, mais dont la platonicité de sa relation conjugale la rappelle à la dure réalité des choses. J’ai aussi hésité à me vexer, car son sourire de façade est parfaitement hypocrite. Je viens une fois par semaine, toujours pour la même chose, et elle doit bien comprendre que mon état de santé ne s’améliore pas. Pourtant elle s’en réjouit, parce que quelque part, elle doit chercher à me mettre dans son lit, comme le laisse penser les quelques conversations qu’elle a tenté de développer avec moi. Elle m’a même proposé de se « renseigner » une fois. Lorsqu’une femme vous propose son aide, si elle ne vous plait pas physiquement, juste refusez. La pauvre va s’imaginer des tas de trucs, et ce n’est jamais bon, surtout si vous n’êtes pas intéressés.
Enfin bref, après cette visite hebdomadaire je me dirige nonchalamment vers l’entrée quand je me retrouve face à face avec une grande et fine femme fatale devant la façade fade fanée et flétrie de la pharmacie. Nous avons failli nous rentrer dedans, aussi, je m’excuse poliment avant de reprendre mon chemin. Mais la belle m’interpelle et enlève ses lunettes de soleil, bien inutiles aux vues de la grisaille de ce jour de décembre. Elle dit
« Vous êtes Thomas Franck ? »
Ces mots sonnent étrangement pour moi. Il est évident que je me trouve nez à nez avec une demoiselle qui me connaît. Pourtant moi, je ne la reconnais pas. Sur le moment j’hésite à mentir, dire que ce n’est pas moi, car c’est une femme sûre d’elle, convaincue qu’il est difficile pour quiconque de l’oublier. Lui répondre non serait certes honnête, mais lui ferait assurément de la peine. Ne pensant toutefois qu’à moi, et un peu submergé par le sentiment nouveau de voir quelqu’un me reconnaître, je balbutie un timide « oui ».
« Oh Franck, ça fait des années », dit-elle en se jetant dans mes bras, comme le ferait une mère pour son fils qu’elle n’a pas vu depuis des années. Devant mon silence un peu gêné, elle comprend la terrible réalité.
« Tu ne me reconnais pas ? » Demande t’elle avec quelques larmes qui poignent dans la commissure de ses yeux, avant d’ajouter « c’est moi, Yulia, Yulia Elmiron ».
« Ecoute, euh, Yulia. Manifestement nous nous sommes connus il y a quelques temps. Il m’est arrivé des choses assez bizarres et terribles en même temps récemment. Et je ne me sens pas de t’expliquer ça là devant une pharmacie miteuse de quartier. Rejoins moi ici même à 19 heures, on ira boire un verre ».
Et c’est dans un sanglot qu’elle murmure « oui, à tout à l’heure » alors que je repars vers mon appartement, tout chamboulé que je suis par cette rencontre impromptue.
Son visage, sa voix, ses intonations, ne me rappellent aucun souvenir. Pourtant cette fille est belle, le genre de nana qu’on oublie pas, même si on était totalement bourré. Parfaitement équilibrée, cheveux de jais, juste ce qu’il faut de poitrine, un cul à faire bander Benoit XVI … Mais il y a quelque chose de bizarre. C’est tout à fait le genre de fille que je me serais tapé dans ma jeunesse, et pas seulement, le genre de gonz’ prête à tout pour satisfaire les désirs les plus deguelasses de son ou ses mec(s). Mais il y a quelque chose d’étrange. Mon corps entier a frissonné lorsqu’elle m’a étreint, et il en frissonne d’ailleurs encore. Comme s’il y avait autre chose. Sonya m’a étreint plusieurs fois, je n’ai jamais eu cette étrange sensation. Mon esprit lui, ne se rappelle de rien, mais c’est comme si mon corps, lui, s’en souvenait. Comme si dans cette courte étreinte il me faisait passer un message disant que dans mon passé, cette fille et moi avons été plus que de simples aventures d’un soir. Je crois que cette Yulia et moi étions en couple, ou du moins très très proches. Je suis quasiment certain d’avoir couché avec elle, je veux dire, vraiment couché avec elle, avec des sentiments.
C’est tout chamboulé que je rentre déposer mes maigres courses à l’appartement, avant de prendre la route pour déjeuner avec Santi. Avant de partir je monte jusqu’à l’appartement de Sonya et glisse un petit mot : « Appelle moi. Urgent ».
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Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière.
Dernière édition par jerzy59 le Mar 15 Juil 2008 13:31; édité 1 fois |
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souinRéputation Mondiale


Inscrit le: 29 Oct 2007 Messages: 2562 Localisation: Chartres / Dijon
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Posté le: Mar 08 Juil 2008 14:35 Sujet du message: |
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"faire bander Benoit 16..." quelle inspiration mon jerzy, ça bosse encore dure aujourdhui !
Le titre "la phamarcie", c'est pas bandant du tout !!!  _________________
j'dis ca, j'dis rien ! |
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steve84Réputation Mondiale


Inscrit le: 02 Nov 2007 Messages: 1171 Localisation: Camaret-sur-Aygues (84, France)
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Posté le: Mar 08 Juil 2008 15:56 Sujet du message: |
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Y'a quand même des putains de coïncidences parfois...
Y'a des phrases hilarantes comme le souligne Swinn...
"j’ai la cervelle aussi explosée que le trou du cul d’une pute après son service. "
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