de Misaki
- Jeu 01 Oct 2009 12:08
LA GAZETTE DE SEPTEMBRE :
Septembre 2009, n°02
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"Chers lecteurs,
Le mois dernier naissait la gazette, créée en collaboration par Jérémibl et moi-même, et sur une idée de Jérémibl. Très grand a été notre bonheur en voyant le nombre de commentaires positifs que celle-ci a suscité. Tout ceci grâce à vous. Il est donc normal de ne pas décevoir vos attentes, ainsi que la confiance que vous avez placée en nous, et de continuer à faire notre boulot, qui est en même temps notre passion. Il me paraît essentiel de saluer tous les lecteurs qui font vivre cette gazette. De plus, j'aimerais saluer deux nouveaux collaborateurs qui nous rejoignent ce mois-ci, et avec qui ce fut un plaisir de travailler - car ils ont effectué du très bon boulot - j'ai nommé Misaki et Cantona. Je tiens également à saluer Jérémibl, qui, malgré un emploi du temps chargé, a tenu à participer autant qu'il le pouvait ce mois-ci.
Votre fidèle reporter, Tikva"
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PRÉSENTATION DES STORIES
En ce qui concerne la présentation des stories, certaines ont été réalisées en début de semaine et ne prennent, donc, pas en compte les derniers épisodes.
United Colors of 59 de Nobel
Le coup de cœur du mois de Cantona et Misaki. Après un premier chapitre prometteur en Août, Nobel continue son aventure nordiste. Au fil des épisodes, on découvre ce jeune débutant qui se prépare à faire ses premiers pas sur un banc de CFA. Division amateur, auteur prometteur qui nous invite à suivre en parallèle le parcours des Bleus à l'Euro ou encore les origines de son club, et l'Histoire dans l'histoire apporte un plus certain à ce récit grâce à un dosage réussi.
Un seul petit bémol, on aimerait en savoir plus sur la vie privée de ce néophyte.
Une story à suivre, agréablement présentée et illustrée et, fait assez important pour être souligné, à l'ortographe irréprochable. Assurément l'un des meilleurs démarrages depuis quelques temps. Nobel n'a pas posté récemment, il marque le pas, espérons qu'il n'ait pas calé.
Bouleversement sur la Côte de Gen_Beg
C'est donc en Suisse qu'aura lieu cette histoire, plus précisément dans la région de la Côte comme l'explique l'auteur. Ici pas de strass, ni de paillettes mais une introduction sobre qui révèle pourtant un intérêt certain. La nomination n'est pas tirée par les cheveux et c'est tant mieux.
Gen_Beg nous présente un technicien qui semble avoir une revanche à prendre sur le football, et dont on ne connait jusque là pas grand chose si ce n'est un rapide Curriculum Vitae. Le récit est classique, propre et finalement encore trop neutre pour se forger un avis définitif sur ce suisse.
Les deux premiers épisodes sont agréables à lire et on ne peut qu'encourager son auteur à continuer.
Plymouth Roadrunna de Takeo
Le coup de cœur du mois de Jérémibl. Il l'avait annoncé, il l'a fait. Takeo vient donc de lancer sa nouvelle story avec un premier épisode accrocheur. On y découvre le passé du personnage avec une description ultra-précise qui ravira les fans de rodéos musclés et illégaux. Pour les non-initiés, on comprend une facette intéressante du personnage qui semble déterminante pour la suite.
C'est d'ailleurs tout ce qu'on attend maintenant, la suite.
David Seaman, he's come back de doms
Bon il y a une faute dans le titre qui n'a pas échappé à certains. Hormis celle-là, elles sont peu nombreuses parmi ces deux premiers chapitres. Doms a décidé de nous raconter l'histoire de David Seaman. Et cela est plutôt bien fait, le parcours du célèbre gardien de but d'Arsenal est bien décrit. Son ascension est logique, un peu à la manière des entraîneurs débutants, vous verrez, et il reste maintenant à savoir où celui-ci va atterrir. En Angleterre, c'est certain, mais où ?
Nip : l'homme qui fait rêver tout un pays ou presque de boussou
Ou bien la story qui ne nous fait pas rêver. Boussou, l'auteur, a dit vouloir se lancer dans un nouveau style de story. Mais, force est de reconnaître que cela ne passe pas. Sept épisodes en deux jours, dont la majeure partie ne dépasse pas les dix lignes. Sept épisodes pour arriver à la tête du club quand tout pouvait être résumé en un seul quand on lit ces sept épisodes (vous en avez pour dix minutes). Bref, rien d'enthousiasmant.
Le mystère du passé de jujulosc
Il semblerait que le titre ne soit pas celui-ci puisque dès le deuxième épisode, un nouveau titre apparaît : Le passé fait l'avenir. Rarement, autant de membres avaient commenté un premier épisode. Est-ce un signe ? L'avenir le dira.
Quelques fautes traînent encore par ci, par là. Mais ce n'est pas trop méchant. L'ensemble est cohérent. Nous ne rentrerons pas trop dans les détails du scénario mais celui-ci semble précis avec la prise en main d'un club anglais. Quelques passages méritent d'être développés et c'est ce que l'auteur a promis de faire. Nous attendons de voir la suite maintenant.
Jeux, Tue, Ils de Cantona
Après, ''Auprès de mon arbre'', Cantona revient avec une nouvelle story. Fini l'Angleterre, place à la Colombie. Dans un style plus sobre que sa précédente story, Cantona nous raconte l'histoire d'un point de vue extérieur. L'histoire paraît simple pour le moment, une nouvelle personne va prendre la présidence d'un club et décide de faire revenir une ancienne gloire du club. Problème : cette dernière est dans un état lamentable, une vraie loque qui a perdu le goût de vivre. Embrouilles en vue ? La suite nous le dira.
Diary of a Hooker de jerzy59
Le coup de cœur du mois de Tikva. Jerzy revient de la plus belle des manières avec cette intro très prometteuse. Sous une base glauque, mettant en scène un personnage délirant, on remarque vite que tout ça n’est qu’une façade, et que beaucoup d’émotions entourent réellement ce début de story. L’histoire de la jeune femme présente parviendrait même à nous tirer les larmes. Aucun doute, ceux qui auront lu cette intro trépigneront d’impatience, car si la suite est du même acabit, nul doute qu’on aura affaire à une excellente story.
La véritable histoire de Tural Mitreev de novinho21
Deux épisodes en deux jours, et depuis, plus rien. Dommage pour un début de story prometteur. Le choix de l’Azerbaïdjan montre bien tout le côté original présent ici, et bien que le début ressemble plus à un guide de tourisme du pays en question, l’intro se montre sérieuse, et très dépaysant.
Mais pourquoi j’ai dis oui de Chekbadi
Encore une fois, un bon scénario, bien ficelé, pas trop irréaliste. Seulement, l’écriture est extrêmement dérangeante. Les fautes à répétition, les erreurs de ponctuation, la syntaxe … autant de points qui rendent cette story agaçante et difficile à lire. Si Chekbadi ne fait pas de progrès sur ces points, sa story risque de passer à côté de son potentiel.
La jeunesse en action de besto
On prend les mêmes et on recommence. Besto avait déjà tenté sa chance avec l’AS Monaco, dans « la renaissance du rocher », qui s’est soldée par un échec magistral. Pourtant, la jeunesse en action s’avère être de bien meilleure qualité que sa précédente. Peu de faute, un début très bien ficelé et réalisé, une intrigue, des rebondissements. Bref, un très bon début de story, loin du navrant »la renaissance du rocher ».
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L'INTERVIEW DU MOIS : DOC'ZOULOU EN EXCLU :
Première partie : Ta story
- D'où te viennent généralement tes idées? Inspiré par une scène d'un film, le passage d'un bouquin, le couplet d'une chanson, une expérience personnelle?
Je n’en sais rien. J’imagine qu’il y a un peu de tout ça… ça peut venir de films, de BD, de romans, de polar… Un peu tout, j’imagine. Je ne sais jamais trop d’où viennent les idées, elles apparaissent comme ça…
- Et l'histoire de Tsagoï? Tu l'as montée de toutes pièces? J'ai remarqué que les illustrations étaient importantes dans ta story. C'est de là que tu as imaginé toute cette histoire, ou au contraire sont elles venues après?
Le personnage Tsagoï a été crée par Enrico Marini, un auteur de Bd italien. On lui doit plusieurs séries magnifiques. Celle qui m’a inspiré est Gipsy. J’ai repris le nom, et son image. Mais le fond est radicalement différent. Le Gipsy est un camionneur du XXI siècle, il parcourt la Terre à bord de « l’Etoile du Gitan », son megatruck. C’est une brute épaisse sans aucune sensibilité, bourrin dans l’âme qui n’a peur de rien, ni de personne. Mon Tsagoï à moi est plus marqué par la vie, il vit dans le doute, dans l'interrogation, avec un certain poids de la vie sur les épaules. Je pense qu’il est radicalement différent.
Le passé de Tsagoï est tiré du tome 3, je crois. Son village a bien été détruit. Mais dans un cadre bien différent. Je ne rentrerai pas dans les détails. Le personnage de Tanya reprend l’image de Camilla Molina, vampire magnifique de la série Rapces, du même auteur. J’ai repris l’image mais pas la personnalité. Tout comme Draco, qui n’est autre que le frère de Camilla dans la série. J’adore le dessin de Marini, j’ai écrit une intro sur un coup de tête, juste après avoir relu les BD. Je trouvais ça pas mal, j’ai posté…Et on en est là.
As-tu des projets d'écriture en tête? Une nouvelle story, ou peut-être une nouvelle saison? Une nouvelle bannière pour fêter la saison 2?
Je reste pour le moment sur "Il était une fois dans l'Est", j'ai pas mal d'idée en stock. Et pour la bannière, je vais la garder, je l'aime beaucoup et je ne remercierai jamais assez Souin pour cela.
- Ton style de personnage ça serait plutôt Brandon de Beverly Hills, beau, jeune, talentueux et plein de fric ? Ou alors Grégory House, marqué par la vie, pas forcément sympa mais qu'au final on apprécie?
Je penche pour la deuxième proposition. Je regrette mon cher Salacius… Les perso à la Brandon me paraissent fades, il y a tellement plus à développer chez les gens imparfaits.
- Et les destinations? Qu'est ce qui t'as amené en Roumanie, et pas en Amérique du Sud par exemple?
Hue…Gigi Beccali je crois.
- Tu te sers de ta story pour faire passer des idées, ou partager des lieux ou sujet que tu apprécies?
J’ai fait ça avec Toulouse, pour le reste je n’ai jamais été plus loin que Nice, alors l’Est, ça ne me parle pas du tout. On fait avec ce qu’on peut.
Deuxième partie : Ta façon de procéder.
- Premièrement, tu es plutôt du genre à passer par un premier jet manuscrit, où tu fais directement chauffer le clavier?
Je faisais ça au début, et puis ça m’a gonflé. Je balance au clavier, tout en modifiant perpétuellement mon texte.
- Manuscrite ou dactylo, est ce qu'il t'arrive de prendre des notes, en te disant que tu voudrais intégrer telle ou telle chose à ton scénario?
Non jamais, j’ai des idées qui claquent dans ma tête. Si l’idée fait son chemin, je l’utilise, si elle disparait c’est qu’elle ne valait pas le coup.
- Avant de commencer ton épisode, définis-tu une structure générale ? Je veux dire par là, est-ce que tu as un plan de route, un squelette de ton épisode, avec les faits marquants, les trucs à ne pas oublier, des repères, etc...?
Cela m’arrive parfois., mais j’arrive toujours à quelque chose de différent…Les idées viennent en écrivant, donc je rajoute, j’efface, je modifie…Et puis certaines choses imaginées ne prennent pas bien forme sur le papier. Il est facile d’imaginer quelque chose, bien plus dur à le retranscrire sur la feuille
Ou bien au contraire, tu écris au fil de l'inspiration, quitte à revenir sur un épisode si une idée te vient?
Ça m’arrive aussi. Je pars d’une idée et je laisse mon esprit vagabonder. Une idée en amène une autre, qui en amène une autre. Il se peut qu’un épisode planifié arrive trois ou quatre épisodes plus tard. Car d’autres idées sont arrivées au fil de l'écriture.
- Au niveau de la cadence. Tu t'imposes un rythme, un nombre d'épisodes par mois?
Jamais…ça peut être un toutes les semaines, ou un tous les 15 jours, je pense que l’on ne doit pas écrire avec un sentiment d’obligation, la qualité s’en ressent.
- FM: comme trame de fond, élément principal, malléable à souhait? Quelle place le jeu a-t-il dans ton processus d'écriture?
Heu…Juste le fond. Pas grand-chose en fait. On va dire qu’FM me sert de prétexte pour laisser libre court à mon imagination, et prendre mon pied à balancer mes pauvres histoires. Je me bats souvent pour relier mes textes à FM, car ils ont tendance à s’en éloigner inexorablement.
- Tu es plutôt: Écrire des épisodes d'avance/Fur à mesure?
Fur à mesure. Sinon je ne posterais jamais. A chaque fois que je me relis, je suis choqué par certaines choses, je passerais ma vie à reprendre mes phrases.
- 1ere personne/3ème personne
Plutôt première personne. J’aime décrire les pensées les plus profondes de personnages. Je n’y arrive pas trop mais je m’entête.
- Un personnage principal/ Plusieurs protagonistes?
Plutôt un personnage principal. Mais j’essaie toujours de créer d’autres protagonistes hors du commun. Même s’ils sont secondaires, ils font vivre celui qui est au milieu de la scène
- Écrire au passé/présent?
J’écris naturellement au passé, mais je me retrouve souvent dans des situations complexes. Alors je remonte au début et je change le temps. Au final, il n’y a que le présent, je crois.
-Utilisation de flashbacks/flashforwards?
Flash back,oui. Ça coupe le récit, permettant au lecteur de se ressourcer dans un cadre narratif différent. Flashforward, non. J’ai jamais essayé mais ça me parait compliqué à retranscrire avec des mots.
-Bimbos à gogo/ Histoires d'amour influentes sur le récit
Bimbos, Non ? Enfin je crois pas. Tanya est une femme de papier.
Dernière partie
En parlant de stories, un petit coup d'oeil rapide sur les autres auteurs. Tu as des chouchous, des coups de coeur? La lecture de stories t'inspire t-elle pour la tienne?
Mes coups de cœur font partie d’une autre époque. Dan Scoot, Jerzy et son Zenth, Souin et Auxerre, Platini et l’Héritier, Cali et le FC Nono, Steve et Basile. LSG et Newcastle, Rai et West Ham, Stump et Villareal, Polo et panionios, Verchain et VA…
- L'ortographe: La clé de voûte d'une bonne story? Certains lecteurs sont franchement rebutés par une histoire bourrée de fautes, alors que finalement ça pourrait s'avérer intéressant. C'est ton cas?
Je pourrais dire oui, même si je suis plus patient que d’autres. Chaque faute que je vois me fait tilter. Quand c’est une dizaine par épisode ça va,(je me dis que j’en fais plus que ça), mais quand les tilts résonnent trop fréquemment dans mon cerveau, ça me fait mal au crâne et je zappe. Et puis il y a « faute » et « Photte ». Tout dépend du genre.
Interview réalisée par Cantona
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LE DOSSIER-DEBAT DE LA GAZETTE : " Les limites de la story FM "
Misaki :
Jusqu'où peut-on aller dans la story FM ?
Quelles libertés les auteurs peuvent-ils prendre par rapport aux règles édictées pour la story ? Logiquement, le support d'une story doit être le jeu Football Manager, lui-même. Nous devons raconter la gestion d'un club par un entraîneur à partir du jeu. Maintenant, cela a bien évolué. L'aspect sportif est devenu aussi important que l'aspect extra-sportif. C'est pour cela que bien souvent les auteurs vont chercher loin leur inspiration et sortent du contexte FM.
J'ai parcouru quelques stories dans la section 2007 du forum. La différence de style est impressionnante entre ce qu'il se fait maintenant et ce qu'il se faisait avant. Et c'est sûrement pour cela que nous arrivons à nous poser cette question. Auparavant, les stories étaient uniquement sportives. La vie privée de l'entraîneur était le dernier des soucis des auteurs.
Aujourd'hui, les lecteurs ne veulent plus seulement du sportif mais aussi de l'extra-sportif. Les stories uniquement sportives ont d'ailleurs du mal à tenir. Il n'est pas rare de voir des stories où la prise en main du club arrive au bout de dix épisodes et les exemples sont assez nombreux : Cali avec les London Wild Cats, Hleb avec la Coach Academy, Tikva avec Ryszard, …
Et on dépasse donc la définition de Cali dans son mode d'emploi :
Comme son nom l’indique, une story est une « histoire » dans laquelle on parle de son aventure et de sa progression dans le jeu. Pour être plus précis, il s'agit de raconter de façon intelligible, romancée et, si possible, intéressante, ses pérégrinations footballistiques !
Il n'est pas demandé de raconter les histoires privées de l'entraîneur mais cela est devenu courant. Cependant, le cadre est respecté car la story se base toujours sur FM à un moment donné même s'il faut attendre longtemps pour certains.
Le problème qui se pose concerne la dernière apparition de Hleb. Celui-ci avait décidé de nous faire part d'une nouvelle story avec Newcastle. Malheureusement, son support n'était pas Football Manager mais FIFA. Sa story a été logiquement verrouillée car elle n'avait aucun rapport avec FM. Mais quand on voit ce que sont devenues les stories de maintenant, Hleb ne méritait-il pas une chance ?
C'est pourquoi, je rejoins Cantona sur son idée finale. Je propose même de créer une section Stories, au même titre que Bla-bla ou Football et où il y aurait deux parties : Stories FM et Autres Stories pour que des membres du forum puissent laisser libre cours à leur imagination et nous faire part de leurs écrits.
Cantona :Le sujet est d'actualité et semble relever en premier lieu d'un problème d'interprétation. Rappelons donc quelques passages du mode d'emploi édité à l'époque par Cali:
La story, qu’est ce que c’est ?
Comme son nom l’indique, une story est une « histoire » dans laquelle on parle de son aventure et de sa progression dans le jeu. Pour être plus précis, il s'agit de raconter de façon intelligible, romancée et, si possible, intéressante, ses pérégrinations footballistiques !
Premier extrait de ce qui doit être une Bible pour chacun d'entre nous, auteurs. Il semble ici clair que l'histoire narrée est une mise en forme écrite de données informatiques plus ou moins aléatoires produites par un logiciel de management footballistique.
Autres conseils :
Ce qui nourrit la story c’est le jeu, votre partie.
On comprend donc que ce célèbre jeu, dont le nom n'est pas cité, doit être le ciment de notre récit. Pour éviter de verser dans la mauvaise foi et l'hypocrisie voici tout de même la définition Google du cher site qui héberge nos fameuses stories, objets de tant de controverses:
FootManager.net : la référence des fans de Football Manager.
Maintenant c'est clair! Le sujet sera Football Manager. La version du jeu n'est donc pas importante, rien n'étant précisé dans le descriptif.
Seulement la partie du Forum qui nous intéresse à savoir "Vos Stories", se trouve en réalité être une sous-partie de la catégorie Football Manager 2009.
Voilà donc un éclaircissement sur les règles officielles de la story. Ici point de mauvaise interprétation possible. Pour résumer, le récit se basera sur les données du jeu Football Manager 2009.
C'est en fait ici que l'interprétation se fait. Le verbe
"se baser". S'appuyer, se fonder sur. Le jeu doit être la fondation de l'histoire, libre ensuite à nous d'utiliser un autre matériau.
On peut toujours jouer sur les mots mais il est une vérité inéluctable, notre aventure traitera de management footballistique quoiqu'il arrive.
Le jeu est ce qui nous rassemble sur ce forum, l'amour de la lecture aussi.Ce qui intéresse la plupart des lecteurs est surement la vie que l'on invente à notre personnage, ses sentiments et ressentiments. On décide de lire une story pour être emporté quelque part, découvrir des endroits, des personnages et au final s'y attacher.
Si seuls les résultats nous intéressaient, nous nous contenterions de la partie Équipe par équipe. Le steak haché c'est bon, mais avec du fromage, de la sauce et un mac-quelque chose en plus c'est meilleur.
Bien sûr à la différence près que la story ne fait pas grossir, sauf si l'on décide de se taper l'intégrale de Verchain d'une traite, ce qui sous entend quelques journées d'inactivité physique, certes au bénéfice d'une certaine extase mentale...
M'enfin, recentrons le débat. La qualité d'écriture reste clairement le nerf de la guerre. C'est ce qui distingue les grands auteurs alors pourquoi ne pas se concentrer là-dessus?
Dernièrement Le Doc' nous a offert une histoire magistrale qui nous faisait découvrir les tréfonds de la Roumanie et de l'âme de Tsagoï. Seul hic, Football Manager s'est rapidement éclipsé, tout comme le football d'ailleurs. L'histoire a continué pour le bonheur de la plus grande partie des lecteurs. Tsagoï a disparu, Markus Baun est apparu pour le retrouver mais comme le football, il reste introuvable. On ne pourra pourtant pas blâmer l'auteur puisqu'il
s'est basé sur le jeu pour débuter son récit.
Une autre actualité qui a fait réagir dans le microcosme que forment les auteurs. Hleb se lance dans Magpies will sing again! Encore une fois un problème fait polémique. L'auteur de Coach Academy décide de se baser sur une partie de FIFA 10. La règle d'or est donc bafouée.
Seulement voilà, il s'agit d'un jeu de football également. Le joueur a certes une influence différente sur les résultats, mais finalement libre à lui de les interpréter. Qui pourrait dire si une story se base sur Football Manager ou l'Entraineur?
Hleb a fait le choix de l'honnêteté, mais en restant silencieux le subterfuge aurait fonctionné surement à merveille et tout le monde n'y aurait vu que du feu.
Car c'est tout de même aussi une passion commune pour le football qui nous réunit ici.
Chacun dans sa story décide de passer sous silence certains évènements, parce qu'ils présentent peu d'intérêt ou qu'ils ne vont pas dans le sens de la story. Au contraire, beaucoup ont inventé des faits, souvent pour obtenir une nomination dans le club qu'ils souhaitaient aborder. Félicitations à ceux qui ont commencé une partie sans emploi attendant une proposition pour démarrer leur récit.
L'écriture de story FM, se résume finalement à une
interprétation de données.
Alors certes les règles sont strictes, et faites pour être appliquées. Libre à nous, de les interpréter.
Pour clôturer ce débat, terminons sur une question. Certains de nos auteurs ont un talent certain qui dépasse l'exercice de story FM que nous tentons tous de réussir. Alors pourquoi ne pas ouvrir une petite partie sur ce forum qui répertorierait les histoires traitant d'autres domaines, laissant ainsi s'exprimer ce talent? Nous possédons déjà une partie Bla-bla qui aborde d'autres sujets que FM. Nous ne sommes finalement pas que des joueurs.
Tikva :
Ces dernières semaines, voire même ces derniers mois, avec l’apparition de nombreuse stories déviant un peu de la « story-type », une polémique est apparue. L’élément déclencheur de cette polémique est certes la dernière story de Hleb, qui s’est vue refusée d’accès ; tout cela met en avant une question : cette polémique a-t-elle réellement démarré avec cette story, ou le problème n’est-t-il en réalité pas beaucoup plus profond, avec la présence de story complètement différentes de ce qu’on a pu voir auparavant ? Toutes ces interrogations méritent en tout cas quelques éclaircissements.
Outre la partie Bla-Bla du forum, nous sommes tous d’accord pour dire que la partie stories du forum est celle qui lui confère une grande partie de son animation. Mais serions nous capables pour autant de définir d’une manière brève et concise ce qu’on peut y trouver ? Pour ma part, en tout cas, j’en suis incapable. Pourtant, un point précis est évident et connu de tous, une story a pour base Football Manager. Parce que ce forum a pour vocation de réunir les fans de notre jeu préféré, parce qu’il y est consacré, parce que la charte est claire à ce sujet, parce que c’est comme ça et pas autrement … Autant de raisons qui ne peuvent laisser le moindre doute. Malheureusement, la question et beaucoup plus complexe que ça …
Depuis quelques mois, de nouveaux types de stories apparaissent, cette constatation est évidente. Mais au fond, est-ce-que cela, au contraire de lui nuire, n’enrichit-t-il pas la partie stories ? Réfléchissons-y de plus près : si les stories évoluent, n’est-ce-pas parce que nous avons fait le tour des stories plus classiques ? A cette question, un exemple simple me vient à l’esprit. Une story comme celle de Doc’ passionne, déchaîne les foules. Outre sa qualité certaine, cette story ne plaît-elle pas parce qu’elle est inédite et parce qu’elle s’éloigne de ce à quoi on s’attend ? Et n’était-ce pas des innovateurs comme Verchain avec son 100% texte qui ont enrichi le niveau global ? La diversité des stories semble ainsi très importante, dans le sens ou elle apporte de l’originalité, sans quoi on aurait vite fait le tour.
Mais le problème de Hleb, me diriez-vous, n’est pas là. Sa storie n’est pas originale, juste transgressive. Elle n’est pas en accord avec la charte. Seulement, avec l’évolution du forum vers toujours plus de diversité, la charte n’a-t-elle pas pour rôle de s’adapter ? Tout d’abord, regardez de plus près le forum dans sa globalité. La partie bla-bla est un symbole même de cette diversité au sein de ce forum. On trouve dedans toutes sortes de choses qui n’ont rien à voir avec Football Manager, et dont pourtant personne ne conteste l’existence, pour la simple raison que le bla-bla s’avère une très bonne idée. Pourquoi autoriser à certains ce qu’on interdit à d’autres, ou plutôt pourquoi l’autoriser quelque part et l’interdire ailleurs ? Ensuite, notons tout de même la franchise de l’auteur, qui aurait pu taire l’origine de sa story et ainsi éviter les complications, et qui, par simple soucis d’honnêteté, a décidé de tout de même divulguer sa source. Ce geste ne mérite-t-il pas un acquittement ?
Pour conclure, je dirais que, certes, la story n’est pas réglo, et que, si on fait une exception à la charte, on ne s’en sort plus. Mais diverses raisons nous font douter de cette décision assez dure. Comme le suggéraient Misaki et Cantona, ne serait-il pas plus intéressant d’élargir encore le forum ? Et plus important, comment définir la barrière des stories basées sur FM ? La story de Doc’, ou encore la mienne, ne présentent FM que très tardivement, et au final il y a beaucoup plus d’extra-sportif que de FM. Cela est toléré alors que dans le cas de Hleb, cela n’est pas passé. Dans tout-ça, où est la limite ? Et puis au fond, ne sommes nous pas, à partir du moment où nous démarrons une story, plus auteurs que joueurs ?
Jeremibl :
A fouiner autour d’autres forums, il semblerait que la storie Football Manager ne soit qu’une succession de posts narrant, ou plutôt faisant part des exploits de coach du storicien. Screens à gogo, des descriptions de matches, et de tactiques. Un package, de point de vue personnel, pas très reluisant, où finalement le dernier post peut résumer tous les précédents. La storie n’y différencie en fait que le joueur renfermé du joueur plus expressif.
Ce forum semble être le seul à s’être éloigné de cette ligne de conduite. Il est devenu de plus en plus fréquent de pouvoir y découvrir de vastes univers construits autour du coach. De l’extra-sportif qui fait désormais plus la force de la storie que le parcours lui-même. Avantage du système, il est possible de faire une success-storie en étant un piètre manager. Inconvénient, où se définissent exactement les limites de la storie Football Manager ?
Le concept même détourné réside à suivre le parcours d’un entraineur fictif. Mais pour beaucoup, il y a un besoin d’aller plus loin, d’écrire pour faire partager des émotions. Il est même de plus en plus fréquent de lire les aventures d’êtres qui tardent à se retrouver dans le monde du football ou qui ne sont même pas entraineurs dans le récit. Alors, hors-sujet ou audace ?
La storie est un investissement de soi. On y laisse ses émotions, une part de notre personnalité, de notre créativité pour obtenir un cocktail détonnant, ou non. Si la philosophie du 4-4-2 n’est pas spécialement la tasse de thé du storicien, alors il développe autour de ce qui le touche le plus. De ce point de vue, on peut dire que les limites de la storie se définissent là où l’auteur les place. Ce constat manque cruellement d’objectivité de la part d’un lecteur qui prend bien plus son pied autour de personnages difficiles à cerner que face à des épopées sportives.
Le lecteur plus concerné par le jeu en lui-même, Football Manager, peut par contre vite délaisser une storie où il ne s’y retrouve pas, où ses recherches de gloires sportives sont bloquées par un extra-sportif trop présent, pensant que ces lignes n’ont pas leur place dans cette partie. Objectivement, il n’a peut-être pas tord. Le storicien doit d’ailleurs faire avec ses lecteurs. Si l’effort fournit ne paie pas, alors il doit rapidement se rendre compte que sa formule n’est pas la bonne. C’est aussi ça la limite de la storie : La bénédiction du lecteur.
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Misaki, Cantona, Tikva06 & Jérémibl