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Le vieux continent revisité par un golden boy.

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oxyde Réputation Locale Réputation Locale
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de oxyde
  • Ven 02 Déc 2011 23:49
La suite est en cours on pas encore ?
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de Chiesa
  • Sam 03 Déc 2011 23:07
En espérant que ce n'est pas terminé, je viens de tout lire, et j'ai vraiment envie de connaître la suite! :107:
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Andyone Réputation Nationale Réputation Nationale
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de Andyone
  • Dim 04 Déc 2011 12:03
Ne vous inquiétez surtout pas! Je continue ma petite histoire mais l'éccriture me prend de plus en plus de temps car je dois m'assurer qu'il n'y a aucune contradiction avec le rest de l'histoire. Parfois c'est chaud :wink:
La suite arrive cette semaine et vous connaîtrez enfin le résultat de cette final historique de FA CUP!
Merci pour vos commentaires
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de Andyone
  • Jeu 08 Déc 2011 18:43
33) A bout de souffle.

Mes hommes sont exténués, dégoulinant de sueur, ils ont du mal à m’écouter attentivement. Je demande à chacun de tout donner dans cette prolongation pour n’avoir aucun regret. En plus selon le proverbe, une finale n’est belle que si on la gagne mais je garde ce point pour mois afin de ne pas accentuer la pression sur les épaules de mes gars. Je repositionne Mpenza en attaque en décidant de tout mettre en œuvre pour forcer le résultat le plus rapidement possible. Ayant une équipe très offensive, cela ne sert à rien de vouloir défendre. Il faut tout miser sur l’attaque en espérant marquer un goal de plus que l’adversaire.

Les premières minutes sont timides de notre part vu la pression adverse. Rooney et Tevez veulent en découdre rapidement et les actions chaudes se multiplient. Contrarié, je demande à Zenden de monter d’un cran pour tenter de déplacer le danger dans le camp adverse. Cela fonctionne et au fil des minutes mon équipe reprend confiance en se montrant plusieurs fois dangereuse. Soudain alors que je discute avec Austin, Mpenza et Priskin réalisent un magnifique dédoublement avant de délivrer une offrande à Smith qui inscrit un troisième but mérité. Je presse mes gars à continuer de la sorte car Manchester doute malgré un bon début de leur part durant les trois premières minutes. Depuis le repositionnement de Zenden un cran plus haut, ils sont au fond du trou subissant les assauts de mes joueurs qui se donnent tous sans compter leurs efforts.

La seconde période est nettement à notre avantage avec une maîtrise parfaite du milieu de terrain. Nous sommes bien organisés et chacun puise dans ses dernières forces pour décrocher cette victoire surprise. Le temps s’écoule lentement et les Red Devils prennent tout doucement conscience qu’une défaite se profile à l’horizon. Néanmoins, Rooney et Tevez dont le mot défaite ne fait pas partie de leur vocabulaire, se démènent corps et âmes dans cette rencontre et mes gars ont de plus en plus de difficultés à les contenir. Mes vieux briscards n’ont plus vraiment les jambes pour tenir un aussi long match surtout avec une telle intensité. Trois minutes avant la fin, Anderson rentre dans la surface enchaine les passements de jambes avant de s’écrouler dans la surface bousculé pas Mokoena. L’arbitre après un temps d’hésitation désigne le point de pénalty malgré les huées qui descendent des travers de Wembley. Je m’insurge de cette décision injuste auprès du quatrième arbitre qui me demande de me calmer sous peine d’être expulsé en tribune pour la fin de la rencontre. Rooney se saisit immédiatement du ballon vu que Giggs, le tireur attitré, à céder sa place au coréen Park. Il s’élance pour prendre Loach à contre pied et permettre à son équipe de recoller une nouvelle fois au score dans les dernières minutes réglementaires. Nous relançons le jeu sans vraiment savoir s’il faut aller chercher la victoire ou simplement se contenter de ce nul en nous remettant au hasard des pénaltys. Il reste une poignée de seconde à jouer dans cette magnifique finale riche en rebondissements. Alors que la cruelle séance de tir au but se profile à l’horizon, Tevez surgit à la limite du hors jeu pour inscrire le but de la victoire dans un match complètement fou. Mon équipe a craqué, physiquement, dans les dernières minutes et cette finale nous échappe de peu pour le plus grand plaisir des supporters de Manchester United.

Ferguson vient directement me serrer la main bien avant d’aller féliciter ces gars et à ma grande surprise, il s’attarde un peu pour me réconforter.

- Félicitations ! Vous avez livré un match magnifique. Je ne m’attendais pas à une telle résistance de votre part et je dois bien avouer que j’ai eu quelques doutes quant à l’issu de la rencontre.
Je le remercie pour ses éloges et je le congratule aussi pour sa victoire qui me reste en travers de la gorge. Avant de nous quitter, il me propose un arrangement inattendu.
- On pourrait se voir prochainement pour discuter business. J’aime votre vision du football et je suis certain qu’on pourra s’entendre sur divers points.

Avant que je ne puisse lui demander quelques précisions, il est déjà parti rejoindre ces joueurs pour les féliciter de cette victoire prestigieuse. Je me dirige aussi vers mes joueurs pour tenter de les réconforter et surtout pour leur montrer ma fierté de diriger une telle équipe. Zenden est un des plus affecté par cette défaite, lui qui rêvait de décrocher une nouvelle Coupe d’Angleterre avant peut-être de raccrocher les crampons. Comme deux potes, nous profitons de ce moment en s’imprégnant de l’ambiance extraordinaire qui transpire de ce stade magique qui a vu défiler tant d’icônes. Nous rejoignons le reste de l’équipe qui sous la direction de Mokoena sont partis remercier les supporters pour leur soutien durant toute la saison. Alors qu’on nous appelle pour aller chercher notre médaille, les joueurs de Manchester nous font une haie d’honneur en nous applaudissant chaleureusement lors de notre passage. Je savoure ce moment qui ponctue une saison réussie sur le plan sportif et c’est le cœur gros que je reçois ma médaille des mains du prince Williams de Galles, président de l’association de football anglais.

Pour fêter dignement cette magnifique saison, j’invite toute l’équipe dans une discothèque de la capitale britannique en offrant de nombreuses bouteilles de champagne. Très vite, l’ambiance de la défaite disparait et chacun s’abandonne aux joies de la vie nocturne londonienne. Jennifer nous à également rejoint pour partager ce moment de détente mais surtout pour me surveiller. Tout au long de la nuit, elle reste plantée à côté de moi, repoussant toute jeune femme un peu trop entreprenante à mon égard. Elle ne souhaite pas se retrouver avec un nouveau scandale ou même avec de nouvelles photos compromettantes sur mon comportement qui pourraient me nuire lors du procès. Même si je devrais lui être reconnaissant pour son comportement à mon égard, cette mise sous tutelle me gâche quelque peu cette soirée. Vers 5h, je m’éclipse au bras de ma « maman d’un soir » qui me raccompagne gentiment chez moi pour être certaine que ne fasse pas de bêtises.

Le lendemain, je me réveille avec un gros mal de tête qui me rappelle la soirée d’hier. Jennifer est allongée dans le sofa toujours vêtue de sa belle robe beige qu’elle portait hier. Je me souviens plus de grand-chose mais je comprends rapidement qu’elle m’a mis au lit avant de venir dormir ici dans le salon. Jennifer est une femme extraordinaire qui est devenue une excellente amie et peut-être même ma nouvelle confidente. Je l’aime énormément et je la considère un peu comme la sœur que je n’ai jamais eue. Lorsque je la voie étendue comme cela, belle comme une princesse, je m’en veux d’avoir décliner une relation avec elle mais au fond de moi-même je sais que j’ai pris la bonne décision.

Une tasse de café à la main, je m’assoie dans le canapé en face d’elle et je l’observe dormir tranquillement. Quelques minutes plus tard, elle ouvre un œil dans ma direction et je lui réponds par un grand sourire qui ne laisse aucune femme indifférente. Elle plie son bras pour s’étirer et doucement elle ouvre les deux yeux !

- Salut!
- Bonjour! me répond-elle d'une voix très fraiche d'une adolescente
- Bien dormie! Il est passé trois heure.
- Pourquoi me regardais-tu dormir? Tu n'avais rien d'autre à faire?
Elle me fixe d'un regard espiègle et interrogateur qu’il m’est difficile d’ignorer.
- Tu baves sur le cousin!
Elle passe sa main sur sa lèvre inférieure puis d'un jaillissement tout en finesse elle se lève, un cousin à la main, pour venir me frapper.
- Tu est toujours aussi délicat avec les filles qui dorment chez toi?
On rigole pendant de longues minutes qui nous renvoient à notre enfance. Bien entendu, j'ai aussi pris un cousin pour me défendre et rééquilibrer un peu cette chamaillerie bonne enfant.

Trois jours plus tard, dans les travers de Santiago Bernabéu, le Barcelone de Messi remporte une nouvelle Champions League contre Manchester United sur le score de 1-0. Ce succès Blaugranas sur les terres de l’ennemi juré fait couler beaucoup d’encre dans les tabloïds ibériques. Cette rivalité est accentuée par le fait que le Réal a décroché le titre de champion d’Espagne quelques jours plus tôt après une lutte acharnées avec le Barca. En Allemagne, le Bayern de Munich conserve son trophée en dominant outrageusement la Bundesliga grâce à un grand Ribéry et surtout un excellent Podolsky qui a inscrit pas moins de trente-deux buts. En France, Lyon renoue avec le succès même si le niveau affiché par ce nouveau champion est loin de celui pratiqué quelques années au paravent. En Angleterre, Arsenal est champion une nouvelle fois devant Manchester United qui s’est essoufflé sur la fin. West Brom, Cardiff et Stoke City nous rejoignent en deuxième division en prenant la place de Fulham, d’Aston Villa et de Hull City qui remontent directement après une année de purgatoire.

Assis à la table du salon, je réalise le bilan sportif de cette saison qui a dépassé de loin tous les objectifs fixés en début de saison. Scott Loach mon gardien de 21 ans a réalisé une magnifique saison en prenant part à tous les matchs de l’année. Il est un des grands artisans de notre efficacité défensive et ses arrêts reflexes commencent tout doucement à attirer l’intérêt d’autres clubs. Dans l’axe de la défense, la paire DeMérite et Mokoena a été impressionnante contrôlant parfaitement les meilleurs attaquants du championnat et même certaines stars planétaires. Sauf grande surprise, ces trois joueurs seront la pierre angulaire de ma défense lors de la prochaine saison. Dans le centre, O’Toole a littéralement explosé en disputant quarante-deux matchs et inscrivant pas moins de neuf buts et ce, à seulement 19 ans. A ses côtés, Cowie a également réalisé une excellente saison en étant crédité de quinze passes décisives, soit le record du championnat pour cette saison. Il est également élu par les supporters comme le joueur de l’année ce qui est une récompense méritée pour cet écossais véritable moteur de cette équipe. En attaque, Mpenza a fait parler la poudre en marquant vingt-deux buts sur la saison ce qui est son deuxième meilleur résultat au cours de sa carrière. Cette performance exceptionnelle, prouve à tout le monde que mon choix de l’engager malgré une saison ratée à Plymouth était le bon et surtout qu’il n’avait rien perdu de ses talent de tueur. A ses côté, Smith a également réussit à se mettre en valeur même si au début de la saison, je le considérais comme un remplaçant. Avec dix-neuf buts au compteur il s’est imposé comme un titulaire indiscutable sur le front de l’attaque où sa vitesse nous permet de varier notre jeu. Ces sept joueurs seront l’ossature principale pour la nouvelle saison que je compte bien dominer du début à la fin en ne laissant aucune chance aux autres challengers.

Nous approchons de la fin mai et je rêve de vacances dans un coin paradisiaque perdu au milieu de l’océan Pacifique. La mer et le soleil me manquent et j’aimerais tant pouvoir me ressourcer au bord d’une piscine en sirotant quelques cocktails exotiques. Au lieu de ça, je suis obligé de rester seul, ici en Angleterre, sous la pluie, en attendant ma future convocation au tribunal. Jennifer est partie au Portugal avec sa cousine alors que Joey et Tom sont rentrés aux pays voir leurs familles. Je suis donc complètement abandonné dans ce bled paumé sans mes repères habituels et tout doucement le temps paraît interminable.


La préparation de la prochaine saison me permet de m’occuper un peu mais l’incertitude qui pèse sur mes épaules m’empêche de m’investir complètement dans ma tâche. Cette épée de Damoclès, pendue au-dessus de ma tête, me fait froid dans le dos et j’ai beaucoup de mal à me projeter dans l’avenir. A quoi bon se décarcasser pour Watford si je me retrouve prochainement enfermé dans une prison pourrie de sa Majesté pour les vingt prochaines années. J’essaie de rester positif en tentant de rassembler des témoins de moralité pouvant me décrire comme un personnage équilibré et sein pour soutenir la défense de mon avocat. La tâche est ardue car bien souvent, je n’ai plus vraiment de contacts avec ces anciens amis et même si je parviens à les joindre, ils rechignent à se déplacer jusqu’en Angleterre. En plus, le nombre de personne à qui je consens avouer que j’ai de gros problèmes se compte sur les doigts de la main. Un peu désespéré, j’essaie même de contacter mon ex-copine et accessoirement ex-traductrice lors de mon passage à Zadar.

- Allô Ana! C’est A.J.! J’ai besoin d’aide...
Son répondeur me laisse toujours le même message et inlassablement, je rappelle espérant l’avoir au bout du fil. Soudain alors que je m’apprête à raccrocher, elle répond.
- A.J. ? Que veux-tu ? Pourquoi m’harcelles-tu au téléphone ?
- Comment vas-tu ? Et ton poste aux affaires étran…
Je n’ai même pas le temps de finir ma phrase qu’elle reprend la parole sur un ton énervé.
- Je ne sais pas pourquoi tu tiens tant à me parler mais je n’ai vraiment pas le temps ! Je suis pressée !
Comprenant qu’elle est sur le point de raccrocher de tente d’en venir directement aux faits.
- Ok, je me dépêche. Tu te rappelles nous... Heu enfin notre relation…
D’une voix cassante elle me répond.
- J’ai du mal ! Où tu veux en venir ?
- Ecoute, j’ai des problèmes avec la justice, ici en Angleterre. J’aurais besoin que tu viennes témoigner en ma faveur notamment sur ma moralité.
Elle éclate de rire à l’écoute de mes propos et je sens que ce ne sera pas simple de la convaincre.
- Ta moralité ? Tu te fous de moi A.J ? Tu est incapable de te contrôler face à un rivale. Tu es incapable de te contrôler en présence d’une fille, tu es obligé de sauter sur la première venue sans penser à la conséquence de tes actes. Tu te saoules au whisky à la moindre contrariété en prenant du plaisir à chercher des emmerdes avec le premier gars qui se prend un peu trop au sérieux. De plus, tu ne vois aucun mal à coucher avec plusieurs femmes en même temps comme si cela allait de soi. Alors excuse-moi mais ta moralité tu peux te la mettre où je pense…
- Ana ! Je sais que j’ai fait des bêtises et je n’en suis pas fière mais c’est vraiment important que tu viennes. On a quand même vécu près de six mois ensemble…
-Ho super! Ca doit être la lune de pacotilles après six mois. Tu n’es qu’un sale con, arrogant croyant pouvoir faire ce que bon lui semble simplement parce que tu es un golden boy. On m’a raconté ce que tu as fais à Milan avec l’autre pute ! C’est vraiment du joli, ce n’est pas elle qui devait mourir dans cette affaire. Elle n’en pouvait vraiment rien…

Sur ces mots, elle raccroche le téléphone mettant fin par la même occasion à cette conversation assez houleuse. Je reste de longues secondes affalé dans le fauteuil en repassant à toutes ces années de folie qui semblent ne pas vouloir cesser de me hanter. D’accord je suis un golden boy arrogant, d’accord je n’ai pas les mêmes valeurs que la majorité des habitants de cette fichue planète mais qu’ai-je fait pour devenir un gars aussi méprisant. Où est-il passé cet adolescent de San Diego prêt à tout pour défendre une noble cause en s’engageant sous les drapeaux de son pays. Ce gars qui débordait d’idéalisme est devenu le dernier des salauds qui na plus de respect pour rien. Depuis mon départ de Wall Street, je vais de désillusions en désillusions ne parvenant plus à nouer de lien avec les gens. Peut-être que ma vie dans le temple de la finance n’était qu’un simple rêve déconnecté de toute réalité…

Le lundi suivant cette semaine de déprime, mon équipe de recruteurs pointe le bout leur nez chez moi pour parler business et mercato. Cette réunion me fait un bien fou car elle me donne une prétexte pour oublier mes problèmes en m’apportant de l’action. Mes scouts ont fait de l’excellent boulot en dénichant de très bons joueurs, tous en fin de contrat. Nous commençons cette entrevue par la confirmation de l’arrivée de Sankharé, de Barreto et surtout de Rosenior qui avaient été, tous les trois, approchés en décembre. Ensuite, ils me présentent Christian Whilhelmsson, international suédois, ayant évolué à Anderlecht, Nantes et As Roma avant de se perdre en Arabie Saoudite. Cet ailier droit virevoltant est libre de tout contrat suite à un grave différent avec le club d’Al Hilal et je n’hésite pas longtemps à sauter sur l’occasion. Malgré ses 32 ans, je suis certain qu’il peut encore nous apporter beaucoup d’animation sur notre flanc en succédant à Ulrich Le Pen qui a pris sa retraite pour devenir préparateur. Nous poursuivons avec la présentation de Lestienne, un jeune milieu belge qui évolue à Mouscron. Ce jeune gars éclabousse la Jupiler Pro Ligue de par sa classe technique alors qu’il n’a pas encore 18 ans. Vu les problèmes financier du club, je décide de tenter ma chance en proposant une somme de 10 mille euros à mes homologues belges. Je confirme donc ma volonté de préparer l’avenir du club en recrutant de jeunes espoirs très prometteurs qui devraient rapporter un beau pactole lors de leur revente.

Vers la mi-juin, je reçois la confirmation de Whilhelmson qui annonce dans la presse nationale suédoise son arrivée à Watford. J’exulte tout en me remettant au travail pour bâtir une équipe capable de monter à bord du train constituant l’élite du football Britannique. Le lendemain de cette annonce, mes amis reviennent enfin, prêts pour cette nouvelle saison qui s’annonce palpitante. Nous réalisons un grand repas chez moi ou chacun m’expose ses idées pour la nouvelle saison. Joey veut développer la marque Watford un peu comme ce qui se fait aux Etats-Unis avec les franchises où le sport devient un vrai show. Elle veut apporter du rêve à tous ces spectateurs en réalisant différents évènements médiatiques lors des rencontres de championnat. J’approuve entièrement avant d’écouter les propositions de Tom pour gagner un maximum d’argent. Malgré les réticences de la direction du club, il veut que le club rentre sur les marchés financiers pour tenter de trouver de l’argent frais. Il m’explique qu’il a déjà son plan pour magouiller les comptes du club afin qu’Hunter ne s’aperçoivent de rien. Je lui donne rapidement mon assentiment connaissant les dons d’escamoteur dont joui mon ancien collègue au sein du géant bancaire américain déchu suite à la crise de 2008. J’ai du mal à cacher mon enthousiasme face aux nouvelles perspectives qui s’offrent à nous ce qui me redonne le sourire. De plus, je suis rassuré de constater que je ne suis pas le seule à avoir du mal à raccrocher avec ce monde de la finance qui est le seul secteur capable d’assouvir tes moindres rêves. Une fois que tu as touché à cet univers, tu ne peux plus raccrocher. Une vraie drogue ! Alors que nous passons au dessert, Tom commence son défilé avec la nouvelle vareuse du club pour les trois prochaines saisons. Le maillot, floqué du cigle Nike, est magnifique et je ne comprends pas vraiment tout ce cirque. Pendant ses vacances, il a obtenu un rendez-vous avec la firme de Beaverton pour négocier un partenariat. La marque de la déesse grecque a été séduite à l’idée de soutenir un club si ‘américain’ dans un championnat qui peine à attirer les joueurs nationaux. Je le félicite pour cette initiative qui confirme encore un peu plus notre prise de contrôle du club au dépend de Hunter qui ne dirige plus grand-chose. Nous concluons cette super soirée en ouvrant une véritable bouteille de champagne en jurant que cette saison sera celle de Watford !

Le lendemain, mon avocat me rend visite pour m’informer de la date de mon procès qui se tiendra fin du mois. Il a réussi à plaider ma cause pour que ce procès ait lieu le plus rapidement possible pour permettre au club de s’organiser en cas de condamnation. Je suis soulagé par cette information car même si l’Angleterre est un vaste territoire, je commençais tout doucement à me trouver à l’étroit sans mon passeport. Il me demande par la même occasion le nom de mes témoins qui sont prêts à témoigner en ma faveur sur mon comportement antérieur. Vu le peu de personne que j’ai su rassembler, il m’encourage à poursuivre mes investigations car toute sa stratégie repose sur mon comportement irréprochable dans la vie quotidienne. Je suis un peu surpris par cette annonce qui me fait comprendre que mon cas est désespéré. Mon passé ne plaide pas en ma faveur surtout devant des jurés un peu trop coincés pour approuver mon mode de vie sans doute très différent de leur vie bien rangée. De plus, vu la crise financière qui touche directement la population britanniques suite aux coupes budgétaires réalisées par le gouvernement de Cameron, je risque de subir la vengeance populaire. Les jurés ne laisseront surement pas passer l’occasion de se faire un trader et je risque de payer pour tous les autres !

Je mets à profits les jours suivant pour préparer au mieux le début de saison quelque soit le verdict du procès. Avec l’aide précieuse de Jennifer, j’organise une tournée dans le sud de la France pour avoir aussi quelques vacances avant de me lancer dans cette saison pleine de promesses. Je demande à ma secrétaire de trouver un hôtel sympa offrant tous ce qui est nécessaire pour passer une excellente semaine de relaxation et préparer au mieux la suite de la saison. La semaine précédant la reprise, je répartis à tous mes préparateurs un rôle bien spécifique en insistant particulièrement sur la préparation d’avant saison qui sera la clé du succès. Je veux que mes gars soient tous affutés comme des bêtes de compétition, prêts à engranger les points dés les premières rencontres. Vu qu’il y a eu peu de modifications au sein de l’effectif, nous pourrons nous attarder sur d’autres aspect de la préparation en n’accordant moins d’importance à la recherche d’automatismes et à la mise en place des schémas tactiques.

Trois jours avant l’ouverture de mon procès, je me décide enfin à téléphoner à Lisa pour lui demander de venir témoigner en ma faveur. Malheureusement, malgré mes nombreuses tentatives, je ne suis jamais parvenu à la joindre. Le matin fatidique, alors que Michel Rodmey, mon avocat, est passé me chercher pour débarquer ensemble au tribunal, je tente une dernière fois de contacter la seule personne qui peut me sortir de ce mauvais coup.

Tût, tût, tût…
- Bonjour! Vous êtes bien chez Lisa McKenzie. Je ne suis pas disponible pour le moment, veuillez me laisser un message après le bip sonore…
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de ivo
  • Ven 09 Déc 2011 7:23
Pas de chance pour cette finale! Perdre comme ça après avoir mené plusieurs fois au score, c'est rageant.
La prochaine saison se prépare et le recrutement laisse entrevoir de belles perspectives. Whilhelmsson est un bon ailier que j'ai déjà eu lors d'une partie avec Leeds. Par contre, son âge laisse penser qu'il ne sera bon que pour une, voir deux saisons. Sankharé et Barreto sont deux bonnes plus values, par contre Rosenior et Lestienne, je ne les connais pas.
Côté embrouille, AJ a du mal à entrevoir une sortie. Ses frasques lui jouent des tours pour sa défense. Mais je pense que Lisa sera son "prince charmant" le libérant de ses difficultés.
En tout cas, c'est toujours aussi bon! Maintenant il n'y a plus qu'à attendre une semaine, voir plus pour connaître la suite...
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

C'est vrai que perdre une finale de la sorte est rageant mais logique. Déjà éliminer les Spurs et city est un exploit énorme! Les démons de Chegwidden continuent de le poursuivre et il va devoir affronter la justice prochainement. Pour Lisa, tu as un certain don de voyance ivo :) Je suis désole pour le temps entre les épisodes mais j'essaie de garder un rythme constant. Merci pour ton soutien
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de ivo
  • Ven 09 Déc 2011 10:22
Le temps entre les chapitres n'était pas une critique. Mais je suis à chaque fois impatient de connaître la suite de ta storie qui est pour moi une référence de part sa qualité mais aussi sa longévité. Ton scénario est superbement bien mené, sans incohérence.
Juste une question car je m'en souviens plus: tu joues avec quel version?
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de Andyone
  • Sam 10 Déc 2011 10:26
:wink: Ton compliment est vraiment sympa à lire! Merci!
Pour la version c'est la 2010! C'est vrai que ça commence commence à dater mais ma story date également :)
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de Chiesa
  • Lun 12 Déc 2011 19:00
Encore un bon épisode, mais je tiens surtout à saluer ta longévité sur cette storie. Tu l'as débutée en 2010, ça date un peu, maintenant. Continues, c'est vraiment bien. :107:
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

Salut,

Je viens de découvrir ta story qui est d'excellente facture. On pardonne sans hésiter les quelques maladresses et la naïveté que l'on trouve parfois dans l'écriture.

Tu as un véritable don narratif. On sent également que c'est très bien documenté.

Certaines intrigues sont parfois un peu cousues de fil blanc, et comme ça a déjà été dit, certains raccourcis sont quelques peu rapides, mais globalement, c'est vraiment excellent. Tu as notamment un vrai talent pour équilibrer le sportif et l'extra sportif ainsi que pour gérer le rythme du récit et les rebondissements.

Je suis certain qu'en t'associant avec un autre auteur, vous pourriez produire du contenu qui serait retenu par une maison d'édition.

En tout cas, continue comme ça, cette story est captivante et originale.
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de Andyone
  • Ven 16 Déc 2011 17:22
Merci à vous deux!

@chiesa: c'est vrai que 2010 ça commence à dater mais je prends toujours autant de plaisir à écrire et vu que ma story n'est pas axé que sur le sportif je pense pas que cet aspect soit génant. J'ai un plan bien précis en tête et j'espère pouvoir mener cette story à son terme :wink:

@Lowouik: C'est toujours sympa de voir de nouveaux lecteurs :roll: Je suis très flatté par ton commentaire et je t'en remercie. Je suis tout à fait d'accord avec toi que certain aspect on été traîtés un peu trop rapidement et si j'avais la possibilité de revenir sur certains passages je le ferais sans trop hésiter.
Pour les naïvetés dans mon style j'en suis également conscient et je suis ici sur le forum pour tenter d'améliorer cet aspect de mon français. Cette story est le seul endroit où je pratique vraiment cette langue :)
En tout cas ton commentaire est chouette et j'espère que la suite te plaira autant :wink:

Merci à tous mes lecteurs. La suite arrive dans le courant de la semaine prochaine!
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Andyone Réputation Nationale Réputation Nationale
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de Andyone
  • Ven 23 Déc 2011 16:24
34)Le Procès.

Il est presque 10h lorsque je pénètre, accompagné de mon défenseur Michel Rodmey, dans ce tribunal londonien qui a vu défilé tant de criminels. La salle austère semble vouloir nous montrer tout la rigueur qui habite la justice de sa Majesté la Reine. Une petite dizaine de badauds s’agglutinent sut les bancs de chêne pour assister au procès d’un golden boy égaré en Angleterre, mon procès. Les journalistes sont également présents pour tenter de décrocher un scoop sur le play-boy yankee qui est parvenu, à la surprise générale, à hisser son équipe en finale de la FA Cup. Alors que l’heure de l’ouverture du procès se rapproche à grand pas, un policier me demande avec une grande amabilité de bien vouloir rejoindre le box des accusés situé sur la gauche juste en face des jurés.

Je m’assois le plus confortablement possible sur le petit banc en vieux chêne mis à ma disposition, encadré par deux molosses qu’il ne faut mieux pas trop ennuyer tout en assistant à l’arrivée de mes douze bourreaux. Ces douze citoyens, tirés au sort, prennent place de l’autre côté de la salle, répartis sur deux rangés et je suis satisfait de constater qu’il y a sept hommes pour cinq femmes. Le procureur et mon avocat sont assis l’un à côté de l’autre sur la même grande table entre les jurés et moi-même comme un trait d’union entre le bien et le mal. Ils font face à l’autel du juge qui par sa grandeur impose le respect de la justice. Ils sont vêtus de la même toge noire réglementaire et surtout d’une perruque blanche traditionnelle en crin de cheval. Tout à coup, un greffier prend la parole.

- Veuillez-vous lever !
Chacun s’exécute alors que trois personnes font leur apparition par une porte située derrière le perchoir.
- Que toutes les personnes ayant une déclaration à faire à la cour se fasse connaître et elles seront entendue !
Le juge, un homme approchant la cinquantaine, s’installe calmement entourée d’une secrétaire et d’une collaboratrice, tous vêtus des habits traditionnels. Ils sont surplombés par un grand fanion représentant l’emblème royal qui montre toute l’importance de la monarchie anglaise dans le cœur des britanniques.
- Que Dieu protège la Reine !

Alors que chacun reprend sa place dans un certain vacarme, le greffier reprend la parole pour ouvrir le procès que tout le monde attend.
- La Reine contre Monsieur Albert Jethro Chegwidden, citoyen des Etats-Unis d’Amérique.
Il me désigne d’un signe de la main avant de poursuivre toujours sur le même ton grave et solennel.
- Albert Jethro Chegwidden est accusé d’enlèvement de mineur et de séquestration de mineur sur la personne de Goldie Burton ! Que plaidez-vous ?
Je me lève en essayant de dissimuler au mieux ma nervosité et d’une voix ferme et déterminée, je réponds à la question.
- Non-coupable!
Mon avocat se lève immédiatement pour se présenter à la cour oubliant de retiré ses lunettes démodées dont les verres sont maintenus par des grosses montures brunes ne satisfaisant pas les canons esthétiques en vigueur.
- Votre Honneur ! Je représente l’accusé Albert Jethro Chegwidden, avocat Michel Rodmey.
- Je vous souhaite la bienvenue dans mon tribunal tout comme au procureur Madden. Procureur, êtes-vous prêt à prononcer l’acte d’accusation ?

Le procureur tout en restant assis répond par l’affirmative avant que le juge ne l’invite à prononcer l’acte d’accusation. Il jette un dernier coup d’œil furtif à ses notes tout en se levant pour annoncer à tous les raisons de ma présence dans ce box qui a vu défiler tant de criminels. Néanmoins, profitant de se petit temps de flottement, mon avocat reprend la parole.

- Je souhaiterais déposer une motion votre Honneur !
Le procureur s’insurge vu qu’il n’a pas encore commencé à exposer l’affaire mais Michel ne se laisse pas démonter.
- Cette motion est l’interdiction de tout journaliste dans l’enceinte du tribunal tout au long de ce procès. Voici une liste avec leurs noms.
Le greffier vient chercher le document que le juge examine avec attention avant de prendre la parole.
- Avez-vous un motif légitime pour déposer cette motion ?
- Tout à fait votre Honneur ! Mon client est un personnage public dont la source principale de revenu dépend fortement de son image médiatique et de sa réputation. En vertu du code de justice protégeant tout accusé contre la calomnie, je vous demande d’interdire la couverture médiatique du déroulement de ce procès. De nombreux témoignage pourraient nuire fortement à la carrière professionnelle de mon client !
Le procureur a du mal à contenir son exaspération et il le fait savoir rapidement. - Votre Honneur, je m’oppose à cette motion qui va à l’encontre de nos règles juridiques. L’article dont la défense fait référence ne s’applique que lorsque l’accusé est mineur ou si des secrets sur la sureté de l’état sont évoqués. A ce que je sache, ce n’est nullement le cas dans cette affaire !
Nous assistons à un véritable match de ping-pong ou chacun tente d’apporter un argument supplémentaire pour faire pencher la décision du juge en sa faveur.
- J’en conviens parfaitement votre Honneur mais selon la jurisprudence, dans certains cas extrêmes où la notoriété de l’accusé est en jeu, la cour a déjà octroyé ce droit. Je souhaite donc que ce droit soit également octroyé à mon client.
Le juge vient mettre un terme à cet échange virulent en posant une question claire au procureur.
- Procureur Madden, pouvez-vous formellement identifier l’auteur de l’enlèvement de Mlle Burton comme étant la personne présente dans le box des accusés ?
Le procureur est quelque peu embêté par la question du juge et il faut attendre une dizaine de secondes avant d’avoir droit à sa réponse.
-Nous n’avons aucun témoin direct de la scène de l’enlèvement mais selon l’enquête, il est plus que probable que l’accusé soit l’auteur de l’enlèvement.
Le juge retire ses petites lunettes rondes pour pouvoir regarder directement le procureur dans les yeux.
- L’homme qui est assis dans ce box est accusé d’un fait que personne n’a pu constater en direct ?
Le procureur est en mauvaise posture mais il s’accroche à sa position initiale.
- Je vous assure votre honneur que l’accusé a des raisons valables de se trouver ici en ce jour !
Cette réponse vide d’argument a le mérite d’énerver le juge.
- C’est peut-être très clair dans votre esprit mais c’est tout à fait insuffisant pour cette cour ! Je ne veux pas clouer au pilori médiatique cet homme parce qu’un procureur a de légers soupçons. Ai-je été suffisamment clair ?
- Tout à fait votre honneur.

Sur injonction du juge, la sécurité fait évacuer le tribunal à tous les journalistes présents et je félicite Michel pour cette première bataille remportée haut la main. Même si il est content de ce premier point gagnant, il affiche une joie mesurée comme s’il savait que le plus dur est pour la suite. Alors que je regarde le public, je remarque l’arrivée de Tom qui a rejoint Jennifer sur le côté droit de la salle. Il me fait un grand signe de la main le pouce dirigé vers le haut et je lui réponds par un grand sourire pour lui marquer ma reconnaissance d’être venu me soutenir en ce jour. Il faut toutefois rapidement se replonger dans le procès qui reprend ses droits avec la présentation de l’acte d’accusation par le procureur.

- Mesdames, Messieurs du Jury, la couronne va prouver sans le moindre doute que Monsieur Albert Jethro Chegwidden, citoyen des Etats-Unis d’Amérique, résidant actuellement à Watford, a enlevé et séquestré Mademoiselle Goldie Burton alors âgée de seize ans. Bien sûr, la Défense va le nier, elle prétendra que l’accusé a simplement recueilli une gamine en détresse perdue au milieu de la nuit. Avez-vous déjà vu un célibataire s’intéresser sans aucunes arrières pensées à une adolescente de seize ans à peine ? Si c’était le cas, pourquoi n’a-t-il pas été chercher de l’aide auprès des services compétents de la protection de l’enfance ? Pourquoi la police a-t-elle dû prendre d’assaut sa résidence pour libérer cette pauvre enfant ? Vous ne pouvez pas rester insensible à cette affaire horrible car cela aurait pu arriver à vos enfants ! Vous devez reconnaître Monsieur Chegwidden coupable d’enlèvement et de séquestration de mineur !
Le juge le remercie avant d’inviter la Défense de présenter son point de vue.
- Mesdames, Messieurs du Jury, nous n’allons pas nier le fait que Monsieur Chegwidden a commis une erreur en n’empêchant pas Mademoiselle Burton de s’séjourner volontairement chez lui. Nous n’allons pas nier le fait que Monsieur Chegwidden a commis une erreur en n’allant pas chercher de l’aide auprès des services de la protection de l’enfance. Mais ces deux erreurs valent-elles vraiment la peine de sanctionner un honnête citoyen ? Je ne le pense pas et j’espère que la société anglaise ne le pense pas !
Il marque un longue pause en croisant le regard des douze membres du Jury et en essayant de leur faire comprendre qu’ils auraient très bien pu se retrouver à ma place.
- Par contre nous allons vous prouver qu’on ne peut à aucun moment parler d’enlèvement et de séquestration. Merci !

La journée se poursuit avec les premiers témoins à charge qui tente de prouver que j’ai bien enlevé Goldie de chez son oncle. Le procureur Madden interroge même l’oncle de Goldie à la barre pour qu’il puisse se présenter comme un honnête citoyen incapable de faire du mal à une mouche. Il présente Goldie comme étant ce qui lui est de plus cher au monde surtout depuis l’arrestation de son père. Il répond aux questions avec beaucoup d’émotion versant même une petite larme lorsque le procureur lui demande comment a-t-il vécu sa disparition. Il relate ensuite l’incident du bar en insistant tout particulièrement sur le fait que je suis parti précipitamment pour profiter semble-t-il de ce moment d’inattention pour réaliser mon crime…

Lors d’une pause, j’informe mon avocat qu’il y a parjure et que les choses ne se sont jamais passées de la sorte. Lors du contre interrogatoire qui a lieu le lendemain, Michel tente tant bien que mal de montrer certaines contradictions dans le témoignage de l’oncle mais sans réel succès. Ce vieux barman répond à toutes les questions sans hésitation comme si il avait réellement vu ce qu’il raconte. Son témoignage regorge d’inventions et la majorité de ce qu’il raconte ne s’est pas passé de la sorte ou tout simplement jamais passé. Son histoire poignante affecte grandement la perception des jurés qui semblent compatir à sa douleur d’avoir perdu un proche surtout qu’il en avait la garde...

Alors que je pensais le pire dernière moi, le lendemain est une véritable journée noire. La tante de Goldie raconte la même version que son mari en insistant bien sur leur attachement à Goldie dont les liens étaient fusionnels. Les quatre autres personnes, présentes ce soir là, confirment la version de l’oncle de Goldie en indiquant bien que je n’ai cessé tout au long de la soirée de regarder Goldie. Mon comportement les aurait interloqués ce soir là et la suite des évènements est venue valider leurs craintes. Celui sur qui la soupe a été renversée affirme même que lorsqu’il est parti aux toilettes, situées à l’arrière du bâtiment, pour essuyer le potage sur son pantalon, il a entendu une fillette crier sans pour autant y prêter plus attention. Je suis scandalisé par ces propos qui sortent complètement de la réalité et je n’hésite pas à le faire savoir à mon avocat dès que j’en ai l’occasion. Vers 17h la séance est levée à la demande de mon avocat pour qu’il puisse s’entretenir personnellement avec moi dans une annexe du tribunal.

- La situation est désespérée ! Nous avons six personnes qui racontent la même version des faits qui sont dramatiques !
Dans une rage folle, je quitte ma chaise pour lui dire que tout cela n’est que pur mensonge.
- Je n’ai jamais rien fait de tout ce qui a été raconté lors de l’audience. Je vous ai déjà expliqué la véritable version ! Il faut me croire !
Michel Rodmey, fatiguée par la journée qu’il vient de subir, s’affalent lourdement sur la chaise en face de moi avant de reprendre la parole.
- Jusqu’à aujourd’hui, je vous ai cru sans aucune hésitation ! Hélas, je dois bien vous avouer que maintenant j’éprouve certains doutes et je ne suis plus si sûr que vous soyez innocent. Il faut dès à présent réorienter notre stratégie non pas pour vous innocenter mais pour limiter la lourdeur de la peine.
Je m’emporte violemment et le gardien rentre dans la pièce pour s’assurer que tout vas bien.
- Hors de question ! Je vous paie pour prouver mon innocence et j’exige des résultats. Faites-moi citer à la barre pour que je puisse raconter la vérité que je puisse dire aux jurés ce qui s’est réellement passé ce soir là.
Après avoir fait signe au policier qu’il contrôlait la situation, Michel plonge sa tête entre ses mains comme s’il voulait réfléchir.
- C’est impossible ! Le procureur va se défouler avec des questions embarrassantes qui vous feront passer pour un gars instable ayant vécu toute sa vie à la limite de la légalité. C’est trop risqué !
Essayant de trouver une nouvelle stratégie de défense, je demande à mon avocat si on ne pourrait pas demander à Goldie de venir témoigner.
- La protection de l’enfance va s’y opposer et le juge à l’habitude de suivre leur avis. Les enfants en Angleterre sont très protégés par la loi et il est presque impossible de les faire intervenir dans un procès!

Je passe la nuit en prison car suite à la tournure des évènements, le procureur Madden a demandé au juge de me garder afin d’éviter que je ne prenne la poudre d’escampette. Cette nuit est longue et insupportable car je prends conscience que cette cellule pourrait devenir mon domicile pour plusieurs années. Je ne comprends pas pourquoi toutes ces personnes ont inventé une telle histoire si éloignée de la réalité. Néanmoins, cela paraît tellement crédible que je commence même à douter de mes propres actes en cette soirée de décembre…

La troisième journée est plus calme avec notamment plusieurs témoignages en ma faveur dont celui de Jennifer. Cela a débuté avec l’intervention de la directrice d’école de Goldie qui a affirmé n’avoir décelé aucun signe de malaise dans le chef de l’adolescente depuis son arrivée en janvier. Elle me défend également en affirmant que lors de l’inscription de Goldie dans ce nouveau collège, je me suis montré très soucieux de son bien-être en prenant très au sérieux ses remarques. Ensuite, il y a eu le témoignage de la serveuse du McDonald qui prétend n’avoir rien remarqué d’anormale lorsqu’elle nous a servi. Elle se souvient même que Goldie avait demandé un McFlury qui a dû être rajouté à la commande. Jennifer a ensuite pris la parole pour me défendre ardemment mais son témoignage a rapidement été discrédité lorsque le procureur a évoqué l’attirance que Jennifer éprouvait à mon égard. Je ne sais pas comment il a eu connaissance de tout cela car nous n’avons jamais rien partagé ensemble au grand regret de ma secrétaire. Bien sûr tous ces témoignages me réconfortent mais je suis conscient que cela ne pèse pas bien lourd face aux six autres déclarations accablantes qui vont me propulser pendant de longues années derrières les barreaux.

Le quatrième jour est un jeudi noir pour mon cas qui devient de plus en plus désespéré. Le procureur appelle Tom Miller à la barre pour raconter aux douze jurés mon ancienne vie dans les travers de Wall Street. Il prend place face à ce procureur qui n’hésite pas à mettre tous les atouts de son côté pour être certain d’obtenir ma tête et très vite je m’aperçois que Tom n’est pas à l’aise du tout !

- Monsieur Tom Miller ! Vous êtes un ancien associé de l’accusé lorsque vous travailliez chez Lehman? lui demanda le procureur d’une voix de chacal s’apprêtant à bouffer une proie à l’agonie.
- Tout à fait !
- Pouvez-vous nous décrire la relation de l’accusé vis-à-vis des femmes travaillant dans la société.
Contrairement à la question précédente où Tom avait répondu instantanément, ici il marque un petit temps de réflexion.
- A.J avait beaucoup de succès auprès de la gente féminine composée essentiellement de secrétaire rêvant de grimper les échelons hiérarchiques. A.J adorait cette situation et il faut bien avouer qu’il en profitait.
- En profiter… Voyez-vous ça !
Ce fumier rebondit sur chaque mot pour continuer à m’enfoncer tout en ne laissant pas l’occasion à Tom de défendre ses propos.
- Avait-il l’habitude de fréquenter des call-girls ou tout autre chose pouvant y être assimilée ?
Michel se lève brusquement pour lancer une objection.
- Objection votre Honneur ! Ces propos ne nous intéressent nullement.
Le procureur tente de se défendre en affirmant que cela permettre de définir ma personnalité et mon comportement vis-à-vis des femmes.
- Objection refusée ! Monsieur Miller, veuillez répondre !
- Comme tout Golden Boy, A.J dépensait une partie de son argent pour s’octroyer quelques plaisirs dont celui-là.
- Pouvez-vous expliquer à la cour comment l’accusé qualifiait ces call-girls ?
Tom me regarde le visage tendu comme s’il venait de comprendre que son témoignage allait être accablant pour moi, son meilleur ami. Je lui fais un signe d’approbation de la tête car cela ne sert à rien de nier un fait dont le procureur a eu connaissance par je ne sais quel moyen.
- Nous nous amusions à les classer comme des actions. Tout en bas de l’échelle il y avait les Pink Sheet, des filles sans standing très bon marché sans grands intérêts. Ensuite il y avait le Nasdaq constitué par des filles dont le prix dépendait fortement de vos attentes et qui pouvait être parfaites pour certains appoints. Pour finir il y avait la crème de la crème, les Blue Chips qui acceptaient les cartes de crédit. C’était en générale des mannequins dans la galère ou des étudiantes qui devaient payer leurs études !
Encore une fois le procureur rebondit sur les derniers mots de ce malheureux Tom.
- Des étudiantes ! On constate que l’accusé n’est pas à son premier coup d’essai…
Cet enfoiré regarde longuement les jurés pour être certain que son message s’imprime bien dans leur esprit avant de continuer son interrogatoire.
- L’accusé abusait-il de stupéfiant ?
Tom ne répond pas décidant sans doute que ce carnage a suffisamment duré ce qui énerve le procureur.
- Je vous rappelle que vous êtes sous serment M. Miller ! A-t-il abusé de stupéfiant ?
Tom me regarde une dernière fois avant de répondre par la négation ce qui accentua encore la colère du procureur.
- Votre Honneur ! Puis-je traité le témoin comme témoin hostile ?
Le juge approuve la requête de Madden d’une voix grave.
- Dans un rapport du FBI, il est clairement stipulé que l’accusé utilise des stupéfiants ! Je vous repose la question, l’accusé utilisait-il des stupéfiants ?
Tom me fixe une dernière fois avant de répondre d’une voix ferme venant du fond de ses tripes.
- A.J a déjà utilisé des stupéfiant mais il n’en a jamais abusé.
- Cette nuance n’est pas très importante ! Pouvez-vous raconter à la cour le genre de soirée que l’accusé aimait organiser ? Par exemple celle de 22 mai 2007…
- A.J comme tout les traders aimaient décompresser car notre job était très stressant. A.J ne comptait jamais ses heures et bien souvent il arrivait le premier au boulot et repartait le dernier y compris le samedi. Alors oui, il aimait se défouler le samedi soir mais c’était son seul moment de détende de toute la semaine. Le dimanche, il rejoignait le bureau en début d’après-midi pour préparer la semaine suivante…
Le procureur le coupe dans son élan en lui demandant de rester dans le sujet en répondant à la question.
- Excusez-moi ! Les fêtes avaient souvent lieu dans en appartement différent chaque semaine et c’était la personne qui recevait qui payait toute la note. Cela créait une certaine compétitivité entre nous et chacun voulait impressionner les autres en ne lésinant pas sur les moyens. Il y avait une surenchère continue.
- Il y avait des filles et de la drogue ?
- Evidemment, c’était le minimum qu’on pouvait attendre de la part de notre hôte. Chacun éliminait son stress en profitant de tous ces plaisirs. Les jeunes secrétaires tentaient de s’attirer les faveurs de certains cadres haut placer et plus vous étiez haut dans la hiérarchie moins vous deviez vous bouger pour choper une fille. A.J était l’élément le plus prometteur de la boite et chacune était prête à toutes les folies pour s’attirer ses faveurs.
- Merci Monsieur Miller pour ce portrait pas très flatteur de l’accusé qui croit pouvoir transposer ce modèle de débauche ici à Watford !
Tom poursuit son explication.
- Pourtant, A.J. n’a jamais voulu remplacer sa secrétaire Dale pourtant âgée de près de soixante ans pour une plus jeunes qui l’aurait convaincue lors de ces soirées.
- Merci Monsieur Miller pas besoin d’aller plus loin !
- A.J est un homme de valeur !
Sous l’insistance de procureur, le juge est obligé de demander à Tom de bien vouloir cesser sous peine de se voir inculper d’outrage à la cour.

Cette interview laissera des traces indélébiles dans beaucoup d’esprits y compris dans ceux de mes amis comme Jennifer qui ne se doutait surement pas que ma vie précédente était si débridée. La suite de la journée est tout simplement horrible avec la venue à la barre de la femme qui a interrogé Goldie sur cette affaire. Son rapport insiste sur les nombreux traumatismes psychologiques que la gamine a subis lors de sa détention. Sa version des faits va dans le même sens que le témoignage des six autres personnes en allant même plus loin car elle a affirmé que ce dernier semestre a été le pire de sa vie. Je suis tout simplement sidéré et abattu. Comment a-t-elle pu dire de telles choses alors qu’à aucun moment elle n’a manifesté un quelconque problème lorsqu’on vivait ensemble. Ce n’est pas possible, je suis dans un cauchemar !

La soirée est pénible et mon avocat m’annonce que le juge lui a demandé de préparer son dernier plaidoyer pour demain matin afin que les jurés puissent se réunir pour délibérer et rendre leur verdict dans la soirée. Il veut que ce procès soit clôturé pour le week-end. Il me souhaite bonne nuit en m’affirmant sa volonté de faire appel si la condamnation venait à être trop lourde. Je ne parviens pas à avaler la moindre chose encore écœuré par ce qui s’est raconté dans ce tribunal. Je ne comprends toujours pas comment il est possible de condamner un innocent et je commence tout doucement à croire que j’ai loupé un épisode. J’ai dû oublier de vivre une partie de ma vie car aucun de mes souvenirs ne correspond à ce qui a été raconté lors de l’audience. Alors que je tente de trouvé un peu de réconfort auprès de Morphée la déesse des rêves, le gardien me réveille en m’indiquant que mon avocat m’attend au parloir. Etonné, je le suis et je faillis m’évanouir lorsque je découvris la véritable identité de mon visiteur…
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