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Le vieux continent revisité par un golden boy.

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Uphir Réputation Régionale Réputation Régionale
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de Uphir
  • Sam 21 Jan 2012 16:02
Clair que certains rebondissements dans les démêlés judiciaires du personnage me laissent un peu songeur, mais c'est une déformation professionnelle (désolé, mais je trouve un peu léger quand même l'enquête des flics anglais et sans connaitre le droit de Sa Majesté la Reine, je trouve assez incroyable que le mis en cause ne soit pas interrogé durant l'enquête et durant le procès, et que la victime supposée ne soit pas entendue, même si elle est mineure. Ca me semble vraiment contraire aux principes du débat contradictoire qui est le fondement même de tout système judiciaire dans un pays démocratique).

Pour autant, la forme est très bonne et tu sais accrocher le lecteur et lui donner envie de poursuivre sa lecture. Et ça, c'est la qualité principale des grandes histoires. Mieux encore, on en arrive à oublier que tout cela part d'un jeu de management de football.
"Je crois que pour tout homme, l’apothéose vient lorsqu’il s’est bien battu pour la bonne cause et gît, épuisé, sur le champ de bataille… Victorieux !" - Vince Lombardi, coach des Green Bay Packers (foot U.S)
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oxyde Réputation Régionale Réputation Régionale
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de oxyde
  • Dim 22 Jan 2012 23:27
Bon épisode, j'attends la suite.
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Andyone Réputation Nationale Réputation Nationale
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

Yeap!!! Sympas tous ces commentaires :wink:

Je vois que le déroulement de procès entraine beaucoup de réactions. C'est vrai qu'il ne représente pas vraiment la réalité d'un procès mais pour l'histoire je trouvais que tout allait bien ensemble :hooo:
Je ne connais pas le système judiciare anglais mais j'ai fais quelques recherches sur le sujet notament sur les peines...

J'ai également été confronté à un autre problème qui est celui de la longueur. Je trouvais que consacrer deux chapitre à ce procès était largement suffisant car c'est une story sur le foot et non une nouvelle série policière :wink: Donc j'ai du résumer pour pouvoir tout mettre dans 15 pages word! C :wink: a été très chaud :P

Pour la fin, cela permet de relancer Lisa dans l'histoire et de préparer des portes de sortie différentes!
Je pars à l'étranger la semaine prochaine pour mon travail donc la suite à mon retour! :wink:

Merci à tous!
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ivo Réputation Nationale Réputation Nationale
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de ivo
  • Jeu 26 Jan 2012 11:18
Perso, je trouve que tu as assuré dans un domaine que tu ne connais pas et qui est assez compliqué. Bravo!
A bientôt...
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oxyde Réputation Régionale Réputation Régionale
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de oxyde
  • Lun 30 Jan 2012 9:41
De toute façons, il aurait très bien pu ne pas faire l'histoire du procès et passer directement à la suite de la saison, donc il peux choisir la fin qu'il souhaite pour le procès. Ça rajoute juste un épisode en plus et ça fait durer la storie encore plus longtemps.
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Andyone Réputation Nationale Réputation Nationale
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de Andyone
  • Lun 13 Fév 2012 14:03
Voilà la suite! J'espère que cet épisode vous plaira autant que les autres et surtout qu'il apportera certaines réponses à vos questions!
Bonne lecture et merci pour vos commentaires qui aident à poursuivre :wink:
______________________________________________________________________________________________________

36) Par amour.

Le soleil se couche tout doucement à l’horizon enflammant la campagne anglaise d’un rouge éclatant. Assis dans mon bureau, j’assiste impuissant à ce spectacle grandiose qui annonce l’ouverture de la nouvelle saison. Demain nous ouvrirons le bal en recevant Crystal Palace, un dangereux rival dans la course aux barrages. Confiant, je me verse un verre de whisky pour me relaxer en repensant à cette très bonne préparation d’avant saison.

La tournée dans le sud de la France nous a permis de ressouder l’équipe et surtout de travailler dans la sérénité loin des articles sulfureux des tabloïdes britanniques. Nous avons débuté par une victoire 3-1 contre l’équipe d’Avignon qui a éprouvé beaucoup de difficultés à se défaire de notre pressing très haut. Trois jours plus tard, nous avons rencontré une très bonne équipe Cannoise qui nous a posé beaucoup de problèmes. Nous sommes toutefois parvenu à décrocher un nul après avoir été menés au score un but à rien. Cette rencontre nous a permis d’analyser nos lacunes notamment dans le milieu de terrain et pendant le reste de la préparation, je me suis efforcé d’y remédier. Nous avons ponctué cette tournée par une victoire tranquille 3-0 contre Nîmes. Durant ce séjour, je suis parvenu à convaincre Mokoena de prolonger son contrat d’une saison et de décrocher la signature de Neil Wash une jeune compatriote de 18 ans évoluant au New York Red Bulls en tant qu’ailier droit. Même s’il n’a pas encore le niveau nécessaire pour revendiquer une place de titulaire, j’ai bon espoir qu’il devienne un joueur convenable dans les prochaines années.

Vu les nombreuses arrivées, j’accepte de céder Mike Williamson à Milwall, Mariappa à Colchester et mon milieu offensif gauche à Swansea contre un cheque de un million. Vu la somme proposée, je n’ai pu refuser cette offre pour Sadler même si il faisait partie des cadres de l’équipe. Malgré ces départs, nous parvenons à jouer un bon match contre Blackpool qui évoluait dans la même division que nous l’année précédente. Ce résultat me permet d’envisager la suite avec sérénité et optimiste. Nous avons finalement conclu cette préparation par une large victoire 8-0 contre la modeste équipe de Burley. Mais buteurs ont pu emmagasiner toute la confiance nécessaire pour planter de nombreux buts lors de la saison. Après ce dernier match, en concertation avec mon adjoint, nous avons décidé d’envoyer Barreto et Lestienne en prêt aux AFC Wimbledon afin qu’ils puissent avoir du temps de jeu conséquent.

Alors que je m’apprête à quitter mon bureau pour rentrer chez moi retrouver Goldie, la sonnerie du téléphone retentit dans la pièce.

- Allô ! Chegwidden !
- Hmm! Allô A.J, c’est Alex Ferguson!
Surpris par le nom de mon interlocuteur, je m’assieds tout en saisissant un bloc notes et un bic.
- Je t’appelle pour parler business !
Mon cœur s’emballe impatient de connaître la suite.
- Je cherche à prêter un jeune joueur pour qu’il puisse s’épanouir paisiblement loin de la pression de Old Trafford et je voulais vois si cela t’intéresse.
- Je suis toujours à la recherche de joueurs talentueux! De qui s’agit-il ?
- Macheda ! C’est un jeune attaquant très prometteur mais il n’a pas encore le physique pour s’imposer chez moi.
Je tente de réfléchir rapidement pour évaluer les avantages et les risques d’accepter ce prêt.
- Je suis enchanté de la confiance que vous m’accordez mais mon effectif est déjà complet surtout en attaque. Mpenza et Smith m’ont démontré leurs capacités à planter des buts et je ne voudrais pas que l’arrivée d’un nouvel attaquant ne vienne les perturber.
Je l’entends marmonner quelque chose d’incompréhensible en signe de désapprobation.
- Ecoute mon petit ! Macheda est d’un autre calibre que touts tes gars ! Tu ne vas pas me dire qu’il est moins fort que tes deux gus alors qu’il se bat chaque semaine pour une place sur la feuille de match de Manchester United ! Il faut êtres sérieux dans la vie !
Ferguson m’a remis en place avec cette remarque qui me fait plier.
- Je te le propose jusqu’en fin de saison et je continue de payer son salaire. Ca te va ?
Sans vraiment réfléchir, j’accepte.
- Parfait ! Il arrivera très prochainement dès que je lui aurai fait savoir son nouveau port d’attache.
Je me rends compte que Macheda n’a pas vraiment sont mot à dire dans cette histoire et que c’est Ferguson qui dirige tout.
- Bonne chance pout ton match de demain ! J’espère qu’on pourra évoluer dans la même division la saison prochaine…
- Merci ! Je vous souhaite également beaucoup de réussite pour la Community Shield contre Arsenal.

Le stade est plein à craquer pour l’ouverture des hostilités et ça fait plaisir de constater que le public est toujours dernière nous. Nos performances de la saison dernière, notamment en Coupe, nous a permis de faire rêver toute une ville et surtout de leur donner du bonheur. Joey a réalisé un magnifique travail pour créer une ambiance mythique dans notre stade digne des shows à l’américaine. Notre montée sur le terrain, pour l’échauffement, se fait devant une haie d’honneur de cheerleaders sélectionnées pour leur plastique irréprochable le tout sur la musique de Hans Zimmer de Pirate des Caraïbes. Alors que nous commençons notre préparation, nos danseuses enchainent, dans le rond central, plusieurs chorégraphies pour le plus grand bonheur du public…

Le match se conclut par une belle victoire de notre part sur le score de 2-0 et je suis fière de ce que j’ai vu aujourd’hui. Alors que nous rejoignons les vestiaires, la musique Hell’s Bells d’ACDC raisonne dans le stade pour bien montrer à tous nos adversaires que le Vicarage Road ressemblera, cette saison, aux portes de l’enfer…

Le lendemain, la presse sportive consacre une double page sur Watford et sa nouvelle image sulfureuse. Certains commentaires s’indignent de voir un club glisser de la sorte vers le show business en oubliant l’aspect sportif et la tradition. Ils nous reprochent essentiellement notre manque de respect envers l’adversaire qui s’est senti humilié par la musique d’ACDC. Je ne comprends pas vraiment ces reproches comme d’autres journalistes qui se félicitent de voir qu’un petit club comme Watford qui était au bord de la faillite, parvienne à sortir la tête de l’eau grâce à des idées innovantes. Ils me félicitent en déclarant que je suis parvenu à relancer Watford en proposant un jeu spectaculaire porté vers l’avant ce qui attire les foules. A côté de cette nouvelle polémique créée par notre show, la victoire de United contre Arsenal passe presque inaperçue dans la presse. Hunter m’appelle même pour me féliciter de ce coup médiatique qui permet une nouvelle fois de concentrer les projecteurs sur son club.

Trois jours plus tard, nous nous rendons dans la banlieue Londonienne pour un derby contre Dagenham & Redbridge dans le cadre du premier tour de la Coupe de la Ligue. Même si cette équipe évolue deux divisons en-dessous, nous sommes contraint de jouer les prolongations pour parvenir à nous en défaire. Je suis fâché à l’encontre de mes gars qui ont donné l’impression de prendre ce match à la légère et surtout de manquer de respect vis-à-vis de l’adversaire.

Le lendemain de cette victoire étriquée, je donne rendez-vous à Tom pour éplucher les comptes du club. A ma grande surprise, nous dégageons d’importants bénéfices et pour la première fois depuis mon arrivée, nous passons dans le vert. J’encourage Tom à poursuivre de la sorte pour avoir des finances solides en cas de montée pour pouvoir réaliser un grand mercato estival. Alors que nous finissons notre réunion, Jennifer ouvre la porte pour nous présenter Macheda, notre nouvelle vedette selon Ferguson. Je l’accueille chaleureusement pour essayer de le mettre en confiance dès le début mais je lui fais également comprendre que je n’ai nullement besoin de star à l’égo surdimensionné dans mon groupe.

Le samedi suivant, nous nous déplaçons pour un match au sommet contre West Bromwich les favoris du championnat. J’aligne ma meilleure équipe possible avec Loach dans les cages, Rosenior à droite, Mokoena et DéMerit dans le centre et Harley à gauche. Dans le centre, O’Toel et Sankharé sont chargés de faire le lien entre la défense et l’attaque. Sur le flanc droit, Cowie doit élargir le jeu accompagné de l’autre côté par Wilhelmsson. En attaque, Smith et mon buteur belge Mpenza doivent dynamiter les remparts adverses.
Dès le coup d’envoi, nous sommes pris à la gorge par l’excellent pressing des Baggies qui nous empêche de développer notre jeu percutant. Sankharé ne parvient jamais à sortir proprement la balle de notre surface malgré de bons appels de nos attaquants. Nous subissons sans parvenir à réagir et ce qui arriva, arriva quelques minutes avant la pause par l’intermédiaire de Chris Brunt le capitaine de cette équipe. Nous rentrons aux vestiaires avec un retard d’un but mais la note aurait pu être bien plus salée.

Mon discours est précis et je n’hésite pas à élever la voix pour tenter de réveiller mes gars même si l’espoir de renverser le cours du jeu est faible vu l’excellent placement tactique de West Brom. J’effectue mon premier changement en mettant Hewson à la place de Sankharé qui a eu beaucoup de mal à s’illustrer cet après-midi.

Nous recommençons la partie sur le même rythme ce qui m’exaspère au plus haut point et je n’hésite pas à le montrer à mes joueurs. Alors que nous rentrons dans le dernier quart heure, Hewson hérite d’un ballon dégagé dans l’axe par la défense adverse et sans se poser de question décroche une frappe somptueuse qui se loge juste en dessous de la transversale. J’exulte intérieurement en priant pour que ce but venu de je ne sais d’où booste mes gars et je tente le tout pour le tout en sortant Smith au profit de ma nouvelle recrue Macheda. Il effectue de nombreuses courses infructueuses dans le dos de la défense de West Brom sans pour autant recevoir de ballon par mes ailiers. Pour y remédier je décide de faire monter Zenden un expert en passes à la place de Wilhelmsson qui tire la langue une dizaine de minutes. Quelques minutes plus tard, le batave adresse une passe millimétrée dans le dos de l’arrière garde adverse pour Macheda qui ne se fait pas prier pour crucifier le gardien d’une frappe croisée. Je sors de ma cahute les poings en l’air réfléchissant déjà aux ajustements tactiques pour les dernières minutes de la rencontre. Rapidement, l’arbitre siffle la fin de cette partie qui nous rapporte trois points inespérés contre une équipe très bien organisée qui s’est faite surprendre sur deux moments de flottement.

Il est presque minuit lorsque je rente enfin chez moi et je suis surpris de constater que la chambre de Goldie est encore éclairée. Je monte voir si tout va bien et à ma grande surprise, je la découvre sur son portable en train de chatter sur internet. Je frappe à la porte et elle m’invite à rentrer.

- Je ne t’ai pas entendu arriver ! As-tu gagné ?
Je lui lâche un petit sourire attendri en lui répondant par l’affirmative.
- Il reste des pâtes dans le frigo. Emma est venue souper avec moi puis on a fait une soirée films à deux.
- Emma ?
- Oui! Tu sais ma copine qui te trouve trop craquant. C’elle qui rêverait de t’avoir comme père.
Je lui lâche de nouveau un petit sourire avant de prendre enfin la parole.
- Et c’est qui ce « lovebaby_IceGuys » avec qui tu parles ?
Elle rougit rapidement sans vraiment savoir quoi me répondre.
- C’est de l’ordre du privé ça.
Je me retourne vers la porte tranquillement réfléchissant à la suite des évènements.
- Connais-tu ce garçon ?
- C’est le cousin d’une copine de classe ! Il est vraiment super cool…
Je lui lâche un dernier sourire avant de la laisser et de lui souhaiter une bonne nuit.

Nous poursuivons le mois d’août sur notre lancée avec sept points récoltés sur les neuf possibles ce qui nous propulse à la fin du mois à la sixième place à deux points du leader. Je suis enchanté de ces résultats car nous avons déjà affronté quelques poids lourds comme West Brom ou Leeds qui se sont fixé comme objectif de retrouver l’élite dès la saison prochaine. Nous avons également réussi à passer avec succès le deuxième tour de la Carling Cup en éliminant après prolongation Preston, une équipe de notre championnat. Même si les résultats en coupe sont plus difficiles à obtenir, je suis entièrement satisfait de mes gars car ce sont principalement les plus jeunes joueurs qui évoluent lors de ces rencontres. Je pratique de nombreux changement d’un match à l’autre pour que tout le monde se sente mobilisé et surtout impliqué dans les résultats du club. Depuis son arrivée, Macheda ne joue que des bouts de match tout en parvenant à être décisif avec déjà trois buts à son actif. Ses belles performances commencent tout doucement à me créer quelques problèmes lors de la composition de l’équipe surtout que mes deux autres buteurs restent muets pour le moment. Cette situation me hante la nuit surtout que depuis quelques jours, les supporters réclament sa titularisation. Ferguson a eu raison d’insister pour que je le prenne car son jeu technique nous permet de rester coller aux leaders ce qui n’aurait surement pas été le cas sans lui.

- Allô A.J Chegwidden! Félix Leiter à l’appareil.
Je me lève de mon lit difficilement en essayant de chasser le problème Macheda de mes pensées.
- Félix Leiter ! Vous ne pouviez pas mieux tomber. Vous le faites exprès ?
- Je m’excuse si je vous dérange mais ça ne pouvais pas attendre…
Tout en l’écoutant, je me rends à la cuisine pour me faire un café qui devrait m’aider à me réveiller.
- J’ai retrouvé un agent à la retraite qui se rappelle très bien avoir travaillé sur l’affaire Jethro Chegwidden !
Tout excité, le souffle court, je tente de le pousser à poursuivre.
- Qu’est-ce qu’il vous a dit ?
- Pas grand chose! Il ne veut bien parler de l’affaire qu’à un membre de la famille. J’ai immédiatement pensé à vous.
- Je saute dans le premier avion et je vous retrouve à Washington.

Immédiatement, je prépare l’entrainement pour mon adjoint qui devra profiter de la trêve internationale pour améliorer nos défaillances notamment en zone offensive. Je téléphone aussi à Jennifer en lui demandant si elle peut s’occuper de Goldie pendant mon absence et je l’invite même à s’séjourner chez moi pour lui faciliter la tâche. Une fois ces formalités arrangées, je saute dans ma BMW direction Heathrow pour attraper le premier vol direction les States, ma patrie.

Félix m’attend devant l’aéroport au volant d’un énorme Hummer qui impressionne toujours autant. Je lui avoue ma surprise de voir qu’on est aussi bien payé dans la fonction publique mais rapidement il m’informe qu’il s’agit d’un véhicule de fonction. Après cette plaisanterie, il monte sur l’autoroute direction plein sud vers Brokenburg pour rencontrer notre gars. Tout d’un coup, alors que nous roulions sur Courthouse Road à travers les champs, Félix amorce un virage serré qui donne sur un chemin de terre. Une centaine de mètre plus loin, nous débouchons sur une petite baraque en bois au toit rouge entourée d’un côté par les champs et de l’autre par la forêt. Dans le garage, nous tombons sur un vieillard en chemise brune à carreaux en train de chipoter sur une magnifique mustang des années soixante. Félix se présente en arborant fièrement sont badge estampillé CIA ce qui n’impressionne nullement le vieux baroudeur en face de lui. Ce gars donne l’impression d’avoir été taillé dans la roche et même le temps semble avoir du mal à le faire vieillir. Il finit tranquillement ce qu’il faisait avant notre arrivée puis tout en s’essuyant les mains dans un vieux chiffon rempli de cambouis il se retourne enfin vers moi. Ses yeux s’écartent comme s’il venait d’apercevoir un fantôme.

- Jethro ?
Je suis un peu surpris par sa réaction mais je comprends ce qu’il veut dire.
- Je suis son fils monsieur. Il paraît que je lui ressemble comme deux goutes d’eau mis à part que je ne porte pas de moustache.
Il accroche son chiffon à sa ceinture pour pouvoir me serré la main.
- Pendant une fraction de seconde, j’ai cru voir votre père ! Je m’appelle Willy Cave !
- Enchanté ! Albert Jethro Chegwidden, vous pouvez m’appeler AJ !
Il nous fait rentrer dans son salon au style très américain moyen et nous invite à prendre place dans de grands fauteuils en hêtre massif recouvert de peaux de bêtes.
- Toutes ces peaux sont des trophées de chasse. De bons souvenirs !
Il nous raconte quelques anecdotes de ses exploits et Félix n’hésite pas à surenchérir en expliquant également ses histoires. Au bout d’une vingtaine de minutes, nous pouvons enfin aborder les choses sérieuses.
- Il paraît que vous avez travaillé avec mon père !
Il se sert une tasse de café avant de me répondre.
- C’est exact mon petit ! Un chouette gars votre père…
Il poursuit en me narrant l’histoire de la disparition de mon père.
- En juillet 1988, votre père a été sélectionné pour tester la nouvelle version du F-18 équipé d’un système furtif révolutionnaire pour l’époque. Il a réalisé de nombreux essais durant tout l’été et dès septembre plusieurs espions de l’URSS se sont intéressés à lui. Face à cette menace, mon bureau basé en Europe a été chargé de suivre le dossier et de protéger votre père contre toute menace étrangère.
Il se reverse une tasse de café en reprenant sont souffle.
- Pendant tout le mois de septembre, nous avons capté de nombreux messages cryptés à destination des agents ennemis présents sur notre territoire. Nous suivions l’évolution de la situation avec attention car nous savions que l’URSS était au bord du gouffre et qu’ils essaieraient par tous les moyens de se relancer dans la course aux armements.
Mes yeux sont rivés à son visage en essayant de ne pas perdre le moindre détail de son histoire.
- Le 15 octobre, nous avons pris connaissance que les soviétiques avaient mis au point un plan pour s’emparer de la technologie et par la même occasion de votre père. J’ai immédiatement pris le premier vol direction la Floride pour être au cœur de l’action…
Félix est également absorbé par les paroles de Willy qui est en train de nous révéler le nœud de l’intrigue.
- Conscient que la situation devenait critique, nous avons décidé dans le cadre des accords signés de contacter les soviets pour voir si nous pouvions procéder à un transfert de technologie. Nous comptions leur refiler une technique sœur dont le développement avait été abandonné récemment. Ces fumiers ont refusé et très vite ont a compris que ce qu’ils voulaient vraiment c’était votre père !
- Pourquoi mon père était-il si courtisé ?
- Votre père était un as ! Nous avions conclu que les soviets voulaient créer une école top gun pour améliorer la formation de leurs pilotes. Votre père avaient une solide formation sur plusieurs types d’avions américains ce qui auraient permis aux russes de mettre au points de nouvelles tactiques de combat après avoir décortiqué nos faiblesses.
Je jette un coup d’œil furtif vers Félix pour tenter de détecter une réaction en vain. Il reste impassible, les traits du visage tendus.
- Le 20 octobre, un de nos agent à Moscou nous a contacté pour nous expliquer ce fameux plan. Deux agents du KGB devaient avant la fin du mois rencontrer votre père pour le convaincre de passer du côté rouge. Lors d’une mission à bord du F-18 expérimentale, il devait nous fausser compagnie et se réfugier à Cuba. Pour le forcer à trahir son pays, ils comptaient vous kidnapper pour pouvoir le faire chanter à leur guise.
Face à ces révélations, je plonge ma tête entre mes mains en tentant d’imaginer ce que ma mère et moi avons évité.
- Lors d’une réunion de crise avec le secrétaire à la défense, nous avons décidé qu’il fallait sacrifier Jethro Chegwidden. Nous nous sommes mis d’accord pour simuler un crash lors d’une mission d’entraînement et qu’un agent récupère votre père avant que les services de secours ne puisse le faire. Votre père a été informé quelques minutes avant de décoller et pendant un long moment nous avons cru qu’il allait refuser. Lors de son mariage avec votre mère, il lui avait promis de jamais vous abandonner. Nos psychologues sont finalement parvenus à le convaincre qu’il agissait pour votre bien. Nous voulions agir rapidement pour éviter que les soviets ne flairent quelque chose d’anormal. Après de longues minutes de réflexion durant lesquelles il n’a cessé d’embrasser vos photos, il est monté dans l’avion direction une nouvelle vie. Sa décision a été très difficile à prendre mais il a compris que c’était le meilleur choix et surtout il l’a fait par amour pour sa famille.
Mes yeux son humide vu l’émotion et il a y même une petite larme qui coule sur ma joue.
- A partir de ce moment là, une véritable course contre la monte s’est enclenchée. Son vol s’est effectué normalement pendant près d’une trentaine de minutes. Subittement, il à enclenché une descente d’urgence direction Miami pour tenter de disparaître des écrans radar. Nous espérions qu’il puisse se perdre dans le trafic aérien de l’aéroport international aidé par la nouvelle technologie embarquée à bord. Il a ensuite pris la direction des Everglades en rasant les marrais pour venir s’éjecter au milieu de nulle part. Sa balise de détresse avait été trafiquée pour que l’armée ne puisse pas le localiser. Au bout d’une heure de recherche, notre équipe est parvenue à le repêcher et le tour était joué.
Félix félicite son collègue pour ce coup géniale et il commence à fantasmer sur la puissance de la CIA, leur employeur. J’ai du mal à me laisser aller et je demande la suite, impatient.
- Il est devenu un agent de la maison spécialisé dans les interventions nécessitant des moyens aériens. Pendant plusieurs années, j’ai eu de ces nouvelles dès que son emploi du temps le lui permettait. A chaque fois, il me demandait de vos nouvelles, et je me rappelle que nous avons été boire un verre ensemble lorsque vous avez été diplômés du MIT. Votre père était vraiment fière de vous !
- Vous avez encore de ses nouvelles ? lui demandais-je en essayant de contenir mes larmes
- Malheureusement non ! L’invasion de l’Irak l’a renvoyé sur le terrain en première ligne. Je me souviens qu’il s’était épris pour une jeune femme du pays qui travaillait pour les autorités du pays. Il nous envoyait de nombreuses informations cruciales grâce à ses confidences mais du jour au lendemain ces communications ont cessé. Nous n’avons plus de nouvelles depuis ce jour et nous ne savons pas vraiment ce qu’il est devenu…

La tête remplie de questions, je rejoins mes troupes pour un déplacement à Sheffield. Le cœur n’y est pas vraiment et je ne parviens pas à motiver mes gars pour décrocher une victoire. Nous subissons notre première défaite de la saison sur le plus petit des scores mais cela ne change rien au résultat. Toutes mes certitudes sur le monde, sur les gens, sur le sens de ma vie se sont évaporées suite à ces révélations…
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oxyde Réputation Régionale Réputation Régionale
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de oxyde
  • Sam 18 Fév 2012 9:03
Super épisode :107:
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ivo Réputation Nationale Réputation Nationale
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de ivo
  • Sam 18 Fév 2012 10:02
Le retour de AJ's dad... Se sera la trame de cette saison?
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Andyone Réputation Nationale Réputation Nationale
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

37) Est-ce possible alors ?

Nous n’avons pas vraiment le temps de préparer la prochaine rencontre vu que nous enchainons la saison par un déplacement à Cardiff, à peine trois jours après notre première défaite. Dans le car qui nous emmène dans la capitale galloise, je m’aperçois très vite que mon équipe ne s’est pas encore remise du match contre Sheffield de samedi. Les Bluebirds sont des candidats sérieux pour la montée depuis de nombreuses saisons même s’ils ont loupé leur entame de championnat. Pour essayer de détendre l’atmosphère, j’organise une petite promenade autour du magnifique château construit par les normands il y a plus d’un millénaire.

Le match est d’une piètre qualité et aucune équipe ne semble être capable de prendre l’avantage. Nous nous procurons qu’une seule occasion franche par l’intermédiaire d’Mpenza qui voit sa frappe échouée sur le poteau du gardien adverse. Nous repartons de Cardiff avec un petit point ce qui ne nous arrange pas beaucoup dans la course au titre mais surtout avec beaucoup d’incertitudes sur notre jeu. Depuis le début de la saison, mes deux buteurs titulaires sont incapables de marquer et seul Macheda est parvenu à nous sauver la mise lors du mois d’août…

A peine le temps de respirer un peu que nous recevons déjà les Queens Park Rangers pour un nouveau match au sommet. Pour cette rencontre, j’ai décidé de titulariser pour la première fois Macheda à la place de Smith en espérant dynamiser mon attaque. Les supporters sont présents en masse ce qui me réconforte quelque peu. L’ambiance est une nouvelle fois au rendez-vous avec le show de nos cheerleaders aux couleurs du club.

L’atmosphère est tendue dans le couloir qui mène au terrain et je sens que mes gars veulent livrer un grand match pour remercier les supporters de leur soutien inconditionnel. A peine le coup de sifflet donné que j’ai le plaisir de constater que mon équipe est bien en place et que nous pouvons espérer un bon résultat. Les actions dangereuses se multiplient autour de la surface des Rangers qui éprouvent beaucoup de difficultés à sortir proprement le ballon. Après une belle combinaison entre mon ailier Suédois et O’Toel sur le côté gauche, Wilhemlsson lance parfaitement Macheda dans la profondeur qui d’une frappe croisées ouvre le score. Impassible sur mon banc de touche, j’hésite à me replier en défense pour tenter de maintenir cet avantage. Au bout de quelques secondes de réflexion, je décide de poursuivre sur le même schéma tactique en espérant pouvoir rapidement faire le break. Ce vœu se réalise rapidement une nouvelle fois par l’intermédiaire de Macheda qui reprend au second poteau une déviation de Mpenza qui avait plongé au premier poteau sur un corner de Cowie. Nous rentrons au vestiaire avec un avantage certain et je félicite mes gars pour cette première mi-temps tout en les mettant en garde contre un sursaut d’orgueil de nos hôtes. Le message est compris cinq sur cinq car le siège de la surface adverse continue et Macheda parvient à signer un hat-trick sur un très beau mouvement collectif. J’exulte sur mon banc et Austin me congratule pour ce choix payant qui nous permet d’espérer une suite de saison palpitante. Dix minutes avant la fin de la rencontre, je sors mon nouveau buteur vedette au profit de Priskin pour lui offrir une standing ovation. Tout le stade est debout pour applaudir et scander le nom de notre sauveur qui a réalisé une prestation éblouissante. Il me sert respectueusement la main et je le prends dans mes bras en lui soufflant à l’oreille que s’il continue de travailler de la sorte, il recevra un jour la même récompense de la part du public d’Old Trafford. Nous nous imposons finalement sur le score de 3-1 contre une équipe favorite à la montée.

Le mercredi suivant est consacré au troisième tour de la Carling Cup et à notre déplacement à Southend, petite ville sur l’estuaire de la Tamise. Même si je fais tourner mon effectif, nous nous imposons facilement 0-3 grâce à un but de Smith et à un doublé de mon jeune buteur hongrois Priskin. Le soir, après le souper, je regarde les résultats à la télévision et plusieurs surprises sont à l’ordre du jour. Cardiff a facilement éliminé Sunderland et West Brom sort Fulham après un match épic dans leur stade. Alors que je zappe pour mettre CNN et avoir les informations américaines, Goldie me rejoint.

- Ha ! Tu viens enfin te détendre un peu.
Elle pose sa tête contre mon épaule avant de me répondre.
- Oui, j’ai un travail à rendre pour la semaine prochaine. Pourrais-tu le lire quand tu as un peu de temps, c’est sur le modèle scolaire américain.
- Avec plaisir ! Si tu veux changer de chaîne, n’hésite pas !
Elle tourne la tête légèrement dans ma direction, puis un petit sourire sur les lèvres elle prend la télécommande pour couper la télé.
- Je suis venue pour discuter un peu avec toi !
Cette réponse me fait chaud au cœur et je lui passe mon bras autour de ses épaules.
- En faisant ce travail, j’ai découvert une attirance pour ton pays. J’ai envie de partir l’année prochaine à New York pour y étudier. Il paraît qu’il y a de très bonnes universités.
Je suis un peu surpris par cette annonce qui me prend de court.
- C’est vrai que les universités sont excellentes mais en Angleterre aussi. Il y a Oxford ou la London School.
- J’ai déjà trouvé un emploi dans un bar pour payer mes études ! Tu ne dois plus que signer ce papier pour que je puisse travailler !
Son enthousiasme me surprend une nouvelle fois mais je ne peux pas accepter sa requête.
- Ecoute Goldie ! Je ne peux pas signer ce papier. Je ne suis pas encore ton tuteur légal.
Son visage se ferme légèrement et d’un geste d’agacement elle rallume la télévision.

Nous ponctuons ce mois de septembre par une petite victoire contre Huddersfiel Town qui faisait partie des promus. Ce regain de forme accompagnée d’une baisse de forme de la part des leaders nous permet de pointer à la quatrième place avec vingt points soit à un point des premiers. Nous sommes idéalement placés et surtout en avance sur nos résultats de la saison dernière ce qui est de bonne augure pour la suite. Je profite également de cette période pour prolonger le contrat de Priskin de quatre saisons avec un salaire de 22000£ mensuelles pour le récompenser de ces belles performances et lui montrer que je compte sur lui pour le futur.

Assis à la table de la cuisine, je feuillette les manchettes sportives et je tombe sur un article me concernant.
Whatford eslse !

Depuis l’arrivée du coach Chegwidden « made in USA » beaucoup de choses ont changé dans la petite bourgade industrielle de Watford. Hier pour la centième de Chegwidden, les Hornets ont décroché une nouvelle victoire contre la valeureuse équipe de Southampton ce qui les propulse provisoirement en tête du championnat.

Lors de son arrivée il y a une saison et demi, beaucoup de personnes avaient critiqué ce choix vu l’inexpérience de ce manager sortit de nulle part. Très vite, malgré quelques dérapages médiatiques, il est parvenu à se faire une place dans un milieu très fermé. Diplômé d’économie, Chegwidden a compris qu’il ne pourrait faire triompher son club sans des finances saines. Il décide donc de mener une véritable politique d’austérité en renégociant drastiquement les salaires à la baisse et ne recrutant que de vieux briscards en fin de contrat. Cette politique de la fourmille fonctionne et il parvient à décrocher de beaux résultats dont notamment une finale de Coupe d’Angleterre contre Manchester United.

Bien plus qu’un coach, Chegwidden est un véritable leader à la tête d’une révolution de velours dont beaucoup de dirigeants devraient s’en inspirer. Watford est devenu un modèle de développement en engrangeant des résultats sportifs mais également marketing. Le géant de l’équipementier Nike à récemment signé un gros contrat avec le club et un projet de film sur la vie de Chegwidden aurait été déposé à Hollywood. Cette capacité à transformé ce qu’il touche en or intéresse de plus en plus de clubs en Europe surtout que ce magicien arrive en fin de contrat. Selon plusieurs sources, les dirigeants de West Ham prépareraient une offre pour l’attirer et lui confier le développement du nouveau stade qu’ils hériteront après les Jeux Olympiques de Londres. La véritable question est de savoir quand Chegwidden craquera-t-il aux sirènes des plus grosses écuries ?


Je relis plusieurs fois cet article comme pour m’assurer que je ne rêve pas vu que le ton est fort différent de celui utiliser d’habitude. Ca fait plaisir de recevoir des louanges de la presse qui n’a pas toujours été tendre avec moi depuis mon arrivée. Soudain la sonnette de la porte d’entrée retentit bruyamment.

Alors que j’ouvre la porte, Goldie descend les escaliers comme un coup de vent pour me rejoindre et faire bonne impression à l’inspectrice de la protection de l’enfance. C’est une petite dame, en surcharge pondérale qui possède tout notre avenir au bout de son stylo. Assis, dans le salon aux côtés de Goldie, je sens les gouttes de transpiration dégouliner le long de ma colonne vertébrale. J’ai l’impression d’être retourné à l’université lors d’un examen oral avec un professeur prenant son pied à vous démolir avec ses questions bizarres.

- Bien Goldie ! Peux-tu nous laisser ? Je dois m’entretenir de choses confidentielles avec M. Chegwidden.
Goldie me fixe droit dans les yeux et je lui fais un petit signe de la tête pour lui signifier que je m’en sortirai seul. Dès que Goldie est passée la porte du hall mon hôte commence son interrogatoire.
- J’ai mené ma petite enquête sur votre cas et je dois bien vous avouer que je reste quelque peu septique sur votre capacité à élever une adolescente.
Ca ne pouvait pas mieux commencer. J’adore !
- Votre vie n’est pas exempte de tous reproches… Quelle est votre relation aux stupéfiants ou aux drogues ?
- Depuis mon départ de Wall Street, je n’ai plus touché à ces saloperies ! Ca va faire trois ans !
Elle gribouille une petite note sur ses documents et poursuit avec d’autres questions.
- Fréquentez-vous toujours de prostitués ?
- Depuis que je connais Goldie, j’ai arrêté tout cela. Je veux assurer mon rôle de tuteur de façon irréprochable.
Elle me fixe droit dans les yeux pour essayer de déceler dans mon regard la moindre contradiction avec mes paroles.
- Je suis conscient que j’ai commis beaucoup d’erreurs dans ma jeunesse mais tout cela est loin derrière moi. Aujourd’hui, j’ai gagné en maturité ! Je suis très épanoui dans ma vie professionnelle et mon rôle de tuteur me tient vraiment à cœur.
Un peu perturbée, elle reprend sa liste de questions.
- Vous avez près de trente-trois ans et pourtant vous êtes toujours seul ! Comment expliquez-vous cela ?
Je ne peux me retenir de lâcher un petit sourire face à cette constations.[/color]
- Il faut croire que je n’ai pas beaucoup de chance en amour.
Cette réponse ne semble pas vraiment la satisfaire
- En réalité, j’aime une femme et je sais que cette femme m’aime également… Malheureusement aucun de nous deux ne veux abandonner sa carrière professionnelle ce qui explique pourquoi je suis toujours seul…
Cette confession modifie son comportement et elle donne l’impression d’être plus humaine, d’avoir un cœur !
- Seriez-vous prêt à abandonner votre carrière pour Goldie ?
- Sans la moindre hésitation ! Pour Goldie, je serais près à aller jusqu’au bout du monde, jusqu’au bout du monde…
Une petite larme commence à couler sur ma joue et je suis obligé de sortir un mouchoir de ma poche pour essuyer mes yeux rougis par l’émotion.
- Bien, je crois que c’est bon. Vous ne semblez par avoir de soucis d’ordre financier. Nous allons vous demander d’approvisionner un compte de l’agence pour venir en aide à Goldie si vous veniez à manquer à vos obligations. Dès que je reçois le payement, je rendrai un rapport positif à votre égard ! Vous m’avez donné l’impression d’être un homme intègre, conscient des responsabilités qui incombe à un tuteur.
J’ai à peine le temps de refermer la porte sur ses pas que Goldie se jette dans mes bras pour me remercier. Cette fois, je ne peux retenir mes larmes, c’est vraiment trop fort…

Après une trêve internationale, le championnat reprend ses droits pour le plus grand plaisir des supporters. Nous jouons à guichets fermés lors du match contre Barnsley que nous battons facilement 3-1. A la fin du match, nous fêtons cette victoire avec nos fans pendant plus de vingt minutes après le coup de sifflet final. Cette communion avec le public nous fait chaud au cœur et dans le vestiaire je peux constater beaucoup de hargne dans le visage de chacun. Nous allons tout faire pour continuer sur ce rythme infernal et rendre aux spectateurs tout leur amour. Deux jours plus tard, pour le centième match de notre gardien Loach, nous nous imposons 1-2 contre Millwall ce qui nous permet d’occuper seul la première place du championnat. Tout tourne comme sur des roulettes et je consacre toute mon énergie à maintenir un esprit de travail, pinaillant sans cesse sur les petits détails qui font tout la différence.

Surpris par un bruit dans la cuisine, j’ouvre un œil et je m’aperçois qu’il est déjà 9h en ce samedi matin. L’esprit embrumé, je descends difficilement l’escalier et je tombe dans la cuisine sur Goldie qui ramasse les débris d’une tasse qui n’a pas résisté à sa chute. Elle me propose un café avant de m’apporter une assiette remplie de scramble eggs ce qu’elle préfère. Le ciel est bleu azur ce qui est de bonne augure pour notre match de cet après-midi contre Wolverhampton un gros morceau en travers de notre chemin victorieux. Je regarde le courrier et je tombe sur une lettre à mon nom de la protection de l’enfance. Immédiatement je déchire l’enveloppe et parcours la missive des yeux qui m’annonce que je suis officiellement le tuteur de Mlle Goldie Burton. Cette journée est déjà réussie quelque soit le résultat de la rencontre de tantôt. Je lui propose de fêter cet évènement, ce soir, dans un excellent resto de Londres et de poursuivre la soirée dans une boîte branchée de la City avec quelques uns de ces camarades ce qui l’enchante.

Le match contre notre dauphin est logiquement tendu mais grâce à un public extraordinaire, nous parvenons à décrocher les trois points de la victoire ce qui est le plus important. Nous avons désormais cinq unité d’avance sur West Brom qui a piqué la deuxième place à notre adversaire du jour. Une fois toutes les formalités avec la presse remplie, je m’éclipse rapidement pour retrouver ma princesse qui s’est faites toute jolie pour cette soirée que j’espère inoubliable. Une limousine de huit places nous attend dans l’allée et les yeux de tous ces gamins brillent de mille feux lorsque le chauffeur en uniforme leurs ouvre la porte.

Pendant le repas, je fais connaissance avec Gary, Alan, Shirley et Emma les meilleurs amis de Goldie. La soirée est joyeuse et nous la poursuivons dans une discothèque pas très loin du centre. Comme convenu, Jennifer me retrouve pour ne pas me laisser seul avec toute cette vermine. Dans sa robe à paillettes, elle est magnifique et j’ai l’impression que son charme éclipse toutes les autres femmes présentes. Après avoir un peu dansé avec les jeunots, nous les laissons s’amuser ensemble pour aller boire une bouteille de mousseux dans le carré VIP. Assis dans de grands canapés rouges, nous sirotons nos deux flûtes en nous laissant aller.

- C’est vraiment incroyable tout ce que tu fais pour Goldie ! Elle a vraiment de la chance d’être tombée sur un gars comme toi…
- C’est vraiment une chouette fille, je l’adore !
Elle tourne légèrement son visage vers la droite pour me fixer de son regard de braises.
- C’est bien la première femme qui est parvenue à te séduire…
Un petit sourire se dessine sur mon visage face à cette réflexion emprunte d’une certaine jalousie. Tout en s’éloignant pour se resservir un verre de Champagne elle poursuit.
- Je devrais un jour lui demander son truc…
Elle passe son bras autour de mes épaules en trempant délicatement ses lèvres dans le spiritueux.
- Buvons à notre réussite !
- C’est une invitation ?
Ses doigts se faufilent délicatement le long de mon dos tout en me fixant droit dans les yeux. Notre regard ne sait pas vraiment s’il doit donner la permission au reste du corps de se laisser aller ou s’il doit réprimer toute ardeur.
- C’est pas possible Jenn !
Elle me dépose un petit baiser sur mes lèvres avant de se rapprocher de mon oreille.
- Pourquoi ? me chuchote-elle le souffle court.
- On travaille ensemble !
- Tu ne te laisses jamais aller A.J.
Je réponds par la négative d’un signe de la tête.
- Même pour un soir ?
Je réponds par l’affirmative d’un signe de la tête.
- Je ne fais ça qu’avec le femmes que j’aime…
Elle se décolle de mon corps tout en continuant de me fixer.
- Je suis pose que je dois prendre cela comme un compliment !
J’approuve d’un petit signe de la tête.
- Tu devrais Jenn !

Elle se lève d’un bon, réajuste sa robe et m’invite à rejoindre nos garnements qui s’amusent sur la piste de dance. La nuit se finit tout doucement lorsque nous quittons la City direction Watford.

Mardi, nous signons notre huitième victoire consécutive lors de notre déplacement à Birmingham ce qui constitue un nouveau record pour le club. Comme nous enchainons par un match contre Stoke City, je décide de ne pas rentrer à Watford entre les deux rencontres afin de préparer ce match de la meilleure des façons. Dans le bus qui nous emmène directement dans un petit hôtel de Stoke-on-Trent, je reçois un message de Noël Hunter qui me félicite pour cet exploit. Serein, nous nous affûtons pour affronter cette très belle équipe de Stoke reléguée la saison dernière de Première Ligue.


Le Britannia Stadium est plein à craquer avec vingt-huit mille places vendues. J’aligne une équipe très solide dans l’entrejeu avec Wilhemlsson sur le flanc droit, O’Toel et Cowie dans le centre et Zenden à gauche. En attaque, Macheda et Mpenza sont chargés de débloquer le score. En conférence de presse, je n’hésite pas à montrer une certaine assurance pour galvaniser mes troupes mais je relativise également mes propos en affirmant qu’une défaite ne serait pas catastrophique. Soudain, un journaliste se lève pour me demander si nos résultats ne sont pas uniquement dus à une certaine dose de chance. Furieux je lui réponds que la chance n’existe pas, ce qu’il appelle chance, c’est l’attention aux petits détails…

La rencontre débute sur un bon rythme et nous parvenons rapidement à imposer notre tempo en jouant la plupart des ballons en une touche de balle. Le ballon circule bien entre les lignes et ma défense peut se permettre de jouer très haut ce qui facilite la récupération du ballon. A la dixième minute, mon jeune défenseur Messiba récupère un ballon dans le milieu du terrain et il le donne immédiatement à Mpenza qui décale Macheda plein axe. Ma jeune pépite se présente seul face au gardien qui ne peut empêcher notre « goléador » d’inscrire sont huitième buts sous nos couleurs en championnat. Malheureusement, l’euphorie suscitée par cette belle entame de match nous fait perdre notre concentration et nous encaissons neuf minutes plus tard un but par l’intermédiaire de Sidibé. Touchés dans leur orgueil, mes poulains réagissent de la meilleure des manières et sur un excellent centre de Zenden dont lui seul a le secret, O’Toel propulse le ballon au fond des filets de Stoke d’une tête rageuse. Nous reprenons l’avantage et j’incite chacun à continuer sur le même rythme et de ne surtout pas se relâcher. Juste avant la pause, Mpenza est fauché dans la surface adverse et nous héritons logiquement d’un pénalty transformé par O’Toel qui inscrit un doublé.

La deuxième mi-temps est du même style que la première et nous dominons outrageusement notre adversaire. A la soixante-quatrième minute, Macheda est accroché par le maillot sur le côté gauche de la surface et nous bénéficions d’un nouveau pénalty. Cette fois-ci, c’est Mpenza qui se charge de sa transformation mais malheureusement, son tir est repoussé par le gardien qui évite à son équipe de subir une petite humiliation. Le score en reste là et je congratule une nouvelle fois mes gars pour leur match et tout particulièrement O’Toel qui est logiquement nommé homme du match.

Nous finissons ce mois d’octobre à la tête du championnat avec un bilan fabuleux de six victoires en autant de rencontres. Depuis la titularisation de Macheda à la pointe de l’attaque, nous avons signé neuf victoires consécutives ce qui est la preuve que ce choix était le bon. Cerise sur le gâteau, je remporte le titre d’entraîneur du mois le deuxième de ma carrière et je le dédie à toute l’équipe pour son excellent travail.

Le dimanche, ma guitare à la main je décompresse tout doucement de cette semaine magique une bière à la main. Je savoure cette réussite professionnelle mais je prends également conscience que ma vie privée est catastrophique. Bien sûr il y a Goldie qui me donne l’impression d’être un bon père mais ce n’est pas suffisant. J’ai envie de vivre aux côtés d’une femme qui m’aime avec qui je pourrais fonder une famille, une vraie famille…

Have I told you lately,
That I love you ?
Have I told you,
There’s no one else above you?

Fill my heart with gladness,
Take away all my sadness,
Ease my troubles,
That’s what you do…
Dernière édition par Andyone le Dim 04 Mar 2012 21:56, édité 1 fois.
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

Un épisode de belle facture, encore une fois. De qualité, également. Même si techniquement, c'est "hat-trick" et non "hard-trick". Toi qui es allé aux USA, j'ai été étonné, mais bon, ça arrive à tout le monde. :wink:

Sur le fond, Watford continue ses bons résultats, sans grande surprise, au vu de la saison réalisée l'an passé. En revanche, l'officialisation de la nomination d'AJ en tant que tuteur légal risque de compliquer quelque peu les choses entre Goldie et lui (elle veut partir aux States, lui fait la moue, et déclare ensuite qu'il ferait tout pour elle... Va y avoir des étincelles dans l'air!), sans compter Jennifer qui espère toujours quelque chose, et heureusement qu'elle réapparait dans cet épisode, car je commençais à craindre qu'elle ait disparu. Même si elle a l'air d'occuper une place moindre que dans les épisodes précédents pour le coup, ce serait pas mal que tu tentes de travailler un peu plus la relation entre les deux, en fait.

Mais bon, adviendra que pourra. Et surtout, les blessures du coeur sont celles qui sont les plus difficiles à fermer. Alors, AJ choisira-t-il de vivre sa passion avec la femme qu'il aime depuis toujours ou va-t-il se diriger vers une nouvelle forme d'amour, différente, plus calme et moins destructrice pour lui?
"Ce n'est pas parce qu'il y a un gardien qu'il n'y a pas but."

Plabennec - FM 2012]
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de ivo
  • Lun 05 Mar 2012 7:20
Le commentaire précédent ne me laisse pas beaucoup de place pour rajouter quelque chose car tout y est dit... Juste une chose et pour pinailler un peu, ton équipe a l'air de concéder pas mal de buts quand même. Ca ne te préoccupe pas? Sinon, c'est du très bon!
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de oxyde
  • Mar 06 Mar 2012 15:34
Bel épisode ça avance !
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