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Le vieux continent revisité par un golden boy.

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Le vieux continent revisité par un golden boy.

Le Vieux continent revisité par un golden boy.


1)Prologue.

- Chegwidden dans mon bureau !
Je m'exécute rapidement sans trop me poser de questions. Il est assis dans son grand fauteuil en cuire blanc trônant fièrement derrière un pupitre style baroque.
- Vous désiriez me voir, monsieur ?
Il croise ses mains, fronce les sourcils et prend la parole.
- Vous avez vu les résultats semestriels ? …… Catastrophiques, depuis les attentats du 11 septembre et l’explosion de la bulle Internet, aucun de nos collaborateurs n’a réussi un aussi mauvais bilan que le vôtre.
Vous foutez quoi bordel ?

Il se lève brusquement pour venir se placer juste en face de moi. Et dans une rage folle il continue.
- Quel est votre objectif, rivaliser avec le frenchie de Kerviel en perdant plus de cinq milliards ?
Avec un brin d'insolence je lui réponds immédiatement.
- Non-monsieur, j'en serais incapable.
Il retourne vers son trône présidentiel, reprend son souffle et d’une voix calme mais menaçante il continue.
- Je l’espère bien car si dans un mois, vous n’avez pas réussi à combler vos pertes, vous prendrez la porte et votre carrière à New York sera ruinée.
- Merci monsieur, vous êtes trop bon.
Je ne peux m'empêcher de laisser échapper un petit sourire ce qui accentua sa colère.
- Dégagez, foutez-moi le camp Chegwidden !

Il est 8h30, je sors du bureau de mon patron un peu assommé par cette remontée de bretelles. J'essaie de trouver un peu de réconfort dans le regard de sa secrétaire mais rien. Ses yeux ne quittent pas sa feuille, elle doit sûrement être gênée par ce qu'elle a entendu et ne pas savoir quelle attitude adopter même si ce genre d’entretien doit lui être familier. Mon ventre noué, je déambule dans le grand hall du cinquantième étages de cette tour de verre comme il y en a tant dans cette ville, direction l'ascenseur. Mes chaussures claquent à chaque pas sur le carrelage luisant de ce hall, long d'une dizaine de mètres, symbole de notre puissance. La décoration est fortement inspirée des plus beaux palais du Moyen-Age avec des dorures un peu partout qui dégoulinent sur les différents mûrs. Même Babylone et Versailles en seraient jaloux. L’utilité principale de ce palier est d'impressionner nos clients, de leurs en mettre plein la vue et de les mettre en confiance alors qu'ils s'apprêtent à nous confier leur avoir. Cet étage transpire le luxe, je pousse sur le bouton en or pour appeler l'ascenseur jusqu'au sommet de ce building.

Ding ! ... Les portes de l'ascenseur s'ouvrent, personne. Ce vide me procure toujours un certain sentiment de fierté. En effet, lorsque j'ai débuté, il y a six ans comme simple associé, j'étais au quarante-cinquième avec une centaine de collègues. Aujourd'hui, je suis monté dans la hiérarchie de la société en atteignant le quarante neuvième étages et en étant un des rares privilégiés, hormis nos clients fortunés, à accéder au sommet. Ding ! ...

Voilà, je suis à mon palier, le quarante-neuvième. Je le partage avec cinq collègues et quelques secrétaires présentent pour nous épauler. Je salue la mienne, Dale, lui commande quelques rapports sur les pertes de la veille puis je me cloître dans mon bureau pour assister à l’ouverture des marchés. Rapidement, les tendances aperçues la veille se confirment et elles deviennent même inquiétantes. Les traders sont paniqués, ils m’appellent sans arrêts pour savoir quelle stratégie ils doivent adopter. Personne ne sait ce qui faut faire, s’il faut vendre, conserver ou déjà racheter pour profiter de ces fortes baisses. C’est l’enfer, les rapports des pertes affluent en continu, les différents actifs représentés par des courbes sur mes trois écrans d’ordinateur chutent inexorablement et je n’ose même pas calculer la somme perdue sur cette journée maudite.

Toc toc toc...
- Excusez-moi monsieur ! Monsieur ?
N’entendant aucune réponse elle pousse la porte, passe la tête par l’entrebâillement. Surpris par cette intrusion, je lève les yeux vers elle d'un air interrogateur.
- Oups ! Veuillez m’excuser, je ne voulais pas vous déranger.
- Ce n'est rien Dale.
- Je m'excuse d'être entrée mais vous ne répondiez pas et vu l'heure je commençais à m'inquiéter. Vous ne me répondiez pas au combiné
- Ne vous inquiétez pas! Je vous en veux pas d'être rentrée à l'improviste.
Les traits de son visage se relâchent et Dale semble être un peu plus à l'aise.
- Je vous en prie Dale, venez-vous asseoir. J'aimerais bien que vous demandiez à M. Somer un rapport détaillé sur les fluctuations du dollar par rapport aux autres devises principalement asiatiques. Demandez également à M. Gate un compte rendu sur les pertes de la semaine.
- Excusez-moi monsieur mais ils ne sont plus là.
Surpris, je lève les yeux vers Dale.
- Pardon?
- Il est déjà 20h monsieur. Il n'y a plus personne dans le bâtiment, ils sont tous rentrés chez eux..
- Ho! Je suis vraiment désolé Dale, je n'ai pas vu l'heure passer. Vous pouvez rentrer chez-vous. Ne m'entendez surtout pas! Bonne soirée Dale
- Merci monsieur.
Mal à l'aise face à cette situation, je tente de me rattraper comme je le peux.
- Heu! Je peux vous inviter à manger quelque parts?
- Avec plaisir mais malheureusement ce soir mon mari m'attend. Son navire a mouillé ce matin à Norfolk et nous avons beaucoup de choses à nous raconter.
- Ho! Allez y alors, ne perdez plus de temps. Bonne soirée
- Bonsoir monsieur. Accompagné d'un petit sourire.

Une petite demi-heure après le départ ma secrétaire, je décide de rentrer chez moi lessivé par cette journée. Obligé de passer par le bureau de Dale pour rejoindre le couloir, je vois, sur son bureau, le portrait de son mari posant fièrement dans son uniforme de capitaine de l’US Navy. Son regard, pointé sur moi, semble m'accuser d'avoir gâché ses retrouvailles avec sa femme après six mois de mer. Je continue mon chemin vers l'ascenseur dans des couloirs beaucoup moins somptueux que ceux de l'étage supérieur.

Ding... Les portes s'ouvrent et mon image est projetée dans le grand miroir du fond. Pendant tout le temps de la descente, je m'admire dans la glace. En fait, je suis plutôt dégoûté par l'homme que je vois. Il est vrai que la forme extérieure est bien, elle dégage une certaine assurance et attire les regards mais cette relative beauté cache un intérieur sombre. Je joue avec l'épargne de braves gens qui travaillent des années pour récolter quelques économies et moi en une journée je perds tout. En plus, malgré cet échec, je gagne énormément plus que ces personnes. Elles manquent de tout et moi je manque de rien, je peux presque satisfaire toutes mes envies matérielles. Je suis dégoûté par ce personnage qui n'est même pas capable de libérer sa secrétaire à temps pour qu'elle retrouve son mari après un tel éloignement. Ding...

Je me précipite vers la sortie pour respirer un peu d'air naturel mais une fois les portes franchies, la chaleur étouffante me prend la gorge. Je suis obligé de défaire le nœud de ma cravate et d'enlever la veste de mon costume. Je tente de reprendre mes esprits mais j'en suis incapable. Je m'assieds sur un banc de la Seventh Avenue et j'essaie de comprendre comment j'en suis arrivé là.

J’ai passé toute mon enfance dans une villa sur les hauteurs de San Diego plus précisément à Linda Vista dans la grande banlieue Ouest. A 18 ans, suite à la réussite du California High School Exit Examination, sésame permettant d’entrer dans l’enseignement supérieur, j’ai commencé à étudier l’économie à l’université d’état de Californie. Très rapidement mes excellents résultats ont attiré l’attention des universités les plus réputées du pays. Après deux ans, j’ai succombé à la proposition du Massachusetts Institute of Technology (M.I.T.), une des meilleures universités au monde. J’y ai passé trois années de travail éreintant et je suis sorti deuxième de ma promotion pour la plus grande fierté de ma mère que j’avais très rarement vue pendant ces années. Cette performance m’a permis de mettre toutes les entreprises à mes pieds et de pouvoir choisir celle que je souhaitais en lui dictant mes exigences. J’ai donc pu rentrer dans le cercle très fermé des golden boys en m’engageant comme trader pour une des plus grandes banques de Wall Street. A vingt-trois ans, j’ai goûté à cet enfer avec tous ses vices tels que l’alcool, le sexe facile pratiqué avec des blondes décolorées rencontrées dans les fêtes branchées de New York et toute cette drogue absorbée pour supporter le train de vie et le stress qui règne dans ce temple de la finance. Aujourd'hui après six ans d'errances dans le domaine d'Hadès, j'ai envie d'une nouvelle vie.
Dernière édition par Andyone le Sam 07 Aoû 2010 9:37, édité 1 fois.
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

J'aime cette introduction. On connait pas mal le personnage, c'est aussi bien écrit, et surtout on voit déjà le paradoxe entre le personnage et ce qu'il fait.
D'autant plus que sa fonction de trader lui permettra de voyager sans trop de souci, et que s'il devient entraineur (même si j'opte plus pour être président), on verra de suite les effets de son intelligence.

En tout cas, j'aime ce début :)
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de Andyone
  • Mer 04 Aoû 2010 12:06
Merci beaucoup WhiteShark.

N'hésitez pas à me livrer vos critiques, bonnes ou mauvaises. :wink:
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2) L.A, une nouvelle galaxy.

Assis sur mon banc, il me faut plusieurs minutes pour reprendre mon souffle, le temps d’apaiser la montée d’angoisse provoquée par mon image dans le miroir. Machinalement, je retombe dans les gestes routiniers de tout new-yorkais en hélant un taxi jaune si typique de la 'Big Apple'. Alors que le gros v8 s'élance vers mon domicile, je tente de calculer mentalement les pertes de la journée pour contempler le désastre, mais je ne résiste pas longtemps à la fatigue et je m'assoupis contre le montant de la portière alors que nous n’avons pas encore traversé Time Square situé trois rues plus bas que mon bureau.

Lorsque j’ai décroché mon diplôme en 2002 et que j’ai rejoint cette institution bancaire j’étais comme un gosse allant pour la première fois à l’école. Malheureusement, j’ai vite déchanté et je me suis rapidement rendu compte que je ne pourrais pas tenir ce rythme toute ma vie. Je devais prévoir une porte de sortie pour mes vieux jours, lorsque mon corps ne supporteras plus ce train de vie.

La décision de me préoccuper de mon avenir a été prise un samedi de mai 2003 le lendemain d’une soirée de fou dans mon appartement. Au réveil, je souffrais d’un mal de tête de chien sans doute provoqué par toutes les cochonneries absorbées la veille. Alors que je m’extirpais des bras d’une nouvelle secrétaire, j’ai marché sur deux pouffiasses, invitées pour agrémenter la soirée, vautrées nues l’une sur l’autre au pied du lit. Un peu plus loin un pote du boulot était couché à même le sol bavant sur un tapis mexicain de ma mère la tête près d’un amoncellement de cadavres de cannettes, de bouteilles… Ca empestait, des corps amorphes gisaient un peu partout et ça me dégoûtait au plus au point. La plus part de ces hommes représentent l’élite américaine et face au stress de leurs travail ils se soulagent en abusant de tout pendant leurs rares moments de libres. Tom, un petit nouveau, était couché dans la salle de bain près d’une marre de vomis avec comme seul vêtement sa veste de costard, allez savoir pourquoi ? Assis sur un tabouret de la cuisine, je contemple ce spectacle désolant et je réalise qu’il est urgent de préparer mon avenir, car c’est impossible de vivre comme ça plus de dix ans.

Ce matin là, j'ai décidé de me plonger dans la formation d’entraîneur qui dure cinq ans. Quand j’y repense, je crois que je n’avais pas toute ma tête lorsque j’ai pris cette décision. C’est vrai que j’ai toujours préféré regarder le soccer aux autres sports, que j’ai défendu les couleurs de mon collège pendant trois ans mais bon c’était par défaut vu que je n’étais pas assez bon pour faire partir de l’équipe de football américain. J’aurais pu porter le maillot de l’équipe de basket, mais après un mois je me suis fait virer pour insubordination vis-à-vis du ‘headcoach’. Pendant ces cinq dernières années, j’ai donc combiné mon job et la formation de coach. Cela n’a pas toujours été facile, mais par rapport à la difficulté de M.I.T. ce n’est rien. Au début, mon objectif était de devenir assez bon pour décrocher un poste d’assistant coach dans une université minable mais rapidement je me suis aperçu que je pouvais espérer plus. Grâce à un travail acharné je suis passé d’un élève moyen voir mauvais sur qui personne n’aurait misé un dollar à un élève brillant qui pourrait avoir une brillante carrière. Il y a plus ou moins un mois, j’ai du ponctuer cette formation par un stage dans une franchise de la Major League Soccer. Vu mes très bons résultats théorique, l’académie m’a mis en contact avec les Los Angeles Galaxy et Bruce Arena l’ancien coach de la sélection américaine. Celui-ci est une vraie légende aux Etats-Unis, il a montré lors du Mondial 2002 que les USA pouvaient aussi jouer au football avec les pieds. Il y a deux mois, j’ai donc pris un mois de vacances sur mes jours durement acquis au cours de ses six dernières années pour rejoindre L.A et débuter ce stage.

A mon arrivée au Home Depot Center de Carson, siège des Galaxy, un petit comité d'accueil m'attendait. Immédiatement, j'ai reçu le training aux couleurs du club, j'ai pu visiter les installations qui sont magnifiques ainsi que le centre administratif. Vers 11h, j'ai rencontré Bruce et nous avons été mangés un bon Western Burger dans un Denny’s pour faire plus ample connaissance. A 15h, nous nous sommes rendus aux terrains d’entraînements pour la présentation avec le staff et les joueurs.

« Messieurs, je tiens à vous présenter Albert Jethro Chegwidden. Il va passer quatre semaines en notre compagnie pour parfaire sa formation de coach. Il a fini premier de sa promotion et fait exceptionnel, il a réalisé le maximum à l’examen théorique. J’espère que tout se passera bien et je vous demanderai de le considérer comme un membre à part entière du staff. Son rôle principal sera d’observer, mais soyez attentifs à ses remarques car il doit être plus au courant des nouvelles méthodes d'entraînement prônées par la fédération que moi. (Rire des joueurs et du staff) Bon, y a-t’il des questions ? Personne, allez! On y va. »

Voilà, en une quinzaine de minutes, les présentations ont été expédiées et je me souviens d’avoir été tout ébahi devant ces stars. Landon Donovan et David Beckham sont les figures de proue de cette équipe et j’ai eu du mal à cacher ma joie de les rencontrer surtout l’anglais qui est mon idole. Les séances d’entraînements ont été très instructives et vers la fin de mon stage, Bruce m’a même permis de diriger l’échauffement. J’ai mis cette formation à profit pour tenter d’apprendre un maximum de choses de ces personnages emblématiques du monde du ballon rond. Bruce m'a donné beaucoup de conseil sur la gestion d’un groupe et pour lui, elles sont à la base de sa réussite en équipe nationale et dans le championnat universitaire. C’est vraiment un chic type qui se dévoue corps et âme à sa passion. Pendant 18 ans, il a travaillé dans le championnat NCAA ce qui lui a permis d’acquérir une grosse expérience dans la formation des jeunes. Malgré les journées très chargées, Bruce tente de mettre en place quelques activités communes pour renforcer les liens entre les joueurs et créer un esprit de corps, le célèbre fighting spirit. Profitant de ces moments de détente, j’ai réussi à tisser un lien d’amitié avec le Spice Boy. C’était lors d’une soirée dans une boîte très branchée de L.A.

-Hey David ! Tu as vu le petit nouveau comme il attire toutes les femmes de la salle, il n’y en a pas une qui lui résiste.
-Ecoute Landon, si tu es jaloux, ce n'est pas grave, il sera bientôt parti. Il rentre à New York dans trois jours. Après, tu seras de nouveau le tombeur de ces dames.
-Hey Chegwidden vient un peu… Tu sais que ce soir tu voles la vedette à David ? D’habitude, elles tournent toutes autour de lui et c’est pour ça que Victoria n’aime pas trop qu’il sorte avec nous.
-N’importe quoi, il ne faut pas l’écouter. Aller coach, que bois-tu ?
-Un Dry Martini s’il te plaît.
-Tu sais, tu devrais proposer tes services à Victoria, elle serait plus rassurée quand David sortira.
-Bon, tu commences à me saouler avec tes conneries… Vas en profiter pendant que je parle un peu à notre stagiaire.

Ce mois passé parmi ces stars et dans cet environnement sain a accentué mon envie de rentrer dans le milieu et de troquer mon bureau pour un training et des chaussures à crampons. Mais est-elle suffisante pour prendre le risque de quitter une position financièrement avantageuse ?

Arrivé chez moi au 360 Furman St 11201 Brooklyn NY, le chauffeur, un vieil indien, est obligé de me tapoter l'épaule pour que je me réveille et lui règle la course. Il est presque 22h et après une journée comme aujourd'hui je suis crevé, de la grande vitre du salon j’admire le sud de Manhattan tout éclairé qui semble ne jamais dormir. J'ai envie de me jeter sur le lit et de ne plus bouger mais la remontée de bretelles de ce matin m'oblige à plancher sur la mise au point de nouveaux artifices bancaires pour masquer les pertes engendrées par les subprimes. La nuit est longue et blanche, après avoir imaginé les montages financiers les plus tordus pour tenter de masquer ces trous abyssaux dans les finances de la banque, désespéré, j’ouvre la fenêtre et m’y approche…
Dernière édition par Andyone le Ven 20 Aoû 2010 17:34, édité 2 fois.
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

les pertes engendrées par les supprimes


Ce ne sont pas plutôt les subprime? oO

Sinon, bel épisode. Court, sportif, assez sympa, mais une description un peu trop rapide à mon goût. M'enfin, l'essentiel est là :wink:

Et pour les commentaires, ne désespère pas non plus, certains le font à la semaine, d'autres au mois et la plupart sont en vacance :)
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

WhiteShark a écrit:
les pertes engendrées par les supprimes


Ce ne sont pas plutôt les subprime? oO



Les subprimes, même... Sinon, "Jethro"... Héhé... Bref, j'ai lu un peu en diagonale, pas mal.
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Atom Tan Réputation Mondiale Réputation Mondiale
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

New York est à la mode en ce moment sur le fofo...en tout cas bravo malgré quelques étourderies très mignonnes du style "hé bailli ", ces deux épisodes sont de bon augure pour la suite. Continue comme ça en tout cas c'est agréable à lire.
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de Cook
  • Jeu 05 Aoû 2010 16:07
New York... je vais te suivre :) elle est interessante malgré quelques petites étourderies mignonnes comme l'a dit Atom Tan, mais j'aime bien l'idée de ton histoire. Continue comme ça, y'a moyen d'en faire un bon truc dans le pays où tout est possible
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de Misaki
  • Ven 06 Aoû 2010 14:35
Attention quand même à ces fautes. Le fond est très bon mais la forme compte tout autant et des fautes comme celle-là gâche un peu l'ensemble.

Parfois, j'aimerais voir certains points être développés mais chacun fait ses choix. Pour l'instant, ça va. Continue comme ça.
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Andyone Réputation Nationale Réputation Nationale
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de Andyone
  • Lun 09 Aoû 2010 19:17
Merci pour toutes vos critiques. :wink: Continuez svp!
Je vais tenter de redoubler d'attention pour les fautes. Je me suis également permis de corriger les 2 fautes citées.

Cook: J'espère que tu ne seras pas trop déçu, car la suite de l'histoire ne se déroulera pas à New York. Néanmoins, les Etats-Unis resteront très présents.

Bonne lecture! :roll:
_____________________________________________________

3) Une deuxième vie.

Dring, dring, dring...
-Allô Chegwidden!
-A.J! C'est Tom, tu fous quoi? Il est déjà 10h et le boss s'impatiente. La réunion doit commencer!
-Ho merde, je n'ai pas vu l'heure passer, j’arrive immédiatement ! Merci d’avoir appelé Tom, je te revaudrai ça.
- Tu es toujours au lit? Ca ne te ressemble pas, tu vas bien?
- Oui oui, t'inquiète pas, j'ai simplement énormément bossé cette nuit...
En tout cas merci d'avoir appelé. Je te revaudrai ça.

-J'y compte bien.

Sautant dans le premier costume qui me tombe sous la main, je prends un taxi et durant les vingt minutes de trajet, je réfléchis sérieusement à ma situation. Pendant six ans, j’ai certes très bien gagné ma vie, mais à quel prix ? Je n’ai pas eu le temps de penser à la tranquillité et aux joies d’une famille, les seules filles avec qui j’ai entretenu une romance étaient justes là pour ma situation. Je ne trouve même plus le temps de sonner à ma mère, de prendre de ses nouvelles, heureusement qu'il y a Alfred son nouveau compagnon pour s'occuper un peu d'elle. Je réalise que je suis au bout du rouleau, que je n’en peux plus de cette vie à l’aube de la trentaine.

Devant la salle de réunion, je reprends mon souffle, réajuste ma cravate et je finis par rentrer dans la pièce d'un air décontracté en lançant un bonjour à l'assemblée. Mon arrivée marque le début de la réunion. Le président toujours perché sur son siège de monarque trône fièrement en bout de table à côté de sa secrétaire que je plains. Il est de mauvaise humeur, il rumine comme un taureau luttant contre une mort lente mais cruelle en scrutant les bilans comptables de ses deux voisins, les directeurs financiers de la société. Je suis assis à la troisième place à sa droite à côté de la responsable à la communication, Joey. Une jolie femme d'une trentaine d'années, les cheveux roux décolorés, panachés de mèches blondes ayant le style d'une première de classe toujours prête à exécuter le moindre désir du directeur. J'avais déjà remarqué le sérieux de la situation en rentrant dans la pièce au vu des visages fermés de mes collègues, mais en la voyant, je saisis la gravité de la situation. Ses mains tremblent, elle ronge son bic pour tenter d'atténuer son stress et ce comportement ne lui ressemble pas, elle d'habitude si calme et posée. En croisant son regard, je lui lâche un petit sourire pour tenter de la mettre à l'aise, mais rien à faire, elle ne réagit pas. En face de moi se trouve M.Somer et M.Gate que je salue d'un signe de tête rapide et en fond de table s'accumule les cadres de moins d'importances dont fait partie Tom. Dans toute cette bande, je dois être le gars le plus détendu ce qui impressionne les autres, vu que je me suis déjà fait remarquer avec mon retard d'une dizaine de minutes. Brusquement, le patron prend la parole d'une voix forte mais pondérée:

-Chers collaborateurs, la situation est catastrophique et il est temps de remettre certaines choses en ordre. Depuis plusieurs mois, les directeurs financiers et moi-même remarquons une baisse des profits inquiétante...
Somer pris d'un moment de bravoure ressemblant plus à une charge suicide prend la parole d'une voix tremblante.
-Monsieur, si je peux me permettre, nous connaissons actuellement une diminution de l'activité économique et le monde se dirige peut être vers une crise sans précédent.
Cette remarque déclenche chez le boss une montée d'énervement qui nous revient droit dessus un peu comme un boomerang.
-Foutaises, ces propos ne servent qu'à justifier le manque de résultats de la part de financiers minables incapables de faire convenablement leur boulot. En cinquante ans, je peux vous dire que j'en ai connu des situations semblables et jamais il n'y a eu de crise chez nous et je ne vois pas pourquoi cela arriverait aujourd'hui!
M.Gate piqué au vif par cette remarque tente une sortie courte et désespérée.
-Monsieur, la situation n'est peut-être pas la même, n...
Ne le laissant pas finir, le président saute de son siège, poings sur la table, il reprend d'une voix imperturbable, mais menaçante.
-La situation était exactement la même Gate à l'exception près qu'à l'époque j'avais des gars avec des couilles qui n'avaient pas peurs de prendre des décisions difficiles, de travailler 20h par jour. Aujourd'hui à 18h les bureaux sont déserts, vous ne foutez plus rien alors que je vous offre des rémunérations colossales.
Il détourne son regard du pauvre Gate et me fixe de ses yeux noirs
Quand je vois Chegwidden prendre un mois de vacances, d'arriver en retard au bureau et d'avoir encore la folie de sourire à tout va comme un imbécile je me demande s'il n'y a pas un problème de casting. Je tiens à vous prévenir Chegwidden que vous avez de la chance d'être un gourou ici à Wall Street et de bénéficier d'une solide réputation, car au sinon je vous aurais déjà envoyé, depuis longtemps, compter des pâquerettes au fin fond de la Tchéchénie et ce serait encore un châtiment trop clément.
Cette attaque scelle définitivement ma décision prise dans le taxi et très calmement je réponds à cette provocation sous les regards admiratifs de mes camarades.
-Je ne sais pas comment vous pouvez attaquer votre personnel d'une telle manière. Quand je regarde cette salle, je vois des femmes et des hommes qui tentent de faire leur boulot au mieux, travaillant déjà plus de septante heures par semaine et votre façon de les traiter est injuste. Si notre banque montre des signes de faiblesse, il faut peut-être chercher les raisons de votre côté. Depuis deux ans, vous nous demandez de faire toujours plus de profit. Pour ce faire, vous n'hésitez pas à nous accorder le droit de frauder nos propres systèmes de sécurité. Ces manœuvres permettent d'engranger plus de profit lors des périodes de croissance de l'économie, mais en temps de crise, nous n'avons pas les ressources suffisantes pour cacher les pertes qui font boules de neige. Notre attitude trahit la confiance de nos actionnaires, de nos clients, mais aussi de tous les citoyens américains et peut-être même de tout humain.
-Bravo Chegwidden, mais je constate que vous ne vous considérez pas comme faisant partie de la réunion.
- J'y suis mais je ne veux plus faire partie de ce cirque en jouant avec la confiance des Américains. Une lettre de démission vous attend déjà sur votre bureau. Vu la divergence et l'incompatibilité de point de vue sur les pratiques de la banque, je pense que vous ne pouvez pas la refuser.
-Et si je la refuse?
-Hé bien, dans ce cas je me verrai dans l'obligation de convoquer la presse pour annoncer de grosses révélations sur votre gestion et vous serez obligés de me licencier pour faute grave. En tout cas je vous le déconseille.
-M.Chegwidden, c'est ridicule. Votre démission va inquiéter les marchés et notre titre risque de connaître un nouveau plongeon. Vous ne pouvez pas faire ça!
Je me lève et sous le regard incrédule des personnes présentes, je quitte la salle de réunion détendu, serein et content de moi.

Rapidement, je rentre dans mon bureau ramasse une boîte en carton et je commence à rassembler mes affaires personnelles. Soudain, j'aperçois Dale sur le seuil en train de me regarder, comme si je venais de faire une grosse bêtise. C'est une brave dame, proche de la soixantaine qui m'a toujours soutenu depuis qu'elle est ma secrétaire, c'est-à-dire depuis mes débuts. C'est un peu comme ma mère, elle m'a appris les choses à faire et surtout à ne pas faire ici dans cette société bicentenaire. Elle n'a pas l'air surprise quand je lui annonce que j'ai donné ma démission et ses yeux ne laissent filtrer qu'une légère impression de tristesse. Elle me confirme que ma décision ne la surprend pas, car depuis un petit temps elle avait remarqué que je manquais de place, que mon poste était devenu trop petit pour ma carrure et que j'avais besoin d'un nouveau défi. Tout à coup, elle se rapproche, me prend dans ses bras comme si j'étais son gosse et après quelques minutes, elle quitte la pièce en me souhaitant bonne chance.

Une petite heure plus tard, alors que je m'apprête à emprunter le couloir menant jusqu'à l'ascenseur mon carton sous le bras, j'aperçois tout le personnel du quarante neuvième étage qui m'attend. A mon apparition, un tonnerre d'applaudissement commence à rompre le silence studieux des lieux. Ce geste magique, rempli de gratitude, me bouleverse et c'est le cœur lourd emprunt de nostalgie que je m'engouffre dans l'ascenseur en essayant de capter une dernière fois le regard de tous mes amis de travail.

Vers 19h, je reçois un message de Joey me demandant si ça m’intéresse d’aller boire un verre avec elle. Après un moment d’hésitation, j’accepte et nous nous donnons rendez-vous au Babel lounge bar sur le coin de la 8ième rue et de l’avenue C. L’ambiance est sympa et vers 23h après quelques cocktails, nous rentrons chez moi prolonger la soirée. Après s’être amusé avec le corps de l’autre, nous discutons un peu allongé sur le lit…

-Tu as été super ce soir!
Je lui réponds par un petit sourire discret du coin des lèvres et je la laisse poursuivre.
-Tu crois que ça aurait pu marcher entre nous?
-Non!
Malgré un petit geste de déception elle se reprend en essayant de garder son assurance.
-Hé ben! Ca a le mérite d'être franc.
Un petit blanc s'installe avant que la conversation ne reprenne. Ses yeux gris virant vers le bleu me fixent intensément comme si elle essayait de percer les méandres de ma pensée.
-Pourquoi crois-tu que ça ne peut marcher entre nous?
-Ecoute, tu ne dois pas le prendre mal mais pour moi, tu es, juste, un coup d'un soir comme toutes les filles du bureau. Je regrette que t'ai pu croire autre chose...
-T'inquiète pas, pour moi non tu n'es rien d'autre qu'un bouche-trou.
Face à cette réplique marquant la vexation, je lui retourne un petit sourire forcé du bout des lèvres.
-Tu accordes aussi beaucoup trop d'importance à ta carrière, tu es prête à sacrifier une partie importante de ta vie pour grimper les échelons de la hiérarchie. C'est remarquable, je t'en félicite mais personnellement, je préférerais une femme moins carriériste et puis tu es trop pointilleuse sur les règlements.
Cette argumentation sincère semble la remettre sur pied et tout en me caressant le torse elle me chuchote à l'oreille armée d'une mine remplie de sous-entendus.
-Pourtant, tu es issu d'une famille de militaires, tu dois avoir l'habitude de l'autorité et des règles?
-Oui mais je n'ai jamais supporté l'autorité à outrance et je ne me suis jamais gêné de le dire.
Elle pousse un petit rire amusé et reprend
-On l'a bien vu ce matin. Grâce à toi, j'ai du travail pour une bonne semaine. Je vais devoir affronter la presse et trouver une bonne raison à ton départ pour apaiser les agences de notation.
-Tu as déjà une idée?
-Non, mais je trouverai bien quelque chose. Tu comptes faire quoi maintenant?
-Je sais pas trop, mais je vais peut-être quitter le monde de la finance.
Je marque une pause puis je me décide à lui annoncer mon futur choix de carrière.
-Je pense que je vais tenter de me lancer dans le monde sportif, commencer une nouvelle vie!
Dernière édition par Andyone le Mar 21 Sep 2010 15:15, édité 2 fois.
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Misaki Réputation Mondiale Réputation Mondiale
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de Misaki
  • Mar 10 Aoû 2010 15:47
Il me semble avoir vu quelques fautes, je ne me souviens plus trop à vrai dire. :mrgreen:

Un très bon épisode où finalement, ton personnage décide de quitter le navire après avoir bossé toute la nuit. Bon du coup, je te vois bien rebondir dans un pays anglo-saxon. Mais après, on n'a pas plus de pistes que cela.

Bon courage pour la suite.
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Atom Tan Réputation Mondiale Réputation Mondiale
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

Andyone a écrit:travaillant déjà plus de septante heures par semaine et votre façon de les traiter est injuste


Bon déjà t'es repéré...Crow sort de ce corps ! :mrgreen:

Sortir sous les applaudissements de ses collègues, c'est une scène que l'on voit dans les films américains et qui semble si naturelle chez eux pfff quel dérision tout de même.
Transition tranquilou au bout du compte avec le cadeau bonux à la fin. Agréable en tout cas de te lire et j'ai parfois l'impression d'être dans américan psycho et ce monde de la finance sans scrupules composé de gens bidons mais bourré de fric...je ne pense pas que ton personnage dérapera dans l'horreur malgré tout. Voyons voir la suite maintenant...
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Re: Le vieux continent revisité par un golden boy.

  • de Andyone
  • Mer 11 Aoû 2010 20:37
Merci Atom Tan et Misaki pour vos commentaires.

Mon intro touche à sa fin et on va rentrer dans le vif du sujet.
Atom Tan: C'est vrai que c'est un épisode de transition mais il dégage de nombreux éléments importants pour la suite.

La suite samedi ou dimanche.
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1 462 de Killeverybody092

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