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Cristiano-coachRéputation Continentale


Inscrit le: 07 Nov 2007 Messages: 911 Localisation: Montpellier
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Posté le: Mar 25 Mar 2008 15:24 Sujet du message: |
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J'avais pas vu que tu avais sorti un nouvel épisode, un seul commentaire en 48 heures pfff c'est pas vrai ...
Bref, tu me fais rire comme toujours, ça me mets la pression je stresse pour savoir si tu vas arriver à temps pour Tottenham! Je te souhaite bonne chance t'as vu je te parle comme si c'était vrai signe que t'assure!
Bonne continuation! _________________ Pour rester soi-même dans un monde qui s'évertue à vous rendre comme n'importe qui. Il faut livrer la plus rude bataille qu'un être humain puisse livrer, et cette bataille n'a pas de fin! |
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toma59Réputation Continentale


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 856 Localisation: Dans le centre ville de Dunkerque
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Posté le: Jeu 27 Mar 2008 22:17 Sujet du message: |
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Vraiment cet épisode bien écrit, bien aéré juste excellent, continue comme sa, tu as un fan de plus _________________
nonobstant une certaine propension à l'autosuffisance, le toma se manifeste par des crises aigües de folie(pape diouf) |
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fcna367Réputation Continentale


Inscrit le: 18 Nov 2007 Messages: 504
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Posté le: Dim 30 Mar 2008 16:43 Sujet du message: |
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Paul Torres en pleine turbulences !-2ème partie
Quel bonheur…je vois enfin Londres, et sous le soleil qui plus est !
L’avion vient d’atterrir, je me sens revigoré. Il est encore tôt, la ville se réveille…doucement. Les londoniens vont bientôt partir travailler en ce jeudi matin, mais pour moi le travail commencera ce soir, au White Hart Lane devant plus de 30 000 personnes.
Je vais devoir amener mon équipe le plus haut possible, vers la victoire… Mais est-ce seulement possible ?
Je ressors de l’aéroport plongé dans mes pensées… Je saute dans un taxi pour me rendre à l’hôtel ou mes joueurs et mon staff se sont rendus…
Ce match est surement l’un des plus prestigieux de l’histoire du club. C’est l’heure de gloire du Panionios et je veux que tout le monde dans l’équipe en soit conscient.
Une défaite 1-0 ou même 3-1 nous laisserait quelques espoirs pour le match retour...
Mais alors que je m’imagine déjà sur le banc ce soir, le White Hart Lane apparait au détour d’une rue.
Une énorme bâtisse, blanche, aux formes carrées… 36 267 âmes s’y pressent à chaque match du Tottenham FC, plus de 35 000 anglais (sur)chauffés à la bière entièrement acquis à la cause de leur équipe…
Et ce soir le stade sera plein, comme toujours…
Mais avant ça les joueurs vont passer une journée studieuse, ce sera tactique, vidéo et puis une petite mise en place tranquille…
J’arrive enfin à l’hôtel, dire que j’aurais du arriver ici il y a deux jours…
Il est à peine onze heures, je descends à la cafétéria, mes joueurs sont en train de prendre une petite collation. Je pénètre dans la salle, et je suis accueillit par un tonnerre d’applaudissements.
Je me sens revigoré, je fais un petit speech à mes joueurs pour leur expliquer la situation.
Je leur explique que mon « aventure » n’est pas importante, et je tente de les reconcentrer sur le match de ce soir… Ce match tellement important pour eux, pour moi et pour le Panionios…
Pour finir, je leur annonce que le reste de la journée sera placée sous le signe du travail…
…
Le moment fatidique approche, il est exactement 20h44 à l’horloge du stade, les joueurs vont sortir des vestiaires dans quelques minutes maintenant. L’ambiance est énorme, j’en ai la chair de poule. L’arbitre ouvre la porte du vestiaire, il nous demande d’y aller, les visages sont fermés. On va rentrer dans l’arène, les picadors sont prêts, ils ne demandent plus qu’à achever la bête… Mais on ne se laissera pas faire, nous sommes prêts pour le combat !
Mes joueurs rentrent sur la pelouse, je les suis de prés, quelle émotion ! Un frisson indescriptible parcourt ma colonne vertébrale, jamais je n’ai coaché une équipe devant 30 000 spectateurs ! Et dire qu’il y a même pas 3 mois, mon terrain de jeu, ou plutôt mon terrain de coaching était un stade d’à peine 3 000 places !
Le coup d’envoi vient d’être donné, une larme roule doucement sur ma joue. C’est parti pour 90 minutes de bonheur !
Dés le début du match Tottenham nous met la pression, ils mettent en place un véritable siège de nos buts. Le match va être long. Dimitar Berbatov me fait très peur, j’ai demandé aux défenseurs de ne pas lui laisser un seul mètre.
Les arrêts de notre gardien se succèdent… 4ème, 11ème, 15ème minute… Zdravko est en train de faire le match de sa vie.
La mi-temps arrive enfin, je pousse un gros ouf de soulagement. Stancu n’a eu aucun ballon exploitable… Mais au moins le score est toujours nul et vierge…
Le plus dur arrive, la deuxième mi-temps sera encore plus difficile que la première. Je demande à mes joueurs de rester soudés et de ne pas craquer… Ils ont l’air très fatigués mais ils sont plus déterminés que jamais !
L’heure de jeu approche, toujours pas de but. Le public commence à gronder face au manque d’efficacité flagrant de son équipe. Je décide de faire rentrer un milieu défensif supplémentaire. Il faut coute que coute préserver ce score fantastique pour nous.
Corner pour nous, premier poteau, tête de Stancu !! Au dessus…
L’exploit serait-il possible ?
Robinson relance, ma défense est dégarnie…et ce qui devait arriver arriva. Berbatov ouvre le score d’une magnifique tête plongeante, laissant sur place mon gardien…médusé…
L’équipe est démoralisée, la tête est basse, j’essaye de leur dire que rien n’est fini…
Mais ce but a vraiment été un coup de poignard… « Berbatov m’a tué… ».
Le deuxième but de Tottenham est donc finalement logique. Le score final de deux à zéro lui aussi…
Il y a clairement une classe d’écart entre ces deux équipes. Mais je suis malgré tout fier de mes gars, ils ont tenus plus d’une heure. Je crois qu’ils les ont même faits doutés !
Et en plus rien n’est perdu…le match retour sera palpitant, tout du moins je l’espère…
……
Le car est silencieux, les joueurs doivent repenser à leur match. Quand à moi je suis exténué, je me demande comment font les joueurs pour ne pas s’endormir à peine le cul posé dans le bus…
Mais soudain, une voix d’un jeune homme me sort de ma torpeur… C’est Bogdan qui veut me parler. Il me propose une sortie nocturne, il m’informe que je suis invité par l’ensemble des joueurs à me joindre à eux ce soir.
Un large sourire s’affiche alors sur mon visage. Dans mon esprit c’est un vrai signe de reconnaissance…
J’informe donc Bogdan que je serais de la partie…
Et juste avant de repartir vers son siège, il se rapproche de mon oreille et me dit : « Surtout coach, n’en parlez pas à Stomatopoulos… On a pas vraiment envie qu’il vienne… ».
Alors là, c’est le pompon ! Cette vieille canaille de Stomatopoulos n’est même pas invitée !
Quel plaisir !
Je regarde Bogdan s’éloigner, en roulant du cul. Mes yeux s’attardent sur son fessier et…
Putain de bordel à queue chinois !
Nan mais oh ! Ca va pas bien dans ma tête…
Je me donne deux petites claques et repart dans mes pensées.
La nuit va vraisemblablement être courte.
Je m’imagine déjà dans une très célèbre boite londonienne en train de bouger sur le dancefloor…
Vivement qu’on y soit ! Je sens que je vais enfin commencer à m’amuser… _________________
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Cristiano-coachRéputation Continentale


Inscrit le: 07 Nov 2007 Messages: 911 Localisation: Montpellier
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Posté le: Dim 30 Mar 2008 16:45 Sujet du message: |
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Bravo, grand toi
j'ai adoré de toutes façons, tu sais ce que je pense de ta story donc y'a pas de soucis et puis pour une fois qui t'arrive pas des malheurs! Tu vois comme l'a dit Verchain tu fais une story "petit qui siffle" Le match retour s'annonce dificille bonne chance!
Continue ... _________________ Pour rester soi-même dans un monde qui s'évertue à vous rendre comme n'importe qui. Il faut livrer la plus rude bataille qu'un être humain puisse livrer, et cette bataille n'a pas de fin! |
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steve84Réputation Mondiale

Inscrit le: 02 Nov 2007 Messages: 1269 Localisation: Camaret-sur-Aygues (84, France)
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Posté le: Dim 30 Mar 2008 17:28 Sujet du message: |
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| Un entraîneur avec des tendances sexuelles opposées aux miennes a écrit: | Je regarde Bogdan s’éloigner, en roulant du cul. Mes yeux s’attardent sur son fessier et…
Putain de bordel à queue chinois !
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J'adore, en plus je m'y attendais pas! Ca me rappelle une citation du grand poète Bigard :"Tu la vois tourner du cul au loin mais tu la tires jamais!"
Pauvre Bogdan! |
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Dr ZOULOURéputation Continentale


Inscrit le: 08 Fév 2008 Messages: 776 Localisation: Toulouse
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Posté le: Dim 30 Mar 2008 21:06 Sujet du message: |
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Oh le con!!!!!!! ça y est...il assume... Et les grecs, ce n'est qu'une réputation?????
Bravo, tu m'as surpris...je ne m'attendais pas à cela....bravo...je trouve juste l'épisode un peu court...mais le prochain n'en sera que plus appreciable... _________________
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VerchainRéputation Mondiale


Inscrit le: 23 Oct 2007 Messages: 2337 Localisation: Nord
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Posté le: Lun 31 Mar 2008 6:49 Sujet du message: |
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Ouh là, bientôt le label 'Petit qui siffle' et le drapeau arc-en-ciel si ça continue...
Paul Torres défilant sur un char avec des plumes dans le c**, ça va pulser...
Bon, toujours est-il que le Johnny English aux penchants un peu... différents est en passe de devenir aux yeux de tous un vrai manager respecté.
Et au-delà de cet intérêt pour les fesses de Stancu, c'est un grand pas de franchi.
Bravo, p'tit bonhomme ! _________________
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ascencioRéputation Régionale


Inscrit le: 27 Oct 2007 Messages: 166 Localisation: isere
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Posté le: Ven 04 Avr 2008 21:48 Sujet du message: |
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Bravo, c'est excellent
j'ai adoré , tu sais ta story est superbe! Tu vois comme je te l'ai dit tu fait du super boulot. Le match retour s'annonce difficile bonne chance!
Continue, vivement la suite ...
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fcna367Réputation Continentale


Inscrit le: 18 Nov 2007 Messages: 504
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Posté le: Sam 05 Avr 2008 16:45 Sujet du message: |
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Quand la folie d'une nuit laisse place à la déception...
Il est bientôt minuit, une foule immense attend devant la porte du « Gardening Club », à l’intérieur la soirée bat son plein… Un beau sourire orne mes lèvres, je suis tout simplement heureux d’être ici en compagnie de quelques uns de mes gars. La soirée promet d’être mémorable…
Ce club serait parmi les plus branchés de la capitale anglaise. Je crois d’ailleurs reconnaitre quelques joueurs bien connus du monde de la nuit londonienne… Fabregas et Alumnia, entres autres, passent devant nous dans la file d’attente et rentrent sans aucun problème. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils se sont bien intégrés à la vie en Angleterre…et pourtant ils ne jouent pas à Liverpool. Je crois bien que le coach de Newcastle pourra revoir ses « considérations sur les espagnols »…
Prés d’une demi-heure après notre arrivée sur place, notre petit groupe parvient à rentrer dans la boite. Pour tout dire, c’est la première fois que je vais dans un « vrai » night-club.
C’est sur c’est autre chose que les petites boites de campagne du côté de St-Lô…
Après avoir déposé mes affaires personnelles au vestiaire, je rentre au cœur de la fête.
J’ai l’impression que le son des basses va me percer les tympans… Mes joueurs ont l’air d’être comme des poissons dans l’eau, ils ont leurs marques… A croire qu’ils viennent ici toutes les semaines…
Ils sont déjà éparpillés au quatre coins de la boite, j’aperçois Stancu et Djebbour en compagnie de deux belles nanas. Une once de jalousie me parcoure…
Je me retrouve donc rapidement seul. La défaite que l’équipe vient de subir m’obsède. De nombreuses questions se bousculent dans ma tête… Toujours les mêmes après une défaite… Je crois que tous les coachs ont déjà connus ça.
Rien que penser au match contre le Panathinaikos me fait trembloter, si je perds ce match toute la presse va me tomber dessus… Et les paroles qu’avaient prononcées le Président Tsakiris il y a quelques mois à mon égard ne font qu’accentuer mes craintes. « A la moindre erreur, c’est la porte ! ». Ces quelques mots résonnent dans mon esprit…
Une heure du matin, je suis toujours seul… Mes joueurs m’ont tous lâché. Quelle idée que de venir en boite après une défaite, et avec mes joueurs qui plus est !
Je suis assis, au bar… Comme un pauvre pochtron avec son verre de whisky. Je me demande bien pourquoi j’ai payé 45 livres pour rentrer ici…et 15 pour ce verre qui me tapera sur la gueule demain matin !
Mon regard s’abandonne dans la salle… Je croise le regard de quelques gars affalés sur leurs canapés, surement terrassés par l’alcool ou par pire…
Je ne sais pas pourquoi je regarde ces gens, ils sont tous ici dans leur « Garden »… Pas moi…
Mes yeux continuent de balayer la salle, quand soudain…ils se stoppent, brutalement, sans crier gare… C’est à cause d’elle, de son visage, de ses yeux, de son sourire… C’est son sosie, son imitation parfaite…
Des flashs apparaissent dans ma tête, ça fait déjà trois ans, trois ans qu’elle m’a quittée…
Amélie… « Je suis désolée Paul, vraiment désolée… ». Ce fut le coup de poignard, le vrai.
Le foot a été ma bouée… Mais ce qui est sur c’est qu’elle hantera encore longtemps mes pensées… Pourquoi…?
La lourdeur de la musique distillée par le Dj me fait revenir à moi. Mes yeux n’ont toujours pas bougés, ils sont juste un peu embués… Je m’apprêtais à partir, mais là…impossible de bouger mes fesses de mon siège.
Cette femme m’obsède, elle n’est pourtant pas spécialement belle, elle est seule, un verre à la main… Mais cette ressemblance m’attire, irrémédiablement…
L’émotion est trop forte, je sens mes mains trembler, mon verre glisse de mes doigts. Son contenu se renverse sur mon pantalon. Quel idiot ! Je tourne furtivement la tête, elle m’a vu…
Ca y est c’est déjà fini…je ne pourrais plus jamais venir lui parler en face.
La tête basse je me dirige vers les toilettes, je vois cette fameuse femme en train de rire, elle se moque surement de moi… « Femme qui rit, à moitié dans ton lit », ce dicton ne semble pas vraiment s’appliquer pour moi ce soir. Je suis à des années lumières de mettre cette fille dans mon plumard.
Quelques minutes plus tard, je ressors des toilettes, la chemise à moitié rentrée dans le pantalon. Je ne pense désormais qu’à une seule chose…quitter ce clubhouse, où la musique me détruit les tympans…
Je pars récupérer mes affaires, quand je sens soudain une main sur mon épaule… Je me retourne, brusquement…. C’est elle….
Pourquoi vient-elle me voir ? Je n’en ai pas la moindre idée. Peut être à cause de ce verre renversé ? Qui sait ?
Elle me parle, en anglais, je comprends un mot sur deux mais peu importe… Je suis subjugué par la douceur de son visage.
Elle me propose de partir dans un petit club underground, loin d’ici… Tout comme moi, elle n’en peut plus de cette ambiance, pesante et incompatible avec ma (notre ?) façon de voir la fête… J’en suis sur désormais, cette maladresse l’a convaincu de venir me voir.
Ce monde n’est pas notre monde…
Je me prépare donc à sortir au bras de cette demoiselle, dans les rues embrumés de Londres…
Avant de partir j’aperçois deux vieilles connaissances sur la piste de danse… Fabregas et Djebbour qui s’essayent au collé-serré… En temps normal j’aurais pris ces deux polissons par les oreilles, j’aurais ramené Fabregas à Arsène et toute mon équipe à l’hôtel illico presto…
Mais ce soir, c’est différent… Cette scène m’arrache même un petit sourire, je sors discrètement en compagnie de cette femme, Lucy…
......
Le soleil se lève sur Londres, il me faut la quitter… La nuit fut exceptionnelle, une balade incroyable, tout deux guidées par le flot de la Tamise…
Mon avion part dans peu de temps, dans peu de temps je serais de retour à Athènes…
Je lui ai donné mon téléphone bien sur… Mais je me suis promis de ne jamais la rappeler, cette femme symbolise surement mon renouveau mais…malheureusement, elle appartient au passé… Un passé que je ne veux plus jamais voir ressurgir.
Adieu Lucy et merci…
Je m’engouffre donc dans l’ « Underground » londonien. Un quart d’heure plus tard me voilà de retour à l’hôtel… La plupart des joueurs dorment encore… Je leurs avais donné un permis de sortie pour hier soir. Ils en ont bien profités les petits salaupiauds !
Notre avion décolle dans quelques heures… Je réveille tout le monde, ils ont clairement la gueule de bois… Halala la jeunesse…
Quand à moi, je ne me sens pas fatigué… La pression de ces derniers jours est retombée...pour le temps d’une nuit j’ai pu oublier tout ces problèmes…
Quelques heures plus tard notre avion s’envole, direction Athènes… A peine le train d’atterrissage rentré, je dessers ma ceinture et plonge la main dans l’une des poches de ma veste… Un petit bout de papier tombe entre mes doigts, c’est le numéro de Lucy…
Je repense à cette folle nuit dans ce pub londonien, bercés par la musique d’un jeune groupe de rockeurs. Puis à cette ballade sur les bords de la Tamise, cet extraordinaire lever de soleil…mais je me le suis promis. Je déchire lentement le bout de papier et le jette dans la poubelle.
Il faut que j’oublie tout ça… Je demande un café bien corsé à l’hôtesse et saisis un journal de la compagnie posé en face de moi, je l’ouvre au hasard.
Pfff un article sur la culture des pommes de terre dans la province du Péloponnèse sur la page de gauche et sur la page de droite… Nan c’est pas vrai !! Une pub pour une célèbre marque de luxe et le mannequin est…Lucy ! Je plonge alors mes deux mains à l’intérieur de la poubelle dans l’espoir de récupérer les petits bouts de papiers qui constituaient, il y a quelques minutes, le numéro de cette femme… Au bout de quelques secondes je ressors mes doigts.
Je suis décidément un bel idiot…mais je me le suis promis.
Je ferme le journal et décide de roupiller un peu avant d’arriver à Athènes…
Mais c’est peine perdue, le café était vraiment trop corsé. Il reste encore deux heures de vol avant d’arriver à Athènes.
Je sors donc un bloc de papier et commence à réfléchir à la composition d’équipe pour le match de ce week-end.
Bon alors dans les cages...Lucy. En défen… Hé merde !
J’arrache la feuille et recommence. Désolé, pas de femme dans l’équipe pour cette fois…
……
Traduit du grec :
« Ici en direct de Nea Smirny, sur Krêta Info pour le match qui oppose ce soir le Panionios au Panathinaikos. Toujours 2-1 au score en faveur du Panathinaikos et il reste 2 minutes à jouer dans le temps additionnel. Et c’est peu de dire que le Panionios pousse, après que le Panathinaikos ait dominé toute la partie !
Corner pour le Panionios, c’est dégagé par la défense… Attention le contre des joueurs du Pana, Goudounlakis… La passe en profondeur pour Papadopoulos, il se retrouve face à Zdravko ! ET LE BUUUUT !!!
But pour le Panathinaikos, but de Dimitris Goun-dou-la-kis !
Et voila chers auditeurs, la démonstration du Panathinaikos est donc totale… Paul Torres est détruit. Dans les tribunes, les chauds supporters du Panionios commencent à crier « Torres démission ! »….
On me signale d’ailleurs des risques de bagarres à l’extérieur du stade ! La soirée promet d’être chaude ici…
Quant aux joueurs ils ont vraiment l’air anéantis…
Stancu qui engage au milieu du terrain… Et c’est FINI ! Charabalos Karatzas met fin au calvaire des joueurs de la banlieue Athénienne…
On accueillera dans quelques minutes Coach Kofidis pour parler de ce match et notamment des erreurs de Torres ce soir !
Mais avant de lancer la pub, la question internet du soir, « Le Président Tsakiris doit-il licencier Paul Torres ? ». Pour le moment 75% de oui…
A tout de suite sur Krêta Info ! »
Je suis K.O. debout… Cette défaite était inattendue… Pourrais-je m’en relever ?
J’essaye d’analyser ce qui vient de se passer. Une véritable tornade… Impuissant, on a été totalement impuissant… Mes joueurs sont en train de regagner les vestiaires… Moi, je n’ai toujours pas bougé, je suis accoudé contre mon banc de touche, les yeux dans le vague.
En bruit de fond j’entends des « Torres, démission ! »… C’est dur…
J’avais dit aux joueurs que ce match était ultra-important, on avait tout disséqué à la vidéo…Tout, mais ça n’a pas suffit… Et résultat : une troisième défaite dans la même semaine…
Je n’en peux plus… J’ai honte, je croise Tsakiris dans les couloirs du Nea Smirny… Rendez vous demain à 10 heures précises dans son bureau…
Ce qui est sur c'est que ça va chier des bulles carrées !
Je rentre dans les vestiaires, je me retrouve face à face avec mon adjoint. Il me regarde et me lance un regard méprisant… Il veut clairement récupérer mon poste ce connard…
Il sait que j’ai fait des erreurs et moi aussi je le sais. Des erreurs tactiques quand j’ai dégarni ma défense pour faire rentrer un deuxième attaquant, des erreurs à la mi-temps également quand j’ai passé un savon aux joueurs, ce qui a eu pour effet de les déstabiliser totalement…
Mais la vraie question est de savoir si on pouvait vraiment gagner ce match ? Je ne pourrais pas être catégorique, mais la seule chose que je puisse dire…c’est que les « verts » de la capitale étaient vraiment très fort aujourd’hui…
Les joueurs sortent de la douche, Bogdan vient me taper sur l’épaule pour me réconforter. « On a tous fait des erreurs ce soir Coach… C’est vraiment pas de votre faute… ».
Il est nu, l’eau dégouline sur ses pectoraux, ses abdominaux… Je me sens obligé de me lever et de le prendre dans mes bras… « Merci Bogdan, merci… Mais j’assumerai mes erreurs… »
Il me donne une petite tape dans le dos et s’éloigne vers sa place pour se rhabiller.
Je demande à mon cher adjoint de rester jusqu’à la sortie des joueurs…
Il est déjà plus de onze heures, il faut que je rentre, que je réfléchisse…
Quelle suite donner à cette expérience grecque ?
Me serais-je vu trop beau ? Il va falloir tout revoir…tant du côté des joueurs que du mien.
Je sors du stade par une porte dérobée, je monte dans ma voiture, absorbé par mes pensées. Je revois l’image de Bogdan nu dans mes bras.
J’allume la radio pour essayer de penser à autre chose…
« On est de retour sur Krêta Info chers auditeurs ! Alors, un petit point sur la question internet… Oula c’est chaud, vous êtes vraiment unanimes ! Vous êtes en effet 78% à penser que Tsakiris devrait licencier Paul Torres ! Hé bien, on est apparemment tous du même avis…
S’il nous entend ce soir il doit avoir chaud aux fesses le pauvre Paul… Ce qui est sur c’est qu’il va mal dormir ce soir ! »
Il ne croit pas si bien dire…
J’éteins la radio et démarre doucement. Au loin, j’arrive à distinguer des fumigènes et même des signes d’émeutes…
Le décrassage de demain promet d’être chaud… _________________
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toma59Réputation Continentale


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 856 Localisation: Dans le centre ville de Dunkerque
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Posté le: Sam 05 Avr 2008 17:02 Sujet du message: |
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Vraiment bon cet épisode, j'ai adoré la dédicace a laulau et le sa va chier des bulles carrés (faudra que tu m'explique comment tu fais) mais vivement la suite de tes avantures qui sont un peu moins petit qui siffle _________________
nonobstant une certaine propension à l'autosuffisance, le toma se manifeste par des crises aigües de folie(pape diouf) |
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Cristiano-coachRéputation Continentale


Inscrit le: 07 Nov 2007 Messages: 911 Localisation: Montpellier
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Posté le: Sam 05 Avr 2008 18:57 Sujet du message: |
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Oh t'es love de bogdan ma parole!
"Stancu bam je te la mets dans le cul" Euh désolé sur cette note poétique, je te félicite pour ce superbe épisode les répétitions en moins!
Encore encore j'en veux encore allez vite ! _________________ Pour rester soi-même dans un monde qui s'évertue à vous rendre comme n'importe qui. Il faut livrer la plus rude bataille qu'un être humain puisse livrer, et cette bataille n'a pas de fin! |
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Dr ZOULOURéputation Continentale


Inscrit le: 08 Fév 2008 Messages: 776 Localisation: Toulouse
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Posté le: Dim 06 Avr 2008 13:37 Sujet du message: |
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Cet épisode est magnifique...je t'avais déjà donné mes impressions sur la première partie....la seconde coupe complètement...j'ai beaucoup aimé le coup de la radio...tu montes en puissance, progresses à chaque nouveau texte...bravo... _________________
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fcna367Réputation Continentale


Inscrit le: 18 Nov 2007 Messages: 504
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Posté le: Mer 09 Avr 2008 18:25 Sujet du message: |
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Le football et sa dure réalité...
Abasourdis…
Nous sommes tous dans ce vestiaire, tous réunis, mais pourtant personne ne peut prononcer un seul mot…
Si proche d’un exploit, je vois certains joueurs qui ont encore les yeux rouges. La tristesse est totale.
Qu’est ce que le football peut être cruel parfois…
Dans les vestiaires d’à côté on entend les joueurs anglais chanter pour fêter leur qualification…
Je m’assois pour tenter de reprendre mes esprits… Je passe ma main sur ma bouche et essaye de repenser à ce match, à ces incroyables quatre-vingt dix minutes…
6ème minute de jeu, une magnifique frappe de Bogdan en pleine lucarne ; le Panionios mène un à zéro… Le stade est en folie, la défaite de la semaine dernière face au Panathinaikos semble déjà oubliée… L’exploit se rapproche, inexorablement.
Plus de 55% de possession de balle durant la première période, à la mi-temps je demande à toute l’équipe de rester mobilisée, je fais rentrer Djebbour à l’heure de jeu… Il nous faut ce second but !
Et à un quart d’heure de la fin, l’impensable se produit… Longue ouverture de l’argentin Fernandez en direction de Stancu qui dévie de la tête pour Djebbour. Une belle frappe de l’intérieur du pied droit dans le petit filet de Robinson… Deux à zéro…
Tout le banc explose de joie… La prolongation tant espérée nous tend les bras.
Je donne quelques directives à mes joueurs… Il ne faut pas s’emballer, rester calmes…
Il reste deux minutes à jouer dans le temps additionnel, la prolongation semble désormais inévitable, deux buts partout à l’issue des deux rencontres… Aucun but à l’extérieur, l’égalité parfaite…
Mais, le football est imprévisible on peut passer de la joie extrême à la tristesse infinie en une seconde… Un seul moment d’inattention et tout est terminé.
Les joueurs de Tottenham auraient pu en faire la douloureuse expérience…
Une perte de balle, un contre rondement mené par le jeune Delura, un centre en direction de Djebbour, une poussette dans le dos et…un coup de sifflet… Pénalty, le pénalty de la qualification. Tout le stade est en furie, les journalistes de Krêta Info sont à la limite de l’asphyxie.
Je revois Fernandez, le petit argentin, poser le ballon sur le point de penalty, à onze mètres du but… Il prend son élan, tout le stade et tout le pays retient son souffle avec moi… Il s’élance, ouvre bien son pied, tire en plein milieu des buts…mais Robinson n’a pas bougé. Il capte le ballon sans problème…
Dario tombe, les deux genoux à terre…
C’est finalement l’expérience qui aura fait la différence dans ce match. Pas le talent et encore moins l’envie…
Je sors de mes pensées et essaye de reprendre mes esprits.
Je ne veux plus repenser à l’action qui a suivit cet arrêt… J’en ai déjà les larmes aux yeux.
Cette défaite restera surement longtemps gravée dans ma tête. C’est sur, chaque défaite, chaque élimination est dure à avaler mais celle-ci est tout bonnement inconcevable, inimaginable.
Je regarde autour de moi et observe mes joueurs, un par un. Ca fait déjà un bon quart d’heure que le match est fini mais personne n’a encore pu prendre la parole… C’est le rôle de l’entraineur, je décide donc de m’avancer vers le centre du vestiaire.
Il faut relancer la machine, ne pas rester sur cette déception. Je me sens l’âme d’un leader ce soir, je monte sur la table située au milieu de la pièce et prend la parole, fort et distinctement :
« Bon les gars, je sais que c’est dur…mais y a pas de déception à avoir ce soir ! On a tout donné, on a presque remplit notre contrat. A une minute prés on y était. Y’a aucun regret à avoir !!
Notre saison ne se résume pas à cette seule coupe de l’UEFA ! Je veux qu’on rebondisse, qu’on aille chercher les premières places.
Vous savez, si on joue tout les week-ends avec la même envie que ce soir, on sera champion. Y a aucun doute là-dessus !
Donc ce soir quand vous vous coucherez, vous oublierez tout ça, il faut évacuer cette déception !
Demain je veux que vous ayez la tête haute, il faut être fier de ce qu’on a fait ce soir !
Alors maintenant vous levez vos fesses de là, vous allez prendre votre douche et quand vous rentrerez chez vous, vous ne direz pas à votre femme et à vos gosses « On s’est fait éliminer ». Vous leur direz « On a fait un super match ». Et ce n’est que la stricte vérité…
Bonne douche les gars et on se voit demain, la tête haute ! »
Je descends de la table, prudemment. Je pars vers la porte mais j’entends derrière moi des applaudissements, d’abord timides mais de plus en plus nourris… Je me retourne et leur adresse un grand sourire...
Dans un petit coin du vestiaire Fernandez pleure toutes les larmes de son corps… Je le regarde et lui fait signe de sécher ses larmes… Il me fait un signe d’approbation et se met lui aussi à applaudir…
C’est donc avec ce bel hommage que je sors du vestiaire avec une belle banane…
J’ouvre la lourde porte en fer des vestiaires et me dirige vers la sortie.
Dans le couloir je croise Otto Rehagel, l’entraineur de l’équipe nationale grecque, championne d’Europe en 2004. Il me félicite pour la belle performance de mon équipe et vient me parler du petit Goundoulakis qu’il voudrait appeler en équipe nationale…
Je n’ai vraiment pas la tête à ça ce soir, je lui balance mon numéro de portable à la gueule en lui demandant de me rappeler demain…
Je me dirige vers ma voiture… Putain j’ai envoyé bouler l’entraineur qui a transformé une équipe de brêle en champions d’Europe… Faut vraiment que je me repose moi !
….
Il est bientôt trois heures du matin, mon sommeil est mouvementé. Je revois des flashs du match de ce soir… Cette dernière action notamment, Fernandez à terre après son penalty raté et le ballon dans les bras de Robinson…
Tous mes joueurs sont aux abords de la surface de réparation, déçus de cette opportunité gâchée… Mais ce qu’ils n’ont pas vu c’est que l’horloge du stade indique encore une minute de jeu et dans le football, jusqu’au coup de sifflet final de l’homme en noir rien n’est fini…
Robinson voit Berbatov sur le côté gauche, il lui fait parvenir le ballon… Trente secondes plus tard et un petit drible sur le pauvre Zdravko, abandonné par sa défense, le ballon se retrouve dans nos filets pour le 2 à 1. Nous sommes éliminés.
Je me réveille en sursaut, si seulement ces images étaient le fruit de mon imagination… C’était malheureusement la dure réalité… La dure réalité du football… _________________
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Cristiano-coachRéputation Continentale


Inscrit le: 07 Nov 2007 Messages: 911 Localisation: Montpellier
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Posté le: Mer 09 Avr 2008 19:46 Sujet du message: |
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Désolé, malheuresement je suis pas apssé sur le forum entre temps;)
Enorme je l'ai lu déjà plusieurs fois depuis hier j'adore comment t'as présenté ça enfin j'ai du mal à m'exprimé mais voilà! Bravo c'est énorme!
J'attennnnnds la suite !!! C'est compris ? _________________ Pour rester soi-même dans un monde qui s'évertue à vous rendre comme n'importe qui. Il faut livrer la plus rude bataille qu'un être humain puisse livrer, et cette bataille n'a pas de fin! |
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steve84Réputation Mondiale

Inscrit le: 02 Nov 2007 Messages: 1269 Localisation: Camaret-sur-Aygues (84, France)
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Posté le: Dim 13 Avr 2008 23:44 Sujet du message: |
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Superbe, Paulo... Ces deux derniers épisodes sont d'un calibre supérieur aux précédents... Le niveau monte...  |
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fcna367Réputation Continentale


Inscrit le: 18 Nov 2007 Messages: 504
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Posté le: Lun 21 Avr 2008 11:00 Sujet du message: |
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Continuer ou tout abandonner ?
Une semaine s’est déjà écoulé depuis notre match face à Tottenham, notre dernier match européen de l’année, nous sommes seulement en octobre mais je sais que je n’emmènerai plus mon équipe en dehors de la Grèce.
J’ai bien sur demandé à tout le monde de se remobiliser après cette élimination. Le message a apparemment été bien reçu par les joueurs ; l’équipe a en effet enchainé deux victoires cette semaine, 3-0 face à l’Ergotelis une équipe de milieu de tableau. Stancu a sorti un match mémorable, le coup du chapeau pour lui ce soir là.
Puis une victoire trois jours plus tard face à l’Aris Salonique, chez eux. Une victoire plus qu’importante, elle était capitale dans la course à la coupe de l’UEFA, l’objectif avoué du club.
Mais au sortir de ce match, je me sens, comment dire…blasé. J’ai pris ma place habituelle, tout au fond de notre petit bus et je réfléchis…
Je sens une monotonie s’installer dans le groupe. La répétition des matchs, des entrainements…ça pourrait être dangereux pour la suite. Nous avons à peine fait vingt matchs dans cette saison et déjà je sens les joueurs à court de motivation, j’ai beau les rebooster après chaque entrainement….rien n’y fait.
Alors du moment qu’ils gagnent il n’y a pas de problèmes ! Si je gagne le championnat avec une équipe démotivée je m’en contrefiche avec une patte de crocodile pliée en quatre !
Mais j’ai bien peur que ça soit…impossible, tout simplement !
Nous avons onze jours de repos jusqu’au prochain match… Il va falloir trouver quelque chose pour sortir ce groupe de la routine…
Pour tout dire, j’avais pensé à une petite partouze générale pour resserrer les liens entre les joueurs, mais ça pourrait être trop brutal…
Il est déjà tard quand je rentre chez moi, content de cette belle victoire acquise à l’extérieur mais toujours préoccupé par ce manque de motivation flagrant depuis notre match retour face à Tottenham, l’élimination en UEFA a finalement fait plus de mal que je ne le pensais ! Je me jette sur mon lit et m’ouvre une petite bouteille de jus de tomate…mon péché mignon depuis que je suis arrivé ici… Je m’allonge sur le lit et je me demande pourquoi je suis là ?
Moi petit normand, sans trop de qualité, surnommé affectueusement Gaston Lagaffe ou encore Johny English par mes amis… C’est vrai, qu’est ce que je viens foutre là ?
Je me lève et me dirige vers la fenêtre, au loin j’aperçois Athènes et ses lumières. Je tourne la tête vers la gauche et aperçois l’entrée de notre petite ville, Nea Smirny… Une fête foraine a ouvert ces portes, je vois des petits groupes se diriger vers cette explosion de lumières et d’attractions diverses et variées.
Une idée vient de germer dans ma petite tête perturbée…
Un bon petit tour de montagne russe sera-t-il suffisant pour resserrer les liens entre les joueurs, et également entre le staff ?
Une sonnerie vient m’avertir qu’un nouveau message est arrivé sur mon portable. Je me dirige vers la table basse et attrape mon portable. « Nouveau message de STP », STP…le petit surnom de Stomatopoulos, mon cher adjoint. J’ouvre le message et lit « Bon match ce soir Coach… Néanmoins je pense que vous auriez du… »
Je supprime le message, pas envie d’entendre ce con me reprocher mon coaching a 2 heures du mat’…
Demain direction la fête foraine pour tout le monde, y compris M. Stomatopoulos, que ça lui plaise ou non !
Je me couche en ruminant à propos de mon adjoint et m’endort, de la pulpe de tomate plein les dents… Ca promet, demain matin, au réveil…qu’importe, personne ne dormira à mes côtés cette nuit, encore une fois.
……
Le réveil sonne, sans s’arrêter… Il est huit heures du matin et…j’ai mal à la tête…
Faudra vraiment que je regarde la composition de ce putain de jus de tomate qu’ils foutent dans le minibar.
Je me rends au centre d’entrainement, au programme ce matin, décrassage après le match d’hier et cet après midi ; repos.
J’annonce donc dans les vestiaires que dans la soirée, toute l’équipe sortira faire un tour à la fête foraine, le staff compris !
Quelle satisfaction de voir la tête de Stomatopoulos quand il a entendu ça ! Décidément, la moindre occasion de faire chier ce mec est la bienvenue !
Je me pose dans un coin et laisse mes joueurs effectuer leur décrassage tranquillement. Je ne vois pas beaucoup de sourire sur leurs visages, malgré la victoire d’hier soir…
Quelques supporters sont venus assister à ce décrassage, je les vois en train de converser avec Stomatopoulos… Je suis en train de me rendre compte que ce mec est quand même populaire auprès des supporters… Va falloir que je me méfie de lui et de ses coups tordus.
Le repas est silencieux, seul Djebbour et Stancu s’amuse à se balancer de la bouffe à la gueule, comme deux gosses dans la cantine de l’école primaire. Cette image m’arrache un petit sourire approbateur, comme un père devant ses deux enfants, se bagarrant pour leur ballon de foot.
Il est 18h, tout le groupe professionnel du Panionios se dirige vers la petite fête foraine installée à l’entrée de la ville.
Je demande aux joueurs de profiter de cette soirée et de se répartir en petits groupes de 4 ou 5.
Quand à moi, je décide de partir avec Djebbour et Stancu. Stomatopoulos se greffe à notre groupe et part avec nous.
Je discute avec mes deux attaquants… Ils sont heureux, heureux de laisser tomber la pression quotidienne pour se laisser aller dans un endroit où toutes les gamineries sont permises. Ils sont contents et ça se sent....
A quelques mètres derrière nous, le contraste est saisissant, Stomatopoulos fait la gueule, il réprouve ma décision d’emmener le groupe à cette petite fête… Je le sais et moi…j’adore ça !
Je lui propose de se joindre à notre discussion au moment où nous arrivons à la file d’attente d’une attraction nommée « La descente infernale du Mt Olympe. ». J’espère juste une chose…que Stomatopoulos gerbe de peur !
Nous montons dans l’attraction, sous l’œil hagard de quelques spectateurs…qui hallucinent de voir les deux stars du Panionios, leur coach et leur entraineur adjoint en train de monter dans un petit manège de merde, qui plus est le lendemain d’un match de première division ultra-important.
Je monte aux cotés de Stancu, Raffik et Stomatopoulos se mettent derrière nous.
Le manège démarre, les loopings, les vrilles et les descentes à grande vitesse s’enchainent à un rythme effréné.
Je sens la moussaka de ce midi remonter dangereusement. Putain j’aurais du me rappeler que je digère pas les aubergines… Je sens la peur monter en moi…l’adrénaline augmente… Je m’agrippe au bras de Bogdan, le plus fort possible… Je suis presque couché sur mon joueur, impossible de le lâcher.
Le manège s’arrête brusquement, je sors en catastrophe du wagon et me jette sur un sac plastique pour lui faire don de ma moussaka…. Je lance un regard à ma gauche…et qui vois-je ? Mon cher ami Stomatopoulos, dans la même position que moi. J’entends derrière moi deux voix rigolardes… Je me retourne et vois mes deux joueurs morts de rire devant le spectacle de leurs deux coachs en état de choc…
Ils m’adressent une petite tape dans le dos. Stomatopoulos se relève à son tour.
Il me lance un regard assassin, je lui réponds par un bref sourire…
Je me retourne et commence à rigoler avec mes deux petits protégés… Quand soudain, j’entends Stomatopoulos murmurer « Gros con de français…tu crois que c’est en amenant ces petits cons faire du manège qu’on va gagner des matchs. T’es vraiment qu’un gros beauf, comme tous les autres… »
Mon sang ne fait qu’un tour, je ne sais pas pourquoi mais je sens une sorte de pseudo-fibre patriotique m’envahir… Je me retourne, je ne me contrôle plus… Après la peur, je sens la colére m’envahir…comme un homme bafoué dans son amour propre… Ce mec a dépassé les bornes… Mon bras part tout seul, un crochet du droit digne de Jean-Marc Mormeck. Ce connard tombe à terre…
Je sors furax, c’est la première fois que je tape vraiment quelqu’un mais là il l’avait vraiment mérité ! Je me tiens le poing, il a la dent dure ce grec !
En me dirigeant vers la sortie je croise un visage familier… Oh merde ! C’est un journaliste ! Avec son appareil photo en plus ! Qu’est ce qu’il fout là ce con !
Il prend deux ou trois clichés de moi et court en direction de Stomatopoulos…
Fais chier… Vraiment marre de ce job de mes deux…
Y faut avouer que là y’a quand même de quoi se poignarder le cul avec des saucisses !
Je monte dans ma petite chambre, ma (future) maison de fonction est en reconstruction depuis l’incendie. Mais pourrais-je la voir un jour cette maison ?
J’imagine déjà les gros titres des journaux demain… « Torres pette un câble ! Il passe à tabac son adjoint, figure emblématique du Panionios Athènes… ». Y vont bien inventer un truc dans le genre, je leur fait confiance, ils sont très fort là-dedans d’habitude…
Pff, il me faut quelque chose de fort, de très fort… J’ouvre le minibar et saisis un bon petit jus de pamplemousse… Exactement ce qu’il me fallait !
La nuit vient à peine de tomber sur la région Athénienne, et moi…je vais surement bientôt la quitter. Tsakiris ne peut pas laisser passer ça, demain le journal sort, je suis dans son bureau à 11h et une heure plus tard, je serais licencié !
Je pourrais toujours me reconvertir en kick-boxeur, ouvrir un club de boxe avec mes indemnités de licenciement…
Mon téléphone s’excite ; un coup de fil de Bogdan… J’ai vraimentr pas envie de parler ce soir, je raccroche…
Je titube jusque dans mon lit, plus jamais de jus de pamplemousse, plus jamais !
De la bave coule au coin de ma bouche, c’est le moment de se laisser tomber dans les bras de Morphée…
Demain, la bombe va exploser… Demain…encore quelques heures de calme…
Bonne nuit Athènes… Peut-être pour la dernière fois…
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Nota : Aprés une petite absence je sors ce nouvel épisode... J'ai eu du mal à m'y remettre..mais je l'ai pondu.
Toutes les critiques sont les bienvenues ! Merci d'avance ! _________________
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steve84Réputation Mondiale

Inscrit le: 02 Nov 2007 Messages: 1269 Localisation: Camaret-sur-Aygues (84, France)
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Posté le: Lun 21 Avr 2008 11:24 Sujet du message: |
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Encore un bel épisode avec cette altercation avec ton adjoint... Fallait bien que ça sorte un jour!
Tu as su te remotiver mais je ne pense pas que tu te fasses virer... (enfin, j'espère) |
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toma59Réputation Continentale


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 856 Localisation: Dans le centre ville de Dunkerque
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Posté le: Lun 21 Avr 2008 11:40 Sujet du message: |
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