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Dr ZOULOURéputation Continentale


Inscrit le: 08 Fév 2008 Messages: 776 Localisation: Toulouse
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Posté le: Lun 21 Avr 2008 12:31 Sujet du message: |
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| Citation: | | PS: Cris a toi de jouer ... |
je donnerais cher pour voir sa tête derrière son ordi.....le coeur est pour toi et tu le merites.... _________________
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Cristiano-coachRéputation Continentale


Inscrit le: 07 Nov 2007 Messages: 911 Localisation: Montpellier
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Posté le: Lun 21 Avr 2008 13:25 Sujet du message: |
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Le King of the 100th post is ba...................Putain doc t'es déguelasse je te jure voilà la tête que j'ai tirée t'es vraiment, vraiment pourris!
J'avais préparer un discours et tout tu déconnes vraiment là
Bon sinon grand épisode grosse bagarre!
Félicitation pour ton coeur :( _________________ Pour rester soi-même dans un monde qui s'évertue à vous rendre comme n'importe qui. Il faut livrer la plus rude bataille qu'un être humain puisse livrer, et cette bataille n'a pas de fin! |
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fcna367Réputation Continentale


Inscrit le: 18 Nov 2007 Messages: 504
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Posté le: Lun 21 Avr 2008 16:55 Sujet du message: |
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Ba vas-y Cris tu peux le faire quand même ton discours !
Merci les gars ! :D _________________
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fcna367Réputation Continentale


Inscrit le: 18 Nov 2007 Messages: 504
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Posté le: Jeu 24 Avr 2008 17:47 Sujet du message: |
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Le retour aux sources….
« Oh Torres vous m’écoutez ! ». Il tape sur la table, je me réveille en sursaut.
Je n’ai presque pas dormi de la nuit… J’ai pensé à toute cette aventure, ici, en Grèce, j’ai essayé de faire une sorte de bilan…
Mais le Président Tsakiris ne me laisse pas une minute de répit, il continue à parler…
« Bon, Torres, on va parler clairement vous et moi. Vous avez envoyé votre adjoint à l’hôpital ! Mâchoire fracturée pour lui ! »
Wahoo ! J’ai pas une si mauvaise patate finalement !
Tsakiris reprend : « Ecoutez Torres, je ne vais pas vous le cacher. Nous sommes très gênés par votre comportement… Vous avez des bons résultats, des bonnes relations avec les joueurs, j’en conviens… Mais, je crois que là…c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase entre vous et M. Stomatopoulos… Vous êtes un excellent entraineur…mais je vais donc être dans l’obligation de… »
Une sorte d'éclair me traverse alors la tête, surement un éclair de folie... Comme d'habitude...
« Non M. Le Président ! Ne dites rien, j’ai compris… Je vais prendre mes affaires, je vais m’en aller… Vous direz au revoir à tout le monde de ma part… Enfin…à tout ceux qui n’ont pas la mâchoire en vrac… »
Théâtralement, je me retourne et sors de la pièce…
« Mais non Torres, attendez ! »
Je ne prête pas attention à ce dernier appel…pas besoin d’indemnités ou d’autres trucs dans le genre…
Je suis vexé, tout simplement. Dans mon amour propre, dans ma chaire… Je pense d’abord à mes joueurs, les pauvres gars… Ce qui est sur, c’est que le Panionios restera à tout jamais dans mon cœur, le nom de ce club sera toujours pour moi synonyme de rencontres et d’expériences magnifiques…. En espérant recommencer un jour, et revivre quelque chose de comparable.
Je sors du centre d’entrainement, je me dirige vers ma voiture sur le garage, je lance un dernier regard vers ce bâtiment qui fut mon terrain de jeu pendant prés de 5 mois…
Je me retourne, mon portable sonne… « Tsakiris »… Qu’est ce qu’il me veut encore celui là ! Je décroche…
« Torres, non de Zeus, revenez tout de suite ! C’est pas vrai ! J’allais vous annoncer qu’on vous gardait au club et que j’allais discuter fermement avec Stomatopoulos pour lui faire comprendre qui était le boss…. Vous êtes vraiment incorrigible ! »
Sous l’effet de l’annonce de M. Tsakiris je lâche brusquement toutes mes affaires ainsi que mon portable… Tout tombe par terre, sur le parking.
Mon cœur s’accélère, je sens que mon déodorant ne fait plus effet… Mon Dieu mais quelle connerie ! Je ramasse fébrilement mon mobile…
« Torres, vous êtes toujours là ? »
« Oui….écoutez M. Le Président, veuillez m’excuser de mon comportement un peu…excessif, j’en conviens. Je crois que le mieux pour moi ça serait de prendre un peu de repos… Ca fait tellement longtemps que je n’ai pas revu la France (mis à part l’aéroport Charles de Gaulle…). Il nous reste dix jours avant notre prochain match de championnat… Je crois que je dois faire un break pour réfléchir… Est-ce qu’il serait possible de… »
« Oui Torres, c’est accordé, mais alors je vous veux dans une semaine de retour à Nea Smirny ! Sans faute ! »
« Bien Monsieur j’y serais, comptez sur moi… Merci, en tout cas, merci beaucoup… »
« A dans une semaine Torres. Profitez bien de vos petits congés… A votre retour tout sera arrangé, je vais allez m’entretenir avec Stomatopoulos…»
…
Il est déjà 16h, le commandant de bord vient d’annoncer que l’atterrissage est imminent… Arrivé à Paris j’ai prévu de prendre un Train Corail, direction ma Normandie natale, St-Lo.
Enfin ! Quel bonheur… Beaucoup de gens me manque là bas, jusque là j’ai tout gardé enfoui, profondément. Mais là s’en était trop, il fallait que je revienne voir certaines personnes, une en particulier…
L’avion atterrit, tout s’enchaine à un rythme effréné ; bagages et puis taxi direction la gare St-Lazare.
Je monte dans ce train que je connais si bien, le Paris-Cherbourg… Encore plus de deux heures de trajet. Je consulte les dernières infos football sur mon portable…
« Nouvelle défaite de Lyon ce week-end face à Metz à domicile… Les messins s’installent en tête de la L1 avec une petite avance de 3 points sur le PSG et Paul Le Guen, vainqueurs d’un match très important à Caen, trois buts à zéros avec notamment un doublé de Péguy Luyndula… »
Je le savais ! Je savais que le PSG allait réussir cette année… De toute façon avec un entraineur comme Le Guen on ne peut que faire des bons résultats ! J’ai toujours été bon en pronostic !
Je descends un peu mon styler pour aller consulter les résultats de L2 et du FCN, mon club fétiche…
« En L2, rien ne va plus pour le FCNA, le mythique club français s’enfonce peu à peu dans les profondeurs du classement après une nouvelle défaite face à Libourne St Seurin à domicile… La montée semble bien compromise pour les canaris ! »
Oh la vache ! Et ba dites donc, si je me fais virer du Panionios je saurais où aller ! Un petit job bien payé sur les bords de la Loire….pourquoi pas !
La voix du conducteur me sort de mes pensées, le train vient d’entrer en gare de Lison, fin du voyage pour moi, plus que 20 minutes de taxi et je serais chez moi…
…
Il n’est pas loin de 21h, et devant moi se dresse les célèbres murailles de St-Lo, synonyme de retour chez soi. Je monte les quelques marches qui mènent à mon appartement, j’ouvre la porte… Rien n’a changé ici depuis mon départ précipité en plein milieu de l’été… Les mêmes cartons de pizzas pourris par terre, mon duvet mal plié et mal rangé à coté de mon canapé-lit… Ca fait du bien de se sentir chez soi !
Je déplie le duvet et m’endort sans demander mon reste… Demain il faudra que j’aille voir quelques connaissances… Autant être debout de bonne heure!
Je me laisse aller au sommeil... Je me vois, assis sur le banc de la Beaujoire, entraineur du FC Nantes Atlantique…
Les rêves sont-ils toujours inaccessibles ? Seul l’avenir nous le dira…
_________
Il est à peine 8h mais je suis déjà debout… Bien matinal me direz vous pour quelqu’un qui est sensé être en vacances…
Mais pour moi, ces « congés » ne sont pas des vraies vacances… Ca fait partie intégrante de mon travail, il faut que je me refasse une santé physiquement mais surtout moralement… Les débordements de l’autre jour à la fête foraine ne doivent plus se reproduire…
Le soleil vient à peine de se lever et j’ai déjà un rendez vous urgent avec une personne très importante pour moi, une femme…
Pas de rendez vous précis, pas d’heure… Mais un endroit, toujours le même. J’ai besoin d’allez la voir et je sais qu’elle sera au rendez vous, comme toujours…
Je passe devant l'église et grimpe la petite colline qui va me mèner à cette femme…
J’ouvre la grande grille, fait quelques pas et je suis face à elle…
Devant moi il est inscrit « Ci-gît Marianne Torres née Valdrin. ». C’est bien ma mère, ma défunte mère…
Déjà cinq mois que je ne lui aie pas rendu visite… L’émotion m’envahie, sa tombe est sale, les fleurs sont fanées… Je reste impassible, pas question de pleurer. J’ai déjà donné dans les larmes…
Après dix minutes de recueillement dans le froid, je m’en vais, les mains dans les poches de mon manteau, comme si de rien n’était…
Me voila fin prêt à affronter les épreuves qui m’attendent à mon retour… Il me suffisait d’une seule chose, la voir…
…..
Déjà dix heures…je me ballade dans le petit centre-ville, calme, comme à son habitude. La fraicheur du mois d’Octobre me fait du bien. J’ai l’impression qu’en Grèce le thermomètre ne passe jamais en dessous de 15 degrés… Le petit vent d’Ouest est trés plaisant, je me sens revivre, peu à peu…
Je passe rapidement devant le Stade Louis Villemer… Que de bons souvenirs ! Je regarde rapidement l’affichette, il y a marqué « Ce soir, match comptant pour le championnat de France de CFA2, St-Lô rencontre Carquefou… Venez nombreux ! »
Pff, je les connais les carquefoliens, y touchent pas une bille ceux là ! Ca sent la victoire facile pour les bleus de St-Lô… Je vais peut être passer faire un tour ce soir… Ca me rappellera le bon vieux temps !
……
La journée passe rapidement, à peine le temps de saluer deux ou trois connaissances que l’heure du match arrive… Je sors de son placard ma vieille écharpe Saint Loise et direction le stade !
Je m’installe en tribune, quelques personnes viennent me saluer, me demander de mes nouvelles. Je crois le regard du nouveau coach, Olivier Joba (déjà en poste avant mon arrivée)… Ce dernier me lance un regard glacial… C’est moi qui lui avais pris sa place il y a à peine deux ans. Pas forcément un ami le Olivier.
Mais qu’importe, je me sens bien, ce stade c’est mes racines. Rien à voir avec les folles ambiances du championnat grec, mais au moins je suis chez moi… Ne dit on pas "Home Sweet Home", là bas de l'autre côté de l'Atlantique ?
Le match débute, St-Lô domine, Carquefou ne voit pas le jour dans cette partie… Quand je disais que ça sentait la victoire facile pour les bleus…je ne me trompais pas.
L’entraineur de Carquefou, Denis Renaud, perd patience sur le banc, son équipe n’arrive pas à aligner deux passes de suite. 44ème minute de jeu, ouverte du score pour les bleus ! Je saute de joie sur mon siège. Quel plaisir de redevenir simple supporter le temps d’un match… De ne plus être obligé de penser à toute la tactique etc… Pouvoir juste ressentir les émotions d’un supporter lambda…
La mi-temps arrive, je suis accoudé à la buvette, je raconte les anecdotes de mon voyage en Grèce. Quand soudain je sens une personne m’interpeler…
« PAUL !!! Mais qu’est ce que tu fous là mon Paulo ?! »
C’est Antonin, mon ancien adjoint, un vieil ami… Quel plaisir de le retrouver… Après mon départ du club en catastrophe l’été dernier il est devenu préparateur…
Je m’assois à côté de lui et nous commençons à discuter, de tout de rien, aussi bien de football que de politique…
Le match n’a plus aucune importance, nous n’avons même pas prêté attention à l’égalisation Carquefolienne dans les arrêts de jeu.
Pour dire vrai, depuis mon accrochage avec Stomatopoulos, son départ (ou le mien…) me semblait inévitable… Alors pourquoi ne pas reformer le duo magique made in Nomandy Paulo-Anto…
A voir, à voir…
En quittant le stade, j’aperçois furtivement les joueurs de Carquefou en train de communier tous ensemble sur le terrain après leur égalisation arraché à la dernière minute… Leur entente semble parfaite. Ils sont peut être pas si nuls que ça les petits gars de Carquefou…
Carquefou, future étoile filante du football français… Cette vision m’arrache un sourire…
Je rentre chez moi la tête pleine de souvenir, déjà. En une journée j’ai l’impression d’être de nouveau sur pied. Prêt à aller affronter n’importe quel club perdu au fin fond du Péloponnèse ou de la Crête ! Ca promet !
……
Une semaine plus tard je suis dans l’avion, direction Athènes… Mais je ne suis pas seul cette fois.
Je ramène dans mes bagages un colis très spécial, un ami, compétent et passionné…
Dés qu’on atterrit j’appelle Tsakiris et je lui demande un rendez vous, il faut que je lui présente Antonin… On verra bien ce qu’il en dit le bougre ! Qui ne tente rien, n'a rien... Alors moi, je tente !
Mais ce qui est clair c’est qu’après ce voyage je me sens beaucoup moins seul… Car je sais que là haut, elle est fière de moi… Et ça, c’est surement le principal… _________________
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Dr ZOULOURéputation Continentale


Inscrit le: 08 Fév 2008 Messages: 776 Localisation: Toulouse
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Posté le: Jeu 24 Avr 2008 21:02 Sujet du message: |
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Que dire mon petit polo, t'es mon poulain....j'adore cette story...et je me branle de savoir qui lit ou non..ils passent à coté de qqchose...c'est magnifique... _________________
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steve84Réputation Mondiale


Inscrit le: 02 Nov 2007 Messages: 1269 Localisation: Camaret-sur-Aygues (84, France)
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Posté le: Jeu 24 Avr 2008 22:50 Sujet du message: |
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Très touchant, le retour aux sources... Et des petites allusions par-ci par-là bien symphatiques... Verchain, Label Rouge??  _________________
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toma59Réputation Continentale


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 845 Localisation: A la plage
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Posté le: Ven 25 Avr 2008 10:15 Sujet du message: |
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Vraiment mais vraiment bien, touchant et émouvant, vevere le label rouge, non ? _________________
nonobstant une certaine propension à l'autosuffisance, le toma se manifeste par des crises aigües de folie(pape diouf) |
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laurentsgRéputation Mondiale


Inscrit le: 24 Oct 2007 Messages: 1497 Localisation: Everything Everywhere
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Posté le: Lun 28 Avr 2008 15:35 Sujet du message: |
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| ton écriture a bien progressé au fil du temps Fcna, bravo, continues comme cela. |
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Cristiano-coachRéputation Continentale


Inscrit le: 07 Nov 2007 Messages: 911 Localisation: Montpellier
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Posté le: Mer 30 Avr 2008 23:15 Sujet du message: |
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J'avais lu, mais pas eu le temps de poster...j'adore ta story, en plus tout le monde est d'accord pour dire que tu as vachement progresser, tu prétends maintenant, a une place sur le podium t'es un des meilleurs! Y'a pas à dire pas assez de succès mais je pense que ça va venir ... C'est obligé, le talent et le travail finnssene ttoujours par payer! Et parce que je t'apprécie, j'ai très envie que ça paye pour toi ... je serais content pour toi!
Ta story sait faire rire, là elle a failli me faire pleurer ce pour des raisons personnelles, mais quand même ce que tu as écris était émouvant, je sais aps si c'était vécu mais ça sentais quelque chose de similaire ta vie ne nous regarde pas, on en remuera pas le couteau dans la plaie ou te ferons pas chier avec ça mais sache que comme pour moi, comme pour le doc, comme pour steve comme pour tout le monde ça touche ! Merci Paulo t'as vraiment assuré là!
Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire ah non, il reste un truc
Bravo, j'attends impatiemment que tu rentres de vacances pr que tu postes à nouveau! Et tient loin ton frangin de cette story _________________ Pour rester soi-même dans un monde qui s'évertue à vous rendre comme n'importe qui. Il faut livrer la plus rude bataille qu'un être humain puisse livrer, et cette bataille n'a pas de fin! |
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fcna367Réputation Continentale


Inscrit le: 18 Nov 2007 Messages: 504
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Posté le: Ven 02 Mai 2008 19:30 Sujet du message: |
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Merci à vous tous les gars pour ces com's... Ca me motive vraiment à continuer... Je sais que je ne peux que progresser, c'est toujours mon but, et j'espére que je ne vous décevrais pas !
Bref, je viens de rentrer de vacances je vais essayer de me remettre dedans...
Voili voilou !
Merci à tous, bonne soirée ! _________________
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fcna367Réputation Continentale


Inscrit le: 18 Nov 2007 Messages: 504
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Posté le: Mar 06 Mai 2008 18:20 Sujet du message: |
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Is it the end, my friend ?
« Mesdames et messieurs, nous allons atterrir dans quelques minutes. Merci de redresser le dossier de votre siège et…. »
La douce voix de l’hôtesse me sort de ma torpeur…
Je tourne légèrement la tête, Antonin m’adresse un petit sourire amical… Il a accepté de me suivre, dans ma folle aventure… Si ça continue, le Fc St-Lô deviendra le fournisseur officiel du Panionios…
Nous descendons de l’avion, silencieusement, sans dire mot… Surement la fatigue du voyage pour l’un, et peut être l’émotion de revenir sur ses « terres » pour l’autre.
Nous pénétrons rapidement dans le terminal, quasi désert, la foule du vol AF312 en provenance de Paris l’envahie rapidement.
Je me positionne devant le tapis roulant censé amener nos bagages, jouant légèrement des coudes avec les autres voyageurs, comme d’habitude en somme.
Les valises se succèdent, les unes après les autres, je jette un regard à Antonin, il est concentré sur le défilement des bagages, cherchant désespérément la sienne tout comme moi…
Les gens s’en vont, les uns après les autres. Je les vois passer la porte leur donnant accès au territoire grec…
Au bout de plusieurs minutes d’attente le tapis d’arrête, laissant en plan quelques dizaines de voyageurs et parmi eux…Antonin et moi. Evidemment, ça ne pouvait tomber que sur moi, j’avais vécu une semaine quasi parfaite à St-Lô, il fallait obligatoirement qu’il m’arrive un truc avant la fin de la semaine… Y va vraiment falloir que je monte à Olympie sacrifier deux ou trois de mes joueurs… J’aurais qu’à emmener Stomatopoulos, y servira à quelque chose pour une fois !
Quelque secondes après l’arrêt du taxi une hôtesse prend la parole :
Traduit du grec : « Mesdames et messieurs, messages pour les passagers en provenance de Roissy-Charles de Gaule, un container est resté bloqué dans l’avion, la livraison des dernières bagages ne devrait pas tarder… »
Putain mais c’est pas possible, même pas capables de sortir un container d’un avion… Y sont d’une connerie quand même ces grecs…
Je m’assois aux côtés de mon fidèle ami, il faut désormais patienter. Nous échangeons deux ou trois banalités, sur le temps, le voyage… Elle a dit que ça ne devrait plus tarder… Moué, traduit de leur langage ça veut dire au moins une bonne demi-heure, voir plus…
Les annonces se multiplient, la petite voix guillerette de l’hôtesse nous demande de patienter, toujours et encore… Heureusement qu’ils ont pas foutus un mec aux annonces sinon j’aurais déjà explosé et JE l’aurais explosé, au sens propre du terme… Mais bon, cette petite voix me calme, m’apaise.
………
L’attente est longue. J’allume mon mobile : « Quatre appels en absences »… Wahoo j’ai autant d’amis que ça ?
Je consulte le journal des appels, putain c’est mon cher Président… Quatre appels en moins de vingt minutes, y doit être de bonne humeur le Konstantinos !
Je compose le numéro du club et attend qu’il décroche, anxieux…
« Oui, Konstantinos Tsakiris. A qui ai-je l’honneur ? »
« C’est moi Président, je suis rentré, à l’instant mais… »
« Ah enfin ! C’est pas trop tôt Torres ! Je vous veux dans mon bureau dans un quart d’heure tout au plus… Vous avez intérêt d’être là ! Il faut que je vous parle très sérieusement… »
« Mais écou… »
« Il n’y a pas de mais ! A tout de suite Torres ! »[/i
Oh putain, ça femme lui a dit qu’elle le quittait ou quoi ?
Et moi qui voulais lui glisser un mot à propos d’Antonin, c’est raté… Et ces bagages qui n’arrivent toujours pas !
Il faut que je rappelle ce fou furieux… Je vais vraiment en prendre pour mon grade cette fois-ci…
Je compose le numéro pour une deuxième fois… Toujours la même attente, la même anxiété, comme un gosse qui sait qu’il va se faire engueuler par son père dans quelques instants…
[i]« Oui, Tsakiris à l’appareil ! » Le ton est contrarié… Ca sent pas bon du tout…
« Heu Président, c’est… »
Une petite musique me crève le tympan…plus de batterie. Alors là, il y a vraiment de quoi se la prendre et se la mordre, non ?
Je regarde mon compagnon, debout devant moi… Il comprend que tout cela n’est pas de bon augure…
………
Après une intente interminable, les valises apparaissent enfin au bout du tapis roulant… Nous nous précipitons vers elles comme deux hommes assoiffés sur une gourde remplie d’eau.
Quelques minutes plus tard, nous débarquons, valises à la main au centre d’entrainement… Je monte les marches quatre à quatre… Antonin n’arrive même pas à me suivre, on voit bien qu’il sait pas ce que c’est d’être en retard à un rendez vous avec son bien-aimé Président…
Je pénètre dans le bureau, Antonin m’attendra dehors le temps que je « l’introduise »… L’ambiance est sombre, une légère odeur de tabac flotte dans la pièce, les volets sont baissés… On se croirait chez le patron de la mafia locale…
Tsakiris me demande de m’approcher, il a un cigare à la bouche. Mais qu’est ce qui lui prend ? Faudra que je l’invite à sortir un de ces soirs en compagnie de Stancu et Djebbour !
« Prenez un siège Torres… Il faut que nous parlions, sérieusement… »
Je prends place face à Tsakiris, peut rassuré par cette ambiance digne des Infiltrés…
« Bien, j’ai cru que vous avez eu quelques problèmes avec M. Stomatopoulos avant votre départ… »
Et à cet instant, sortant de l’ombre tel Batman (sans la culotte par-dessus le pantalon…), j’aperçois la silhouette de Giotis Stomatopoulos… Il arbore un superbe masque en plastique sur la figure…stigmate de notre petit « accrochage » de la semaine dernière… Il faut vraiment que je mobilise toutes mes forces pour ne pas exploser de rire…
« N’est ce pas Paul ? » Poursuit Tsakiris.
« Bonjour Giotis… Oui c’est vrai M. Le Président, c’est indiscutable… Mais d’ailleurs je voulais…»
Mais Tsakiris ne me laisse pas le temps de finir…
« Non, pour le moment c’est MOI qui parle Torres ! Ecoutez, je veux que vous fassiez équipe avec M. Stomatopoulos, je lui ai longuement parlé en votre absence ! Pour le moment les résultats sur le plan sportif sont plus qu’honorables… Vous nous avez prouvé que votre embauche n’était pas une bévue… Giotis a une très grande renommée auprès des supporters, c’est un homme compétent… »
« Hé bien justement… Je ne vous suis pas sur ce sujet… J’ai d’ailleurs amené avec moi aujourd’hui un homme tout à fait capable de prendre en charge le poste d’entraineur adjoint… C’est un… »
« Non, non et non… Torres je crois que vous ne m’avez pas compris ! C’est soit vous acceptez de travailler avec Giotis soit vous prenez vos affaires et vous retournez en France boire du vin et manger du fromage ! »
Je suis abasourdi… Je me rends compte que finalement rien n’a changé… Cette reconnaissance pour laquelle je me suis battu durant des mois est toujours inexistante… Quel constat d’échec, je croyais être un homme respecté et reconnu au sein de ce club…
Mais au final, je ne peux même pas décider de qui sera mon adjoint… Quel dur retour à la réalité ! A Saint Lô, je suis une star et ici…un pauvre pantin aux mains de ce Président.
Je fixe tour à tour les deux hommes présents dans le bureau… Ils attendent une réponse.
Mais que dire… Des flashs traversent mon esprit, je vois des images de victoire, de la défaite à Londres, le visage de joueurs tels que Stancu ou encore Djebbour m’apparaissent… Je ne peux pas laisser tout ça…
Mais j’ai un ami qui m’attend dehors, devrais-je repartir avec lui dans l’avion pour Paris et laisser tout cela derrière moi ? Peut être bien…
Je me lève, les deux hommes attendent ma réponse…
Mieux vaut ne rien dire dans ces cas là, je fais volte face… Quelques pas me suffisent à atteindre la porte…
« Oh Torres ! Vous allez où comme ça ? »
« Je vais dans mon bureau pour… »
« Sage décision Paul… Et bien nous nous verrons au match face à Xanthi… »
« C’est une manie chez vous de ne pas laisser le temps au gens de terminer leur phrase ? Je pars rassembler mes affaires… Bonne chance pour la suite, embrassez Bogdan et Rafik de ma part… »
Je referme la porte doucement, sans bruit, sans énervement… Il faut que je contienne mes sentiments… Rage, colère, tristesse et fierté s’entrechoquent en moi.
Je fais désormais face à Antonin…
« Alors ? »
« On s’en va… »
« On ? Tu m’explique là ? »
« T’inquiète pas on aura tout le temps dans l’avion…. T'inquiéte pas pour ça... »
Deux petites larmes roulent de maniére symétrique sur mes joues… Je les essuies sans attendre, mécaniquement....
Serait-ce vraiment la fin ? La fin de tout ça, de toute cette aventure ?
La Grèce réserve tant de surprises…
A suivre…… _________________
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steve84Réputation Mondiale


Inscrit le: 02 Nov 2007 Messages: 1269 Localisation: Camaret-sur-Aygues (84, France)
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Posté le: Mar 06 Mai 2008 19:05 Sujet du message: |
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Superbe episode, on te sent le cul entre deux chaises et finalement, tu fais ton choix... J'ose espérer que ce n'est pas la fin de ta story... :? _________________
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Fan d'ArsèneRéputation Nationale

Inscrit le: 11 Oct 2007 Messages: 372 Localisation: Twin's City (Strasbourg/France)
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Posté le: Mar 06 Mai 2008 19:06 Sujet du message: |
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Je crois que c'est la première fois que je poste sur ta story que je lis assidument depuis le début.
Je trouve qu'elle est très rafraichissante et j'aime bien les antihéros alors ton personnage me plait bien.
Alors j'espère que l'ultimatum de Tsakiris ne signifie pas que l'aventure prend fin... _________________ Gunners forever
Fabregas le feufolet espagnol
"A tous je vous dis BYE, et je rappelle que Bye ça veut dire Ciao en anglais"
Fier d'être de descendance Ch'ti |
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Dr ZOULOURéputation Continentale


Inscrit le: 08 Fév 2008 Messages: 776 Localisation: Toulouse
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Posté le: Mer 07 Mai 2008 16:22 Sujet du message: |
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ça ressemble à un sacré ultimatum.....ils sont quand même cons ces grecs....si ce trou du cul d'adjoint leur plait, ils ont cas le mettre ailleurs...mais qu'ils nous emmerde pas...t'as qu'à lui casser les dents avant de partir....je suis sur que c'est lui le "chat noir"....
tu as tout mon soutien... _________________
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toma59Réputation Continentale


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 845 Localisation: A la plage
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Posté le: Mer 07 Mai 2008 23:13 Sujet du message: |
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| C'est nul paulo, ton aventure chez les grecs était de mieux en mieu, je te conseille de rebondir et vite fait |
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titaiRéputation Locale


Inscrit le: 04 Mai 2008 Messages: 5 Localisation: Orléans
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Posté le: Jeu 08 Mai 2008 13:17 Sujet du message: |
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Slt,
J’avais pas posté jusqu’alors mais j’ai peut être la solution pour que tu restes :
offre lui plusieurs masques à ton adjoint, comme ça tu pourras travailler un coup avec Guignol, un coup avec Pinocchio, ce sera plus décontracté !
Allez ! |
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fcna367Réputation Continentale


Inscrit le: 18 Nov 2007 Messages: 504
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Posté le: Jeu 08 Mai 2008 14:34 Sujet du message: |
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Confiance et fraternité...
Les kilomètres défilent, tout comme les paysages… Je suis perdu dans mes pensées. Dans le taxi, pas un bruit ne vient troubler ma réflexion.
Plus qu’une dizaine de kilomètres avant notre arrivée à l’aéroport… Il y a quelques heures à peine, je sortais de cet aéroport, rempli d’espoirs. L’espoir, notamment, de pouvoir enfin travailler dans la sérénité, avec à mes côtés un ami… Mais non, le sort en aura décidé autrement. Je ne suis peut être tout simplement pas fait pour ce métier, ces contraintes, l’hypocrisie ambiante ne me convient vraiment pas…
J’ai pu repasser chez moi, rapidement, j’ai pris quelques affaires… Mais il me faut partir d’ici, la seule chose que je demandais c’était un peu de confiance, le minimum qu’un entraineur puisse exiger…
Plus que quelques minutes avant d’arriver, et toujours les même images… Athènes, le Panionios, des gens…exceptionnels, d’autres un peu moins…
J’aurais appris, beaucoup, pris du plaisir, parfois, mais en tout cas j’ai toujours essayé de rester droit dans mes bottes, fidèle à mes convictions, fidèle à moi-même…
Je sors mon portable de ma poche, pour regarder une dernière fois mon fond d’écran, une photo qui représente beaucoup de choses pour moi, on y voit trois hommes, bras dessus, bras dessous, c’est le souvenir d’une nuit mémorable…
Mais moi j’y vois avant tout des amis ; Bogdan Stancu, Rafik Djebbour et leur coach (ou plutôt ex-coach…) Paul Torres devant une célèbre boite londonienne… Surement l’image la plus emblématique de mon séjour ici… Pleine de contradictions mais aussi de fraternité.
Une fois cette photo effacée, la page sera tournée, mon aventure grecque sera définitivement terminée…
« Menu », « Dossiers », « Photos », je sélectionne la photo en question… Dans quelques secondes mon portable aura un fond noir, entièrement noir, symbole d’un nouveau départ, mais ne serait-ce pas plutôt un retour en arrière ?
" Voulez vous vraiment effacer cette photo ? "... Mon doigt s’approche de la touche, tremblant… Je m’apprête à appuyer quand soudain… « Appel, numéro inconnu… ».
Je décroche, fâché d’avoir été contrarié en cet instant quelque peu…solennel.
« Oui, Torres à l’appareil… C’est pour quoi ? »
« C’est Tsakiris, vous êtes dans mon bureau dans deux minutes…dépêchez vous ! Vos joueurs veulent vous voir… Marre de toutes ces conneries… »
Et il raccroche aussi sec… Je suis abasourdi par cet énième rebondissement… Revenir voudrait dire en quelque sorte que je me soumets devant Tsakiris, mais pour mes joueurs… L’écran d’appel disparait laissant place au petit message de confirmation… Je lève la tête, regarde Antonin, l’aéroport est tout proche… Je lève mon doigt, il faut en finir avec cette histoire, j’appuyé sur une touche…
Non, mon fond d’écran n’est pas devenu noir, j’ai appuyé sur « Non »… Une négation qui, aujourd’hui pourtant, veut dire « Oui », « Oui » à mes joueurs et « Oui » quand il s’agit de poursuivre une aventure indéfinissable.
Je remets mon portable dans ma poche, et donne l’ordre au chauffeur de faire demi-tour… Je matte rapidement le compteur, déjà 65 euros ! J’attire les arnaques ou quoi ? Bon…au pire on sautera du taxi en marche, l’enjeu est trop important, enfin trop important pour moi…
Rassurez-vous, je n’ai pas pour projet de sauver le monde, mais il faut au moins que je me sauve moi, que je lance définitivement ma vie… Je l’ai déjà dit auparavant, le football, a de nombreuses reprises a été ma bouée, mon secours… Et aujourd’hui, retourner en France me vouerai à une désillusion certaine…
Et c’est pour tout ça qu’il ne faut pas lâcher, jamais. Et moi je ne lâcherai pas mes gars, j’assumerai jusqu’au bout, envers et contre tous…
Mais j’ai oublié le passager assis à côté de moi…
Antonin me regarde, incrédule…
« Tu va m’expliquer ce qui se passe à la fin ? »
« Heu, écoute ça sera un peu plus long que prévu… Tu me fais confiance ? »
« Ba….on va dire que oui… »
« Bon, je t’ai promis un poste, tu l’auras… Je te le jure sur la tête de Tsakiris… »
« Moué, si tu le dis… »
Vivement que notre duo soit reformé ! Voila un exemple simple de ce que je considère comme de la confiance… Voila ce que je demande à Messieurs Tsakiris et Stomatopoulos…
De toute façon, je serais définitivement fixé dans quelques minutes. Je n’aurais que deux choix à l’issue de cette rencontre, partir ou rester… Mais je ne resterais pas pour m’aplatir devant ces gars là… Surtout que s’aplatir devant un grec n’est jamais vraiment bon signe.
……
Nous revoilà donc à Nea Smirny. Pour la deuxième fois de la journée je vais devoir affronter Tsakiris, mais je sens que, cette fois, je vais avoir plus de soutien.
En effet, je ne ferais pas la même erreur deux fois, Antonin vient avec moi et sa nomination en tant qu’entraineur adjoint sera la condition sinéquanone à mon retour.
Pour ce deuxième rendez vous, nous ne montons plus les marches en courant. En cette belle soirée d’Octobre, nous sommes attendus, et c’est nous qui décidons !
Nous pénétrons dans le bureau, mais cette fois, la pièce est illuminée et à ma grande surprise Tsakiris n’est pas seul… A sa gauche se tient toujours l’inamovible Giotis Stomatopoulos mais de l’autre côté de la pièce se tiennent trois hommes, trois visages connus. Fernandez le petit meneur de jeu argentin, et les deux inconditionnels, Stancu et Djebbour…
Tsakiris m’explique qu’après l’annonce de mon départ les joueurs ont tous fait front, menaçant de faire grève pour le prochain match de championnat, dans trois jours. Le club ne pouvait bien sur pas se le permettre vu les enjeux financiers que représentent un match de première division, Tsakiris veut « Ouvrir des négociations… ».
Fernandez prend la parole… « Il n’y a aucune négociation possible, on veut Torres comme entraineur jusqu’à la fin de la saison… C’est notre unique condition, elle est indiscutable… Mais avant tout nous voulons, en tant que délégués de l’équipe, s’entretenir avec notre coach…»
Je suis…aux anges, c’est pas possible doit y avoir un truc là… Je quitte momentanément la pièce, en compagnie des trois joueurs…
Nous nous retrouvons dans une petite pièce exigüe.
« Merci les gars, merci pour tout, franchement je suis très très… »
Bogdan me coupe, un petit sourire au coin des lèvres.
« Oui, oui coach ! Mais bon, c’est surtout qu’on veut pas de Stomatopoulos a la tête de l’équipe. Mais rassurez vous on vous aime bien ! En revanche, on pose une condition à notre soutien. Sorties en boite illimitées jusqu’à la fin du mois de Novembre… »
Ah les petits salaupiauds ! Y fallait bien qu’ils me sortent un truc comme ça… Je suis contraint d’accepter mais bon c’est de bonne guerre. Et moi qui avais dit que je ne ferais aucune concession…
« Bon c’est d’accord les gars. Mais alors je vous accompagne quand bon me semble, ok ? »
« Pas de problème coach, pas de problème… »
Nous pénétrons de nouveau dans le bureau, Tsakiris se tient la tête à deux mains. C’est vrai que c’est un terrible désaveu pour lui… Il n’a plus qu’un seul soutient. « L’homme masqué », pas Zorro, l’autre, Giotis Stomatopoulos.
Tsakiris reprend la parole, il me demande de reprendre le travail, sans histoire et de faire comme si tout ça n’avait pas eu lieu…
Je suis satisfait, il a reconnu ses torts, je reprends mon job et surtout, le plus important, j’ai un total soutien de mon vestiaire !
Je suis un coach aimé, aimé au sens propre du terme par une bonne vingtaine de mecs…et ça c’est bien plus important que la pseudo-confiance d’un Président qui s’y connait encore moins que moi en football !
Mais il me reste une chose à faire. Un homme n’est pas intervenu durant cette conversation, il est resté dans son coin, dans l’ombre, comme d’habitude. C’est mon ami, Antonin. Je demande donc au Président que M. Antonin Rumaldo soit immédiatement nommé entraineur adjoint du Panionios.
Tsakiris se lève, son visage rougit. C’en est trop il explose…
« Non, non et non ! Stomatopoulos est votre adjoint et il le restera ! Et puis après tout ce n’est pas à vous de décider… C’est ça ou vous partez ! »
Djebbour prend alors la parole :
« Si il part vous savez que… »
Tsakiris est piégé, pris à son propre piège… C’est soit la grève, soit il accède à tous mes désirs… Il est devenu rouge écarlate, la colère le submerge… Lui qui doit être un pro du lobbying, de la guerre d’influence, de la guerre des mots… Il est bloqué !
Il se rassoit et prend la parole…
« Hé bien, on peut dire que vous avez bien mené votre barque Torres… Bravo, vraiment… Mais n’oubliez pas que c’est MOI le Président de ce club. Je refuse que votre ami, sans expérience du haut niveau soit seul aux commandes… Je nomme donc Messieurs Stomatopoulos et Rumaldo co-entraineurs adjoints du Panionios… Pas de discussion possible… Et maintenant, DEGUERPISSEZ TOUS !!! »
Antonin, les trois joueurs et moi-même sortons du bureau en se congratulant. Quelle belle victoire pour nous ! Antonin m’étreint dans ses bras, il me remercie. Il doit ressentir la même chose que moi le jour de mon embauche. Nous nous apprêtons à descendre quand soudain un nouveau cri s’élève du bureau du Président.
« Vous aussi, DEGAGEZ !!! »
Stancu m’adresse un petit clin d’œil complice. Stomatopoulos vient de se faire tout simplement dégager par son cher ami… Il passe en coup de vent à côté de nous, descendant les escaliers à toute vitesse.
La victoire est totale, nous avons repoussé les ennemis loin derrière leur ligne… Très loin.
Avant qu’il disparaisse de mon champ de vision je lui lance :
« Hé Giotis ! C’est pas tout, mais dans 3 jours on reprend le championnat ! Alors tout le monde au travail ! »
Antonin rigole à plein poumon, je le regarde dans les yeux et lui susurre à l’oreille :
« Ca vaut pour toi aussi… »
Aujourd’hui tout a faillit s’arrêter, mais finalement tout va recommencer. Je me sens revigoré, et soutenu…
Ma vie est belle et bien lancée, j’ai un ami fidèle, des joueurs acquis à ma cause (à une ou deux sorties en boite prés…). Il ne manquerait plus qu’une femme…
Le souvenir d’une ballade sur le bord de la Tamise me revient en tête… Comment s’appelait-elle déjà ? Lucy, bien sur… Comment pourrais-je l’oublier ?
Mais surtout, comment la reconquérir ? _________________
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Fan d'ArsèneRéputation Nationale

Inscrit le: 11 Oct 2007 Messages: 372 Localisation: Twin's City (Strasbourg/France)
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Posté le: Jeu 08 Mai 2008 14:51 Sujet du message: |
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Ah ce bon vieux Stomatopoulos prend très cher et ça me soulage...j'espère que le duo de choc lui en mettra plein la vue (et surtout plein les dents ).
En route pour de nouvel aventure au Nea Smirny!! _________________ Gunners forever
Fabregas le feufolet espagnol
"A tous je vous dis BYE, et je rappelle que Bye ça veut dire Ciao en anglais"
Fier d'être de descendance Ch'ti |
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steve84Réputation Mondiale


Inscrit le: 02 Nov 2007 Messages: 1269 Localisation: Camaret-sur-Aygues (84, France)
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Posté le: Jeu 08 Mai 2008 14:57 Sujet du message: |
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