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Dr ZOULOURéputation Continentale


Inscrit le: 08 Fév 2008 Messages: 772 Localisation: Toulouse
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Posté le: Dim 11 Mai 2008 23:49 Sujet du message: |
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fcna6.55957 devient incontestablement un des auteurs incontournables de ce forum. Ses épisodes ne sont pas répétitifs, chacun a sa doses de surprises, d'humour et d'emotions....il a su perseverer, et est maintenant reconnu par beaucoup. Il a son public et c'est un exemple pour bon nombre.
bravo à toi _________________
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fcna367Réputation Continentale


Inscrit le: 18 Nov 2007 Messages: 509
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Posté le: Mar 13 Mai 2008 17:09 Sujet du message: |
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| stumpy a écrit: |
Pour un mec de 16 ans (je crois), c'est très bien écrit mais franchement, en plus peu de fautes d'orthographe...
Après, il y a beaucoup de sentiment dans cette story, tu arrives également à nous les faire partager, et ça c'est fort. Tu as réussi à créer, un perso, un univers, chose difficile, qui font que ta story possède une véritable identité... Voilà en toute sincérité j'aime beaucoup et à partir de maintenant je guetterai la sortie de tes épisodes...ce que je fais pour 6 ou 7 membres.... Continues ! |
Merci Stumpy, des commentaires dans ce genre là font trés trés plaisir...
Je suis heureux de voir le nombre de lecteurs augmenter petit à petit...
C'est dans des commentaires comme ça que je viens puiser la motivation nécessaire parfois...
Mais ceux qui m'ont permis de continuer cette story jusqu'ici ce sont ceux qui m'ont lu au tout tout début... Et qui souvent postés ! Je pense principalement à Doc, Cris et Steve....(même si il y en a d'autre...)
Donc voila merci à vous tous... Moi je vais essayer de continuer et chercher sans cesse à m'améliorer...
Voili, voilou...
Bonne soirée à tous ! _________________
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fcna367Réputation Continentale


Inscrit le: 18 Nov 2007 Messages: 509
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Posté le: Mar 13 Mai 2008 21:57 Sujet du message: |
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Un avant-match bien compliqué !
Vendredi 2 Novembre 2007. Il est tôt et pour tant je suis déjà levé, les pieds sous la table de la cuisine, devant un bon bol de café.
Je suis enfin chez moi, depuis quelque et jours et mon retour de France (dans les circonstances que l’on sait) j’ai enfin ma maison, mon petit chez moi !
Et je serais tenté de dire, enfin ! Après un incendie et de nombreux retard dans la livraison je peux enfin profiter de cette magnifique petite propriété…
Je bénéficie, entre autre, d’une magnifique vue sur Athènes, l’Acropole et tout ces monuments remplis d’histoire…
Car la Grèce, avant d’être le pays des champions d’Europe 2004, de la fêta et des oliviers (et pour certain également, le pays des hommes aimant…leurs semblables…), est un pays chargé d’histoire…
Et quand j’imagine tout ces philosophes discuter au milieu de l’Agora je me sens tout petit et presque inutile dans ce monde…
Ha, la Grèce et son histoire, sa civilisation qui domina le monde et qui inventa surement la philosophie…
Si aujourd’hui je peux me poser la question « Qui suis-je ? », c’est surement grâce à des gens comme Socrate, Aristote ou Platon… Mais tout cela, un prof de philo ou d’histoire pourrait vous le raconter mieux que moi…
Ce que je veux dire par ce petit intermède philosophique, c’est qu’en ce matin de Novembre, je me sens bien seul en haut de ma petite colline et au final, tout ceci permet de relativiser. Le foot, les désillusions, l’argent, les filles... Tout ceci n’est rien en comparaison de l’Histoire, avec un grand « H ».
Allez, j’arrête avec ces pseudos-pensées philosophiques… J’ouvre le journal et essaye de déchiffrer la page football. Tiens, il me semble lire le nom de notre futur adversaire en championnat, et pas un des moindres ! L’Olympiakos Le Pirée, co-leader du championnat avec le Panathinaikos !
J’essaye donc de déchiffrer la déclaration de Takis Lemonis (encore un nom à coucher dehors celui-là !) à propos du match de samedi soir…
« Le Panionios ne gagnera rien cette année… Leur entraineur pour commencer, c’est une blague à lui tout seul… Je sais que nos supporters attendent beaucoup du match de Samedi, le Panionios est un de nos rivaux historiques… Mais je ne pense pas que nous aurons beaucoup de mal à les battre. L’objectif est à notre portée, en effet… » .
Voila, en gros ce que ce mec a osé déclarer !
Nan mais y va pas bien lui ! Je le connais même pas ce mec et y viens me faire chier… Dés le matin en plus !
Je vous jure, y se sont tous donner le mot pour me pourrir la vie ou quoi ?!
Je pars furax au centre d’entrainement… Y vont en chier ce matin les petits gars !
Arrivée à Nea Smirny, un journaliste est posté devant le terrain, prenant des notes sur un calepin. La colère ne me quitte pas, il faut que je réponde à l’autre enfoiré… C’est quoi son nom déjà ? Paic Citron ? Euh… non, Lemonis pardon…
Le journaliste en question est plutôt jeune, un « bleu » comme on dit chez nous. Je m’approche de lui et lui serre la main, il travaille pour un quotidien sportif paraissant l’après-midi… Je lui demande s’ils ont un gros titre de prévu dans la section football… Il me répond que non, l’air un peu égaré par ces questions…
Je lui propose donc une interview exclusive, pleine de punch… Cette « interview » se résumera à une phrase… « Je tiens juste à dire à M. Lemonis que je ferais tout pour l’empêcher de conserver son titre avant même qu’il ait commencé à y croire ! Nous allons battre l’Olympiakos demain et je leur dit d’ores et déjà à l’année prochaine pour le titre ! »
Le jeunot est tout excité, il tient son premier scoop. J’aurais au moins fait un heureux aujourd’hui…
J’imagine déjà les gros titres de cet aprèm’, ça promet. Mais bon il m’a bien cherché l’autre imbécile !
Je pénètre dans le centre d’entrainement, de mauvais poil, bougon. Les joueurs sont au travail, les attaquants avec Antonin pour un atelier tactique et les défenseurs avec Stomatopoulos pour une petite séance de placement défensif… Je pousse la porte de la salle de musculation. Elle à l’air vide, la lumière du soleil l’envahie. On peut sentir l’odeur de sueur mélangée à cette chaleur caractéristique des salles de sport…
Un bruit me fait tendre l’oreille… C’est le bruit d’un homme qui soulève de la fonte, dans une petite pièce annexe. Je pousse la porte, intrigué… Je passe juste la tête pour voir qui est le forcené qui soulève de la fonte à 10h du mat’ à l’écart du groupe…
C’est Marios Nikolaou, un petit jeune de 22 ans. Sa première année en tant que professionnel. Malheureusement pour lui il n’a pas beaucoup de talent… J’ai été dans l’obligation de le mettre sur la liste des transferts dés mon arrivée au club… Je lui ai expliqué mon choix, il l’a compris… Ce garçon a le sens de réalité.
Je suis donc surpris de le voir seul, à l’écart de tous dans cette petite salle exigüe… Il arrête son effort et se redresse, il est assis, transpirant, à bout de souffle… Il était temps que j’arrive.
Je m’approche tel un père, intrigué par le comportement de son fils et m’assoit à ses côtés.
S’en suis une longue conversation. Je sens qu’il est contrarié, par quelque chose, par quelqu’un… Au fur et à mesure de notre discussion les langues se délient… Jusqu’à ce qu’il lâche le morceau….
« Ecoutez coach, on vous apprécie tous, vous avez des qualités indéniables. Et même les remplaçants comme moi comprennent vos choix car vous les avez toujours expliqués… Mais nous, les joueurs grecs, on est assez proche de Giotis (Stomatopoulos) en général… Et dernièrement, l’arrivée d’un co-adjoint nous a plutôt perturbé. On a eu l’impression que les joueurs étrangers comme Djebbour ou Stancu prenaient le pouvoir en quelque sorte ! On attendait que vous preniez la parole mais rien… Alors voilà… »
Quel idiot ! Moi qui me vantais d’être proche de mes joueurs, d’être aimé… Je ne suis pas mieux que l’autre Tsakiris finalement ! Je n’ai même pas vu la scission entre étrangers et locaux au sein même de mon équipe… Et puis surtout, j’ai imposé Antonin Muraldo jusque parce que…c’est mon pote et que j’avais envie d’enmerder l’autre con de Stomatopoulos…
Je rassure Marios… Et le remercie grandement de m’avoir ouvert les yeux…
…….
C’est ainsi qu’au déjeuner je décide de prendre la parole… S’en suit une longue tirade, les mots viennent presque tout seuls… Il en faudra surement plus pour ressouder ce groupe… Mais c’est déjà un premier pas. Antonin me regarde du coin de l’œil, surement gêné d’avoir causé une telle pagaille. Lui, si réservé, si timide, je lui ai mis une énorme pression sur les épaules… Il n’a rien à se reprocher, et la faute me revient incontestablement !
Le déjeuner se poursuit néanmoins dans la bonne humeur, chambrages et discussions animées au programme… La routine à Néa Smirny !
…….
Il est bientôt 18h, le soleil ne va pas tarder à plonger derrière l’Acropole… J’orchestre la dernière mise en place avant le match de demain…
Pas de huit-clos, le public peut venir librement. Nous sommes à des années lumières des clubs comme le Real Madrid, Chelsea ou l’OL. Ces clubs qui laissent leurs supporters derrière des grilles durant les entrainements…de peur que l’équipe adverse vienne les épier… Ridicule. Que feraient-ils sans leurs supporters, ils ne seraient rien sans eux… Un footballeur n’est rien par rapport à l’Histoire (avec un grand "H"...encore une fois) d’un club comme le Real Madrid ou encore Manchester United.
Je pourrais continuer durant des heures comme cela mais une voix me sort de mon songe…
« Torreeeeeees !!!! Mais c’est pas possible…. Vous pouvez pas vous en empêcher !! C’est plus fort que vous ou quoi ? »
Je vois débouler Tsakiris, furieux, un journal à la main. Surement les retombées de mon « interview » de tout à l’heure…
« Ecoutez Président, il m’avait bien cherché quand même ! Vous avez lu ses déclarations dans… »
« Quoi ?!?! Mais vous vous foutez de ma gueule… Lisez moi ça ! »
Tout les joueurs se sont arrêtés, ils regardent la scène. Certains sont amusés, d’autres ont l’air désorientés par cette dispute… Mais tous se demandent ce qu’il a encore bien pu m’arriver… Antonin, sentant le malaise, reprend la situation en main et demande à tout le monde de rentrer aux vestiaires… Stomatopoulos quand à lui, se délecte de la scène…
Je prends le journal, froissé par la colère de mon Président, et tente de lire…
« L’en-trai-neur du… »
Tsakiris m’arrache le papier des mains, comme à un gosse de six ans apprenant à lire.
Il me lit donc l’article du petit jeune…
« Après les déclarations de l’entraineur de l’Olympiakos, Takis Lemonis, dans l’édition de « Sport » datant d’hier, qui disait, je cite : « M. Torres me semble être un grand professionnel malgré son manque d’expérience du haut niveau. Il nous prouve depuis le début de l’année qu’il sait coacher une équipe et je lui souhaite la plus grande réussite à la tête du Panionios. »
Paul Torres a réagit étrangement et plutôt violemment : « Je tiens juste à dire à M. Lemonis que je ferais tout pour l’empêcher de conserver son titre avant même qu’il ait commencé à y croire ! Ce mec n’a aucune qualité. Nous allons battre l’Olympiakos demain et je leur dit d’ores et déjà à l’année prochaine pour le titre ! Je vous promets qu’on va leur faire bouffer la pelouse ! ».
La guerre serait-elle déclaré entre les deux coachs ? Mais surtout que cherche Torres dans cet affrontement ? Ou va le Panionios »
Oh le petit salopiaud ! Il en a rajouté ! Et pourtant y avait pas besoin de ça… Je te l’ai bien incendié le Lemonis !
Putain…mais quel gaffe mes aïeux, Tsakiris m’entraine dans son bureau…
Je vais entendre parler du pays… Faudra vraiment que j’aille plus régulièrement à mes cours de grec… Ca peut vous foutre dans la merde une connerie comme ça !
L’entretien avec Tsakiris durera jusque tard… J’en ai pris pour mon grade, mais je l’accepte, c’était justifié cette fois… Il devait le faire. Demain, le club publiera un communiqué officiel d’excuse.
Je rentre chez moi, un mal de tête énorme m’accompagne, surement du au nombre (trop) important de décibels dont m’a fait grâce Tsakiris…
Ma maison m’accueille à bras ouvert. Que c’est bon d’être chez soi…
Le match face à l’Olympiakos se rapproche… Peut être le début d’une belle histoire pour le Panionios et Paul Torres.
Je me rapproche de la baie vitrée, on peut apercevoir Athènes, illuminée de mille feux… L’histoire du Panionios s’écrira peut être demain, l’Histoire d’Athènes, elle, est déjà écrite… Et elle est devant mes yeux…
A demain, Athènes… _________________
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steve84Réputation Mondiale


Inscrit le: 02 Nov 2007 Messages: 1279 Localisation: Camaret-sur-Aygues (84, France)
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Posté le: Mar 13 Mai 2008 23:08 Sujet du message: |
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Belle inspiration sur le coup de l'Histoire et de la philo... "Cogito ergo sum"...
J'adore... Et même quand y'a pas matière à faire des couillonades, tu trouves le moyen de te créer des problèmes... Et ça c'est bon!!  _________________
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Dr ZOULOURéputation Continentale


Inscrit le: 08 Fév 2008 Messages: 772 Localisation: Toulouse
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Posté le: Mer 14 Mai 2008 10:11 Sujet du message: |
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et bah, on te changeras pas...ton president doit s'arracher les cheveux, un par un...Pierre Richard is back...
Fallait le faire celle là!!!il doit bien rigoler ton trou du cul de Rastapopoulos, il doit jubiler....
je discutais avec quelqu'un hier, je discutais de toi...on s'etonnait d'une telle progression..je me souvien d'un petit polo, il y a encore quelques semaines, qui avançait sur la pointe des pieds, doucement...maintenant, tout cela parait tellement facile pour toi...c'est fou!!!!
vraiment Monsieur Torres, je vous salue bien bas... _________________
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toma59Réputation Continentale


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 850 Localisation: A la plage
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Posté le: Mer 14 Mai 2008 11:15 Sujet du message: |
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| Superbe, magnifique, génial, oui génial car tu a du génie mon petit Paulo |
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fcna367Réputation Continentale


Inscrit le: 18 Nov 2007 Messages: 509
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Posté le: Dim 18 Mai 2008 11:46 Sujet du message: |
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Quand l’horloge s’arrête de tourner…
17h36 : Le soleil est encore haut dans le port du Pirée… Je me poste à l’entrée du stade Georgios Karaiskakis, mes joueurs arrivent au compte goutte. Athènes n’est en effet pas très loin d’ici, quelques minutes en voiture… C’est donc presque un derby. Et on peut en effet sentir cette ambiance très…spéciale, propre à une rencontre comme celle là. Les supporters des deux camps sont présents, prêts à soutenir leur équipe… Pour le moment l’ambiance reste bon enfant…les ultras du Panionios arrivent dans un quart d’heure. Ils ont prévu une rencontre avec leurs « homologues » de l’Olympiakos… Espérons qu’ils restent calmes…
18h02 : Je déteste ces moments… J’ai une petite vingtaine de noms devant moi, je dois faire des choix. Je me suis isolé dans une petite salle… Mes deux adjoints donnent les dernières consignes aux joueurs… Mais aujourd’hui la composition d’équipe sera donnée au dernier moment. Tout le monde doit rester sous pression…
18h11 : J’ai l’ossature de mon équipe… Un doute subsiste dans mon esprit… Dois-je jouer avec deux attaquants et quatre milieux, c’est à dire avec un seul récupérateur… Difficile à gérer connaissant la technique de mecs comme Galletti ou Djordjevic au milieu de terrain…
Mais jouer avec un seul attaquant me condamnerait à mettre Djebbour sur le banc… Choix cornélien…plus que quelques minutes pour choisir, il va falloir trancher…
18h22 : Djebbour sera sur le banc… Je pénètre dans le vestiaire, je me retrouve seul, les joueurs sont à l’échauffement… Je m’assois et regarde une dernière fois la feuille ou j’ai inscrit les onze noms qui débuteront ce soir… Je saisis un feutre et commence à écrire ces noms sur le tableau…
18h48 : Le match débute dans moins d’un quart d’heure, les joueurs rentrent dans le vestiaire… Djebbour jette un coup d’œil au tableau, il est déçu… Il passe devant moi sans dire un mot. Désolé Raffik, mais il le fallait…
Je commence ma causerie, je cherche à les motiver le plus possible. A l’extérieur on peut entendre les locaux brailler des chants d’encouragements dignes de « You Never Walk Alone ». C’est LE match de ce début de saison pour les deux équipes… Bienvenue en Enfer…
18h58 : Dans une ambiance de folie les joueurs rentrent sur la pelouse. Il faut que je me plie au protocole… Malheureusement… Il me faut donc serrer la main de M. Lemonis, et vu l’imbroglio d’hier…cela risque d’être plus que tendu. Je m’approche du milieu de terrain et tend la main vers mon homologue… Mais à la manière de Fréderic Antonetti lorsqu’il rencontre Elie Baup, Takis Lemonis retourne directement sur son banc après avoir serré les mains des arbitres… Sans serrer la mienne… Ambiance, ambiance….
8ème : Ballon sur le côté droit pour Delura, passe en profondeur pour Stancu parti à la limite du hors-jeu… Il se retrouve seul face à Nikopolidis, il frappe…sur le gardien grec !! Je me lève de mon banc et encourage mon petit roumain… Ne surtout pas perdre confiance…
10ème : La réponse de l’Olympiakos… Une frappe dans le petit filet... Je suis à la limite de ma zone technique, furieux… " Allez les gars, on peut le faire ! "
36ème : Centre de Maniatis en direction de Stancu, l’amorti de la poitrine….le ballon traine dans la surface….et BUUUUT !!! But de Bogdan, le banc exulte. Antonin me serre dans ses bras. Il faut tenir, il reste encore 10 minutes dans cette première mi-temps… Je me rassois, un sourire aux lèvres…
19h47 : L’arbitre siffle la mi-temps, 1-0 pour les visiteurs…
J’attends mes joueurs dans les vestiaires, l’odeur de la sueur envahie la pièce. Je suis debout, j’harangue mes gars, je tape dans mes mains… Il faut résister, à tout prix…
55ème : LuaLua pour l’Olympiakos qui navigue dans la surface, Sékou Berthé se jette et enlève la balle d’un magnifique tacle glissé… LuaLua tombe à terre… Le banc de l’Olympiakos se lève comme un seul homme… Un coup de sifflet, un penalty… Je m’éjecte de mon siège, je suis en dehors de ma zone technique, pestant contre l’arbitre… Le quatrième arbitre se dirige vers moi, il me demande de me calmer. Je sens Antonin m’agripper, me demandant de me rassoir… Pendant ce temps là, Predrag Djordjevic s’élance et égalise… Je ne me calme pas…
57ème : Je continue de pester contre l’arbitre, je ne me remets pas de ce penalty. Je ne suis pas dans mon état normal, je n’ai jamais ressenti autant de fureur durant un match de foot. Les 20 000 spectateurs me sifflent allégrement, l’arbitre se dirige vers moi… Il me demande pour l’énième fois de me rasseoir, je refuse catégoriquement. La colère ne me quitte pas, au fond de moi je sais que j’ai tort mais dans ces moments là, la passion prend le pas sur la raison…
58ème : L’arbitre est excédé, il met la main à la poche… Le carton rouge… Le premier de ma carrière, la colère grandit, mes adjoints m’obligent à quitter la pelouse… Je laisse mes gars seuls pour ces 30 dernières minutes… Mon indiscipline m’oblige à abandonner mon équipe. Serais-ce moi le maillon faible finalement ?
63ème : Corner pour l’Olympiakos, je suis en tribune, je m’égosille pour essayer de donner quelques consignes…en vain. Ce diable de Djordjevic récupère le ballon, exécute un magnifique tir en pivot… Et le public exulte, c’est le doublé pour lui… Ma tête tombe entre mes bras, sur la barrière. Je n’ai même plus la force de crier…
65ème : « Antonin ! Antonin ! Fais sortir Makos et fais rentrer Djebbour… Non pas Gaspar, Djebbour !! ». L’ambiance est indescriptible, je ne peux même pas communiquer avec mon adjoint… Il faut passer en 4-4-2, je sors un demi-défensif… C’est le coup de poker…
67ème : Dégagement de Zdravko, déviation de Stancu pour Djebbour, face à Nikopolidis…le pied gauche…et l’égalisation !! Coaching gagnant ! L’espoir revient…
80ème : Le match s’est tendu, plus d’occasions depuis le but de Raffik. Les tacles se durcissent, c’est désormais la valse des soigneurs…
84ème : Attention, un dégagement dans l’axe ! Djordjevic, encore lui, récupère la balle à l’entrée de la surface, il frappe… En pleine lucarne ! Quel coup de poignard ! Toute l’équipe est à terre, surement le but du K.O.
Je suis effondré, Antonin et Stomatopoulos effectuent les derniers changements... C’est surement fini…
91ème : Toute l’équipe est aux avants postes, une perte de balle, le contre du Pirée… La frappe…le poteau !! L’Olympiakos a raté l’occasion qui aurait pu tuer le match… Il reste 3 minutes d’arrêt de jeu, qui sait ?
93ème : Le dernier corner pour le Panionios, tout le monde est monté, Goundoulakis adresse une belle balle brossée au premier poteau… Djebbour est là… BUUUUT !!! Djebbour est le sauveur ! Je saute sur mon siège, je tombe… Ma montre se casse… Tant pis, la joie est tellement forte ! Quel match ! L’arbitre siffle la fin du match… Le stade est éteint, on n’entend plus que les quelques milliers de supporters du Panionios présents dans les tribunes…
Je descends sur la pelouse, ce match nul est synonyme de victoire pour nous… Un petit point arraché à la dernière minute, mais surtout deux de perdus pur nos adversaires.
……
Il est plus de 22h, les joueurs sont en train de se rhabiller dans les vestiaires… Bientôt le retour à Athènes… En attendant je suis sorti dehors pour humer la bonne odeur de la mer, les mouettes survole le stade désormais calme… Au loin j’entends quelques chants, quelques bruits… Surement nos supporters, célébrant la folle soirée…
Je regarde ma montre cassée, les stigmates d’un match de haut vol…
J’allume mon portable, quelques messages de félicitations ; des amis, le Président…
Je lis négligemment, sans grand intérêt… Quand soudain…une sonnerie retentit, encore un autre message…
Je regarde l’expéditeur, numéro inconnu… Etrange…
« Bonjour Paul, c’est Lucy… Je pense que tu te souviens de moi… Ne me demande pas comment j’ai eu ton numéro, ce fut difficile… Pour tout te dire, j’ai un shooting sur Athènes. J’ai prévu d’y rester quelques jours, alors je me suis dit que… Voilà, j’arrive à 23h12 à l’aéroport d’Athènes… Je compte sur toi. »
Putain…c’est pas possible… Je consulte l’heure sur mon portable, déjà 22h25… Je suis exténué mais il faut que je me rende à cet aéroport, quelque chose d’inexplicable m’attire là bas… Je serais au rendez vous, dans une petite demi heure je serais à l’aéroport international d’Athènes, à l’attendre… Pour peut-être revivre une folle nuit avec elle, le long de l’Acropole… Lucy, j’arrive… _________________
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steve84Réputation Mondiale


Inscrit le: 02 Nov 2007 Messages: 1279 Localisation: Camaret-sur-Aygues (84, France)
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Posté le: Dim 18 Mai 2008 22:21 Sujet du message: |
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1)
Lucie, Lucie dépêche toi, on vit,
On ne meurt qu'une fois...
Et on n'a le temps de rien,
Que c'est déjà la fin mais...
2) Y'a des Ultras au Panionios??
3) | Polo Torres qui ne connaît pas le règlement a écrit: | | 58ème : L’arbitre est excédé, il met la main à la poche… Le carton rouge… Le premier de ma carrière, la colère grandit, mes adjoints m’obligent à quitter la pelouse… Je laisse mes gars seuls pour ces 30 dernières minutes… Mon indiscipline m’oblige à abandonner mon équipe. Serais-ce moi le maillon faible finalement ? |
Et là, c'est l'erreur... Et tant qu'entraîneur, tu ne peux pas prendre un carton rouge...
Hormis ce léger détail, bel épisode qui m'a fait penser à un ancien épisode de Jerzy qui narrait une journée type au Zénith...(Platoche l'a fait aussi il me semble) _________________
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KiraRéputation Régionale


Inscrit le: 01 Nov 2006 Messages: 114 Localisation: clermont-Ferrand
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Posté le: Lun 19 Mai 2008 14:33 Sujet du message: |
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Voilà je viens de lire ta story depuis le début et que dire à part....
Félicitation, encore une story d'une grande qualité, les votes vont être vachement difficile devant le nombre important de bonne story. Mais la tienne n'est pas bonne mais très bonne .
En tout cas bonne continuation pour ta story que je suivrait attentivement, bon courage et encore félicitation. |
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Dr ZOULOURéputation Continentale


Inscrit le: 08 Fév 2008 Messages: 772 Localisation: Toulouse
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Posté le: Mar 20 Mai 2008 11:50 Sujet du message: |
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| polo a écrit: | | Pour peut-être revivre une folle nuit avec elle, |
C'est bizarre, à la lecture de ces quelques mots, on pourrait imaginer pas mal de chose...mais ce serait bien mal connaitre notre Romantic-maladroit...
Bravo polo...mais j'attends l'episode prochain car ce que tu annonces m'a mis l'eau à la bouche.... _________________
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fcna367Réputation Continentale


Inscrit le: 18 Nov 2007 Messages: 509
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Posté le: Mar 20 Mai 2008 17:52 Sujet du message: |
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| steve84 a écrit: | 1)
Lucie, Lucie dépêche toi, on vit,
On ne meurt qu'une fois...
Et on n'a le temps de rien,
Que c'est déjà la fin mais...
2) Y'a des Ultras au Panionios??
3) | Polo Torres qui ne connaît pas le règlement a écrit: | | 58ème : L’arbitre est excédé, il met la main à la poche… Le carton rouge… Le premier de ma carrière, la colère grandit, mes adjoints m’obligent à quitter la pelouse… Je laisse mes gars seuls pour ces 30 dernières minutes… Mon indiscipline m’oblige à abandonner mon équipe. Serais-ce moi le maillon faible finalement ? |
Et là, c'est l'erreur... Et tant qu'entraîneur, tu ne peux pas prendre un carton rouge... |
Alors là tu t'es surpassé, tu me cherche vraiment mon petit Steevy.... . Bref, oui y a des ultras au Panionios et y dont plutot violent desfois d'aprés ce que j'ai pu lire... :?
| Steve84 a écrit: | | Hormis ce léger détail, bel épisode qui m'a fait penser à un ancien épisode de Jerzy qui narrait une journée type au Zénith...(Platoche l'a fait aussi il me semble) |
Oui je pensais bien que ça avit déjà été fait... Mais je ne me rappelais pas de ces épisodes en particuliers.... Mais cet forme de narration me semblait presque indispensable tellement le match aait été palpitant... J'ai préféré le faire genre journal de bord... Pour retranscrire la vraie tension du match... C'était mon but, j'espére que j'ai réussit au moins un peu... :D
| DrZoulou a écrit: | | Bravo polo...mais j'attends l'episode prochain car ce que tu annonces m'a mis l'eau à la bouche.... |
Oui, comme je te l'avais dit, je voulais revenir un peu vers le sportif, ne serait ce que pour un épisode....
Et puis la j'annonce la suite, le grand retour de Lucy (ou pas.... ).... C'est le retour du côté narratif de ma story, celui dans lequel je m'éclate le plus et que (je pense) vous appréciez le plus !
Mais le sportif reste important car c'est avant tout une story sur Fm, ne l'oublions pas ....
Voilou les gars.... RDV au prochain épisode (putain ça fait du bien de sortir des révisions du BAC pour poster un petit message Allez je m'y remets !) _________________
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fcna367Réputation Continentale


Inscrit le: 18 Nov 2007 Messages: 509
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Posté le: Dim 25 Mai 2008 12:23 Sujet du message: |
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"Ecrire Dessiner Inscrire"
La lune est déjà haute dans le ciel, presque entièrement découverte…
Mais pas le temps de regarder le ciel, ce soir l’astronomie ne m’intéresse pas… M’a-t-elle d’ailleurs déjà intéressée ? Là n’est pas la question…
Mon cœur bat la chamade, cette sensation de peur mélangée à la joie, la joie de revoir une amie, de la revoir… Après mon passage à Londres, plus de nouvelles, normal… Sans téléphone, sans nom, que voulez vous faire ?
Elle m’a manqué, pendant un moment, puis le temps fit son effet, en quelques semaines tout fut oublié… Ca fait long tout de même une semaine pour oublier une nuit.
Soudain, la saveur d’une petite bière dans ce petit pub typiquement british me revient. Quelle soirée…
Et ce soir, l’histoire peut se répéter, y aura-t-il une suite ? C’est peu probable, sa vie de mannequin, ma vie d’entraineur… Tout simplement incompatible. Mais ces rencontres imprévues de quelques heures… Ne serait pas cela, le vrai coup de foudre, l’amour instantané… Pourquoi n’y aurais je pas le droit moi aussi ? Connaitre l’Amour, le sentir, pouvoir le toucher du bout des doigts… Les derniers poèmes d’amour d’Eluard me reviennent à l’esprit…
« Par la caresse nous sortons de notre enfance
Mais un seul mot d'amour et c'est notre naissance »
Mais alors, suis-je né ? La caresse, je maitrise, aucun problème là dedans… Je crois que Bogdan et d’autres s’en souviennent…
Mais un mot d’amour, un vrai « Je t’aime »… L’ai-je déjà entendu ? Non…
Peut être que ce soir, après Paul Eluard, un autre Paul naitra. Cette fois ci ce sera Paul Torres, en tout cas, je l’espère…
…………
Il est 23 heures passé… L’attente devient pesante, je suis assis, dans le petit terminal de l’aéroport d’Athènes… Quelques personnes attendent leurs amis, leurs proches… Et moi j’attends Lucy, personne d’autre…
Une annonce nous indique que l’avion en provenance de Londres vient d’atterrir, plus que quelques minutes. J’ai l’impression que mon cœur va exploser, la sueur perle sur mon visage, sur mon torse. Je crois que j’ai vraiment eu trop d’adrénaline pour ce soir… Un match, une expulsion, une rencontre imprévue… Et il me reste encore toute une nuit à vagabonder à travers Athènes. Et j’espère que cette nuit sera riche en émotions et en joies.
Il est 23h19, les premiers passagers apparaissent, bagages à la main. Je me lève de mon siège, je la cherche du regard. Je ne peux pas la manquer, son visage est comme imprégné dans mon esprit…
Ca y est, elle vient de franchir la porte de la douane. Ses traits sont tirés, mais la beauté est toujours là… Elle ne part jamais d’ailleurs, quand on est belle une fois aux yeux de quelqu’un, on l’est pour toujours (sauf si la personne en question a plus de 4 grammes dans le sang… La il y a un droit à l’erreur.).
Elle tourne la tête à droite, à gauche, sa petite valise à roulettes à la main… Elle me cherche, elle m’attend… Quand soudain, son regard croise le mien, et immédiatement deux sourires, synchronisés, comme si ils avaient été travaillés à l’entrainement …
Mais ce soir, rien n’est travaillé, rien n’est prévu, tout est spontané, rien n’est faux… Tiens, tout le contraire de mon milieu habituel. Ca fait du bien de changer d’air parfois, non ?
Ca y est, elle est face à moi, un petit temps d’hésitation, une longue embrassade, comme deux fidèles amis, sans nouvelles depuis 10 ans…
Nous nous dirigeons vers la sortie, elle est radieuse. J’en suis sur, elle est contente d’être là, avec moi. Désormais, c’est à moi de ne pas gâcher cette nuit, de profiter un maximum de ces quelques heures qui s’offrent à nous…
Nous venons d’arriver à Athènes, un petit bar sympa, détendu… Tout ce qu’il lui faut pour qu’elle se sente bien.
L’ambiance est tamisée, la musique presque imperceptible, mais son sourire est toujours là… De mon côté, il faut que je me contrôle, pas de gaffe ce soir. Il faut que je force un peu ma nature mais bon…je veux tellement lui plaire ! Un sacrifice parmi tant d’autres…
……
J’ai du mal à lui parler, je n’arrive pas à exprimer tout ce que je ressens à l’intérieur. Et pourtant j’en ais des choses à dire ! Mais je ne sais pas, c’est peut être de la pudeur. Une pudeur négative, qui entrave le bon déroulement de cette soirée, et je m’en veux…
Pourquoi rien n’est jamais simple avec les femmes ? Il y a quelques semaines lorsque je l’ai vue pour la première fois, tout était parfait, les mots sortaient naturellement, les petites blagues aussi… Tout était là…
Ce soir je me sens l’âme d’un Swinn (pour ceux qui ne connaîtraient pas cette étrange pathologie…je peux vous dire que c’est très mauvais avec les filles…)… Les bides se succèdent, les uns après les autres… Son sourire disparait, et peu à peu elle m’échappe… Je le sens, je suis profondément triste. Cela fait déjà presque une heure que nous sommes là, et je me sens abandonné, abandonné par moi-même et par Lucy. Elle ne fait pas plus d’efforts que moi. Cette rencontre qui aurait du être si parfaite tourne au fiasco, aucun de nous n’est capable de lancer une conversation censée.
Peut être que finalement l’Amour n’est pas pour moi, je serais toujours un petit entraineur de seconde zone, sans charisme, sans charme… Un homme sans talent, un homme ordinaire. Triste à dire lorsque l’on a 29 ans et des brouettes. J’aurais pu m’en rendre compte plus tôt…ça m’aurait épargné quelques dommages collatéraux.
Je suis donc face à face avec mon cocktail, et pourtant il y a une poignée de minutes, je la regardais fixement, j’étais comme hypnotisé par son sourire et ses yeux remplis de beauté…
Il va falloir mettre un terme à ce calvaire, je ne la reverrais plus jamais, c’était ma première et ma dernière chance de conquérir le cœur d’un mannequin, dommage… Encore une occasion ratée…
Allez, un petit tour aux toilettes et on s’en va… Je m’excuse auprès de mon « invitée », et me dirige vers les petites toilettes, au fond du bar. J’ouvre la porte et me place face au petit miroir… Je m’observe longuement, plusieurs minutes, plein de choses se bouleversent dans ma tête, des questions, des envies… Mais surtout un sentiment d’énorme gâchis. Bon, il faut que je me passe un peu d’eau sur la figure ; c’est qu’il fait horriblement chaud ce soir !
Je tourne le robinet, rien… Tiens étrange… Je continue de tourner le robinet d’eau froide, jusqu’à atteindre le point maximal. Quand soudain, je perçois un bruit assez effrayant venant des canalisations… C’est l’eau !! Hé merde ! Je tente désespérément d’ouvrir le verrou de cette petite pièce exigüe mais c’est déjà trop tard, l’eau arrive et arrose abondement le lavabo… Je ferme fébrilement le robinet, mais le mal est fait… Je suis trempé ! Il ne manquait plus que ça. Il ne me reste donc plus qu’à affronter le regard de Lucy avant de rentrer chez moi, définitivement humilié…
Je sors des toilettes, l’eau dégouline sur mon visage, mes habits… Tous les regards sont braqués sur moi, comme si j’étais un extraterrestre sorti d’une autre galaxie… Je retourne m’asseoir à ma table, Lucy lève les yeux… Et elle explose de rire !! Serait-ce de la moquerie ? Non, je ne crois pas, c’est un rire franc, sans sous-entendu.
Elle sèche une petite larme au coin de son œil et prend la parole…
« Paul ! Je te retrouve, tu te souviens le soir où nous nous sommes rencontrés ? Tu avais renversé ton verre… Et je me suis dit, « Lui, il n’est pas comme les autres… ». Et ce soir je ne te retrouvais pas ! Tu me semblais superficiel, tu avais l’air de vouloir bien faire, tu n’étais tout simplement pas naturel… Mais là, c’est bien toi, dans toute sa splendeur… »
Et elle se remet à rire. Un sourire s’affiche sur mon visage, quel idiot tout de même !
Je lui propose de partir, elle a l’air vraiment exténuée… Je lui offre le logis ce soir, elle a un hôtel réservé par son agence à Athènes mais elle préfère venir avec moi, dans ma petite banlieue, à Nea Smirny !
Durant le trajet, l’ambiance se détend peu à peu, nous nous retrouvons comme au premier jour, ou plutôt comme au premier soir. Nous sommes tout deux des oiseaux de nuit, qui ne se croisent que tard dans la nuit…
Ca y est, nous y sommes, j’ouvre donc les portes de ma petite maison à cette femme, qui a déjà connu les plus grands palaces des plus grandes capitales mondiales…
Mais peu importe, elle veut juste dormir, et puis aussi, je crois, être avec moi… Je lui dis de prendre ses aises le temps que j’aille me changer… Je n’ai en effet pas trop envie de déambuler mouillé chez moi.
Je sors doucement de la salle de bain, plus aucun bruit… Ou est-elle passée ? Dehors, la nuit est noire, on peut, comme toujours apercevoir Athènes, au loin, illuminé de mille feux…
J’ouvre la porte de la cuisine, personne… Pareil pour le salon…
Reste ma chambre… Je tourne fébrilement la poignée, elle est là, étendue sur le lit, elle n’a même pas pris le temps d’enlever ses habits… Mais mon Dieu, qu’est ce qu’elle est belle !!
Elle me semble endormie, je passe ma main dans ses cheveux. Elle se retourne, me regarde dans les yeux… Elle sourit, comme toujours, elle approche sa bouche de mon oreille… « Paul, je t’aime… ». Elle me donne un petit bisou sur la joue gauche et se retourne. Ca y est, elle est définitivement endormie… Je sors discrètement de la pièce, une couverture à la main… Ce soir je dors sur le canapé.
Je m’allonge… Il est tard, je ferme les yeux à mon tour et ces quelques mots me reviennent à l’esprit :
« Par la caresse nous sortons de notre enfance
Mais un seul mot d'amour et c'est notre naissance.
Un baiser calme dans la nuit
Les plus lourdes ombres s'enfuient. »
Paul Eluard – Derniers poèmes d’amour
Ce soir marque donc le jour de ma naissance… Les ombres se sont également envolées, le temps d’un baiser…
Demain pas d’entrainement, Lucy s’en va dans deux jours, vagabonder à travers le monde… Mais moi je l’attendrais, et son sourire restera gravé dans ma petite tête…
Il est plus de 3 heures du matin, mes yeux se ferment… Et une fois n’est pas coutume, je m’endors, un sourire au coin des lèvres…
Quelques mètres plus loin, elle dort, profondément.
Demain est un autre jour dit le dicton… S’il pouvait être comme aujourd’hui, je ne m’en plaindrais pas…
A demain, Lucy… _________________
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Dr ZOULOURéputation Continentale


Inscrit le: 08 Fév 2008 Messages: 772 Localisation: Toulouse
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Posté le: Mer 28 Mai 2008 9:25 Sujet du message: |
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J'avais même pas vu que t'avais posté....T'as bien fait de venir me tirer les oreilles au café...Bon aprés Socrates, Platon on se retrouve avec Paul Eluard...Tu serais pas en train de bosser le bac par hasard...Et j'ai comme l'impression qu'il n'y a pas trop de chiffres dans ta categorie!!!!
J'ai aimé cet épisode, je pense que tu devrais voir "Hitch, expert en seduction", car j'ai l'impression que tu as joué dedans...Mais dis moi, t'es comme ça dans la réalité ou....bon, de toute façon, c'est cette plume delicate, ce regard assez innocent sur les valeurs, les sentiments qui me fait adorer cette story....
Bravo _________________
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stumpyRéputation Nationale


Inscrit le: 18 Fév 2008 Messages: 478 Localisation: Angers
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Posté le: Mer 28 Mai 2008 17:30 Sujet du message: |
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Et bah, si je pouvais m'attendre à ça??? le grec est en train de devenir hétéro, on aura tout vu les gars...
Blague à part je viens de lire les 2 derniers épisodes... Le match est énorme mais dis moi il est nerveux le torres... Je croyais que tu allais faire bouffer son sifflet à l'arbitre .
Sinon, elle te plait la Lucy... Ta rencontre avec elle (je trouve que c'est ce qu'il a de plus dur à écrire), j'aime bien c'est pas mal, mais je ne trouve pas ça parfait. Pas ce que tu écris mais ce que tu penses, je trouve ça un peu innocent mais bon c'est la différence d'age et donc de vision des choses différente. Mais l'important c'est que l'on sent que ça vient de toi, que tu n'essaies pas d'être dans un rôle...
Enfin j'espère que tu comprends ce que je veux dire...
En tout cas, j'attends ton réveil !  _________________
1200 bornes, 1 pack de redbull, 10h pour perdre 4g, tu connais? On est pas dans le même monde ! |
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toma59Réputation Continentale


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 850 Localisation: A la plage
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Posté le: Mer 28 Mai 2008 20:25 Sujet du message: |
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Que c'est beau mais que c'est beau, vraiment tu a parfaitement retranscrit se que l'on peut ressentir dans ses moments là, d'après moi l'amour est le sentiment le plus dur a retranscrire et toi tu la superbemen bien fait
| Citation: | | Ce soir je me sens l’âme d’un Swinn (pour ceux qui ne connaîtraient pas cette étrange pathologie…je peux vous dire que c’est très mauvais avec les filles…)… |
Ah c'est sa que j'ai |
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Cristiano-coachRéputation Continentale


Inscrit le: 07 Nov 2007 Messages: 914 Localisation: Montpellier
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Posté le: Jeu 29 Mai 2008 22:26 Sujet du message: |
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ENOOOOOOOOORMEEEUUUUUUUH t'as eu ma lecture en direct donc pas rand chose a dire sauf que t'es génial rien à dire!! Et pis quel coach ! Djebbour!
Un lveur, le roi de la connerie, un poète... un conseiller matrimonial... ta's bcp de qualités paulo! Ne cahnges rien, je rentre et pour els votes ta story s'impose tu est un patron vraiment bravo!
Bye bye! |
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zatarRéputation Locale


Inscrit le: 06 Nov 2007 Messages: 9
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Posté le: Mar 17 Juin 2008 2:17 Sujet du message: |
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| Je m'ajoute à la masse des conquis, la qualité du récit est meilleure de chapitre en chapitre et les personnages sont bons. Vraiment chapeau et pourvu que ca dure ! |
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