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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 3476 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Mer 21 Mai 2008 13:42 Sujet du message: |
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| steve84 a écrit: |
Petit bémol cependant (rien de méchant), je ne vois pas où tu nous amènes sur le plan purement sportif... Mais j'attends patiemment que tu continues.  |
Avant d'aborder le vraiment sportif, je tenais à poser une base, des personnages et leur psychologie, et tout un contexte sur lequel me reposer, pour ne pas avoir à en parler plus tard et alourdir certains posts.
Cet épisode marque la fin d'une première grosse partie qu'on peut qualifier d'introduction. _________________
Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière. |
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toma59Réputation Continentale


Inscrit le: 26 Sep 2007 Messages: 908 Localisation: Dans le centre ville de Dunkerque
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Posté le: Mer 21 Mai 2008 13:49 Sujet du message: |
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| Jerzy59 a écrit: | | Cet épisode marque la fin d'une première grosse partie qu'on peut qualifier d'introduction. |
Eh beh, toi quand tu fais une intro, tu la fais pas a moitié mais en même temps, ta story est un peu construite comme un roman et cet intro equivaut a peu près au nombre de pages du premier chapitre d'un bouquin |
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S.RamosRéputation Continentale


Inscrit le: 25 Nov 2007 Messages: 801 Localisation: Casablanca Morocco
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Posté le: Mer 21 Mai 2008 14:45 Sujet du message: |
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Comme d'hab j'ai aimé cet épisode, bien fait, on s'instruit en même temps ...
"L’amour n’est dans le fond qu’une vaste escroquerie. " elle est de toi celle là ? _________________
Ronaldinho 0 - 1 Sergio Ramos |
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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 3476 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Jeu 22 Mai 2008 10:21 Sujet du message: |
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| S.Ramos a écrit: | Comme d'hab j'ai aimé cet épisode, bien fait, on s'instruit en même temps ...
"L’amour n’est dans le fond qu’une vaste escroquerie. " elle est de toi celle là ? |
Sur le moment oui, bien qu'il ne soit pas impossible que quelqu'un l'ai dite avant moi. _________________
Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière. |
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cortex160Réputation Mondiale


Inscrit le: 20 Oct 2007 Messages: 1306 Localisation: Troyes
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Posté le: Jeu 22 Mai 2008 19:55 Sujet du message: |
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C'est d'un niveau tellement pesant et simple à la fois, que je n'ai pas pût m'empêcher de lire le contenu en m'accrochant au contenant. Un récit d'un précision tel que même l'amnésie nous fais connaître le personnage mieux que lui même.
Tous ces détails, si minime soit ils sont d'un intense émotion. J'en ai la chaire de poule.
Je rajouterais juste une dernière chose, MERCI. _________________
La charte du forum c'est ici.
Cliquez s'il vous plaît, c'est autre chose que la charte |
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VaastRéputation Mondiale


Inscrit le: 17 Jan 2008 Messages: 1672
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Posté le: Jeu 22 Mai 2008 20:08 Sujet du message: |
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| Finalement, jerzy va rester sur cette base et va nous pondre un roman psychologique sur l'amour, et au fur et à mesure du temps, on va se rendre compte qu'il a bannit le foot de l'histoire. Perso ça me dérangerais pas, c'est tellement poignant. |
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Minimaliste boyRéputation Locale


Inscrit le: 16 Mai 2008 Messages: 3 Localisation: Au toilettes
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Posté le: Jeu 22 Mai 2008 20:44 Sujet du message: |
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D'un plan purement littéraire c'est presque parfait...( Je ne dit pas parfait parce que rien n'est parfait mais...) _________________ Il était le dernier d'une espèce : trop bizarre pour vivre mais trop rare pour mourir...
Las Vegas parano, Duke, Gonzo
Celui qui se transforme en bête se délivre de la douleur d'être un homme.
Las Vegas parano
Te laisses pas enfler par ces enflures.
Las Vegas parano |
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Unkle PModérateur


Inscrit le: 26 Mar 2007 Messages: 3065
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Posté le: Jeu 22 Mai 2008 21:58 Sujet du message: |
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| jerzy59 a écrit: | | (...)mais rien ne nous dit que Rose n’aimait pas se faire éjaculer sur la gueule, ou que Jack n’aimait pas se faire sucer en fumant du crack |
Toi tu n'as pas vu le Director's Cut de Titanic ...
Il faudrait rajouter une petite pastille "Interdit aux moins de 18 ans" quand même !
A part ça, presque rien à redire : ce n'est pas parfait (quelques répétitions, 2 ou 3 oublis à la relecture, etc.) mais c'est du très bon boulot.
J'attends impatiemment de voir comment tu vas nous recentrer ça sur le foot tout en conservant la dimension psychologique/introspection du récit. |
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fouafRéputation Nationale


Inscrit le: 14 Mai 2008 Messages: 255 Localisation: Lyon 7éme
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Posté le: Ven 23 Mai 2008 8:04 Sujet du message: |
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Cortex je m'associe a toi et je rajoute aussi MERCI _________________
Your lips move but I cant hear what youre sayin.
When I was a child I caught a fleeting glimpse,
Out of the corner of my eye.
I turned to look but it was gone.
I cannot put my finger on it now.
The child is grown, the dream is gone.
I have become comfortably numb. |
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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 3476 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Ven 23 Mai 2008 12:38 Sujet du message: |
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Le lendemain, errant dans la ville comme une âme en peine, je croise Santiago qui se dirige vers le centre d’entraînement. Lorsqu’il me voit au loin, il semble sourire, dévoilant une rangée de dents plus blanches les unes que les autres. Il commence à me parler alors qu’il est à quelques mètres de moi.
- Salut Diego, comment tu vas ?
- Bonjour Santiago. Je vais plutôt bien. Et toi ?
- Je vais bien. Je n’ai pas trop le temps de parler là, mais je voudrais un conseil.
- Un conseil ?
- Oui.
- Je t’écoute.
- Voila. Hier après le match je t’ai confié être supervisé par un club européen, tu te souviens ?
- Oui, bien sûr, je t’ai conseillé d’écouter ton cœur.
- En fait, plusieurs clubs me supervisent. En Italie et en Espagne surtout. Et quelques clubs de seconde division anglaise.
- Qu’en pensent tes dirigeants ?
- Ils ne s’opposeront pas à une offre et me laisseront négocier avec ces clubs.
- Tu ne veux pas donner des noms ?
- Bon, mais tu gardes ça pour toi. Les deux clubs à priori les plus forts sont Parme et Alméria. Le challenge que peut me proposer Cardiff est intéressant également.
- Je ne connais pas trop le football européen. Mais partir d’ici, c’est un peu partir à l’aventure. Prendre un baluchon et aller vers l’inconnu. On sait ce que l’on perd mais jamais ce que l’on gagne. Garde bien cela en tête. Ici, tu joues, tu connais l’environnement. Là bas, tu n’aimeras peut être pas la ville, tes coéquipiers et tu ne seras même pas sûr de jouer.
- Oui, je sais.
- Et tu n’as personne d’autre pour te conseiller ?
- Si, mes parents. Ils ont toujours voulu me voir réussir, car mon père vit son rêve de gosse à travers moi. Aussi ils privilégient l’argent que je peux potentiellement gagner à mon épanouissement personnel.
- Un autre pays c’est par extension une autre culture, un autre mode de vie, parfois une autre langue. Aussi pour faciliter l’intégration je serais tenté de te conseiller plutôt l’Espagne. De préférence un club qui te veux vraiment, ou tu aurais la certitude de jouer, même si c’est en seconde division.
- Oui, avoir l’assurance de jouer est une priorité.
- Devant l’argent ?
- Oui, je n’ai que 21 ans, j’aurais le temps de gagner de l’argent par la suite, si Dieu le veut.
- N’oublie surtout pas que tu peux rester ici également. Ne te mets pas en tête que tu vas forcément partir.
- Oui je sais. Merci en tout cas. Je dois y aller, l’entraînement vas commencer. Tu vas y assister ?
- Je passerai peut être. Je ne te promets rien.
- D’accord. Dis bonjour de ma part à la chica qui t’accompagnait l’autre soir.
- Ok. Bon courage.
- Merci.
Le voila qu’il s’éloigne, prêt à faire sortir via un décrassage et probablement quelques massage, le l'acide lactique qu’il doit encore rester dans son organisme, rendant probablement ses jambes encore lourdes.
Le bonjour qu’il souhaite faire passer n’est pas innocent. Lorsqu’une personne « passe le bonjour » à une autre qu’elle ne connaît qu’à peine, ce n’est jamais innocent. Une manière détournée de dire « t’as un joli petit cul et je serais intéressé pour le voir de plus près ».
Santiago m’écoute, me demande des conseils. Avec de bons arguments je pourrais sans trop de problèmes l’expédier au fin fond des Cornouailles dans un club dont il n’a jamais entendu parler. Je crois que je ne suis pas comme ça. Et puis je l’aime bien ce garçon, sans doute un peu parce qu’il est l’une des deux seules personnes que je connais et à qui je peux parler presque quand bon me semble.
En tout cas, si un léger doute subsistait quant à son homosexualité présumée, elle n’a aujourd’hui plus lieu d’être. J’ai presque envie de penser que c’est dommage. On en arrive à ce point ou la frontière entre confident et rival s’amincit de plus en plus, jusqu’au moment parfois évitable de la confrontation.
Il me laisse avec mes pensées, toutes occupées par Sonya et ce test qu’elle me fait passer aux travers des images de ce bateau qui coule. Et plus ma réflexion mûrit, plus je me dis que je vais jouer cartes sur table, et livrer mon vrai ressenti à propos de ce film. Le plus important sera de paraître sincère. Une situation ou la femme doute est toujours pire que celle ou elle ne doute pas. Même si vous éclipsez ses doutes par une vérité difficile à entendre.
Après être passé aux abords du terrain d’entraînement où je n’ai vu qu’une vingtaine d’hommes gominés en short en train de courir bêtement autour d’un rectangle vert, je regagne ma chambre d’hôtel.
La porte de ma chambre grande ouverte, mon regard est immédiatement attiré par un papier, plié en deux et qui a été glissé sous ma porte. N’ayant même pas le temps de me demander qui d’autre que Sonya pourrait être au courant de ma présence ici, je déplie le papier, qui me dévoile un message écrit au marqueur noir, comme pour souligner son importance : « Il nous semblait pourtant que tu avais compris la nécessité de quitter cette ville. Tu as une semaine, pas plus »
Plus tard, ailleurs.
Lisa Kolski : Camarade de promotion et aventure d’un soir.
Le lendemain de ce jour ou nous avons couché ensemble, nos amis l’ont un peu charrié, pensant qu’il venait de vivre sa première nuit d’amour. Moi, je savais déjà. Son visage a pris une expression un peu particulière. Des yeux sortis de leurs orbites, une sorte d’étonnement feint qui demandaient comment ils pouvaient penser ça. Et en dessous d’eux, cette bouche formant un petit rictus semblant leur signifier qu’il les avait bien eus. Il a alors raconté qu’il était discret sur sa vie, car il a commis des erreurs à ce niveau pendant ses années lycée.
Jonathan Dacourt : Ami de lycée.
Je traînais souvent avec lui, dans le fond de la classe. En terminale nous avons été reversés dans une classe que nous ne connaissions pas. Il avait rapidement réussi à se faire apprécier, ce qui avait aussi favorisé mon intégration. Nous avions réussi à nous faire potes avec deux nanas un peu timides. J’ai la conviction qu’il les a sauté toutes les deux un moment ou un autre. Nous sommes restés à quatre pendant les trois quarts de l’année. Puis les filles se sont éloignées lorsque les gens du lycée ont commencé à nous appeler « les deux tarés ».
Hermine Gamoron : Amie de lycée.
Avec Marta nous traînions avec eux. Ou plutôt avec lui. Car Thomas était le cerveau des deux. Il avait une telle emprise sur ce pauvre Jonathan. Puis peu avant le bac, nous avons appris ce que Thomas a fait à cette pauvre Elsa.
Lisa Kolski
Peu après que nous ayons coupé les ponts, j’ai repris contact avec quelques personnes que j’ai connu au collège grâce à Internet. Quel fameux vecteur social, vous connaissez quelqu’un un jour, vous vous entendez bien avec lui, vous le perdez de vue, et puis cinq ans plus tard vous recevez un email vous prouvant que cette personne ne vous a pas oublié. Mais ce n’est pas le point que je souhaite aborder. On dit souvent que le monde est petit. Cette personne en connaissait une autre, qui a fait l’erreur de sortir avec Thomas. Son histoire m’a donné la chair de poule et nous avait conforté dans notre décision d’oublier au plus vite cet individu, sans même tenir compte de tous les changements qu’il avait pu apporté à son comportement, et dont nous avions en fin de compte bénéficié.
Gérard Lanvers : Gendarme.
Lorsque Mademoiselle Trecchi est venue déposer plainte, les faits qu’elle décrivait ne pouvaient pas laisser de doutes quant à son auteur. Personnellement, je n’ai pas été surpris. Nous avions eu plusieurs fois affaire à Mr Franck, et ça allait crescendo. Dans un premier temps nous l’interrogions pour dégradation de biens publics, puis dégradation de biens privés, puis voie de fait. Lorsque les accusations ont commencé à porter sur des sévices envers animaux domestiques --les animaux de la ferme de Mr André -- je me suis dit que le jour viendrait forcément ou il s’attaquerait à l’espèce humaine.
Jonathan Dacourt.
Il avait une facilité à séduire les filles du lycée. C’est une période particulière pour tout le monde, c’est l’adolescence, les questions à propos du sexe. Lui connaissait déjà, il me racontait souvent comment il avait baisé la fille d’un de ses profs du collège, pourtant âgée de cinq ans de plus que lui. Il s’attaquait, façon de parler, toujours aux filles plus vieilles. En seconde, il séduisait les premières, en première les terminales, en terminale il donnait sa priorité aux redoublantes, sans spécialement se rendre compte qu'il draguait finalement toujours les mêmes personnes. Quand ça ne fonctionnait pas il décrémentait l’âge limite, mais il n’en a pas eu souvent l’occasion...
Gérard Lanvers.
Avec ses quelques amis, il terrorisait tout le monde. Vous savez, dans un petit village comme le nôtre, tout le monde se connaît, et les nouvelles vont vite. Mais Mr Franck réussissait toujours à se dédouaner, à trouver une excuse, un point sur lequel nous ne pouvions pas être totalement sûrs de sa culpabilité. La présomption d’innocence était sa meilleure arme de défense. Alors ce sont ses amis, ceux qu’il embarquait dans ses méfaits qui trinquaient. Sur une vingtaine de passages au poste, nous ne l’avons coincé que trois ou quatrefois, ou il fût condamné à des travaux d’intérêt général. Il appelait ça « ses heures de colle », car cela se passait le mercredi après midi. Ses amis par contre, ont parfois été condamnés jusqu'à 1000€ d’amende, mais cela ne lui posait pas de problème de conscience.
Marta Henry : Amie de lycée.
Je ne sais pas si Hermine a couché avec lui, mais en tout cas moi oui. Je le trouvais séduisant, et il avait ce côté rebelle anarchiste que je partageais. C’était ce genre de personnes insatisfaites de la société, et plutôt que de l’aider à se remettre dans le droit chemin, il faisait en sorte que cela empire comme pour pouvoir justifier son comportement par la suite. Il faisait passer certains actes à la fois pour la cause et la conséquence. Il était fasciné par l’emprise qu’il pouvait avoir sur les gens de son village, qui frissonnaient rien que d’entendre son nom. C’est le jour ou il a importé cela au lycée que Hermine et moi nous sommes rendus compte qu’il était nécessaire de ne plus lui accorder que du mépris.
Gérard Lanvers.
Je ne sais pas ce qu’il pouvait bien leur dire. Mais chaque fois, après une convocation, en venait une autre, puis une autre. Certains utilisent leur don d’orateur pour faire de la politique. Franck, lui, fédérait à sa cause un petit groupe d’adolescent en quête d’identité qu’il plaçait ensuite comme des pions lorsqu’il s’attaquait à notre village. Il faisait ça si bien qu’en général ce sont eux qui étaient punis. Avec tout le recul, je pense que s’il leur avait demandé de s’attacher une ceinture de dynamite, et de la faire exploser dans un lieu public, ils l’auraient fait. Lorsque Franck a quitté le village après le lycée, tout est redevenu calme, même ses amis qu’il avait pourtant incité à commettre ces atrocité sur des animaux.
Jonathan Dacourt.
Il séduisait les filles d’une manière un peu particulière. Déjà il sélectionnait. Ce n’était pas le genre d’homme à vouloir dépuceler le plus de minettes possible. A vrai dire, je crois que ça ne lui est jamais arrivé. Il ciblait plutôt les filles que l’on appelle vulgairement des salopes. En réalité des filles qui viennent de découvrir le sexe, et qui y ont pris goût au point de tenter de multiplier les expériences. Et beau garçon comme il était, cela ne lui posait pas de difficulté.
Ensuite, il allait les voir, leur disait qu’il sait ce qu’elles cherchent. Il disait que dire la vérité à une fille est un moyen sûr de les amener dans le lit, et qu’une salope qui s’assume est excitée lorsqu’on lui dit qu’elle est une salope. Lorsqu’il pensait avoir affaire à une salope prude, ce genre de filles qui cherchent à cacher leur appétit de sexe, il adoptait un ton plus consensuel. Il parlait surtout à ses filles là de part le langage corporel, et cela fonctionnait toujours. Vers la fin de la terminale, sa réputation n’était plus à faire. Il avait tellement puisé dans le vivier qu’il ne lui restait plus que les grosses salopes à baiser. Ce genre de filles souvent assez moche, qui n’ont pratiquement que ce comportement sulfureux pour amener un homme au lit. Parfois, il approchait une fille un peu fleur bleue. Il me confiait alors qu’en lui disant simplement ce qu’elle voulait entendre, il n’aurait pas de difficulté à lui débroussailler son mont de Venus.
Elsa Trecchi : Amie de lycée.
Je l’ai connu en fin d’année de terminale. Il m’a paru extrêmement sûr de lui. J’aimais bien discuter avec lui, sa vision de la vie en général me plaisait bien, et il y a de nombreux sujets pour lesquels nous partagions un intérêt commun. Après une dizaine de jours à se parler une heure durant le midi, ou en attendant le bus, j’ai fait le premier pas pour sortir avec lui. C’est vrai qu’il avait une réputation, mais j’en avais une un peu similaire, et à l’écouter il ne me semblait pas être cette personne que les autres décrivaient. Quand j’ai compris que m’amener dans son lit était depuis le début son idée, et qu’il m’avait conditionnée à ça, il était trop tard.
Gerard Lanvers.
Même pour ce qu’il a fait à Elsa, nous n’avons pas pu le coincer. Il s’était démerdé pour être transparent sur cette histoire. Il avait aussi su protéger ses amis d’ailleurs. C’est la dernière fois que j’ai eu affaire à lui. Après il est parti, et je n’ai plus jamais entendu parler de lui, à mon grand soulagement. Vous ne pouvez pas savoir l’inquiétude que se fait un père pour sa fille, lorsque ce genre d’individu est présent dans les environs.
Lisa Kolski.
Mon amie m’a expliqué qu’Elsa (son amie) a eu une aventure avec lui, et que ça avait mal tourné. C’était une époque ou cette fille cherchait à découvrir les immenses possibilités offertes par le sexe. Alors Thomas l’a convaincue de la menotter, et de lui lier chaque pied à une barre du lit, jambes naturellement écartées, avec des cordes de pendu. Il avait également réussi je ne sais comment, à lui faire accepter la présence d’une caméra dans un coin sombre de la chambre. C'était une simulation de viol, la présence d'un prétendu danger, ainsi que celle voyeuse de la caméra étaient supposés exciter Elsa davantage . Alors il fait son affaire, la caméra filme tranquillement la scène tandis qu’il introduit de force son sexe dans sa bouche avant de la pénétrer tout en mettant un vibromasseur dans son anus, vibromasseur allant et venant au rythme des pénétrations de Thomas. Et elle prenait son pied comme on le dit vulgairement. Puis, lorsqu’il a finit, quelqu’un a frappé à la porte d’entrée. Il a dit à Elsa de ne pas bouger, ce qui était très ironique, que c’étaient probablement ses potes, et qu’il allait leur dire de partir. En sortant il a fermé la porte de la chambre. Quand celle-ci s’est ouverte à nouveau, ses potes entraient dans la chambre. Je n’imagine pas ce qui a pu passer dans la tête de cette fille. Un sentiment d’horreur probablement. Au final, ils se sont juste moqué un peu d’elle. Ils lui ont détaché les mains en lui demandant de continuer de faire aller et venir le vibro qui était toujours coincé dans son cul. Elle, de peur de se faire violer, a accepté, pendant que les mecs se branlaient à tour de rôle, jusqu'à éjaculer dans une serviette prévue à cet effet, soulignant ainsi la préméditation de l’acte. Elle est allée à la gendarmerie, mais puisqu’il n’y a pas eu viol, pas vraiment eu de menaces et qu’elle était consentante à la base, Thomas ne risquait rien. Il a ensuite répandu la rumeur dans le lycée. Cette fille est devenue la risée de tout le monde jusqu’à la fin de l’année, alors que Thomas en devenait le chat noir.
Jonathan Dacourt.
Il savait qu’il aurait son bac. Il m’avait dit qu’avant de quitter le lycée il ferait en sorte que son nom y soit liée, qu’encore dans 10 ans les jeunes parleraient de lui, déformant parfois la vérité, jusqu'à le hisser au rang de légende urbaine. Il savait faire en sorte que les filles lui accordent une totale confiance, et il n’attendait que ça pour les ridiculiser. A chaque fille qu'il s'envoyait il était capable de trouver ses points fort, pour avoir le plus de plaisir possible, même quand les nanas étaient, disons ... affreuses.
Il a quand même eu une relation sérieuse. Enfin, je dis sérieuse mais ça n’a duré que trois ou quatre mois. J’ai cru qu’il était amoureux. Elle est partie car il la trompait. Une fois, deux fois, cinq fois. Et il lui avouait tout. Je lui ai demandé pourquoi il n’essayait pas de rester discret. Il m’a alors donné le meilleur conseil que j’ai pu avoir, et qui me sert encore aujourd’hui. Il m’a dit qu’il n’y a rien de pire qu’une fille qui a des soupçons. Si elle en a, elle te pourrit la vie, elle farfouille à droite, à gauche. Il disait aussi que quel que soit le caractère difficile de la vérité, cela vaudra toujours mieux de la dire plutôt que de laisser planer un doute. Je crois même que parfois il avouait des choses qu’il n’avait pas faite, juste pour empêcher cette fille de douter sur ses actes. Au début je ne croyais pas à l'efficacité de ce conseil, puis j’ai grandi, et j’ai compris exactement ce qu’il voulait dire. Que ce soit sur la question du sexe, ou de la psychologie féminine, il avait toujours plusieurs longueurs d’avance sur les autres, si bien que lorsqu’il débarquait quelque part avec ses desseins incompris, cela finissait presque toujours en catastrophe notoire.
Lisa Kolski
Je me suis souvent imaginé à la place de cette fille, Elsa. Je crois que le pire n'est pas de voir débarquer 3 mecs se branlant devant elle. Le pire c'est cette caméra, ce film qui a été immortalisé, et qui reste et restera comme le témoignage visuel de l'horreur qu'elle a vécue, sachant pertinemment qu'un marginal comme Thomas pouvait la faire ressurgir n'importe ou, n'importe quand. Cette épée de Damoclès en permanence figée au dessus de ma tête ne m'aurait jamais permis de faire à nouveau confiance aux hommes. _________________
Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière.
Dernière édition par jerzy59 le Ven 23 Mai 2008 15:21; édité 1 fois |
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cortex160Réputation Mondiale


Inscrit le: 20 Oct 2007 Messages: 1306 Localisation: Troyes
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fouafRéputation Nationale


Inscrit le: 14 Mai 2008 Messages: 255 Localisation: Lyon 7éme
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Posté le: Ven 23 Mai 2008 13:23 Sujet du message: |
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alors la, on atteint quelque chose de vraiment exceptionnel. Tu as vraiment beaucoup d'imagination.
Continu comme ca, ta story va devenir la meilleur story de tout les temps.
Peut étre qu'un jour cela deviendra méme un bouquin et la a coup sur ce sera un Best seller _________________
Your lips move but I cant hear what youre sayin.
When I was a child I caught a fleeting glimpse,
Out of the corner of my eye.
I turned to look but it was gone.
I cannot put my finger on it now.
The child is grown, the dream is gone.
I have become comfortably numb. |
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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 3476 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Ven 23 Mai 2008 13:26 Sujet du message: |
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| fouaf a écrit: |
Peut étre qu'un jour cela deviendra méme un bouquin et la a coup sur ce sera un Best seller |
Faut pas pousser quand même ... _________________
Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière. |
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souinRéputation Mondiale


Inscrit le: 29 Oct 2007 Messages: 2487 Localisation: Chartres / Dijon
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Posté le: Ven 23 Mai 2008 13:29 Sujet du message: |
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| jerzy59 a écrit: | | fouaf a écrit: |
Peut étre qu'un jour cela deviendra méme un bouquin et la a coup sur ce sera un Best seller |
Faut pas pousser quand même ... |
Flammarion est déjà sur le coup... à suivre ! _________________
j'dis ca, j'dis rien ! |
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fouafRéputation Nationale


Inscrit le: 14 Mai 2008 Messages: 255 Localisation: Lyon 7éme
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Posté le: Ven 23 Mai 2008 13:34 Sujet du message: |
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Non j'abuse peut étre un peu mais cela fait longtemps que je n'avais pas lu quelque chose d'aussi prenant et bien écrit _________________
Your lips move but I cant hear what youre sayin.
When I was a child I caught a fleeting glimpse,
Out of the corner of my eye.
I turned to look but it was gone.
I cannot put my finger on it now.
The child is grown, the dream is gone.
I have become comfortably numb. |
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steve84Réputation Mondiale


Inscrit le: 02 Nov 2007 Messages: 1169 Localisation: Camaret-sur-Aygues (84, France)
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Posté le: Ven 23 Mai 2008 15:19 Sujet du message: |
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J'avais reçu la claque sur la joue gauche, maintenant la joue droite... Et cette capacité à exprimer le ressenti des personnages... Magnifique, comme d'habitude... _________________
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Unkle PModérateur


Inscrit le: 26 Mar 2007 Messages: 3065
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Posté le: Sam 24 Mai 2008 22:50 Sujet du message: |
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T'as oublié le bandeau :
| Jerzy59 a écrit: | | Alors il fait son affaire, la caméra filme tranquillement la scène tandis qu’il introduit de force son sexe dans sa bouche avant de la pénétrer tout en mettant un vibromasseur dans son anus, vibromasseur allant et venant au rythme des pénétrations de Thomas. |
J'attends que tu t'attaques aux animaux pour alerter la SPA !  |
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DjingagolRéputation Régionale

Inscrit le: 22 Mai 2007 Messages: 188
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Posté le: Dim 25 Mai 2008 11:14 Sujet du message: |
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Tu peux les alerter tout de suite alors, car c'est déjà fait d'après le gendarme Lanvers
Quelle bonne surprise! Ca faisait un moment que je venais pas sur le forum, et là, qu'est-ce que je découvre? La nouvelle petite bombe de Jerzy! Et en plus, tu continues celle du Zenith: trop bon!
2 petites remarques cependant sur ta nouvelle histoire:
- Ca n'arrive pas souvent mais de temps en temps il y a certaines incohérences de ton.
Un exemple: "Que fais-je avec des faux papiers?"
Je vois mal ce type, capable de balancer à une inconnue (Sonya) qu'il va la sodomiser dans un laps de temps relativement court , s'exprimer avec des "Qui suis-je? Que fais-je? Où vais-je?"
- Et ensuite, attention à l'orthographe. Je sais que les quelques fautes sont dues à la vitesse d'écritures et ce n'est pas pour un soucis éthique envers la langue française que je dis ça, mais bien parce que ton histoire est captivante. On se met à lire, on est pris dans ta fièvre créatrice et tout à coup il y a une faute d'orthographe qui nous oblige à analyser et redéchiffrer le mot. Ca ne prend qu'un dixième de seconde, mais c'est suffisant pour casser le trip.
Voilà, ne le prend pas mal, c'est justement parce que j'adore que je critique
ps: c'est où qu'on vote pour les stories du mois? |
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VaastRéputation Mondiale


Inscrit le: 17 Jan 2008 Messages: 1672
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Posté le: Dim 25 Mai 2008 11:35 Sujet du message: |
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Moi je conseille à jerzy de mettre une protection sur son texte si il veut pas que quelqu'un le publie  |
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DjingagolRéputation Régionale

Inscrit le: 22 Mai 2007 Messages: 188
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Posté le: Lun 26 Mai 2008 17:52 Sujet du message: |
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Personne n'oserait car on serait là pour défendre Jerzy, et ça en fait des témoins!  |
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