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gojy37Réputation Locale

Inscrit le: 07 Aoû 2007 Messages: 4
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Posté le: Mar 07 Aoû 2007 4:32 Sujet du message: Le debut de la faim |
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Le début de la faim.
Introduction : cette story est ma première donc je suis open à toutes propositions ou idées et si c’est mauvais n’hésitez pas, si ça vous convient alors it’s Good.
Voilà vous savez tout maintenant l’histoire peut commencer.
L’arrivée : 6 juillet 2OO7
D’un pas décidé, j’entrai dans le stade du Cher, 10 000 places environ et rien à voir avec le Maracana où j’avais bossé plusieurs mois auparavant avec les jeunes.
-Julio !!!
Ce hurlement me sortit de mes pensées, et me fit faire volte face, un homme apparemment fort content de me voir vu la vitesse à laquelle il s’approchait, s’agitait comme un gosse le jour de Noël, le seul souci c’est que je n’avais aucune idée de qui il pouvait bien s’agir.
Réfléchis, Julio, réfléchis.
Je commençais à stresser.
Il ne ressemblait pas à mon contact mais alors pas du tout, il était petit, chauve, un peu rondouillard, et extrêmement bien habillé, le genre de costume que je ne pourrais jamais me payer.
Il se précipita vers moi et me prit dans ses bras.
-Alors vous avez fait bon voyage ?
-Heu, oui, balbutiai-je embarrassé.
-Bien, bien, continua-t-il en se frottant les mains. En attendant les joueurs que direz-vous de visiter le club ?
-Volontiers.
J’étais très curieux de découvrir ce nouvel environnement, je suivis donc cet inconnu fort accueillant dans les travers du stade. Il m’entraîna d’abord vers l’administration, visite qui m’a paru sans intérêt vu que tous les bureaux étaient désespérément vides et qu’il me parlait de personnes que je ne connaissais pas encore.
Puis il se dirigea vers les vestiaires, et les infrastructures, en me contant quelques anecdotes qui s’y étaient passées, je le talonnais de près quand il fit une halte devant la vitrine poussiéreuse parsemée de quelques trophées. Il essaya alors de me décrire avec fierté les différents titres obtenus par le passé, mais malgré son enthousiasme je commençais à ne rien y comprendre, il parlait de plus en plus vite et n’arrêtait pas de dire « vous comprenez »,
« Non, je comprends rien » voilà ce que j’aurais voulu lui répondre, mais je me contentais de sourire poliment à chaque remarque.
-On a fait le tour je crois. Conclut-il en arrivant sur la pelouse, deux heures plus tard.
Je soufflais intérieurement que cette visite s’achève, je n’avais presque rien retenu de ce discours interminable et ce qui m’intéressait le plus venait enfin d’apparaître devant moi : les joueurs étaient là et à ce que je voyais, ils avaient l’air plutôt en forme, mais la chose pour le moment qui me frappait le plus, c’était le temps, il ne ressemblait pas à mon Argentine natal ou au Brésil, je compris vite que le bermuda et le marcel pouvaient rester dans ma valise.
Je pris mon calepin et inscrivis en dessous de la seule chose utile récoltée durant mes deux heures de visite « reprise du championnat vers le 20 juillet », la réflexion « Penser à une nouvel garde robe », décidément, le temps était contre moi.
-Alors vous en pensez quoi ?
Me tirant de mes pensées l’homme à coté de moi me fixait. J’avais envie de lui demander si j’avais un truc sur le visage mais je préférai lui répondre autre chose de plus appropriée.
-Je pense que le potentiel est là, dis-je sereinement.
-Moi aussi, mais le moral des joueurs n`est pas au plus haut depuis la relégation. Les meilleurs éléments sont partis et le recrutement est au point mort, enfin on compte sur vous.
-Tout à fait, fit une voix derrière moi.
Floch, l’homme à qui je devais ma place ici venait d’apparaître.
-T’as fait bon voyage, « boy » ?
-Oui, un peu long mais c’était supportable, dis-je en lui serrant la main.
-Bien, puisque tu es là, fit mon guide en s’adressant à Floch, je vais vous laisser.
Puis il se retourna vers moi et me tendit un bout de papier.
-Voici l’adresse de votre hôtel, pour le reste nous réglerons ça demain, travaillez bien !
Il me serra la main avec un grand sourire et nous quitta. Je regardai alors Floch et lui demanda d’un peu air penaud.
-C’était qui exactement ce gentil petit papy?
Il éclata de rire.
-C’est Mr Augustin notre président, il est plutôt gentil c’est vrai, mais tu n’as pas du tout comprendre.
-Bah, j’ai essayé au début mais…
-C’est rien, il parle parfois un peu trop alors t’en fais pas, je vais te faire un petit rappel de ce qui est important. Ici c’est le TOURS FC t’avais au moins compris ça, ironisa-t-il.
-Merde, je me suis trompé, je croyais que c’était le Bayern ici, répondis-je avec un petit sourire en coin.
-Bon assez rigolé, reprit-il avec un air sérieux. L’effectif est un groupe assez expérimenté avec quelques bons jeunes, le stade est pas mal, mais le centre de formation n’est pas l’un des meilleurs, on doit faire avec, ajouta-t-il dépité.
On discuta ainsi un bon moment, et il me fit le topo en me montrant les points forts de l’équipe, je déduisis bien vite les points faibles ainsi que les éléments clefs de mon nouveau club.
L’écusson.
Le stade
Le maillot de la saison.
Après un moment, il appela les joueurs qui se réunirent tout autour de nous.
-Messieurs ! Cria-t-il. Je vous présente notre nouvel entraîneur Julio Del Nardo, il nous vient directement d’Argentine, il nous amène le soleil (NDLR : il fait 9°, tout le monde se les pèle, le mec débarque en tongues avec son bronzage luisant, des lunettes à la chips et un bermuda alerte à Malibu volé à David Hasseloff : comment faire une super bonne impression le premier jour, on aurait dû l’appeler Julio Del Nachos ), alors accueillons le comme il se doit.
Alors que je serrai les mains du groupe, je réalisais enfin que j’étais le nouveau coach du FC TOURS.
Putain je me les gèle ! Pensais-je.
Dernière édition par gojy37 le Ven 10 Aoû 2007 21:29; édité 1 fois |
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gojy37Réputation Locale

Inscrit le: 07 Aoû 2007 Messages: 4
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Posté le: Mar 07 Aoû 2007 4:43 Sujet du message: |
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Prise de fonction.
Après avoir serré les mains des joueurs, je les ai rapidement remis au travail, ce premier entraînement allait enfin me permettre de les connaître et de savoir sur qui je pouvais compter dès à présent.
Au fur et à mesure de leurs exercices, je griffonnais quelques notes sur mon carnet.
-Il y a du travail, n’est ce pas, me glissa Floch.
-Effectivement, et pas qu’un peu…
Une heure passa avant que je décide d’arrêter l’entraînement.
-Alors après ça tu en penses quoi ? S’enquit Floch.
Je fermai mon carnet et mis mon crayon derrière l’oreille.
-Je crois qu’on va quand même pouvoir se débrouiller.
Je rassemblai les joueurs autour de moi et je leur fis un rapide bilan de la situation de l’équipe. Les réactions furent mitigées : la plupart des joueurs étaient conscients de la situation et voulaient y remédier alors que d’autres, plus égoïstes, restaient centrés sur leur petites personnes et ne voyaient plus de perspectives d’avenir.
Certains joueurs s’interpellèrent en faisant quelques critiques personnelles, je réalisai alors que la saison précédente était encore trop présente dans les esprits et qu’il serait difficile de les sortir de cet état d’esprit. Mon premier objectif serait donc de retrouver un bon esprit d’équipe avant tout.
Je calmai les humeurs de quelques-uns qui s’énervaient puis je repris un discours plus positif, les encourageant à ne pas baisser les bras et je leur donnai rendez vous le lendemain à la première heure. Ils me saluèrent avant de rejoindre les vestiaires.
-Pas facile comme accueil, lança Floch en me tapant dans le dos.
-J’ai vu pire, soufflai-je.
-Bon, alors on peut dire que ça s’est bien passé, dit-il avec un sourire.
-Ouaip !
-Parfait, et avec ça, dès demain tu pourras décider de la suite à donner avec le staff. On ne perdra pas de temps…
Il se baissa, ramassa une pile de dossiers et me les tendit.
-Voilà tout ce que tu dois savoir sur tes joueurs, j’espère que ça va aller.
-Avec tout ça, j’espère bien, dis-je en me saisissant de la pile, deux tonnes d’infos ça devrait suffire.
Je le saluai et quittai le stade les bras chargés, pour prendre un taxi en direction mon hôtel.
Le chauffeur me déposa, rue du commerce et m’indiqua le chemin à suivre pour y accéder. Je marchai donc vers la place Plumereau et ses dédales alentours. Caché derrière des anciens bâtiments aux façades d’époque, l’établissement d’apparence rudimentaire me surprit agréablement à l’intérieur et ma chambre était bien plus luxueuse que ma chambre à Rio, un vrai petit paradis en centre ville.
Je posai les dossiers sur le lit et déposa mon unique bagage près de la commode, un grand baluchon, voilà tout ce que j’avais amené mais c’était bien suffisant.
Je commandai un repas à l’accueil et commençai enfin mon étude de dossiers.
Au bout de quelques lectures, je pus faire ressortir quelques points importants : je pouvais compter sur l’expérience de mon attaque qui avait déjà fait ses preuves.
Tony Vairelles
Samuel Boutal
C’était un bon début, je regardais ensuite mon milieu de terrain et en sortais deux noms.
Diego Gomez
Pacheco
Tout cela était une bonne base pour continuer.
Par contre, pour la défense et le gardien, là même avec un bon repas dans l’estomac, je voyais pas qui aligner. Mes défenseurs n’étaient pas mauvais, mais je les trouvais trop juste physiquement pour tenir toute la saison. Quand au portier, je ne savais pas qui mettre : aucun des deux ne sortait du lot.
Mon réveil indiquait déjà trois heures du matin et je devais être au stade à huit heures tapantes alors je me suis allongé, abandonnant ainsi mes réflexions, seul le bruit de mon réveil me força à rouvrir les paupières quatre heures plus tard.
-Este puto…
J’enfilai mon jean, un polo, pris rapidement un café et deux tartines avant de courir vers la gare prendre un taxi et quand huit heures sonna à ma montre, j’étais devant le stade.
-Juste à temps.
Le gardien me fit entrer et je me dirigeai directement vers mon bureau où mon staff attendait mes directives.
Hamon Emmanuel, mon assistant, me fut enfin présenté : un gars bien bâti qui me souriait en souhaitant une bonne coopération. Il me présenta de suite les autres membres du staff : Mr Maufroid et Mr Bouhazama qui se chargeaient des entraînements des joueurs et enfin Mr Medina Juan qui s’occupait des gardiens.
-Alors messieurs, que pensez vous des joueurs ? Demandai-je. Donnez moi vos idées et vos impressions pour qu’on puisse commencer à travailler.
-Il faudrait peut-être voir à rajeunir l’effectif car Vairelles pense arrêter à la fin de saison et Samuel n’est pas très en forme, commença mon assistant.
- Effectivement, c’est ce que j’ai relevé hier…
-Tu as donc dû voir aussi notre problème avec la défense, enchaîna Maufroid.
-Oui, je compte sur vous pour les mettre en condition car je suis là je suis vraiment inquiet.
-Pas de souci Julio, me lança David, je m’occupe de ça.
Ils finirent de m’expliquer leurs programmes prévus en me rassurant, puis prirent congé pour finir le planning et superviser les joueurs, moi je devais impérativement discuter des gardiens avec Juan.
-Juan, j’ai besoin de ton avis pour le poste de titulaire, qui vois-tu en numéro 1 ?
-Je te conseille plutôt Raimbault, il a l’expérience de la L2, je pense que tu peux lui faire confiance, m’assura-t-il.
-Bon ok, je te suis sur ce coup, mais j’espère que notre numéro 2 est prêt en cas de coup dur.
-Oui, oui, niveau gardien je pense que ça devrait être bon pour la saison, d’ailleurs je dois les rejoindre, à plus tard coach.
Il se leva et sortit à son tour.
Quand il referma la porte je me mis à griffonner une feuille de papier.
-Je voudrais que Floch fasse un petit tour d’Europe pour moi, donne lui ça, dis-je en tendant le papier à mon assistant. Moi, je me charge de voir avec mes connaissances s’il n’y aurait pas un joueur qui pourrait compléter notre effectif, on en a vraiment besoin avant la saison pour redynamiser l’équipe.
-Oui, je vais essayer de le trouver, pendant ce temps n’oublie pas d’aller voir le directeur, il t’attend dans son bureau.
-Ah oui, celui là je l’avais complètement oublié…
-Bah, si tu veux être payé c’est mieux, dit-il en souriant.
On se salua et je me dirigeai hâtivement vers le bureau du directeur.
Plutôt spacieux, il y avait Mr Augustin et plusieurs autres personnes que je ne connaissais pas. Il me serra la main et un flash se produit. Surpris, je reculai et me cogna contre une chaise.
-C’est quoi ce bordel ? Crachai-je d’instinct.
Le président, un peu affolé, tenta une petite blague pour rompre le silence établi par l’assistance.
-Je vous présente Mr Del Nardo, notre nouvel entraîneur au sang chaud. Déclara le président alors que le photographe continua de faire son travail. Julio, c’est une petite conférence de presse pour officialiser les choses, m’expliqua t-il en me tapant amicalement dans le dos.
-Officiel ? Ce qui est officiel c’est que j’ai mal au genou !
-Bryan de la NR sportive, juste une ou deux questions, c’est possible ? Demanda le journaliste en souriant à ma phrase.
-Heu oui, si ça peut vous faire plaisir, répondis-je en me frottant le genou.
L’entretien dura une bonne heure, il me remercia et m’informa que l’entretien paraîtrait très bientôt avant de me saluer et de quitter la pièce.
Le président ferma la porte et me fit son plus beau sourire.
-Ne vous en faites pas, je n’attends pas la montée, j’espère juste un classement honorable et la préparation d’un groupe solide pour l’an prochain. Je pense que le trio de tête serait un bon challenge, qu’en pensez vous ?
-Je pense y arriver.
-Bien, alors signez ce papier, il vous lie une année à nous, la prolongation de ce contrat se fera en fonction des résultats, vous êtes d’accord?
-Evidement, sachez que je ferais de mon mieux.
-Si cela vous convient alors...
Il marqua une pause pendant que je signai le contrat puis appela sa secrétaire pour qu’elle finisse de s’occuper des papiers. Il me rendit un double, souffla de soulagement et continua.
-Bon, parlons argent maintenant, je vais être franc, la saison dernière nous a vidé les caisses : il nous reste une marge salariale convenable et 300 k d’Euros pour les transferts, je ne peux pas faire mieux, en plus, le stade sera bientôt agrandi alors on ne peut se permettre d’excès.
-Je comprends, je ferai avec. Maintenant, si vous voulez bien m’excuser, je dois retourner sur le terrain.
J’allais retrouver les joueurs quand mon assistant m’interpella.
-Julio ! Floch te fait savoir qu’il te remercie pour la mission et qu’il a déjà filé, l’entraînement se déroule plutôt bien, alors si tu veux faire autre chose…
-Non, je tiens à encourager les gars avant de repartir à mon bureau où j’ai quelques coups de fils à donner pour la suite.
Dernière édition par gojy37 le Ven 10 Aoû 2007 21:53; édité 1 fois |
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BadibadouRéputation Continentale


Inscrit le: 25 Mai 2007 Messages: 872 Localisation: Nantes
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Posté le: Mar 07 Aoû 2007 10:35 Sujet du message: |
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D'abord, BIENVENUE Tourangeau !!!
Moi aussi je suis de Tours ça ne fait qu'un an que je suis à Nantes pour les études (quoiqu'au moment où je te parle je suis à Tours...)
Ensuite je e voudrais pas te vexer mais ton français est horrible, j'ai du mal à comprendre tout ce que tu racontes alors va falloir faire beaucoup d'efforts de ce côté-ci si tu veux avoir des lecteurs !!!
Les majuscules là où il faut, la ponctuation correcte, les conjugaisons aussi et surtout parce que c'st pas ça du tout...
Sinon j'attend le véritable début de saison...
P.S : t'as bidouillé l'éditeur toi normalement Tours est en L2 au début du jeu... |
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moreskRéputation Régionale


Inscrit le: 30 Juin 2007 Messages: 74
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Posté le: Mar 07 Aoû 2007 13:29 Sujet du message: |
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J'ai rien compris a ton histoire  |
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gojy37Réputation Locale

Inscrit le: 07 Aoû 2007 Messages: 4
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Posté le: Sam 11 Aoû 2007 20:10 Sujet du message: |
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La pêche aux désillusions
Je revenais du terrain où j’avais passé en revue l’entraînement des joueurs et après les avoir encouragés, je m’étais retiré dans mon bureau où m’attendait une tonne de travail.
Sur un grand tableau, je traçai deux colonnes: points forts et points faibles.
Points forts
. L’expérience du groupe
. De bons joueurs clefs
. Des ailiers de qualité
Points faibles
. L’âge de mon groupe
. La défense
. Un banc limité
Quand cette étape fut finie, je tentai de dessiner des tactiques qui gommeraient les insuffisances de mon groupe, plusieurs furent retenues et au final je notai un premier groupe de 11 joueurs :
Armand Raimbault : Assez bon gardien ayant une grosse expérience, et surtout d’excellents réflexes qui nous permettront de combler un peu les défauts actuels de la défense. Néanmoins, il a deux gros problèmes qu’il faudra corriger rapidement si on ne veut pas sombrer : son manque de vitesse et ses dégagements douteux.
Bertin Tokéné : Une grosse expérience de la D1 belge et de la L2 française, je comptais sur lui pour diriger ma défense. Un bon physique et un excellent jeu de tête en font un défenseur clef.
Pascal Pédémonte : Un défenseur très physique mais qui m’inquiétait par son manque de self contrôle et de jeu balle au pied.
Laurent Koscielny : Le benjamin de mon équipe n’était pas le meilleur des défenseurs mais je croyais beaucoup en lui.
Walid Cherfa : Un prêt de Toulouse, excellent tireur de corner, une bonne qualité physique et du courage à revendre, je comptais beaucoup sur ses qualités.
Ibrahima Sory-Conté : Une fusée, capable d’effectuer d’énormes pointes de vitesse aux moments cruciaux, de plus, il possède une qualité de centre et de passes qui pourraient être un gros plus.
Pacheco : Mon futur capitaine, un joueur très agile avec un touché de balle surprenant. Capable de tirs puissants, je le voyais comme un roc malgré son jeu de tête qui était un très gros problème.
Diégo Gomez : Mon technicien argentin, un vrai meneur de jeu mais gâché par un jeu aérien vraiment lamentable.
Gregory Carmona : Un bon milieu de terrain, technique, rapide mais physiquement trop faible pour tenir tout un match à ce niveau.
Sigamary Diarra : Une bonne vitesse, mais pas le meilleur devant les buts.
Tony Vairelles : Le point fort de mon équipe, encore de bonnes jambes et une envie de but encore intact, j’espérais juste qu’il tiendrait toute la saison sans se blesser.
C’était mon onze de départ.
-Ça a tout de même de la classe, déclarai-je en souriant, fier de mon travail.
Il ne me restait plus qu’à partir en quête d’un bon défenseur et d’un buteur talentueux exceptionnel : le plus difficile en somme.
Je repris les anciens dossiers du club, mais je n’y trouvai rien de bien intéressant pour l’instant. J’espérai que Floch et son flair auraient plus de chance que moi et trouveraient une ou deux perles en Europe.
Néanmoins, je ne me lassai pas abattre, bien décidé à prouver que je n’étais pas un amateur mais un vrai dénicheur de talent, je branchai donc le net et envoyai des mails à mes anciens contacts, notamment à Rio et Sao Paulo, ainsi que dans certains clubs de l’hexagone. J’espérai que le vivier de jeunes joueurs sud américains nés pour le foot n’était pas encore épuisé.
La nuit tomba quand je finis d’envoyer le dernier mail.
Sept jours passèrent, et rien. Aucune nouvelle de mes contacts. Je commençai à me faire une raison. Un peu dépité, je supervisai au maximum les entraînements pour essayer d’améliorer mes tactiques.
En dehors de ça, chaque jour, j’avais acheté le journal, mais pas un mot sur le nouvel entraîneur du FC Tours, à croire que les medias me boudaient ou que je ne leur avais pas plu, en tous les cas mon égo n’était pas ébranlé, le monde « people » n’était pas mon terrain de prédilection, je préférais largement mon travail.
Et puis quelques jours plus tard, ce fut comme si le père Noël avait pensé à moi avant l’heure : je reçus enfin deux réponses, que des clubs des pays étrangers, à croire que les clubs français me boudaient eux aussi.
Je me saisis d’une première lettre et me laissa tomber sur le fauteuil. J’étais tout excité. Je décachetai sans ménagement l’enveloppe et retira la lettre pliée. Une fois le papier en main, je marquai une pause, je redoutai le contenu, mais après quelques secondes je pris une grande inspiration et déplia enfin la lettre. Je parcourus rapidement le message et mon visage s’illumina.
J’avais obtenu l’autorisation de proposer un contrat à Yoel Goldstein, un jeune espoir argentin évoluant sous les couleurs du BETAR JERUSALEM.
Cette première réponse me donna beaucoup plus d’entrain, j’enchainai donc avec un second déchiquetage d’enveloppe.
Cette lettre concernait le Tel Aviv qui me laissait négocier avec Ivica Jolic.
Malgré ces deux bonnes nouvelles, je repensai à mes prêts encore sans réponse que ce soit pour Arthur de Santo andré, un buteur de 19 ans, pour Taianan de l’Internacional réserve que me proposait un ami ou encore pour Geiger de Neuchâtel qui était sur mes tablettes.
-Pas mal pour un départ ! Lança mon assistant qui venait d’entrer.
-Tu m’as entendu ?
-Bah, au début, vu tes grimaces et tes rires, j’ai cru qu’on avait embauché le joker de Batman, mais je suppose tu as plutôt reçu de bonnes nouvelles ?
-On peut dire ça, dis-je en lui montrant les lettres que je venais de recevoir.
Je lui laissai le temps de les lire.
-Effectivement, c’est pas mal, conclut-il en les déposant sur le bureau avec un sourire.
-Oui mais, on peut encore faire mieux, regarde moi ça et dis moi ce que tu en penses.
Je lui désignai le tableau où figurait ma tactique.
-Intéressant, néanmoins je ne crois pas qu’offensivement cela soit efficace, il faudrait un joueur de pivot pour jouer des coudes dans la surface…
-Je sais, je suis déjà à la recherche de ce type de buteurs, mais nada pour le moment.
-Bien, alors si t’es sur une piste, je te fais confiance. A part ça, j’étais venu t’informer du match amical de la semaine prochaine, il a été annulé et il n’y en a plus de prévu avant le début du championnat, veux-tu veux en programmer un ?
-Non, on va continuer comme ça, le championnat sera le vrai test, tant pis.
Le téléphone sonna, il me salua alors de la main et quitta la pièce pendant que je décrochai.
-Julio, c’est Floch, comment va ?
-Bien, mais c’est plutôt à moi de te demander ça, où es tu en ce moment ?
-Je viens de quitter la Suisse et je te ramène deux bons joueurs qui seraient intéressés par un essai dans notre club. De plus, j’ai repéré un jeune très prometteur en Belgique, je t’envoie tout de suite mes notes ainsi qu’une vidéo par mail, il s’appelle Olufemi, c’est un jeune milieu de 15 ans, tu me donneras moi ton avis.
-Ok, pas de problème, je verrai ça, mais pour l’instant, parle moi de ceux que tu m’amènes, je suis impatient d’en savoir plus pour eux.
-Il s’agit de Francesco Flachi : l’ancien buteur de la Sampdoria, sans club actuellement il veut se relancer, il possède encore un grosse pointe de vitesse et n’a rien perdu de son sens du but, un renfort de choix.
« Flachi », je notai ce nom pour me renseigner.
-Et le deuxième, enchaîna Floch, c’est Nicolas Marazzi : un bon milieu droit, un gros physique, excellent de la tête et surtout une finition parfaite.
-C’est exactement ce qu’il nous faut, bon travail Floch ! Quand verrai-je ces deux perles ?
-On arrive demain dans l’après midi.
-Bien, c’est parfait, à demain donc, bon voyage.
-Merci, à demain.
Je raccrochai, satisfait, et espérant que ces deux joueurs étaient aussi bons que Floch me l’avait annoncé.
Je finis de compléter mon abonnement à France football, le magazine de football français, l’indispensable pour tout manager qui se respecte et une fois cette lettre postée je quittai enfin le stade. On était le quinze juillet et le temps s’éclaircissait |
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gojy37Réputation Locale

Inscrit le: 07 Aoû 2007 Messages: 4
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Posté le: Mer 15 Aoû 2007 4:17 Sujet du message: |
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L’amour du risque
Je me levai d’une bonne humeur à toute épreuve : je devais visiter mon nouvel appartement dans la soirée, le France football « spécial transfert » m’attendait au club et le meilleur, Floch revenait avec dans ses valises deux joueurs qui pourraient bien signer au club. Mettant le nez dehors, je fus surpris du superbe ciel bleu, que du bonheur en cette matinée.
Arrivé dans mon bureau je démarrai mon ordinateur, le facteur n’étant pas encore passé, je commençai à m’impatienter devant le temps de chargement de la boîte mail.
- Allez dépêche, dépêche, fulminai-je alors que la page Web mettait un temps fou à se charger.
Je me frottai les mains devant la boite apparemment bien remplie. J’ouvrai le premier message.
-Mr gna gna gna gna je suis au regret gna gna gna gna signé Mr Jolic. Gilipollas !!! Hurlai-je en supprimant le mail.
En voilà un qui devait avoir peur de se frotter aux clubs du championnat national en concluais- je.
Je cliquais ensuite frénétiquement sur deux autres réponses.
Goldstein et Taianan m’annonçaient aussi que venir jouer en national ne les enchantaient guère.
Je m’avachis ensuite dans le fond de mon fauteuil et souffla, mon énervement s’amoindrit : je réalisais finalement que tout ceci était logique, mon club qui n’attirait pas des masses pour de tels joueurs.
La journée, qui avait si bien commencé, s’assombrissait à nouveau lorsque mon assistant déboula dans mon bureau.
-Julio on à un souci sur le terrain.
- Laisse-moi deviner, avec le bol que j’ai, il y a eu une tornade sur le terrain et tous les ballons se sont envolés au loin…
-Non, il…
-Attends, attends, je sais ! Dis-je en l’interrompant de la main. Le gardien a foutu le feu au terrain en essayant d’éteindre son pétard sur la pelouse déjà cramé par le soleil. (NDLR : L’auteur a pété un câble pour se détendre)
-Arrête de rigoler, fit mon assistant en abaissant ma main, c’est grave, Julio.
-Et merde ! Lançai-je en sortant de mon fauteuil.
Me précipitant, j’arrivai après la bataille : au sol gisait le guerrier Gomez tombé sous les assauts de dame malchance et de son complice Boutal qui sur un simple exercice lui était rentré dedans.
-Où as-tu mal ? Fis-je inquiet en me penchant prés de lui.
-C’est mon genoux coach, j’arrive plus à le plier.
-Ok t’en fais pas, c’est sûrement rien, lui dis je en sachant que je lui mentais.
La dernière fois que j’avais vu un joueur dans cet état, il n’avait plus retouché de ballon pendant 3 mois.
J’aidai le médecin à transporter le blessé à l’infirmerie, mais je ne m’attardai guère.
J’encourageai Gomez et priai le toubib de me tenir au courant des évolutions, puis je retournais sur le terrain où les joueurs encore un peu sur le choc faisaient un léger footing.
-Allez, rassemblement ! Hurlai-je.
Quand ils furent tous là, je pris la parole.
-Bon, je sais que ce n’est pas la meilleure façon de commencer la journée mais faut pas se miner avec ça, ça peut arriver à tout le monde, Gomez va vite revenir auprès de nous, ne vous inquiétez pas, il faut continuer en donnant le maximum, d’accord ?
Ce ne fut pas le meilleur des discours mais les troupes furent remotivées et reprirent l’entraînement.
Un peu à l’écart, je restais à les observer quand Emmanuel vint me rejoindre en courant.
-C’est pas bon Julio, d’après le médecin c’est une fracture, 2 à 3 mois facile, on en saura plus dès qu’il reviendra de l’hôpital. Merde, jura t-il, elle commence mal cette saison.
-Je sais, mais on va s’en remettre, je vais aligner Stephan à la place de Gomez mais il faudra quand même trouver un remplacent au cas où celui-ci resterait blessé plus longtemps.
-Oui, espérons que Floch nous aide sur ce coup là.
-Ouaip, fis-je avant de le saluer pour retourner à mon bureau lire mon courrier qui devait être arrivé.
Hélas, je ne reçus rien d’intéressant à part le calendrier officiel de la saison.
Prenant quelques punaises, je l’accrochai au mur et regardai qui serait notre premier adversaire.
-Istres chez nous, murmurai-je en examinant le papier, il faudra que je renseigne sur eux, mais la bonne nouvelle c’est qu’on joue chez nous c’est un bon point pour commencer une saison.
Je prenais quelques notes quand Mr Augustin entra dans mon bureau.
-Ha Julio, je suis content de vous trouver ici, je viens d’apprendre pour Mr Gomez, ce n’est vraiment pas de chance, on peut déjà faire faire une croix sur le haut du classement…
-Mais non, ne soyez pas si défaitiste, ça va être dur, ça c’est sûr, même les petits nouveaux vont avoir du mal à le remplacer, mais je crois en nos joueurs alors ne vous faites pas nos projets ne sont pas à mettre aux oubliettes.
-Vous me rassurez…
« Patron »
-Oh pardon, fit mon assistant en faisant irruption dans mon bureau, je ne savais pas que vous étiez en réunion…
-Ce n’est rien, nous avions fini Emmanuel, à plus tard, fit Mr Augustin en me saluant.
Une fois le président parti, je m’intéressai à Emmanuel.
-Encore un problème ? Demandai-je avec inquiétude.
-Non, tout s’est bien passé, les joueurs sont partis aux douches. Je voulais juste savoir ce que les transferts avaient donné ?
-Pour l’instant ça s’annonce mal, il va falloir faire avec ce qu’on a et voir si on peut obtenir des renforts plus tard…
-Pourquoi plus tard ? Interrompit Emmanuel. Regarde ce que je t’ai ramené !
Floch venait de faire son apparition dans l’embrasure de la porte. Je fis un bond hors de mon fauteuil.
-Floch, enfin ! Lançai-je en lui serra la main.
Il entra dans la pièce et deux personnes le suivirent. Je saluai les deux autres hommes pendant que Floch faisait les présentations :
-Julio, je te pressente Francesco Flachi le buteur dont je t’ai parlé et ici Nicolas Marazzi l’excellent milieu suisse.
-Parfait ! Vous arrivez au bon moment, fis-je avec un grand sourire. Suivez-moi, on va faire le tour des installations avant d’aller déjeuner, vous pourrez ensuite participer à un entraînement avec l’équipe, histoire que je me fasse une idée.
Emballés par cette idée le programme se déroula sans accro, ils commencèrent à s’entraîner avec le groupe et c’est là que je me rendis compte que mon recruteur ne m’avait pas menti.
L’ancien buteur de la Sampdoria se montra particulièrement à son aise, il faisait souvent la différence avec sa pointe de vitesse, j’avais même du mal à croire son âge, quand je le voyais galoper ainsi.
Nicolas, lui aussi, montra de bonnes choses, intelligent il savait protéger le ballon et passer au bon moment, je fus agréablement surpris par son jeu de tête.
Quand la séance se termina je les remerciais du déplacement, et je les laissais entre les mains de Floch pour la soirée.
Après cette journée de travail à rebondissements, je partis visiter mon appartement : il était assez spacieux, 40m², à cinq minutes du stade, tout ce qu’il me fallait, une chambre, une salle de bain, un petit salon, et le tout meublé, je n’en demandais pas plus.
L’agent me proposa d’emménager dès le lendemain, et me tendit une carte d’un service de déménagement ce que je refusai poliment vu que je n’avais qu’un sac à transporter.
Je signai les papiers, ainsi demain à 8H, je serais officiellement le nouveau locateur de cet appartement. Fier de moi, clef en main, je rentrai pour une dernière nuit à mon hôtel et c’est sans mal que je trouvais le sommeil.
Un gros sac de voyage sur le dos, je rentrai dans le stade, on était le 17 juillet.
-Beau temps pour signer des contrats, fis-je en rentrant dans mon bureau.
Posant mon sac dans un coin, je démarrai mon ordinateur. Au loin, j’entendis les joueurs arrivés.
-Et voilà une nouvelle journée qui commence, déclarai-je en m’asseyant devant mon planning. Bon alors… 10h, visite médicale avec mes nouvelles recrues et c’est tout…je vais pouvoir me concentrer sur les premiers matchs.
Je cliquai sur le site du journal « l’équipe » et je tombai sur le cul en lisant les dernières nouvelles des transferts.
- Este puto Francesco ! Criai-je de bon cœur.
Je venais de lire la brève signalant que l’agent de Mr Flachi avait rencontré dans la soirée les dirigeants de l’OM pour finaliser le transfert.
Tapant du point sur la table et fulminant tout seul, j’entendis taper à ma porte.
-Entrez… Maugréai-je.
Floch entra d’un pas mal assuré et referma la porte. Il hésita à me regarder et se tint mal assuré devant moi. Devant mon silence, il finit par s’asseoir en face de moi.
-Vu ta mine, t’es au courant.
- Si tu parles du traître italien, alors oui je viens de l’apprendre, tu as une explication ?
-On s’est fait avoir, tout simplement : il a préféré l’oseille de Marseille à ici malgré sa promesse, ça arrive parfois avec les ritals, faut t’y faire Julio.
-Ouais, je me doute bien que c’est pour le fric, mais je comptais sur lui et il s’est foutu de nous. Ça fait chier ! Lançai-je furibond.
-Allez, c’est pas la fin du monde et il y a encore Nicolas, lui, il t’attend pour la visite médicale et il est super motivé, alors allez bouge toi maintenant.
-Ouais, tu as raison, je ne vais pas ruminer pour un type qui n’en vaut pas la peine, dis-je avec un petit sourire, il s’en mordra peut-être les doigts s’il reste sur le banc de touche. Allons voir notre petit suisse, c’est meilleur qu’une pizza italienne.
Avec le moral remonté, je me rendis à l’hôpital de Tours où m’attendait Nicolas entouré de son agent et d’un médecin. Je les saluai puis on entra dans le vif du sujet.
Une batterie de tests plutôt longs me permit de discuter avec son agent.
-Bon, discutons un peu argent, combien demande Nicolas ?
-Une base de 1200 euros et une prime de 5K à la signature.
-Bon je vois, ça me parait correct comme contrat, nos avocats le reliront et si tout est conforme, on signera cette après midi.
-C’est parfait, merci, dit-il en me serrant la main.
Mon regard se retourna ensuite vers Nicolas qui continuait les tests à l’effort, il avait l’air en bonne condition physique : pas de surpoids, un vrai plus, je craignais un effet Grosnaldo, j’étais soulagé de la ligne de mon joueur.
Puis me souvenant que Gomez avait été emmené ici, je m’approchai de Floch.
-Au fait, Diego est encore là ?
-Non, je suis allé me renseigner tout à l’heure, il est rentré chez lui, le médecin m’a dit qu’il faudrait compter deux mois d’indisponibilité mais qu’il s’en remettra, il ne sera même pas plâtré.
-C’est une bonne nouvelle…enfin si on peut dire.
Soulagé, j’attendis la fin de la visite pour rentrer au stade.
Il était 15 h quand se fut enfin officiel : la première recrue du FC TOURS s’appelait Nicolas Marazzi. Rien de bien grandiose, une photo souvenir et un verre de champagne. Il n’avait même pas encore de maillot à son nom, aucun joueur du club d’ailleurs pouvait se vanter d’en avoir un, tout allait se décider le lendemain : on allait en discuter ensemble.
La journée était presque finie et c’est Nicolas qui se dirigea à mon hôtel ce soir là. Je m’apprêtai, à mon tour, à quitter la pièce quand mon assistant m’interpella.
-Bien joué pour Nicolas, j’ai hâte de le voir évoluer sur le terrain.
-Moi aussi, mais je pense qu’on a fait un bon choix, Floch a eu du nez et ça tombe bien après l’affaire Flachi et l’accident de Gomez.
-Oui, c’est vrai, il faut espérer avoir plus de chance sur les prochains transferts pour soulager Stephan…
Soudain, j’eus un flash, je me souviens qu’avec tous les événements de la journée, j’avais oublié le reste du courrier. Confus, je plantai Emmanuel et je retournai rapidement dans mon bureau, où une lettre m’attendait. Celle-ci provenait du brésil.
Je fus agréablement surpris en l’ouvrant : un contrat en bonne et due forme pour le prêt d’Arthur me faisait face, il ne manquait plus qu’à apposer ma signature au bas du contrat.
-J’y crois pas, j’ai une bonne étoile au dessus de la tête moi ! Soufflai-je. Un de perdu…un de retrouvé !
Je signai rondement les papiers et me précipitai au secrétariat, espérant que la préposée au fax soit encore là.
Déboulant dans la pièce, je me dirigeai d’abord à la machine à café : personne, mais du bruit dans le bureau voisin.
-Sauvé, murmurai-je en rentrant. Pourriez-vous me faire une copie de ce document et le faxer à l’adresse indiquée dans l’entête, s’il vous plait ?
-Vous voulez ça pour quand ? Me répondit-elle sans lever les yeux de sa feuille, comme si de rien n’était.
-Je sais pas trop, la semaine prochaine, vous pensez que se serait possible ? Ironisai-je le plus naturellement du monde.
-Oui, je pense, laissez moi ça ici, je m’en chargerai à l’occasion, dit-elle en m’indiquant un bac rempli de paperasse.
J’étais sur le cul.
Elle se fout de moi ? Non, c’est une sorte de bizutage ou un jeu peut-être, oui, c’est ça, elle va surement se bouger les fesses dès que j’aurai franchi la porte…pensais-je.
Je simulai alors ma sortie puis jetai un coup d’œil à ma gentille petite secrétaire : aucune réaction, elle semblait toujours absorbée par son activité.
C’est pas possible, elle n’a pas vu ce que c’était ou quoi ?! Rien n’est plus important que ça !...Ah je sais, elle ne doit pas savoir qui je suis…
Je revins dans le bureau au bout de cinq minutes. Elle ne s’aperçut pas de ma présence.
-Heum, heum ! Toussotai-je.
Elle daigna enfin lever la tête.
-C’est pourquoi ?
-Je suis venu voir si vous aviez fait la copie du document.
-Quel document ? Me demanda-t-elle dubitative.
-Celui que je viens de vous apporter à l’instant.
-Ah c’était vous ? Mais je croyais que c’était pour la semaine prochaine.
-C’était une blague ! Une blague ! Vous savez ce que c’est qu’une blague ? L’ironie, la dérision…
-Mais on travaille ici Monsieur, m’interrompit-elle, on n’a pas le temps pour ce genre de chose. Votre papelard je m’en occuperai demain si j’ai le temps, il reste 5 minutes avant que je débauche alors laissez moi finir mon sudoku en paix !
Elle ne plaisantait pas, ce n’était pas une camera cachée, ni une blague de collègue, cette fois-ci j’en étais sûr. Et pendant que je restais debout comme un con devant elle, elle était retombée dans son sudoku.
Enervé, je lui virai son bouquin des mains et lui mis mon document sous le nez.
-J’ai pas de temps à perdre moi, hurlai-je, le sodoku de madame j’en ai rien à foutre ! Je veux ce document et tout de suite !
Choquée, je crus que la petite ne redémarrerait plus, je lui tapotai alors la joue. Elle se mit à pleurer.
-Mais je n’y peux rien moi, pleurnicha-t-elle, je suis accro à ce jeu, je n’arrive plus à m’en détacher, nuit et jour avec ces putains de numéros qui ne rentrent pas dans les cases. Celui-ci par exemple j’y suis depuis hier matin, je suis sûre qu’il est impossible !
-Oui, oui, je comprends mais il me faut…
Elle se saisit du contrat et se dirigea vers la photocopieuse. Elle appuya sur un bouton et la machine se mit à clignoter.
-Mon dieu, il n’y a plus de papier et je sais pas comment on fait, le chef m’a pas encore appris !!! Brailla-t-elle en fondant en larmes.
-J’y crois pas…soufflai-je.
Je saisis la rame de papiers qui trainait par terre, ouvris le tiroir, remplis le compartiment et le claqua pour le refermer.
-Voilà, maintenant vous savez, dis-je avec un grand sourire forcé.
-Merci, renifla-t-elle.
Elle appuya à nouveau sur le bouton « copie », et la machine se remit dans le rouge.
Les yeux pleins de larmes, elle se retourna vers moi.
-Monsieur…y’a plus de toner et je sais pas comment on fait non plus, se lamenta-t-elle.
- Dites ?! Vous êtes pas la « caliméro » du club vous ?
-Pourquoi vous dites ça ? Sanglota-t-elle.
- Pour rien…donnez-moi ça.
Je repris la feuille des mains de miss catastrophe et me dirigea vers la photocopieuse voisine. Je revins la copie à la main et lui tendis.
-Voilà, il reste plus que le fax à envoyer, ça va aller ?
-Oui, ça je l’ai vu faire…une fois…mais je devrais m’en sortir, dit-elle avec conviction.
-…
Je restai près d’elle pour être sûr que le contrat soit envoyé. Elle réussit du premier coup.
-Voilà monsieur, c’est fait. Vous avez encore besoin de moi ?
-Non ! Lançai-je apeuré. Merci, mais, je dois rentrer chez moi maintenant.
-D’accord, ce fut un plaisir de traiter avec vous, dit-elle avec un sourire.
-Oui…et bien à la prochaine et d’ici là mettez vous aux mots croisés ça sera plus facile pour vous…
Je laissai ma souriante collaboratrice à son « travail », allai poser le document sur mon bureau et rentrai enfin chez moi.
(NDLR : La secrétaire était un pur délire, désolé pour ceux qui n’ont pas aimé) |
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vtakeshiRéputation Locale


Inscrit le: 18 Juil 2007 Messages: 21 Localisation: vannes
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Posté le: Mer 15 Aoû 2007 12:11 Sujet du message: |
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beaucoup trop longue ta story, pas de rythme, l'idée est bonne mais elle n'accroche guère....
sois plus concit car c'est imbuvable tes discours...
améliore toi et tu verras que tu auras plus de lecteurs |
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monegasquepurRéputation Régionale


Inscrit le: 01 Aoû 2007 Messages: 69 Localisation: Colombier-fontaine
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Posté le: Mer 15 Aoû 2007 12:17 Sujet du message: |
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Désolé de dire sa mais je n'arrive pas trop a comprendre :? C'est a peine si je sais quel équipe tu a pris  _________________ Allez Monaco, Daghe Munegu |
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tussjeanModérateur

Inscrit le: 15 Nov 2006 Messages: 1768 Localisation: bayonne (64)
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Hidetoshi NakataRéputation Régionale


Inscrit le: 24 Juil 2007 Messages: 126
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Posté le: Mer 15 Aoû 2007 13:43 Sujet du message: |
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Pendant que je me balade sur des sites dédiés à FM, je viens de voir la story de gojy sur un forum concurrent  |
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vtakeshiRéputation Locale


Inscrit le: 18 Juil 2007 Messages: 21 Localisation: vannes
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Posté le: Mer 15 Aoû 2007 17:22 Sujet du message: |
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est elle aussi longue chez les concurrents ?
bon allez, tu va te reprendre gojy et tout le monde sera content |
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Unkle PModérateur


Inscrit le: 26 Mar 2007 Messages: 3065
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Posté le: Mer 15 Aoû 2007 18:31 Sujet du message: |
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Pourquoi le rouge ? Pourquoi ?
J'avais déjà mal à la tête après les premières lignes ... et maintenant v'la que ça change de couleur !!
Tu nous en veux c'est ça ?
Si je me suis tamponné un "Story - Mode d'emploi" c'est pas pour faire joli ... :? Faut que tu te décides à un moment. Soit tu te concentres sur poster ta story un peu partout, soit tu t'appliques ... |
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monegasquepurRéputation Régionale


Inscrit le: 01 Aoû 2007 Messages: 69 Localisation: Colombier-fontaine
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Posté le: Mer 15 Aoû 2007 21:58 Sujet du message: |
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Juste une question pour les lecteurs.. est ce que quelqu'un a lu tou tou tou ? car moi j'y arrive pas c'est normal ou pas :? Le but d'une story c'est de faire "rever" les autres en leur montrant tes exploit ou non avec une équipe et non pas de parler de ta vie avec la secretaire.. enfin... _________________ Allez Monaco, Daghe Munegu |
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Hidetoshi NakataRéputation Régionale


Inscrit le: 24 Juil 2007 Messages: 126
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Posté le: Jeu 16 Aoû 2007 8:28 Sujet du message: |
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Pour répondre à monesgasque:
c'est tellement long que j'ai la flemme de tout lire  |
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monegasquepurRéputation Régionale


Inscrit le: 01 Aoû 2007 Messages: 69 Localisation: Colombier-fontaine
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Posté le: Jeu 16 Aoû 2007 9:40 Sujet du message: |
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Pareil je croayis que j'étais le seul alors on va faire un résumé... il a Tours comme équipe et... voila  _________________ Allez Monaco, Daghe Munegu |
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Hidetoshi NakataRéputation Régionale


Inscrit le: 24 Juil 2007 Messages: 126
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Posté le: Jeu 16 Aoû 2007 10:36 Sujet du message: |
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Il entraine Tours, il s'apelle Julio
On comprend rien à ta story :x |
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monegasquepurRéputation Régionale


Inscrit le: 01 Aoû 2007 Messages: 69 Localisation: Colombier-fontaine
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Posté le: Jeu 16 Aoû 2007 10:52 Sujet du message: |
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Ah et il a une secretaire qui pleure  _________________ Allez Monaco, Daghe Munegu |
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Hidetoshi NakataRéputation Régionale


Inscrit le: 24 Juil 2007 Messages: 126
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Posté le: Ven 17 Aoû 2007 6:20 Sujet du message: |
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Il s'est aussi abonné à France Football
C'est qui Floch ?! :x |
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LGRéputation Régionale


Inscrit le: 23 Aoû 2007 Messages: 65
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Posté le: Jeu 30 Aoû 2007 14:39 Sujet du message: fini ? |
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Bon, les dialogues étaient un peu trop fournis et la bla-bla un peu trop important mais je trouvais que ça partait quand-même pas mal. Pas de suite ? Julio a-t-il abandonné Tours ?  |
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DrogbaTheKingRéputation Nationale


Inscrit le: 14 Juil 2007 Messages: 482 Localisation: plus proche que tu ne le penses
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Posté le: Jeu 30 Aoû 2007 16:13 Sujet du message: |
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J'ai même pas eu les courages de me lancer dans la lecture...
¤*SW87*¤
For you .@.......... _________________ "Un seul être vous manque, tout est dépeuplé"
N'oublie jamais ça...
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