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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 2505 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Jeu 28 Fév 2008 15:00 Sujet du message: Les injustices du football |
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Dans l'histoire du foot, les équipes les plus en avance sur leur temps n'ont pas toujours été couronnées de succès.
Petit florilège des ces injustices en coupe du monde.
Injustice 1 : Autriche 1934
Cette période correspond à la meilleure pédiode du football autrichien. Emmenée par leur attaquant Matthias Sindelar, elle fait figure d'épouvantail dans la compétition, grâce à une domination exercée sur le football européen depuis le début des années 20.
Cette coupe du monde doit permettre à l'Autriche de s'affirmer au niveau mondial.
Hugo Meisl, à la tête de la sélection, à "cassé" le WM, et demandait à ses joueurs avant tout de jouer.
Malheureusement, le quart de finale face à la Hongrie, deux équipes rivales pour la domination de l'après empire Austro-Hongrois, n'est en fait qu'une vaste fumisterie, un véritable combat de rue orchestrée par les Hongrois. L'Autriche s'impose, 2-1, mais à quel prix, de nombreux joueurs finissent le match sur une jambe, d'autres ne disputeront même pas les demi finales.
Contre l'Italie, pays organisateur, l'Autriche se présente diminuée, mais mettra à mal les italiens grâce à de belles phases de jeu collectifs. Mais les forces laissées en quart de finale, le terrain difficile sur lequel se déroule la rencontre, et quelques petits coups de pouce de l'arbitre envers l'Italie, enverrons l'Italie disputer, et gagner la finale de SON mondial.
Cette équipe était appelée la Wunderteam, son esprit mourra en même temps que son attaquant Matthias Sindelar en 1939.
Injustice 2 : Hongrie 1954
La Hongrie se présente au mondial 1954 dans le costume de favori. Elle reste sur une grosse série d'invincibilité, humiliant même par deux fois la sélection anglaise. Elle aussi prône un jeu ultra collectif. Ainsi lorsqu'un joueur privilégie l'individualisme à l'altruisme, une sévère remontrance de l'entraîneur, Gusztav Sebes, remettait bien vite le joueur dans le droit chemin. Les maîtres à jouer de cette équipe étaient Puskas, Kokcis, Hidegkuti, ils évoluaient dans un 4-2-4 à plat, deux attaquants et deux ailiers décrochant pour récupérer la balle bas, dans un style de jeu qui n'aurait rien à envier à l'actuel toque argentin.
En poule la Hongrie confirme son statut en marquant 17 buts en deux matches, dont 8 contre l'Allemagne.
Le principal responsable de l'échec hongrois fut l'entraîneur allemand Sepp Herberger. Il aligne son équipe bis contre la Hongrie, déclarant ne pas pouvoir rivaliser contre cette équipe. Lors de ce match, la Hongrie perd Puskas sur blessure. Il ne rejouera pas avant la finale.
En quart de finale l'Allemagne joue le Brésil. Le Brésil qui n'est pas encore reconnu comme nation majeure du football, le Brésil qui semble penser que la seule manière d'arrêter le Onze d'Or, est de jouer physique, ultra physique, à la limite du tolérable. Seulement à cette époque, les sanctions disciplinaires sur le terrain n'existent pas, les bouchers brésiliens, qui feraient passer Franck Jurietti pour un Oui-Oui en short, se donnent à cœur joie sur les jambes hongroises. Le plus touché lors de ce match fut Hidegkuti, finissant le match en boitant bas, très bas.
Face à cela, la Hongrie tente tout même de développer son jeu, et décroche une victoire méritée : 4-2.
Après une demi finale sans encombres, remportée 4-2 face à l'Uruguay championne du monde, la Hongrie retrouve l'Allemagne en finale.
Le génie de Herberger entre une nouvelle fois en ligne de compte. La veille du match des trombes d'eau s'abattent sur la ville. Pendant que les hongrois sont laissé au repos, les allemands eux, s'entraînent sur un terrain détrempé. Herberger dira alors que son équipe sera favorite s'il pleut le jour de la finale.
Et il plut le jour de la finale. Le retour de Puskas dans l'équipe hongroise se fait sentir, il marque dès la 6eme minute de jeu, imité par Kokcis deux minutes plus tard. Toutefois l'Allemagne réagit vite et revient à égalité seulement 10 minutes plus tard.
S'en suit un siège, mais les Allemands tiennent bon, n'hésitant pas à jouer les jambes des joueurs, et bien aidé également par leurs poteaux, qui les sauvera trois fois dans le match, ainsi que par l'arbitre qui refusera un but à Puskas pour hors jeu.
Acculé en défense, l'Allemagne tient, et sur un contre magistral, Rahn donne un avantage inespéré et définitif à son équipe.
Après la chute du régime hongrois, l'interdiction pour ses joueurs d'évoluer à l'étranger, et la fuite clandestine de certains d'entre eux, le Onze d'Or était mort, Puskas deviendra espagnol, et cette équipe encore considérée aujourd'hui comme l'une des meilleures de tout les temps ne remportera jamais la plus prestigieuse compétition de football au monde.
(A venir : Pays Bas 74-78, Brésil 82-86, France 82) _________________
Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière. |
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VerchainRéputation Mondiale


Inscrit le: 23 Oct 2007 Messages: 2339 Localisation: Nord
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Posté le: Jeu 28 Fév 2008 15:03 Sujet du message: |
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Jerzy, tu oublies l'injustice que représente la victoire de l'Angleterre lors de la Coupe du Monde 66... _________________
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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 2505 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Jeu 28 Fév 2008 15:05 Sujet du message: |
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| Verchain a écrit: | | Jerzy, tu oublies l'injustice que représente la victoire de l'Angleterre lors de la Coupe du Monde 66... |
je ne peux pas tout traiter pour le moment, pour le moment je ne me consacre qu'aux équipes qui n'ont pas gagné de coupe du monde.
Je ferais peut être un topic uniquement consacré à cette coupe du monde 66 _________________
Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière. |
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seb69Réputation Mondiale


Inscrit le: 17 Mai 2007 Messages: 1012 Localisation: LyOn
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Posté le: Jeu 28 Fév 2008 15:11 Sujet du message: |
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| jerzy59 a écrit: | | Verchain a écrit: | | Jerzy, tu oublies l'injustice que représente la victoire de l'Angleterre lors de la Coupe du Monde 66... |
je ne peux pas tout traiter pour le moment, pour le moment je ne me consacre qu'aux équipes qui n'ont pas gagné de coupe du monde.
Je ferais peut être un topic uniquement consacré à cette coupe du monde 66 |
Et n'oublie pas la CM82 avec ce connard de gardien allemand et cet arbittre de mer**
Sinon post trés instructif comme toujour mon pti jerzy :D |
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Xavier PapounetRéputation Continentale


Inscrit le: 30 Nov 2007 Messages: 506 Localisation: Saint-Maixent-l'Ecole
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Posté le: Jeu 28 Fév 2008 15:13 Sujet du message: |
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Très bon topic "culture foot" ça
On attend les porchains épisodes  _________________
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Cristiano-coachRéputation Continentale


Inscrit le: 07 Nov 2007 Messages: 911 Localisation: Montpellier
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Posté le: Jeu 28 Fév 2008 15:15 Sujet du message: |
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Il y a toujours un S à Toujours seb69 rappelle t'en
De ta pert, jerzy je ne suis pas étonné que ce topic soit aussi complet venant de toi...
Mais je me demande où tu trouve tout ce temps... _________________ Pour rester soi-même dans un monde qui s'évertue à vous rendre comme n'importe qui. Il faut livrer la plus rude bataille qu'un être humain puisse livrer, et cette bataille n'a pas de fin! |
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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 2505 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Jeu 28 Fév 2008 15:18 Sujet du message: |
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[quote="seb69"] | jerzy59 a écrit: |
Et n'oublie pas la CM82 avec ce connard de gardien allemand et cet arbittre de mer**
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Avec les articles France 82 et Brésil 82-86 j'évoquerai la mort du football en m'appuyant sur des articles complets à ce sujet  _________________
Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière. |
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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 2505 Localisation: Rennes (35, France)
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TigrooModérateur


Inscrit le: 06 Aoû 2007 Messages: 3916 Localisation: Lille, France
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Posté le: Jeu 28 Fév 2008 16:23 Sujet du message: |
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| Citation: | La finale, quant à elle, fut marquée par ce qui pourrait être le but le plus contesté de l'histoire du football. Le 30 juillet 1966 s'affrontent les équipes anglaise et allemande. Menés au score, après un quart d'heure à peine, les Anglais égalisent par Geoffrey Hurst, et prennent l'avantage après 78 minutes. Mais, dans les ultimes minutes, Wolfgang Weber reprend un coup franc et égalise à 2-2, envoyant ainsi les deux équipes aux prolongations.
C'est à la 101e que vient la décision. Geoff Hurst, à nouveau, se retrouve dans la surface de réparation et tire. La balle touche la latte, encore carrée à l'époque, retombe (presque ?) sur la ligne, ressort du but et est dégagée par un défenseur allemand. La question est : y a-t-il but ? D'après le règlement, la balle doit avoir franchi entièrement la ligne pour qu'il soit accordé. L'arbitre de la finale, Gottfried Dienst, n'est pas sûr et consulte son juge de touche, M. Bakhraamov. Celui-ci indique que la balle a franchi la ligne et le but est accordé, malgré les protestations allemandes.
Dans les dernières minutes, les Allemands essayent une dernière fois de forcer une nouvelle égalisation, mais permettent ainsi un contre fatidique et le troisième but de Hurst à la 120e. Le commentaire en direct du dernier but de la BBC devint célèbre en Angleterre : « He's got... some people are on the pitch... they think it's all over... it is now! » (« Il a... des spectateurs sont sur la pelouse... ils croient que c'est fini... Ça l'est maintenant ! »)
Les images de la télévision n'ont pas permis de définir si le troisième but anglais était effectivement valable. Depuis quelques années, plusieurs analyses des images par ordinateur ont été réalisées. Les résultats divergent, mais il est intéressant de noter que l'analyse anglaise montre que la balle n'aurait pas franchi la ligne ! |
Héhé on saura jamais :D de toute façon ça a fait 4-2
VIDEO Dur de juger ça va trop vite ^^ _________________
Le Bunta, on en devient gaga! |
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VerchainRéputation Mondiale


Inscrit le: 23 Oct 2007 Messages: 2339 Localisation: Nord
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Posté le: Jeu 28 Fév 2008 16:38 Sujet du message: |
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| Tigroo a écrit: | | Citation: | La finale, quant à elle, fut marquée par ce qui pourrait être le but le plus contesté de l'histoire du football. Le 30 juillet 1966 s'affrontent les équipes anglaise et allemande. Menés au score, après un quart d'heure à peine, les Anglais égalisent par Geoffrey Hurst, et prennent l'avantage après 78 minutes. Mais, dans les ultimes minutes, Wolfgang Weber reprend un coup franc et égalise à 2-2, envoyant ainsi les deux équipes aux prolongations.
C'est à la 101e que vient la décision. Geoff Hurst, à nouveau, se retrouve dans la surface de réparation et tire. La balle touche la latte, encore carrée à l'époque, retombe (presque ?) sur la ligne, ressort du but et est dégagée par un défenseur allemand. La question est : y a-t-il but ? D'après le règlement, la balle doit avoir franchi entièrement la ligne pour qu'il soit accordé. L'arbitre de la finale, Gottfried Dienst, n'est pas sûr et consulte son juge de touche, M. Bakhraamov. Celui-ci indique que la balle a franchi la ligne et le but est accordé, malgré les protestations allemandes.
Dans les dernières minutes, les Allemands essayent une dernière fois de forcer une nouvelle égalisation, mais permettent ainsi un contre fatidique et le troisième but de Hurst à la 120e. Le commentaire en direct du dernier but de la BBC devint célèbre en Angleterre : « He's got... some people are on the pitch... they think it's all over... it is now! » (« Il a... des spectateurs sont sur la pelouse... ils croient que c'est fini... Ça l'est maintenant ! »)
Les images de la télévision n'ont pas permis de définir si le troisième but anglais était effectivement valable. Depuis quelques années, plusieurs analyses des images par ordinateur ont été réalisées. Les résultats divergent, mais il est intéressant de noter que l'analyse anglaise montre que la balle n'aurait pas franchi la ligne ! |
Héhé on saura jamais :D de toute façon ça a fait 4-2
VIDEO Dur de juger ça va trop vite ^^ |
ça fait 2-2 au moment du non-but anglais... Et puis, ça va au-delà de ce simple truc... Un arbitrage maison pire que pour les Argentins en 1978... _________________
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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 2505 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Jeu 28 Fév 2008 16:44 Sujet du message: |
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Ce match à fait 4-2, une fois épurées les erreurs d'arbitrage, et en comptant ce but litigieux comme une erreur, on obtient le score de 2-1 pour l'Angleterre (je cherche le site ou j'ai lu ça pour le mettre en lien) _________________
Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière. |
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VerchainRéputation Mondiale


Inscrit le: 23 Oct 2007 Messages: 2339 Localisation: Nord
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Posté le: Jeu 28 Fév 2008 16:48 Sujet du message: |
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| jerzy59 a écrit: | | Ce match à fait 4-2, une fois épurées les erreurs d'arbitrage, et en comptant ce but litigieux comme une erreur, on obtient le score de 2-1 pour l'Angleterre (je cherche le site ou j'ai lu ça pour le mettre en lien) |
Ouh là... T'es certain de tes sources ?
Et j'attends de voir ta conception de l'injustice de 1974... _________________
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AdrianoModérateur


Inscrit le: 17 Sep 2005 Messages: 1539
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Posté le: Jeu 28 Fév 2008 20:34 Sujet du message: |
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Le chemin de l'Angleterre en 1966 chez elle tout simplement  |
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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 2505 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Jeu 28 Fév 2008 20:59 Sujet du message: |
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Je parle pas d'injustice dans le sens ou une équipe a gagné sur une erreur d'arbitrage ou quelque chose comme ça.
Je parle d'injustice dans le sens ou systématiquement, les équipes en avance sur leur temps n'ont pas gagné la coupe du monde. _________________
Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière. |
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meskRéputation Nationale

Inscrit le: 04 Nov 2007 Messages: 345
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Posté le: Ven 29 Fév 2008 14:29 Sujet du message: |
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| Verchain a écrit: | | Jerzy, tu oublies l'injustice que représente la victoire de l'Angleterre lors de la Coupe du Monde 66... |
c'est clair que cette CM est pour moi, la plus honteuse de toutes, les anglais ont ete "aider" surtout dans les matchs decisifs. ou est la "justice" dans la CM66?
angleterre 1-0 argentine _quart
angleterre 2-1 portugal _demi
angleterre 4-2 RFA apres prolongations |
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jerzy59Réputation Mondiale


Inscrit le: 05 Juil 2007 Messages: 2505 Localisation: Rennes (35, France)
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Posté le: Ven 29 Fév 2008 15:11 Sujet du message: |
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Injustice 3 : Pays Bas 74-78
Lorsque les Pays Bas débarquent au mondial 74 en Allemagne, ses clubs ont dominé le football européen du début des années 70, 4 victoires hollandaises en 4 ans entre 70 et 73.
En termes de nations, l'Allemagne, vainqueur de l'Euro 1972, et organisant la compétition, faire figure de grand favori.
Toutefois parmi les spécialistes, seule une équipe pourra vraiment rivaliser : Les Pays Bas.
Lors des deux phases de poule, les Pays Bas réalisent un parcours impressionnant. 6 matches, 5 victoires, 1 nul, 14 buts marqués, un seul encaissé, se permettant au passage d'infliger un lourd 4-0 aux Argentins, et de sortir le tenant du titre brésilien.
L'Allemagne quand à elle, ne doit sa qualification qu'à un seul homme : Gerd Muller qui, en "demi finales" contre la Pologne marqua le seul but du match, sur un terrain à l'extrême limite du praticable.
Auréolé de victoires en ligue des champions avec l'Ajax, l'entraîneur batave Rinus Michels, à l'occasion d'accrocher le plus beau des trophées à son palmarès, concrétisant ainsi l'avènement hollandais.
Le jeu prôné par le technicien batave est connu sous un nom qui émoustille encore les fanas du beau jeu : le Football Total.
C'est une philosophie de jeu en 4-3-3 modulable, les joueurs ayant pour consigne de changer parfois de poste (montée et débordement des arrières latéraux, décrochage des ailiers) et d'exercer un pressing haut. La caractéristique de ce jeu était l'espace, le jeu sans ballon. Il s'agissait de "faire de l'espace, l'investir, et de l'organiser comme de l'architecture sur le terrain de football" (Barry Hushloff). Les piliers de cette équipe sont passés maîtres dans l'art du football total : Johan Neeskens, Johnny Rep, Robert Rensenbrick et surtout Johan Cruijff.
En face, l'équipe qui se présente est nettement moins glamour. Coachée par Helmut Schön, les pièce maîtresse de son équipe sont Franz Beckenbauer, Paul Breitner, Gerd Müller ou Hans Georg Schwarzenbeck. Autant de nom qui sont loin d'invoquer le plaisir du beau jeu pour les fanas de football. Un jeu basé sur la puissance physique de ses cadres lors des phases défensives, une construction du jeu limités à sa plus simple expression, les joueurs susnommés possédant tous une frappe de balle hors norme pouvant faire mouche à tout moment.
Toutefois, les observateurs, se fiant à se qu'ils ont vu durant ce mondial, n'hésite pas à placer les Pays Bas comme favoris de cette finale.
Et pour leur donner raison, la première phase de jeu du match va rester dans la légende. Après 1 minute 30 de jeu et alors que les Allemands n'ont pas encore touché la balle, Johan Cruijff s'écroule dans la surface et obtient le penalty pour une faute d'Uli Hoeness. Neeskens exécute la sentence. l'Allemagne n'a pas touché le ballon qu'elle est déjà menée.
Seulement voila, l'Allemagne joue à domicile, et se doit de faire bonne figure lors de ce mondial. Est-ce pour cette raison, ou est-ce par une volonté de compensation que l'arbitre de la rencontre siffle un penalty à la 26eme minute, un penalty extrêmement litigieux ...
Toutefois Breitner, sans états d'âme, transforme le tir au but : 1-1.
Le match s'emballe, les deux équipes ont des occasions, et à ce petit jeu c'est l'Allemagne qui double la mise sur un but de Gerd Müller, son 10ème de la compétition, son dernier sous les couleurs allemandes, dans son style si particulier.
La garde de Johan Cruijjf, qui fut le premier à réaliser des gestes d'une grande technique en pleine course, est confiée à Berti Vogts qui parvient à gêner la construction du jeu hollandais orchestré par Johan Cruijjf. Les hollandais poussent, les allemands contrent. Beckenbauer tient sa défense d'une main de maître, la merveilleuse alchimie de jeu concoctée par les hollandais durant tout le mondial n'a eu aucun effet sur les rigoureux Allemands. L'Allemagne est championne du monde.
En 1978, Rinus Michels n'est plus là. Mais le technicien qui le remplace est tout aussi compétent, et connais bien le football batave pour avoir mené le Feyenoord à la victoire en Ligue des champions 8 ans plus tôt : Erst Happel. Johan Cruijjf non plus n'est plus là, il a décidé de boycotter ce mondial en signe de protestation contre le coup d'état de la junte deux ans plus tôt. Toutefois la philosophie de jeu batave reste la même, mais les observateurs sont sceptiques quant à la capacité de cette équipe à réaliser les mêmes performances que 4 ans plus tôt sans leur meneur de jeu vedette.
Cela se confirme en poule, 1 victoire, 1 nul et une défaite. Ils sortent difficilement 2ème d'un groupe duquel ils auraient du sortir sans grande difficulté (Pérou, Iran, Ecosse).
Cependant, les automatismes, les acquis reviennent lors de la deuxième phase de poules. Après des victoires contre l'Autriche et l'Italie, et un nul contre l'Allemagne pour la revanche de la finale 74, les Pays Bas sortent de tête de la poule, ce qui les conduit vers la finale.
Le parcours argentin est légèrement chaotique. En difficulté lors de la première phase, puis lors de la deuxième, ils ne doivent leur qualification que ce que certain considèrent, avec le match Allemagne - Autriche de 1982, comme le plus grand arrangement de l'histoire des coupes du monde.
Afin de se qualifier pour la finale, les Argentins doivent se défaire du Pérou qui a accroché les Pays Bas en première phase. En outre pour se qualifier, ils doivent également effacer le goal average négatif qu'ils ont par rapport au Brésil. Ce dernier s'impose 3-1 contre la Pologne. Les argentins doivent donc gagner soit par 4 buts d'écart, soit par 3 buts d'écart mais en marquant au moins 5 buts. Les Argentins gagneront ce match 6-0, les brésiliens crieront naturellement au scandale. Auparavant l'Argentine avait défait la France grâce à un penalty imaginaire.
Dans ce pays dirigé par des militaires, et ceci ayant conduit au retrait de Cruijjf pour cette compétition, les bataves décident qu'en cas de victoire, seul le capitaine se rendra dans la tribune officielle pour recevoir la coupe du monde des mains du président argentin.
Pour la deuxième fois consécutive les Pays Bas sont donc en finale, pour la deuxième fois ils y affrontent le pays organisateur.
Le match n'est pas encore commencé que les argentins effectuent, d'après les hollandais, une tentative de déstabilisation. Les sud américains contestent la légalité du plâtre porté par le milieu hollandais Rene Van De Kerkhof, laissant ainsi les bataves mariner dans l'enceinte bouillante de l'Estadio Monumental.
Porté par un public en transe, les Argentins ouvrent le score en première période. Ils tiennent une belle équipe des Pays Bas en respect jusque la 82ème minute et l'égalisation par Nanninga.
Lors des prolongations, le matador de Valence, Kempes, inscrit un doublé et donne la victoire aux argentins, une victoire à jamais entachée par la suspicion de leur qualification en finale.
Les joueurs bataves n'iront pas chercher leur médaille auprès du président/dictateur argentin.
Aujourd'hui encore, beaucoup estiment que les Pays Bas auraient du gagner l'une de ces deux coupes du monde, ne serait-ce que pour l'avancée tactique, technique, en terme de fluidité et de jeu dans les espaces, qu'ils ont apporté au football. Ce même football qui a fini par devenir le football moderne. _________________
Si Bernard Mendy avait été à la place de Patrick Battiston, c'est Harald Schumacher qui serait sorti sur une civière. |
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meskRéputation Nationale

Inscrit le: 04 Nov 2007 Messages: 345
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Posté le: Jeu 26 Juin 2008 21:44 Sujet du message: |
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| mesk a écrit: | | Verchain a écrit: | | Jerzy, tu oublies l'injustice que représente la victoire de l'Angleterre lors de la Coupe du Monde 66... |
c'est clair que cette CM est pour moi, la plus honteuse de toutes, les anglais ont ete "aider" surtout dans les matchs decisifs. ou est la "justice" dans la CM66?
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Pour Havelange, les Coupes du monde 66 et 74 ont été manipulées
publié le 26/06/2008 - 20h20, par SPORT
L'ancien président de la Fifa Joao Havelange a laissé entendre dans une interview que les Coupes du Monde de 1966 en Angleterre et de 1974 en Allemagne avaient été manipulées au profit des pays organisateurs.
Dans un entretien publié jeudi par le journal Folha de Sao Paulo, le Brésilien de 92 ans a par ailleurs pronostiqué que le Mondial 2014, organisé par son pays, sera "exceptionnel". "J'ai été élu (à la tête de la Fifa) en 1974. Comme c'était trop demander d'être élu et de gagner le Mondial la même année, ils ont scié la branche sur laquelle j'étais assis", a déclaré M. Havelange, qui a dirigé la Fifa jusqu'en 1998. Avant de commander la Fifa, Joao Havelange a été le président de la Fédération Brésilienne de Football (CBF), un poste qu'il a occupé pendant l'âge d'or du football brésilien (trois Coupes du monde gagnées en 1958, 1962 et 1970). "Le Brésil avait pratiquement la même équipe en 1966 qu'en 1962. Le président de la Fifa était alors Sir Stanley Rous, un Anglais. Et la Coupe se déroulait en Angleterre", a ajouté M. Havelange.
Un complot anti-brésil
"Trois arbitres et six assistants ont dirigé les matchs du Brésil contre le Portugal, la Hongrie et la Bulgarie. Sept d'entre eux étaient Anglais, et les deux autres Allemands. L'idée était tout simplement d'éliminer le Brésil", a-t-il assuré. "L'Allemagne a affronté l'Uruguay, et l'arbitre était Anglais. L'Argentine s'est mesurée à l'Angleterre, et l'arbitre était Allemand. Comme par hasard, la finale s'est jouée entre l'Angleterre et l'Allemagne", a poursuivi le Brésilien. "L'Angleterre n'a d'ailleurs plus jamais rien gagné depuis ce Mondial", a-t-il rappelé.
Platini bientôt à la tête de la Fifa, une coupe du monde 78 clean
Pour le Brésilien, le prochain président de la Fifa, celui qui succèdera au Suisse Joseph Blatter, élu en 1998, sera son compatriote Ricardo Teixeira (actuel président de la CBF), et le suivant sera l'ancien capitaine des Bleus Michel Platini, actuel président de l'UEFA.
"Je ne serai alors plus de ce monde. Platini est exceptionnel et intelligent", a estimé M. Havelange qui a enfin assuré que la Coupe du Monde 1978, organisée et remportée par l'Argentine en pleine période de dictature militaire, n'avait fait l'objet d'aucune manipulation. Allez dire ça au Péruviens qui ont encaissé un 6-0 permettant aux Argentins (qui avaient besoin d'une victoire par 4 buts d'écart) d'accéder à la finale à la place du Brésil... |
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