Re: The Rebel Army - Chapter 3 : Billy Dennehy
de Misaki
- Ven 26 Fév 2010 23:45
Chapitre 4 : Jessica
27 février 2009 : Veille de match. Alors que je suis tranquillement en train de draguer une blonde pulpeuse et un peu crédule, voilà que Nolan arrive.
- Hey Nolan, comment va ?
- Salut Pat et salut … ?
- Helen.
- Salut Helen. Alors comme ça, Mister Pat O'Sullivan, nouvel entraîneur de Cork City vise le titre avec son équipe.
- Je ne vois pas de quoi tu parles.
- Bah attends, ce n'est pas moi l'entraîneur de Cork, c'est toi. Et cet après-midi, il y a eu une conférence de presse où tu as toi-même annoncé que tu voulais remporter le championnat. Je ne rêve pas quand même.
- Je croyais que tu étais un footballeur professionnel.
- Lui ? Cela fait un petit bout de temps qu'il ne joue plus.
- Espèce de gros con.Et en moins de temps qu'il ne faut pour dire ''Attends, je vais t'expliquer'', je me retrouve trempé de menthe à l'eau.
- Tu pouvais pas fermer ta bouche toi non plus. J'étais sur le point de conclure avec.
- Je ne pouvais pas savoir, mec, désolé.
- Hey les gars. Ça va bien ? Oh, Pat, qu'est-ce qui t'arrive ?
- Rien, je vais me changer vite fait. Je reviens dans dix minutes.
- Ok. je pourrai te présenter Jessica.
- Jessica, c'est qui ?
- Tu ne t'en souviens pas ?
- Non, bon allez, je file. A tout de suite.Jessica ? Jessica ? Non ? Il serait toujours avec depuis tout ce temps. C'est bien la première fois. Et Nolan qui vient casser mon coup. En même temps, il est vrai que j'y ai été un peu fort au cours de la conférence annonçant à tout va que rien ne pourrait nous arrêter, que le 4-V-1 version Pat O'Sullivan sera l'attraction de l'année et que nous serions champions en fin de saison. Autant dire que nous n'aurons pas intérêt à nous louper demain.
- Ah tiens, le revoilà . Jessica, Pat. Pat, Jessica.
- C'est bon, on se connaît déjà , je crois.
- Effectivement.
- Maintenant que Pat est là , je pense que je peux vous l'annoncer. Jessica et moi emménageons ensemble.
- Impossible.
- Pourquoi ?
- Tu arrives à peine à prendre soin de toi. Alors un appartement plus une femme, je crois que tu es mal embarqué. Et puis, nos soirées ne rimeront plus à rien si un de nous est casé.
- Merci pour moi.
- De rien ma chérie.
- Mais Pat, c'est toi qui dois réagir. On n'a plus 20 ans, mec. On va en avoir 33 cette année. Il est temps de mûrir. Les soirées où on s'en fout plein la gueule, ce ne sera plus aussi souvent. Et puis, tu as un sacré job maintenant et les responsabilités qui vont avec. Non, Pat, je suis désolé. Je ne suis pas mal embarqué. Je vais de l'avant.
- Je vais rentrer, je crois. Je vais m'écouter du Chris de Burgh et préparer le match de demain.Les paroles de Ross m'ont complètement désorienté. Le pire dans l'histoire est qu'il a raison. Lui, le mec le plus fou que je connaisse, qui se marre pour des choses absurdes et qui raconte âneries sur âneries est d'un coup devenu ''mature''. Il est grand temps que je grandisse et que je devienne plus responsable.
Chris et sa chanson ''High on Emotion'' vont m'aider à passer la soirée. Il faudrait que je trouve un moyen de le contacter maintenant que je suis entraîneur de Cork, lui et surtout rencontrer sa fille, Rosanna Davison.
28 février 2009Comment l'expliquer ? Je n'en sais rien. On a été nul et d'un pathétique. En face, ce n'est pas du lourd mais nous perdons quand même. En plus, nous leur donnons les buts. Merci Ciaran Lordan. Et comme la coupe n'était pas assez pleine, O'Brien a réussi à se casser le bars. Six semaines d'absence.
Une semaine plus tard, nous jouons notre premier match devant notre public face aux favoris de ce championnat, les Bohemians. Champions en titre, ils ont bien mieux négocié leur entrée en matière que nous en s'imposant face à Galway United par deux buts à zéro. Si seulement je ne coachais pas des pitres, nous aurions gagné notre premier match nous aussi.
Aujourd'hui, la consigne est claire : la victoire. Et pourtant, d'entrée de jeu, Rossiter a failli calmer les ardeurs de nos supporters : la Rebel Army, club de supporters le plus important du pays et le plus fervent. Sur un centre anodin, Connor laisse filer le ballon dans les buts sans que personne ne comprenne pourquoi si ce n'est qu'il avait vu ce que personne d'autre n'avait vu : le drapeau de l'arbitre assistant était levé. Craig Dargo était hors-jeu. Malheureusement, ce n'est que l'arbre qui cache la forêt. Quelques minutes plus tard, Byrne vient buter sur notre gardien avant de trouver la faille au quart d'heure de jeu. Sur un renvoi du gardien adverse, Drago dévie de la tête. Murphy et Bouba se gênent à la récpetion et Byrne ne se fait pas prier pour la mettre au fond. Ce but aura au moins le mérite de réveiller mes pitres. On se procure ce que je qualifierais comme des semi-occasions pour finalement égaliser à la demi-heure de jeu. Sur la gauche, 34 remise sur Murphy qui adresse un centre sur Cooke qui reprend de volée et envoie le ballon dans le petit filet droit du gardien adverse. L'anglais veut me prouver qu'on pourra compter sur lui en l'absence d'O'Brien.
Nous rentrons aux vestiaires sur ce score de parité soutenus par notre public chaud bouillant pour ce premier match de la saison. J'explique alors aux joueurs que nous ne pouvons pas décevoir notre public et qu'il mérite une victoire. Si seulement ils m'avaient écouté. Les Bohemians vont nous donner une leçon de football dès le début du second acte. Rossiter, côté droit, met en retrait sur Ndo. Ce dernier trouve Byrne dans la surface qui centre en une touche de balle sur un Keegan bien esseulé aux cinq mètres cinquante. Il nous faudra un quart d'heure pour réagir. Alors que les Rouge et Noir enchaînent les corners. Connor s'empare du ballon et relance immédiatement sur la gauche pour Murphy. Celui-ci ne se pose pas de questions et lance Kuduzovic dans la profondeur. Alors qu'il s'apprête à défier B. Murphy, Oman nous gratifie d'un plaquage digne de Brian O'Driscoll. L'arbitre n'hésite pas et lui demande de rejoindre les vestiaires. Le coup-franc est bien placé. Plein axe. Dix-huit mètres environ. Cooke qui se sent dans un bon jour prend immédiatement le ballon et le place avec soin. Il choisit l'option la plus difficile en faisant passer le ballon par-dessus le mur. Cela a le don de surprendre B. Murphy qui s'emmêle les pinceaux et laisse filer le ballon. Cork City est à nouveau dans le match. Nous prenons alors d'assaut le but adverse, enchaînant les centres et les tirs mais rien ne passe. Il y a toujours un pied, un tibia, une fesse, une tête pour dévier le ballon.
Nous finissons la rencontre sur ce match nul deux buts partout. Mes joueurs ont prouvé qu'il faudrait compter sur eux cette saison. Ce match nous lance véritablement et il va falloir rétablir l'ordre dans ce championnat. Cork City se doit d'être en tête de la Première Ligue.
J'annonce une nouvelle fois en conférence de presse que les Blancs et Verts seront champions à l'issue de la saison, que ce soir, nous avons montré que nous étions à la hauteur voire même supérieurs à nos adversaires. Il faut jouer de l'intox un peu, montrer à nos adversaires que nous sommes confiants et foutre la pression à ces pitres pour qu'ils se sortent les doigts d'où on sait.