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Braquage à l'italienne.

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steve84
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Message par steve84 » mer. 06 mai 2009 18:07

Je crois que c'est un de tes meilleurs épisodes. Maîtriser les discours d'une émission de télé est loin d'être facile et tu t'en sors avec brio et force. Je poste pas beaucoup même si je te suis assidument. Platoche, c'est toujours la garantie d'avoir du très très bon.


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Atom Tan
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Message par Atom Tan » mer. 06 mai 2009 19:30

Une réussite cette émission, daniel Bravo est vraiment cool (ça ne m'étonne pas les anciens du PSG...).

Ce qui est souvent vrai, c'est qu'une fois que tu es maqué, toutes les femmes deviennent accessibles c'est pas malheureux la vie ?

Je te félicite pour cette fin de saison, moi à 31 M € je l'aurais vendu !


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Franzous
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Message par Franzous » jeu. 07 mai 2009 4:29

OUAAAAHH quel episode, un des meilleurs surement !

J'adore toujours :)
le soft c'est pas ton truc à toi ...


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Charles Le Téféciste
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Message par Charles Le Téféciste » jeu. 07 mai 2009 12:17

Je kiffe... bravo !
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GAS_34
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Message par GAS_34 » jeu. 07 mai 2009 14:45

Je viens de lire tout d'une traite, j'y suis depuis quelques heures :mrgreen:

J'adore, continue comme ça 8)


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Platini42
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Message par Platini42 » jeu. 07 mai 2009 18:45

Les déclarations de Falconetto n'avaient pas trop changé mes habitudes. Pour moi, je n'avais pas trop d'idées en la matière, sur les pouvoirs de la mafia italienne.
Je ne connaissais que les grandes lignes, qu'elle se finançait essentiellement en infiltrant la société, l'économie et les institutions de toute une ville, voir de tout un pays. Je n'avais que l'image récente des évènements de Naples, la capitale par excellence de la mafia italienne qui illustraient bien jusqu'où elle s'implantait.
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Elle récoltait des milliards d'euros par an, en ayant parasité le système de ramassage d'ordures de la ville. La révolte des napolitains et les nombreux autres soucis d'infrastructures de la ville avaient amené à ce désastre dans les rues de Naples.
Je savais également qu'elle traquait les opportunités à se faire du fric, à trouver des solutions pour survivre aux effets de la crise économique mondiale et donc de garder une certaine influence.

Je n'avais pas changé mes habitudes ou presque. Je m'étais procuré deux ou trois bouquins sur le sujet, notamment ceux de Roberto Saviano.
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L'écrivain, aussi journaliste, expliquait dans ses oeuvres ou dans ces articles comment justement la mafia envahissait le capitalisme, l'économie mondiale et trouvait des lieux, des endroits, des espaces pour s'enrichir.
Il démontrait dans son livre comment les mafieux de l'époque avaient profité de la chute du mur de Berlin en achetant tout ce qui pouvait s'acheter en Allemagne de l'Est, notamment à Berlin. Ils avaient la certitude que le moindre appartement, que le moindre commerce se revendrait à prix d'or au fil du temps.
Il démontrait également l'anticipation des "boss" de la mafia lorsqu'ils ont envoyé des hommes en Chine pour investir, dix ans avant tout le monde.
Le livre "Gomorra" et le film en découlant lui avaient valu d'ailleurs la naissance d'un contrat à son encontre, après ces révélations sur la Camorra, la mafia napolitaine détaillant les structures économiques et territoriales de leur organisation criminelle.
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Il expliquait les liens avec d'autres pays notamment l'Espagne, source de revenus supplémentaires avec le tourisme andaloux ou les facilités pour faire transiter la drogue colombienne par Madrid ou Barcelone.

Je trouvais finalement normal que la mafia vienne voir s'il n'y avait pas quelque chose à gratter dans le football, un moyen de s'enrichir dans un club qui montait : le Hellas Vérone. Ce que je trouvais par contre plus surprenant, c'était le degré d'implication qu'avaient des hommes du club comme Greco ou Bartoli; ainsi que Stefano Paolucci, un représentant des Brigate.
(Je me rendais compte que même dans mes réflexions, j'appelais désormais mon ancien ami par son nom de famille; la cassure était belle et bien définitive pour en arriver là)
Même si je ne portais pas Berlusconi dans mon coeur, qui plus est, suite aux dernières déclarations lors de la réception de son club au Bentegodi, j'avais confiance au Chef d'Etat italien en son système de lutte contre la mafia.
De plus, la présence de Michela au club, ma ministre-patronne, était je pensais : un frein assez suffisant aux agissements de la mafia.
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J'avais donc entamé la préparation de la saison suivante, avant de partir en vacances quinze jours avec Monica, en Uruguay, à Puenta Del Este, rendre visite à son frère. J'avais repoussé ma demande romantique en mariage car le mois de mai avait été plus chargé que prévu. Je comptais lui faire la surprise pour la fin du mois d'août, le 29 exactement. A cette date là, ça fera deux ans que j'aurai croisé Monica pour la première fois de ma vie, deux ans que je vivais de cette passion amoureuse pour elle et pourtant même pas un an qu'on se fréquentait.
Nous devions partir le 13 au matin.
J'ai donc passé les premiers jours de juin à m'avancer sur le travail avant le début de notre deuxième saison en serie A.

Claudio avait réduit la liste de nos affiliations à sa plus stricte utilité.
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Il désirait associer le Hellas avec des clubs utiles pour les prêts de joueurs d'un bon niveau comme nos jeunes argentins Musacchio ou Vissio, avec des clubs d'une certaine envergure dans d'autres pays européens, avec des clubs ayant un bénéfice financier conséquent. Mais, toutes ces dernières recherches restaient vaines.
Il s'attelait cependant à la bonne marche de nos relations avec nos partenaires actuels.
Sur le plan personnel, il était toujours avec Elena.
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Il m'apprit qu'elle n'avait plus de boulot et il me demandait si je pouvais en savoir plus...

Je continuais personnellement les négociations pour le recrutement. Et, en ce début juin, cela ne se déroulait moins bien que prévu.
J'eus le droit à plusieurs refus ou à une concurrence plus féroce. J'ai vu m'échapper sous mes yeux des joueurs comme Vantaggiato, Tamas, Ticinovic : un futur Boban ou encore Saivet : recruté par Marseille.
Une bonne nouvelle m'était tout de même arrivée : l'accord de Rodney Sneijder, en fin de contrat à la fin du mois de juin.
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Le jeune hollandais, frère de Wesley, lui-même international et membre du Real Madrid, désirait donc nous rejoindre. Il était actuellement sous contrat à l'Ajax Amsterdam.
On s'était donné rendez-vous à Milan, en compagnie de son frère. Leur agent commun était là aussi.
Cette entrevue avait créé un remous à Milan. La presse spécialisée pensait que Wesley allait signer dans un des deux clubs de la ville.
Les négociations ont été couronnées de succès et Rodney serait avec nous à la reprise, sans indemnité de transfert.


Je devais diner le soir même avec Damiano.
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Je voulais l'inciter à rempiler avec nous; mais cette fois-ci en tant que membre de l'encadrement. Nous avions rendez-vous vers 20h00, dans le centre de Vérone.
Il était 18h00 et j'étais encore à Milan.
De plus, demain je devais reprendre la route pour me rendre à Rome pour l'interview pour Canal +.

Le programme était chargé mais fut bouleversé par un coup de téléphone.
Monica!
Elle rentrait de Londres demain et je devais la récupérer à Rome, pour la ramener chez elle, à Milan.
Son avion devait arriver vers 14h00 à l'aéroport de la capitale : autant dire que j'allais devoir passer ma journée sur les autoroutes italiennes.
Même pas deux minutes plus tard, un autre coup de fil.
Giorgia!!!
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"He, Esteban. Viens me chercher. Je sais que tu es à Milan. Je suis dans les studios de la chaine Canale 5. J'ai besoin de te parler."

Sa voix, toujours de droguée certes, était envahie par les sanglots. Elle pleurait et était dans un état de désarroi total. Elle avait appris d'un de ces collègues que j'étais sur Milan, pour le boulot.
Elle est déjantée mais après tout; si elle allait si mal, on pouvait faire un peu d'humanitaire, on était pas des "sauvages".

Sur place, je l'ai vu complètement en panique, apeurée. Je ne comprenais pas son état. Je ne savais pas ce qu'elle avait; mais ça avait l'air sérieux de l'extérieur.
Etait-elle en pleine descente? Pas possible, elle avait toujours du matos pour se repoudrer le nez.
Bartoli? Impossible, elle voulait le larguer; si ce n'était déjà fait.
Le boulot? Ben si c'était ça, je ne serais pas bien utile.

Elle me demanda de la raccompagner à Bergame, qu'elle voulait la présence d'un ami à cet instant.
Elle m'avoua que Bartoli voulait la quitter.
J'ai hésité, je ne voulais pas trop croiser l'autre face de pet.
Elle me certifia qu'il n'était pas à leur domicile, qu'il était parti depuis deux jours avec Greco pour les affaires.
(Greco! Tiens, soit elle s'est pas rendue compte qu'elle m'en avait trop dit, soit elle n'y connaissait rien dans nos affaires, auquel cas, il n'y avait pas de piège tendu. Cela confirmait réellement leur proximité dans les magouilles à ces deux branleurs)

Je lui demandais des explications lors du trajet vu que c'est elle qui voulait le larguer; et maintenant que c'était l'inverse, elle en faisait une montagne.
En même temps qu'elle sniffait sa merde, elle m'expliqua qu'elle devait être énervée ce jour là et qu'elle n'avait jamais eu la ferme intention de quitter Bartoli.
Elle en profita également pour s'excuser de son esclandre et de son comportement de la dernière fois, lorsqu'elle s'était invitée chez Christian Vieri.
Pour la première fois, je voyais que sa dope la rendait positive dans son jugement et dans son comportement. Elle n'essayait même pas de me draguer, ni de faire de gestes déplacés. Ell avait du changer de marque de "coco".
Je n'ai pas voulu savoir pour le boulot d'Elena. Je voulais vraiment pas me prendre la tête ce soir.

Je me suis arrêté à Grezzago, un petit village sur la route de Bergame, pour faire le plein.
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J'en ai profité pour appeler Damiano pour annuler. Je devais ramener Giorgia et vu que j'avais une journée chargée demain avec pas mal de route (Vérone-->Rome; Rome-->Milan; Milan-->Vérone), j'avais donc décidé de reporter notre entrevue. J'en ai également profité pour me vider (pisser pour ceux qui ont l'esprit tordu).
Cinq minutes plus tard, on avait repris la route, direction Bergame.

J'ai laissé la miss vers 19h15 chez elle. On a, à peine, discuté dix minutes car elle était vraiment bizarre. Bon, je râlais tout le temps quand elle me collait mais finalement je me rendais compte qu'on s'attachait vite à être désiré.
Je suis parti et juste avant de reprendre l'autoroute, à l'échangeur de Seriate, je fus interrompu dans mon retour à Vérone par un contrôle de Police, juste à la sortie de Bergame.

Ca avait l'air d'être sérieux. Il y avait trois véhicules, sept hommes et un chien ; un berger allemand.
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Contrôle alcoolémie? A cette heure ci? Bizarre! Je n'avais rien à craindre avec ma dizaine de cafés de la journée. Même à midi, j'avais pris une San Pellegrino pour le déjeuner.

Cinq des policiers étaient sacrément armés, avec des fusils mitrailleurs. Cela me faisait vraiment suer alors que je n'avais rien à craindre. Deux d'entre eux se sont mis en travers de la route pour me faire stationner sur le bas côté, près de leurs véhicules. Aucun d'entre eux n'avaient l'air de rigoler. Je n'ai donc pas fait mon "mariole".
Ils m'ont demandé de couper le contact, m'ont fait sortir et m'ont fouillé. Ils ont récupéré mon porte-feuille, dans la poche arrière droite de mon jean et ont vérifié mes papiers.
Apparemment, ils n'avaient pas tilté qui j'étais. Encore bizarre!J'avais pour habitude que les forces de l'ordre se détendent à la vue de mon identité. Ils avaient l'habitude de me reconnaitre bien avant déjà. Et, je me disais que sept hommes qui ne suivaient pas l'actualité du football en Italie, c'était un miracle! Deuxième hypothèse, ils étaient de la ville de Bergame et me détestaient.

Le contrôle minutieux s'éternisait. Voyant qu'ils n'étaient vraiment pas "commodes", mes plaisanteries sur leur attitude se sont éteintes dans mon esprit. J'ai même pris l'initiative d'avouer une certaine chose lorsque celui qui tenait le chien ouvrit la porte passager et introduisit son "clébard" dans ma caisse. J'avais compris ce qu'ils cherchaient et je leur ai donc fait part du repoudrage d'une amie et que cette dernière avait sans doute laissé tomber quelques poussières de son maquillage dans ma voiture.
Les policiers sont restés impassibles à mes déclarations. Seul l'un d'eux ouvrit le dialogue avec moi en me demandant d'ouvrir la boite à gants. Je me suis empressé de répondre à sa requête, non pas que j'étais impressionné plus que ça par l'homme qui me le demandait mais parce que ce satané toutou était en train de rayer mon tableau de bord avec ses griffes.


Et, là : surprise!!!
Une sacoche noire.
Une sacoche, sans caractéristique particulière, dont j'ignorais la présence.
On m'a questionné sur le contenu; j'avais répondu que je n'en savais rien vu que je savais pas qu'elle était là, vu qu'elle n'était pas à moi.

"C'est votre voiture, donc c'est à vous."

Ca avait le mérite d'être clair. Tout le monde voulait savoir ce qu'il y avait dedans (même vous?) même le chien qui était de plus en plus excité quand un des policiers passait cette sacoche devant son museau.

Un sachet de poudre blanche bien rempli, un pistolet : un automatique!!!
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Je n'ai pas trop eu le temps d'être surpris par le contenu que j'étais immédiatement amené au sol. On me menotta virilement.
Deux des policiers se sont empressés de venir me porter des coups au niveau de la tête pour oublier toute volonté de rebellion.
Les deux autres coups suivants m'ont sonné et je n'ai plus eu de souvenir jusqu'à mon réveil dans une cellule de garde à vue du commissariat de Bergame.


Samedi 11 juin 2011, 07h00.
J'étais en garde à vue depuis hier 19h45. Je captais toujours rien. J'avais la tête comme un compteur à gaz.
On me présenta un avocat commis d'office.
J'appris donc de sa bouche que j'étais ici pour détention de produits stupéfiants et port d'arme prohibée de 1ère catégorie. Mon cas était compliqué. J'ai passé des tests cette nuit à l'hôpital de Bergame. Je ne m'en souvenais même plus; même une cuite ne m'aurait pas fait perdre la mémoire comme cela.
Ces tests révèlaient que je ne consommais pas de drogue. J'étais donc pour la loi un dealeur, un trafiquant.
La quantité était assez substantielle pour me permettre de passer mes sept prochaines années derrière les barreaux : 1kg200!
Mon avocat avait l'air de s'en foutre de ma version. Il voulait juste savoir si mes droits étaient respectés, ce que j'ignorais vu que je me rappelais de pas grand chose depuis cette interpellation.
Il devait sortir de l'école, il semblait hésitant et regardait sans cesse son dossier avant de me parler. Il était pressé car je n'avais pas le temps de finir mes phrases. On était le week-end et il devait être d'astreinte. Il avait hâte de rentrer chez lui pour se recoucher. C'était tout ce qui devait l'intéresser.
Il me précisa que mon véhicule était saisi pour les besoins de l'enquête et que je n'avais pas le droit de prévenir quelqu'un à ce stade de la procèdure.
Il me demanda de signer un papier qui autorisait les policiers à procèder à une perquisition à mon domicile de Vérone, sans moi, pour ne pas créer d'émeutes, vu ma notoriété là-bas. Je signais sans trop comprendre, le pourquoi du comment.

Mon audition a été longue et stressante et quelque peu douloureuse. Pour la Police, il ne faisait aucun doute de ma culpabilité; mais personnellement, je ne me rappelais pas de grand chose sauf que cette sacoche ne m'appartenait pas.
Le fait de partager deux points de vue complètement différents m'avait valu quelques "taloches" à travers la gueule, ce qui avait eu pour conséquence de faire ressaigner mon nez. J'avais aussi un pansement sur l'arcade gauche, fruits récoltés de l'intervention musclée d'hier en plus des quelques hématomes sur l'ensemble de mon corps endolori.

Vers 14h00, un nouveau rebondissement.
J'avais un nouveau chef d'inculpation. J'étais accusé du meurtre de Stefano Paolucci.
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L'arme retrouvée dans mon véhicule était celle du crime.
Les experts étaient formels. Les deux balles retrouvées dans le corps de la victime provenaient de cette arme trouvée dans la boite à gants de ma Lamborghini.

Ma garde à vue était prolongée. Le cauchemar continuait; et toujours pas moyen d'entrevoir la lumière à ce merdier. J'étais terrassé par les évènements.
J'ai regardé la pendule accrochée au mur du bureau du policier qui me signifiait tout cela.
L'heure me rappela que j'avais loupé l'interview de ce matin, je m'en foutais. Mais...
Monica!
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Elle devait attendre à l'aéroport de Rome, quelle merde!!! Fallait que je lui parle. L'enfer continuait au fur et à mesure que tout se recollait dans ma tête.

Je pensais qu'à elle dans ma cellule. Je ne voyais qu'elle à travers ces murs délabrés, suintants, créant de la moisissure et donnant une odeur nauséabonde. On ne m'avait pas gâté comme lors de mon premier séjour derrière les barreaux.
J'arrivais quelques instants à me détacher des pensées de Monica pour essayer de me remémorer le film qui m'avait envoyé ici.

J'en suis arrivé à une conclusion évidente. J'ai ce souvenir précis et net, après des millions de réflexions.
Entre mes deux coups de téléphone : celui de Giorgia et celui de Monica, je me rappelais avoir mis un CD que j'avais pris dans la boite à gants. Et à ce moment là, il n'y avait pas de sacoche donc pas de drogue, donc pas d'arme, juste ma pochette avec 9 CD à l'intérieur, le 10ème étant dans le lecteur. Il n'y avait que ça...

GIORGIA!!!
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Les cris répétitifs avec ce seul prénom résonnant dans tout cette partie du bâtiment m'ont fait passer pour un aliéné. Quelques coups de matraque bien placés m'avaient ramené à la réalité.
Je n'avais plus la force de me demander pourquoi. J'avais juste la force de fredonner cette chanson, provenant de ce CD, qui me rappelait mon innocence derrière ces barres de fer signifiaient ma culpabilité.
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The summer sun
It blows my mind
It's falling down on all that i've ever known
Time to kiss the world good bye
Falling down on all that i've ever known
Is all that i've ever known

A dying scream
It makes no sound
Calling out to all that i've ever known
Here am i, lost and found
Calling out to all

We live a dying dream
If you know what i mean
All that i've ever known
It's all that i've ever known

Falling Down - Oasis


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GAS_34
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Message par GAS_34 » jeu. 07 mai 2009 19:23

Que de rebondissement, j'aime! :P


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Message par Celta83 » jeu. 07 mai 2009 21:49

Ils veulent vraiment ta peau les salops :lol:
C'est toujours aussi bien et j'ai hâte de voir comment tu vas réussir à t'en sortir.


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Message par dgmen01 » ven. 08 mai 2009 13:32

Aie, j'espere tu vas tant sortir.
Fume, fume , avant que la vie te fume...


Matthïas
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Message par Matthïas » ven. 08 mai 2009 14:46

Nouveau rebondissement :wahoo: ! Par contre on peu voir à quel point les femmes peuvent être cruel -_-' !!

De quel manière tu va t'en sortir 8) !?
Pour [u]une Grimace[/u] on utilise [i]32 muscles[/i],
Et Pour [u]un Sourire[/u] seulement [i]7[/i],
[b]Alor pourquoi se fatiguer ![/b]

Le commun est maintenant une valeur alors que c'est désepérant , le commun !


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Message par Medzo00 » ven. 08 mai 2009 16:50

Quelle injustice c'est une honte, et comme par hasard t'es incarcéré à Bergame quelle coincidence, bande de fachos. Et cette s****pe de Giorgia qui nous fait le coup du si je t'ai pas personne ne t'aura, je commence à me demander si tu n'aurais pas du plutôt coucher avec elle t'en serais peut être pas là. M'enfin ca va pas être évident de sortir d'ici avec un avocat fraichement sorti du lycée, bonne chance quand même.
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Platini42
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Message par Platini42 » sam. 09 mai 2009 11:47

Pourquoi? Cette question résonnait constamment pour essayer de comprendre ce qui avait poussé Giorgia à me pièger. Il était certain qu'elle avait mis cette sacoche dans ma voiture. Pour la drogue, je pouvais le concevoir mais le pétard!
Et puis? C'est pas elle qui a buté Stefano! Quoi que... Mais si c'était elle, pourquoi? Et voilà, je tournais en rond.
La jalousie? Je veux bien mais la logique de cette thèse s'arrêtait au meurtre.
On lui avait demandé? Ok, qui? Tout s'embrouillait, ça m'énervait.
Une chose était sure : c'était un coup monté. Les flics, comme par hasard, étaient là. Leurs comportements, leurs attitudes étaient si abérrants qu'ils n'avaient qu'un seul et unique but : trouver ce qu'on leur avait dit de trouver à l'endroit indiqué.
En fait, je me rendais compte de toutes les bizarreries de ce putain de vendredi soir : Giorgia, les flics... Mais c'était toujours le flou dans la finalité de tout ça.


Lundi 13 juin, 10h00. On m'a emmené devant un juge d'instruction. Pour lui, il n'y avait pas de doute sur ma culpabilité et il était ravi que cette histoire soit aussi claire. Il y avait un cadavre, une arme, et un meurtrier : moi. Il a donc activé la procèdure pour que le jugement ne traine pas. Mon procès se déroulerait du 22 au 28 juin.
Le juge m'a indiqué que vu la gravité des faits, j'étais placé en détention provisoire jusqu'au jugement. Aucune caution n'avait été déterminée et il n'était même pas la peine d'y penser.
Ayant refusé la présence d'un énième avocat "bidon", j'étais seul devant lui. Il m'a précisé que j'avais jusqu'à demain midi pour en trouver un sinon j'assurerai ma défense seul.
La galère avait le mérite d'être constante dans sa progression. Je lui demandais si je pouvais joindre quelqu'un, je n'avais pas de nouvelle de Monica depuis vendredi.

"Ecoutez Mr Faure. Vous avez fait, à ce que je vois dans votre dossier, prévenir Mlle Brambilla. J'ai son numéro de téléphone sous les yeux. Vos droits se résumaient à faire prévenir une personne de votre entourage, ce qui a été scrupuleusement respecté."

Je ne m'en souvenais même plus. Mais pourquoi elle? Pourquoi avais je prévenu celle qui m'avait prédit qu'elle ne me louperait pas si je faisais encore parler de moi?
Je n'ai pas insisté dans ma requête. Il continuait à me parler sur toute l'organisation qui allait se mettre en place de cet entretien, jusqu'au verdict. Mais, je n'étais plus dans son bureau, j'étais dans mes pensées, Monica...

L'entretien terminé, je ne suis pas retourné au commissariat. On m'a emmené dans un centre pénitencier de la ville de Bergame.
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J'avais une cellule pour moi tout seul. J'étais dans le quartier haute sécurité mais bizarrement je n'avais le droit de sortir quand tous les autres étaient rentrés dans leur cellule.
Les deux semaines séparant du procès allaient donc se rythmer ainsi : cellule - promenade - cellule...
Et le premier soir, avant de trouver le sommeil, je regrettais qu'une seule chose : qu'on ne m'est pas laissé le flingue pour m'en mettre une et arrêter tout ce cirque.


Mardi 14 juin, 09h00.
Alors que je pensais qu'on venait me chercher pour la première promenade de la journée, on m'emmena au parloir. J'avais de la visite.
Je n'en avais le droit qu'à une par semaine selon les directives énoncées à mon incarcération, plus les passages de mon avocat. Pour ce dernier, il faudrait dabord que j'en trouve un et c'était peine perdue vu que j'en connaissais aucun.
La résignation m'avait envahi et j'en arrivais à la conclusion que mon cas était indéfendable.

J'attendais donc dans une salle. Les murs étaient peints en bleu ciel, une vitre santin, à côté de la porte d'entrée métallique. Il n'y avait rien d'autre, pas une fenêtre, juste une table et deux chaises rivées au sol.
Après deux minutes d'attente, ma visite apparut.
Michela!
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J'étais contrasté entre la décepetion de ne pas voir Monica et la joie de voir un visage familier depuis mon arrestation.

Elle portait des lunettes de soleil. Elle était toujours aussi bien apprêtée mais son teint plus pâle que la normale me laissait supposer qu'elle était fatiguée, qu'elle avait du mal dormir.
Rien que de sentir l'odeur de son parfum qui envahissait peu à peu la pièce, cela me ranimait.
Lorsqu'elle enlèva ses lunettes, j'aperçus en elle le même regard noir et perçant que lors de notre premier tête à tête dans son bureau au Bentegodi. J'étais inquiet mais je n'avais plus qu'elle pour me raccrocher à la vie.

"Merci, je suis heureux de te voir. J'en peux plus. Dis moi comment va Monica?"

Elle n'avait pas eu le temps de s'asseoir. Je voulais savoir. Je priais pour que cela ne soit moins pire que prévu. Mais à quoi bon? Je ne croyais en rien.
Elle chercha dans son sac et sortit un magasine. C'était une revue hebdomadaire, faisant étalage de la vie privée des personnes connues : Chi, l'équivalent d'un Gala ou d'un Voici de la presse française.
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Elle le balança sur la table.
--->L'ENTRAINEUR FRANCAIS DU HELLAS VERONE EST UN BOURREAU DES COEURS, MAIS AUSSI UN MEURTRIER<---
"L'entraineur français a apparement récolté les rançons de son succès sportif et de sa belle plastique mais il a commis un acte encore inexpliqué. Nous avons quand même pu vous délivrer quelques photos de sa vie privée, notamment lors de sa relation plutôt caliente avec Giorgia Palmas. La drogue et le sexe animaient son temps libre quand il n'était pas sur un banc de touche. Désormais, c'était au banc des accusés qu'il devrait en découdre.
Sur le meurtre, peu d'indication, cela serait sans doute lié à la drogue. Il serait donc le fournisseur de notre belle star télévisée de notre pays, en plus d'être le "forniquateur" que les photos nous ont démontrées.
Après être passé pour le bourreau des coeurs depuis son arrivée sur le sol italien : Federica, Monica, et des fortes présomptions de relations au moins d'une nuit avec Frida et Michela, c'était au tour de Giorgia d'être passée à la casserole. Il était désormais derrière les barreaux. Tragique fin pour cet ovni du monde des strass et paillettes."


Stupéfait, après avoir lu ça, j'ai feuilleté le magasine. Il y avait des photos, retouchées pour la plupart.
Je me souvenais du moment, de la date, du lieu pendant lesquels elles avaient pu être prises; la tenue de Giorgia me le rappelait.
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C'était le soir où elle avait pété un câble chez Christian et Melissa et que j'avais du la ramener chez elle.
Le paparazzi avait réussi des clichés tels que moi, présent ce soir là, je doutais de n'avoir rien fait. Certes, la technologie avait tout amplifié mais tout étranger à la scène, c'est à dire tous sauf Giorgia et moi, pouvait croire à ce qu'on lui montrait.

"Voilà ta réponse. Mais je pense qu'on a autre chose à parler."


Après m'avoir fusillé, elle eut la délicatesse de me laisser reprendre les exprits. J'étais entre le point d'éclater en sanglots et de faire une crise d'hystérie sans précédent.
Mon cerveau tournait à plein régime. Ce ramassis d'ordures, sa réponse : je savais que Monica n'était pas derrière cette porte métallique et n'y viendrait jamais.

"Bon Esteban, j'ai hésité longtemps avant de venir. Je voulais d'abord te laisser croupir dans ton merdier. Mais depuis que la nouvelle s'est répandue, c'est le chaos dehors. Tout le monde me harcèle : Damiano, Ludovico, Christian, Claudio... La ville de Vérone vit même au ralenti. Les gens ne veulent pas y croire. Des pétitions, des manifestations, des settings, ils sont tous devenus fous."
"..."
"Greco m'a mis la pression. Si je te soutiens, il fera le nécessaire, d'aller en justice s'il le faut, pour me prendre le club."
"..."
"Tu m'écoutes?"
"Monica..."
"Olala, mais putain. Monica, tu oublies. C'est fini. C'est de toi là qu'il est question. Sois égoïste, penses à toi, rien qu'à toi."
"..."
"Bordel, mais il est où le mec qui m'excite tant? Il est où ce mec qui m'insupporte parce qu'il a toujours raison? Il est où le mec qui aime me faire sortir de mes gonds? Il est où ce mec qui gagne tout? Il est où mon petit joujour préféré?"
"Il est mort."
(Elle s'est levée et ça a claqué vachement plus fort que la première. Une gifle mémorable)
"Esteban, je suis là pour toi. Tu sais qui a fait pencher la balance? Ce n'est pas tes potes, ce n'est pas la ville de Vérone. C'est ma fille qui m'a supplié de tout faire pour toi."
"???"
"Oui, Marina. Alors si t'en as plus rien à foutre, je vais te ramener ma fille et tu t'expliqueras avec elle; mais moi je veux pas la décevoir et tu n'as pas intérêt à la décevoir. Bats toi non de dieu."
"C'est peine perdue."
"Esteban, amore. Ecoute bien. Elle m'a dit : maman, Esteban est innocent, j'en suis sure, sauve le. Si, elle en est tant persuadée, c'est que c'est vrai alors bouge toi."
"Comment tu vas faire? Je sais que je suis innocent. Je sais que c'est tout inventé. Mais il n'y a qu'un moyen : c'est de faire craquer l'autre pute de Giorgia, autant dire que c'est vraiment pas gagné."
"Comment je vais faire quoi?"
"Ben m'aider..."
"Tu te fous de ma gueule. Tu me connais et puis il n'y a pas que la pouf à Bartoli. Greco va mordre la poussière. C'est son heure."

Le silence avait pris le pouvoir permettant à Michela de faire redescendre la pression. Je sentais que ma situation lui pesait vraiment. Ma naïveté m'avait sans doute fait faire confiance à des personnes qui n'en valait pas la peine. Je crois qu'à cet instant, je n'avais pas de doute envers elle, j'avais l'impression d'avoir fait le bon choix en signalant son numéro quand on me l'avait demandé lors de ma garde à vue.
Je me suis donc lâché. Je lui ai tout raconté : ce que je pensais, mes certitudes, mes soupçons, les faits tels que je les avais vécus. Je suis même remonté plus loin avec nos investigations avec Ludovico, avec notre collaboration avec Falconetto. Elle devait tout savoir, je n'avais plus le choix.

"Bon, je vais pas te mentir mais ça va être compliqué."
"..."
"Mais, on va y arrivé. Ton avocate passe demain."
"Hein?"
"Oui, gros lourdaud. Je m'en suis occupé. C'est la meilleure du pays. T'as de la chance."
"Euh..."
"Oui, enfin bon. Je savais pas mal de choses de ce que tu m'as dit. Damiano et Ludovico me disent qu'il faut que tu t'accroches. Et apparement Falconetto remuent la merde à Vérone."
"Je te jure, si je m'en sors, je quitte tout ça et je repars vendre mes piscines."
"Si tu t'en sors, tu me ramèneras la Ligue des Champions, tu n'auras plus le choix."
"Je m'en fous du foot à l'heure actuelle."
"Je sais. Accroches toi mon poussin. Tu as une armée qui t'aide derrière toi, fais leur honneur, accroches toi."
"Merci."
(Je ne pouvais plus contenir mes émotions et je me suis mis à chialer. Michela vint s'accroupir à mes côtés comme une mère qui réconfortait un enfant. Elle passa sa main dans mes cheveux ce qui eut le don de m'apaiser)
"Désolé, mais Monica?"
"Je n'ai pas eu de contact mais Damiano m'a dit qu'elle était en Uruguay. Mariastella t'en diras plus demain."
"Qui?"
"Mariastella, ton avocate."
"Ok, merci."
"Penses à toi d'abord, même si je sais que tu ne vas pas m'écouter."


Les jours qui ont suivi ont été des années. Le temps était devenu une montagne infranchissable tant chaque seconde, privé de liberté, me faisait souffrir.
Un géolier, le seul qui avait une once de sympathie pour moi, m'apportait chaque matin la presse sportive.
Même si l'univers dans lequel j'étais lié jusqu'à cette maudite interpellation me semblait loin désormais, il fallait bien survivre. Lire ces pages était ma seule évasion ici.

J'apprenais que le Chievo resterait en serie C l'an prochain. Ils avaient perdu la finale de barrage face à Piacenza.
Le Bayern Munich allait devoir se trouver un nouvel entraineur.
Jurgen Klinsmann faisait ses valises pour rejoindre l'Espagne et le F.C. Valence.
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Les champions allemands n'ont pas mis longtemps pour trouver le successeur de l'ex-international de la Meinschaft. C'était Claude Puel, en provenance de Lyon, qui serait le prochain coach de l'équipe bavaroise.
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Cette valse d'entraineur se concluait donc par l'arrivée de Frédéric Antonetti sur les bords du Rhône, dans un seul but : que Lyon remporte son onzième titre de champion de France.
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Le corse allait devoir prouver qu'il était capable de "piloter" une grosse écurie.

Le temps passait très vite dehors, trop peut être pour certains, puisque la retraite de grands noms du football avait été officialisée :
Alessandro Del Piero...
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Fabio Cannavaro...
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Patrick Vieira.
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On ne savait pas encore s'ils allaient rester dans le monde du football.
Une rumeur faisait son apparition assez régulièrement : mon remplacement justement par un de ces néo-retraité : Fabio Cannavaro avec Davide Bombardini comme adjoint, l'ex à Giorgia, lui aussi avait décidé de raccrocher les crampons.
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Mais le Hella Vérone faisait également parlé de lui dans de sombres affaires.
Des dividendes avaient disparues entre le moment du bilan financier du club et le budget prévu pour la nouvelle saison.
La belle saison, les bons résultats, le développement fulgurant du club avaient généré un chiffre d'affaire de plus de 30 millions dont dix devaient être reversés aux actionnaires.
Les "pauvres" n'on seulement vu la couleur de 5 millions.
C'est Arno Cali, président de la société Cali's Graph, qui avait alerté son monde.
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Etant certes un récent actionnaire, que depuis l'an dernier, il s'était inquiété du faible revenu généré par ces dividendes pour sa société.
Falconetto n'avait pas perdu de temps pour ouvrir une enquête et retourner le club pour trouver des pistes accusant notamment Greco et Bartoli et pourquoi pas trouver des éléments pouvant me disculper.
Perquisitions, saisies et tout le "tintouin", Falconetto était un rouleau compresseur dans ces agissements. Un vingtaine d'hommes étaient entièrement consacrés à cette enquête. Il fallait faire vite.
La fédération italienne était aussi en attente de tout élément qui pourrait pousser à une décision de rétrogadation si des fraudes s'avèraient avoir nuies aux résultats du championnat.
Parme espèrait une issue qui leur permettrait de se maintenir en serie A.
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Le nouveau président parmesan, un certain Francisco Di Verchain et son avocat : Denny Crane attendaient le compte-rendu d'enquête avec impatience en espèrant que leur Plan soit un succès.


Mon avocate est passée tous les jours sauf le week-end séparant la semaine fatidique. Je n'ai vu qu'elle et personne d'autre.
Elle passait des fois juste un quart d'heure, et des fois elle pouvait rester deux heures. Apparement Michela l'avait bien briefée pour me soutenir, que je ne perde pas la motivation de m'en sortir.
Elle pensait à m'apporter des clopes, celles qu'on pouvait se procurer en prison étaient dégueulasse.
Mariastella Gelmini était donc mon avocate.
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Elle avait 38 ans, était divorcée et mère de deux enfants. Elle aussi a été une ministre de Berlusconi, c'était la ministre de l'éducation jusqu'à l'an dernier. Mais son divorce et de multiples soucis personnels l'avaient contrainte de démissionner pour remettre de l'ordre dans sa vie privée.
Michela m'avait dit que c'était la meilleure. Je savais pas si c'était vrai mais en tout cas elle prenait ma défense au sérieux.

Elle a eu tous les détails qu'elle voulait sur mon enfance, mon adolescence, ma vie sentimentale, mon parcours professionnel, mes relations amicales.... Elle me faisait répéter souvent plusieurs fois comment les évènements s'étaient produits pour que j'en arrive là. Elle ne voulait pas éviter un détail.
Elle a du faire un travail formidable en dehors que je ne voyais pas.
Elle était en contact avec Michela, Ludovico et Damiano qui me transmettaient chaque jour des messages de soutien.

L'espoir renaissait quand elle me démontrait à peu près son plan d'attaque; mais rien n'effaçait la seule mauvaise nouvelle, le départ de Monica.
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Elle l'avait jointe au téléphone car cette dernière se trouvait donc chez son frère, en Uruguay.
Mon avocate voulait qu'elle vienne témoigner mais Monica a refusé.
Elle était traumatisée par cette histoire, déçue, abattue. Certes, les histoires de drogue et le meurtre l'avaient éberluées mais c'est surtout l'étalage de ma vie privée dans tous les journaux qui avait tellement touché Monica qu'elle avait eu besoin de quitter l'Italie.
J'avais besoin d'elle, elle n'était pas à pour me soutenir, pour m'épauler. Ca pouvait se comprendre et ne pas se comprendre. J'étais partagé entre la logique d'une femme qui voit son compagnon mélé dans des affaires criminelles et une soi-disante relation avec une présentatrice de télévision; et avec l'absence de la moindre chance qu'elle me donnait.
Son absence me manquait tellement que les idées noires envers son manque de confiance en moi s'estompaient aussi rapidement qu'elles étaient nées dans mon esprit.

Je retrouvais de l'humour car c'était la première fois que je dialoguais avec une femme : mon avocate, sans arrière pensée. Elle était assez froide mais très concentrée dans son travail. L'idée de me regarder ne devait peut être pas trop lui traverser l'esprit. J'étais quand même en prison pour un meurtre, je devais moins être clinquant qu'à l'accoutumée, l'enfermement ayant surement eu raison de certains de mes traits physiques.
Et puis, elle devait détester les hommes depuis son divorce cinglant. Défendre un homme dépeint comme un coureur de jupon dans la presse people a du lui demander un effort. Je me doutais donc que l'amitié avec Michela devait être forte.
Tellement forte, j'appris que Mariastella était d'ailleurs la marraine de Marina.


Mardi 21 juin au soir. Cela faisait 11 jours déjà que je n'étais plus libre, 9 jours que je vivais dans cette prison. Demain allait débuter mon procès.
J'avais la tête collée contre les barreaux de la fenêtre de ma cellule et j'avais envoyé mon regard au loin dans le ciel.
Je n'avais qu'une envie, savoir si ma vie continuerait ou s'arrêterait brutalement.

When you were young
And your heart was an open book
You used to say live and let live
You know you did
You know you did
You know you did
But if this ever changin'
In which we live in
Makes you give in and cry
Say live and let die
Live and let die

Live and let die - Guns N' Roses


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