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Braquage à l'italienne.

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Modérateur : Staff FM

elkaotic
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Message par elkaotic » sam. 09 mai 2009 12:54

Cette story est enorme encore un épisode de qualité :) continue comme sa
Hasta La Victoria Siempre


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Medzo00
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Message par Medzo00 » sam. 09 mai 2009 18:01

La flemme de décortiquer pour cette fois mais te lire fût un énorme plaisir, fait attention tu va commencer à nous habituer à l'extase devant ta story :lol: . Bravo l'artiste.
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GAS_34
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Message par GAS_34 » dim. 10 mai 2009 20:00

Toujours aussi bon :wahoo:


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Platini42
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Message par Platini42 » mer. 13 mai 2009 12:42

Mercredi 22 juin 2011.

I'm not dead just floating
Underneath the ink of my tattoo
I've tried to hide my scars from you
I'm not scared just changing
Right beyond the cigarette and the devilish smile
You're my crack of sunlight oh

I'm not dead just yet
I'm not dead i'm just floating
Doesn't matter where i'm going
I'll find you
I'm not scared at all
Underneath the cuts and bruises
Finally gained what no one loses
I'll find you
I will find you


I'm not dead - Pink

C'était le grand jour. On m'avait transféré au tribunal de Bergame. Cette nouvelle routine allait rythmer mes jours jusqu'au verdict, mardi prochain.
L'évènement faisait un tapage médiatique de grande envergure en Italie. La France aussi avait dépêché des équipes de journalistes. LCI et I>Télé étaient présents notamment.
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L'audience débutait à 10h00. Mon escorte m'emmena dans le box des accusés. La salle était pleine.
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En dessous de moi, il y avait mon avocate et une de ses assistantes. Je découvrais cette dernière pour la première fois.
Mariastella me salua et me présenta donc Maddalena.
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Intimidée, perdue dans ses dossiers, elle retourna juste la tête par politesse. Je ne savais pas si elle était là pour me défendre où juste pour bien paraitre devant sa patronne.

On m'a démenotté. J'étais là pour meutre et on ne voulait pas que je recommence. Un policier à ma droite, un à ma gauche, un autre devant la porte par laquelle j'étais arrivé, les risques étaient donc très réduits.

En face de moi, de l'autre côté de cette grande salle, il y avait la partie adverse. L'avocat de la famille Paolucci était assis au même niveau que Mariastella; derrière lui et ses deux assesseurs, la famille de Stefano, sans doute, que je ne connaissais pas; sur leur droite, le Procureur Général.
Sur ma droite, j'apercevais la porte gigantesque où le public était passé pour combler tous les bancs à disposition. Il n'y avait plus une place de libre. La presse était parquée au fond de la salle mais ne loupait rien vu l'agencement des lieux.

Les camps étaient formés. L'allée centrale était la frontière entre mes amis et ceux qui attendaient de savoir combien d'années j'allais passer en prison.
Dans la partie la plus éloignée, j'ai aperçu Onofrio Greco, Giorgia, Alessandro Bartoli. Je ne voulais pas croiser leurs regards de peur de réagir violemment. Plus près de moi, il y avait Claudio et Elena, Christian et Melissa, Ludovico, Damiano et Mathias Cahais. Pareil, je n'avais pas tellement envie de croiser leurs regards mais pour d'autres raisons : la honte de cette situation, ce mal-être qui m'avait envahi à mon arrivée, et qui ne cessait de grandir.

Face au public, donc sur ma gauche, les 6 jurés et l'un des juges étaient en train de s'installer.
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Encore une fois, j'étais partagé entre cette honte d'être là, à cette place et la joie de revoir des visages connus; joie de courte durée quand ma souffrance principale reprenait le pas de part l'absence de Monica. On m'avait dit de me faire une raison, mais je n'y arrivais pas. J'espèrais le moment où elle se rapprochait de moi pour me soutenir, pour me dire qu'elle m'aimait. J'espèrais, je ne pouvais que faire ça.

Michela apparut, accompagnée de sa fille.
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Elle fit une entrée remarquée. Tout le monde se retournait sur son passage. Elle installa Marina à côté de Damiano, avant de s'asseoir. J'ai eu l'impression qu'elle m'avait jeté un regard mais je n'en avais pas la certitude à cause de ces fichues lunettes de soleil. Sa fille ne cessait de capter mon regard mais comme tous les autres je ne voulais pas, peut être encore plus que tous les autres.

Les dernières arrivantes ont été Frida et Federica. J'étais étonné de leur présence, encore plus lorsqu'elles trouvèrent une place derrière Greco. Je me doutais tout simplement que pour tout people de seconde zone, c'était l'endroit "in", l'endroit du moment où il fallait être vu pour se faire remarquer.
Ca ne durait pas longtemps, quelques secondes, mais je me suis presque mis à préférer ma place à la leur.

Le deuxième juge, le Président, Mr Oscar Magi, fit son entrée et tout le monde se leva.
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Au même moment, les grandes portes d'entrée se sont refermées.
Il annonça le menu. Après la présentation de l'affaire et de l'accusé donc moi, les réquisitions notamment celle du Procureur demain, la partie civile commencerait vendredi.
Après le break du week-end où tout le monde vaquerait à ses occupations et où moi j'essaierais de plumer trois ou quatre gars de leurs cigarettes dans des parties de "holdem", ma défense se découvrirait le lundi, pour finir mardi avec les dilébarations du jury et l'annonce du verdict.
Tout le monde n'attendait pas si j'étais coupable ou pas; tout le monde attendait ma réaction sur mon visage à l'écoute de la peine prononcée.


Premier coup de tonnerre : mon avocate demanda une requête inattendue : le remplacement des 6 jurés. La partie adverse était décontenancée et offusquée, elle essayait de faire changer d'avis Mariastella.
Le juge également, mais la décision était ferme. Elle balança des arguments pouvant mener au report du procès, aux changements des juges...
Le Président du jury, voyant qu'il n'avait pas à faire à une "bleue", lâcha du mou et accepta cette requête en contentant la partie adverse que le report pouvait m'offrir une liberté conditionnelle si Mariastella savait s'y prendre.
Cette tactique juridictionnelle était du "chinois" pour moi; autant que pour les gens de robe s'isl m'écoutaient parler du repositionnement de mes joueurs lors d'une mi-temps.
Plus tard, dans la journée, Mariastella m'avouait qu'il y avait 99% de chance que les six premiers jurés étaient corrompus.
Elle mettait toutes les cartes de son côté et donc du mien. Je crois que c'est à partir de ce moment là que j'ai commencé à y croire. Elle ne pouvait pas se baser sur ma sincérité; elle avait des certitudes, mais lesquelles?
Ce retournement a eu tout de même pour conséquence de retarder les hostilités de trois bonnes heures.

La séance reprit vers 14h00. Le juge n'avait pas du apprécier de se faire marcher dessus et de devoir faire au bon vouloir de Mlle Gelmini. Il a voulu rattraper le temps perdu et son parlé rapide, tranché mais compréhensible donnait un ton où tout le monde ne bougeait même plus de sa place. Personnellement, il avait fait disparaitre les lueurs d'espoir de la matinée.
Les détails précis mais concis se sont quand même multipliés lors du récit de la découverte du corps de Stefano.
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C'était son voisin qui avait découvert son corps, le vendredi 10 juin 2011, vers 8h30. La porte d'entrée de Stefano était anormalement entre-ouverte. L'homme vit donc un corps inanimé avec une balle dans le coeur, une autre dans la tête. C'était du 9 mim parabellum.
Pendant les détails, des assistants s'afféraient pour faire acheminer toutes les pièces à conviction, notamment le pistolet retrouvé dans ma voiture, l'arme du crime selon les rapports balistiques.
Selon les experts, la mort remontait au jeudi 9 juin, en soirée, entre 23h et 23h30. Pas de bol, ce soir là, j'étais chez moi devant la télé. L'alibi était léger.
Le juge Magi continua son monologue et la première journée se bouclait ainsi. Il me fallait attendre le lendemain pour être fixé sur le sort que l'on voulait donné à ma vie.


Six heures. Six de putain de grandes heures. Voilà le temps qu'aura duré le réquisitoire du Procureur Général. Des détails, des répititions, des démonstrations du bien et du mal, de la philosophie : on est passé par tout, pour en arriver à quoi? A une conclusion dramatique...
Il avait requis à mon encontre 25 ans d'emprisonnement dont une sureté de 18 ans. On était pas loin du maximum. Il avait même insisté de requalifier les charges en assassinat et non en meurtre : les actes de prémiditation qu'il n'avait cessés de démontrer étaient évidents. Selon ses dires, j'aurai préparé les faits depuis longtemps, vu la perfection des choses. A ces yeux, j'étais un professionnel, deux balles bien placées, pas de bruit donc l'hypothèse d'avoir utilisé un silencieux.
J'étais sur le cul d'être dépeint en un tueur professionnel, moi qui n'avait tenu qu'une "22 Long Rifle", dans mon enfance, afin d'essayer d'abattre quelques moineaux.
Sur le mobile, il n'a pas tergiversé. Il s'est arrêté à une sombre histoire liée à la drogue, portant mon acte à un sombre règlement de compte.

A la fin de la journée, j'étais abattu. A l'inverse de celle d'hier, je n'ai pas eu une seule seconde d'espérance et tous les regards de mes proches et toutes les petits mots de mon avocate n'y changeaient rien.
Le mépris que me jetait également Maddalena Corvaglia, dont j'avais de plus en plus l'impression qu'elle découvrait le dossier en même temps que le grand public, en laissait long à dire.
Je n'y croyais plus et demain n'augurait pas d'améliorations.


Je ne m'étais pas trompé, le vendredi, jour de la partie civile, était peut être pire que la veille.
J'eus le droit au balai des témoins qui m'en ont mis plein les "mirettes" de leur cinéma divinement huilé.

Onofrio Greco :
"Faure est un égocentrique. Tout doit tourner autour de lui et si on se met sur son chemin, il faut se méfier. Il peut devenir violent, regardez le nez de Mr Bartoli. Il peut vous évincer par la ruse pour vous anéantir. Il n'a qu'un but, vous sortir des rails. J'avais de bons rapports avec Mlle Brambilla jusqu'à faire un peu trop d'ombre à l'accusé et résultat : ma patronne s'est perpétuellement érigé contre moi et mes idées pour faire avancer le club...
Je sais qu'il a connu Mr Paolucci quand il y a eu des distensions autour du club. Il a incité à la violence afin de faire renaitre ces groupes extrémistes en enrolant le regretté Stefano. Malgré son soi-disant aura, il n'a rien fait pour mettre le ola, bien au contraire."


Alessandro Bartoli :
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"Malheureusement, c'est peut être moi, mis à part la famille de Stefano, qui souffre le plus de cette histoire. Un amii, j'avais ramené un ami de France pour le sortir de sa médiocrité, pour lui offrir une meilleure vie...
Trahison, voilà le mot qui vient à l'esprit désormais...
Je me sens responsable. Je demande pardon à la famille. Si je n'avais pas eu le coeur d'aider un soi-disant ami, tout ça ne serait pas arrivé. Je confirme les propos de Mr Greco.
Concernant, les autres chefs d'accusations, je comprends mieux maintenant que ma future femme refusait ou ne pouvait pas arrêter de consommer de la cocaïne. Il l'avait draguée, courtisée, envoutée même et je reste persuadé qu'il a du la pousser à multiplier ses prises de drogue.
Je peux pardonner à Giorgia, qui a subi des pressions et surement des intimidations, parrallèlement à une profession usante psychologiquement; mais à lui je ne lui pardonnerai jamais, hors de question."


Giorgia Palmas :
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"Il a détruit mon couple...
Je ne suis pas au courant de ses relations amenant à ce drame pour la famille Paolucci...
Mais, c'est vrai comme le disait mon ami, j'étais faible face à ce bel homme. Je le reconnais. Il ne me laissait pas indifférente. Dès qu'il vous approche, il vous embobine et vous succombez si vous êtes faibles. C'était mon cas à cette époque comme le disait mon mari... euh mon future mari. Le travail me pesait. J'ai pris de la drogue mais là j'essaie de me soigner. Il le savait puisqu'il m'en offrait de temps en temps. Il n'avait pas été celui qui m'y a incité mais il ne m'a jamais empeché de m'arrêter, bien au contraire...
J'espère désormais que ma carrière et ma vie de couple vont repartir du bond pied."


La chute était brutale. Cette haine et ce stratagème ficelé à la perfection me terrorisait sur l'issue de ce procès. J'ai eu maintes fois envie de stopper les débats mais j'étais bridé par mon avocate et au fil du débat, le désespoir était le maitre à bord.

Les témoignages de Federica et Frida pour clôturer la journée n'avaient pas du tout la même saveur que les précédents.
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Elle se sont juste contentées, chacune avec leurs mots de me définir comme un homme à femmes, un séducteur, un homme qui savait ce qu'il voulait sous ses airs de "candide". Selon elles, j'étais un homme qui recherchait la lumière par tous les moyens. Sur les affaires m'ayant amené ici, elles n'ont rien pu dire. Elles ont cependant confirmé mon attirance pour Giorgia.
Federica rajouta que notre relation était nulle, qu'elle se considérait comme une poupée. Elle qualifia même notre idylle de : pauvre histoire.

Avant de rentrer à la prison, passer le week-end, j'étais ulcéré. J'avais envie de vomir alors que ça faisait deux jours que je ne bouffais rien du tout.
Avant de quitter la salle du tribunal, Mariastella m'a dit :

"Tu vas voir les trois là..."
"Oui?"
"Ils vont bientôt prendre ta place. Accroches toi, c'est bientôt fini."

Je suis parti sans répondre, sans doute Michela avait trop programmé son amie à me soutenir; mais à cet instant je n'y croyais vraiment plus du tout.


J'ai passé un week-end très dur. J'ai perdu mes dernières "Lucky" à ce satané jeu de cartes; obligé de fumer de la paille tout le dimanche. J'essayais de me forcer à dormir pour que ça passe plus vite en espèrant ne pas faire de cauchemard.
Même le temps s'y mettait : les promenades étaient réduites suite aux intempéries sur Bergame, en plein mois de juin!


Arriva ce lundi 27 juin, ma dernière chance selon mes amis. Ils étaient bien optimistes. J'étais plus venu comme dans l'idée de faire mon jubilé, d'avoir encore la force de les regarder une dernière avant que le couperet ne tombe le lendemain.

Mariastella entama son oeuvre.
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Fait rarissime, elle a décidé de ne pas me faire témoigner. Elle se contenta de relire ma première audition et la dernière pour que tout le monde se rende compte que je n'avais changé auun mot, pour prouver que j'étais cohérent; et conclua son introduction qu'elle allait démontrer que j'étais dans le vrai sur ces écrits.

Ayant du travailler toute le week-end, elle démonta les témoignages des "méchants" :

"Mr Greco, je ne vous ferais pas l'affront de revenir à la barre. Mais, il est bizarre d'appeler un défunt par son prénom alors que vous avez stipulé dès le début et tout le long de votre témoignage : ne pas connaitre la victime. Deuxièmement, vous faites bien d'honneur à mon client d'avoir un pouvoir pour faire changer d'avis une femme d'affaire, une femme politique, présidente d'un club de football. Vous apprendrez beaucoup de vous dans son témoignage.
Enfin, le rapport Falconetto sur vos agissements montrent que pour vous un club de football est bien plus une source lucrative et que vous usez de tous les moyens pour vous enrichir et cela me faisait rire en vous entendant dépeindre mon client : j'avais plus l'impression que vous vous présentiez à la cour.
Je terminerai en demandant au juge qu'il vous oblige à rester jusqu'à la fin, la balle de match sera terrible."


Le gros venait de se liquéfier. Elle venait en deux minutes de le remettre là où il aurait du rester toutes sa vie, sur le bas côté de la route. Par contre, Falconetto avait du faire une grande avancée dans ses recherches, j'étais curieux du résultat et... quelle balle de match? J'avais du louper des étapes.

"Mr Bartoli. Un saint. Quand on l'écoute, c'est de sa faute, il aurait pas du; mais pour qui? Pour mon client, vous auriez pas du revenir dans sa vie. Vous avez mélangé les rôles.
M'ayant autorisé à en parler, vous me faites rire sur votre relation. Vous pardonnez à votre femme d'avoir eu des sentiments pour mon client; mais vous a t'elle pardonné d'avoir eu plusieurs relations avec Mlle Brambilla dont la plus connue était à Cortina d'Ampezzo. Mlle Brambilla peut aussi en citer trois. Vous lui en avez parlé?
Mr Falconetto parle de vous dans son rapport. Vous aussi, vous vouliez avoir la réputation de votre père mais vous avez juste réussi à manger l'héritage financier, heureusement que vous ne salissez pas son nom en ne portant pas le même.
J'espère que vous vous expliquerez sur vos magouilles... pardon, votre relation de travail avec Mr Greco.
Idem, je demande au juge de vous retenir jusqu'à la fin pour la balle de match."


Un tel pouvoir sur les hommes. Voilà ce qui ressortait de son intervention. Le juge était béat et commençait à se décoincer. Greco suait à torrent et Bartoli était pétrifié par le regard de Giorgia suite à ces déclarations.
Bon dieu! Il avait remis le couvert avec Michela? Décidement, c'était "confessions intimes". Heureusement que Marina était pas là, je pense que Michela s'était assurée de ce genre de détails.
Falconetto avait aussi les preuves sur lui. S'il est remonté jusque là, il en sait beaucoup. Je veux savoir aussi...
Et cette putain de balle de match, merde...? C'est quoi se délire? Même attentif, je ne comprenais rien.

"Mlle Palmas. Intéressante vous aussi. Mr Falconetto connait votre dealer et ce dealer ne connait pas mon client. Il faudra m'expliquer. D'ailleurs ce dealer connait Mr Bartoli qui aurait commandé 1kg200, le mercredi 8 juin... Ca y est tout le monde commence à ouvrir les yeux? Alors ne vous arrêtez pas. Ce n'est pas fini.
Mlle Palmas, je me suis permise de prendre rendez-vous avec le directeur éditorial de "Chi". Il paraitrait qu'un certain paparazzi lui aurait vendu des photos compromettant mon client. Vu l'énormité de la chose, je n'ai même pas pas pris la peine de mander ce pauvre type. J'ai son nom si Mr le Président le désire. J'ai également une lettre manuscrite de cet éditorialiste qui avoue avoir acheté ces photos. Il avoue dans cette lettre que son photopgraphe les a modifié.
Rien de bien sensationnel... Mais si, il nous apprend également que vous avez appelé le fameux paparazzi pour qu'il se déplace à votre domicile. Mais, vu votre charme décadant grâce à la cocaïne, il y a eu du boulot pour détruire un couple; pas le votre, celui de mon client. Vous avez réussi, grâce à un vendeur de ramassis d'ordures qui voulait du scoop.
Le plus surprenant : j'ai requis la banque de ce paparazzi et miracle : un échange interbancaire s'est effectué entre ce monsieur et Mr Bartoli, en date du 8 juin également. Vous aussi, la balle de match approche. Mr le Juge..."


"Je sais, je vous la garde sous le coude."

Mariastella, en s'adressant dans la direction d'Alessandro Bartoli :

"Vous êtes vraiement toujours dans les bons coups Mr Bartoli."

Elle est incroyable cette femme. Pas Giorgia mais Mariastella. En trente minutes de plaidoiries, elle venait de me redonner plus d'espoir que je n'en ai jamais eu pendant ces derniers jours.
Ludovico, Christian et Damiano sont ensuite intervenus. Ils ont équilibré la balance que Frida et Federica avaient alourdie. J'étais un homme bon, un ami, un professionnel, généreux, respecteux et serviable à leurs yeux. Ils auraient pu me faire chialer si le contexte n'avait pas gâché ces déclarations d'amitié. Damiano me fit décocher mon premier sourire depuis ce fameux 11 juin et mon interpellation :

"Esteban, il n'a qu'un défaut ici en Italie : il est français."

Même le juge s'est mis à sourire et je doutais que la pluie redouble dehors, de voir ça.

Le témoignage de Michela a été plus technique et moins sentimental. Elle ne s'était pas étalée sur sa proximité avec moi. Pour mettre de l'eau au moulin, elle a plutôt détaillé les agissements de Greco et Bartoli.
Mais il manquait le maillon manquant à la plaidoirie de ma "gladiatrice". Sa balle de match...

"J'appelle à la barre Mlle Monica Cruz."
"???"
"J'appelle à la barre Mlle Moncia Cruz."
"..."
"Notez Mr le Juge, l'absence de Mlle Cruz. Cette dernière devra rendre des comptes à la justice italienne si..."
"STOPPPP."

Ce fut ma première réaction de non-maitrise, qui montrait une faiblesse de ma part; mais je ne pouvais pas.
La salle était en effervescence entre la verve de Mariastella et mon coup de sang.
Le juge ne pouvait pas calmer la salle. Il décida une suspension de séance d'une demi heure.

Deux minutes plus tard, dans une petite pièce attenante :

"On arrête tout, c'est quoi ce délire?"
"Mr Faure, je vous défends, laissez moi travaillez."
"Pas comme ça,je ne veux pas...."
"Vous ne voulez pas quoi, être libre?
"Si, mais pas comme ça."
"Ecoutez, va falloir grandir. Elle n'est pas là. C'est qu'elle ne vous aime pas. Sinon, elle vous aurait cru, elle vous soutiendrait."
"..."
"Regardez qui est là, qui croit en vous depuis le début... Vos amis... Michela"
"..."
"Vous dites plus rien. Moi, je n'ai pas fini. Là, je prouve que c'est elle qui a décidé de partir et que vous subissez aussi. Il faut que les gens comprennent qu'une femme que vous aimez vous a quitté dans le moment le plus dur de votre vie. Elle aurait du faire l'inverse."
"Oui mais..."
"Vous êtes à un moment charnière Mr Faure : la liberté ou l'amour. Si vous choisissez la deuxième option, vous en aurez aucune dans les mains."
"Balle de match..."
"Bien Mr Faure, si Michela venait de vous entendre, je crois qu'elle vous ... enfin cela ne me regarde pas."

Après cet intermède qui me valu un avertissement du chef de cérémonie, Michela pouvait apporter sa cerise sur le gâteau.

"J'appelle à la barre mon dernier témoin, Mlle Elena Barolo."

??? Je suivais pas. C'est ça sa balle de match...Après tout...

Elena Barolo :
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"Je viens témoigner en faveur d'Esteban... euh... Mr Faure.
Je précise que Giorgia Palmas a tout manigancé pour le faire payer. Elle s'est trouvée des alliés de fortune mais je ne sais pas tout.
Sur ce qu'elle m'a avoué, elle m'a souvent répété qu'elle était accroc à Esteban et sa jalousie était de plus en plus voyante. Elle ne supportait pas qu'il ne s'intéresse pas à elle. Elle m'avait juré que si elle ne pouvait pas l'avoir, personne ne l'aurait. Elle m'avait donc expliqué son stratagème avec un paparazzi. Elle m'avait aussi avoué que si ça ne suffisait pas, elle se servirait d'Alessandro pour détruire sa vie.
C'est pour cela que j'ai arrêté de travailler avec elle. C'est moi qui est décidé de démissioner et non ce qu'elle raconte. J'en avais marre de ces histoires. Elle n'avait que ça en tête et se droguer tous les jours n'arrangeait rien.
Sur le meurtre, je ne peux rien dire sauf que j'ai déjà vu deux ou trois fois : Mr Greco, Bartoli et Giorgia ensemble.
Après l'arrestation d'Esteban, elle devait être défoncée le lendemain et ne plus se souvenir qu'elle ne voulait plus m'adresser la parole. Elle m'avait appelé pour me dire : ça y est on l'a eu."


La fin de son témoignage a créé un trouble général dans le tribunal. C'était la consternation chez les jurés, la partie Paolucci était dans le même état. Les témoins m'ayant enfoncés auraient voulu partir, Giorgia commençait à craquer et des larmes venaient d'apparaitre.
Mes amis étaient comme des dingues, ils voulaient tous m'approcher pour me prendre dans les bras. Le cauchemard était terminé. D'autres restaient plus discrets et attendaient un meilleur moment pour se réjouir et me retrouver.

Oscar Magi prit la parole pour reprendre une certaine main mise sur les débats. Il décida d'ajourner le procès sur l'assassinat de Stefano Paolucci. Il prononça l'annulation de toutes les charges retenues contre moi et conc mon acquittement. Il s'excusa au nom de la justice italienne et au nom de tous ceux qui avaient essayé de me faire porter le chapeau.

"Mr Faure, vous êtes libre."

Il demanda aux forces de l'ordre présente de mettre en état d'arrestation Greco, Bartoli et Giorgia qui sombrait dans un état d'hystérie totale.
Elle criait :

"Ne faites pas ça à mon enfant, je ne veux pas qu'il naisse en prison."

La moitié des gens venait d'apprendre qu'elle était enceinte, l'autre moitié n'entendait pas ses plaintes. Qu'importe, les policiers l'emmenaient, tout comme Bartoli, tête basse et Greco.
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Nous étions le 27 juin 2011, à la veille de mes 34 ans et la vie venait de me faire un sacré cadeau : on m'avait rendu ma liberté.


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elvis
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Message par elvis » mer. 13 mai 2009 15:16

:shock: :shock: :shock: Je susi litteralement bluffé par cet episode !!

Je ne sais meme plus quoi dire... Le seul mot qui me vient à l'esprit EPOUSTOUFLANT !


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Message par Medzo00 » mer. 13 mai 2009 16:45

WAHOU, putain de merde tu m'a tenu en haleine mais un truc de malade. Je suis passé comme notre cher héros par tout les états avant de décocher un énorme sourire au jugement et à l'incarcération des 3 vipéres. Magnifique. Bravo l'artiste.
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Message par Celta83 » mer. 13 mai 2009 18:50

Pour moi c'est le meilleur épisode de toutes tes stories. Je suis resté scotché comme jamais devant l'écran pour voir comment ça allait finir. Vraiment magnifique, j'espère qu'il y en aura encore plein d'autres du même accabit.
:59:


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Platini42
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Message par Platini42 » jeu. 14 mai 2009 18:53

La vie reprenait son cours et j'en mesurais les difficultés après avoir été privé de liberté pendant près de de trois semaines.
J'avais retrouvé mon appartement à Vérone, saccagé, après le passage de la Police, lors de la perquisition.
Les salopards! Ils ne l'avaient pas emporté au paradis. Les septs fonctionnaires, qui m'avaient arrêté le 10 juin dernier, étaient derrière les barreaux. Ils devaient rendre compte de leur intervention programmée et de leur comportement envers moi. On m'avait poussé à déposer plainte pour les violences subies même si mon envie d'oublier ce chapitre de ma vie demeurait essentiel à mes yeux.
En pensant à ces pauvres gars, j'étais débile au point de me demander ce que leur chien allait devenir, pauvre bête. Et, j'en arrivais à me dire qu'un chien serait le bon palliatif pour vaincre ma nouvelle solitude.

Le ménage s'était poursuivi au commissariat de Bergame. Le chef de service avait été tout simplement viré de la Police et celui qui dirigeait mon dossier était logé à la même enseigne que les "sept salopards".


Mes amis avaient décidé de fêter mon anniversaire un peu plus tard que le 28 juin, afin que je puisse souffler et que je puisse en profiter. Quelque chose était prévu le vendredi premier juillet.

Ce jour là, nous étions tous dans les loges du Bentegodi. Une conférence de presse en début d'après-midi avait permis à Michela de présenter le nouvel organigramme du club en vue de la saison prochaine.
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Ludovico, mon ami, avait accepté de reprendre le poste de Greco.
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J'étais heureux pour lui et ravi : au moins avec lui les relations de travail avec la direction ne seraient pas problèmatiques.
Maria quittait la direction pour plus ou moins reprendre sérieusement sa carrière d'actrice. La relation des deux étaient compliqués mais ils continuaient à se voir et c'était mieux qu'ils ne travaillent pas ensemble.

Pour remplacer Bartoli, Michela avait fait appel à Arno Cali pour devenir le directeur financier du club.
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Grâce à ces constatations, il avait permis notamment à Falconetto de pouvoir mener son enquête convenablement suite aux magouilles des anciens tauliers du club.
A cette occasion, Arno, également actionnaire du club, nous fit un cadeau. Il nous apporta le futur maillot du club pour les joutes européennes, tout droit sorti de son usine.
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Enfin, j'apprenais que Claudio quittait la direction du club pour retourner en Argentine. Il était présent avec sa future femme, l'une de mes sauveuses : Elena. Ils allaient partir à la fin du mois pour l'Amérique du Sud. Elena était en contact avec une chaine de télévision argentine et Claudio devrait faire le même boulot qu'à Vérone, mais cette fois-ci à Boca Juniors.
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Enfin Michela renouvela sa confiance en moi en annonçant la prolongation de mon contrat jusqu'en 2014 avec un salaire passant de 25 000 à 37 500 euros par mois.
Avec un budget transfert d'un peu plus de 30 millions d'euros, mon but sera de faire au moins aussi bien que la saison précédente.
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La soirée "anniversaire" se passait donc dans une salle aménagée dans les travées du Bentegodi. Tous les gens qui comptaient le plus pour moi étaient présents : Michela et sa fille; Christian et Melissa; Francesco Falconetto; Ludo et Maria; Damiano, sa femme et ses deux enfants; Claudio et Elena; Mariastella; Maddalena; Arno Cali et sa compagne : Sofia Bruscoli, un mannequin italien.
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Il était inévitable de revenir sur les faits des jours passés. Mais, ceci occupa seulement les conversations du début de la soirée et n'a pas terni cette fête à mon honneur.
Greco n'avait fait que deux jours en prison. Il s'était pendu dans sa cellule. Falconetto enrageait de cette lacheté.
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Il était forcément mélé dans les agissements de la mafia et sa disparition bloquait l'enquête. Qu'importe, sans lui, Francesco ne baisserait pas les bras. Ludo et moi lui confirmions notre soutien pour se mettre sur la route de ceux qui voudraient nuire au club.

Bartoli aurait pu parler. Avec la pression, il l'aurait sans doute fait. La mafia le savait. C'est pour cela qu'on a retrouvé le corps de mon ex-meilleur ami avec un couteau planté dans le coeur, dans un recoin de la prison de Bergame.
Il avait été éliminé, sans connaitre l'auteur de ce crime : un prisonnier sans doute qui avait eu cette instruction d'éliminer un homme qui aurait sans doute parlé. C'était encore un évènement qui effaçait une piste pour savoir vraiment la vérité.
Je n'avais pas été à son enterrement. Je n'en avais pas le courage et surtout pas l'envie.

Giorgia était en prison, dans le secteur "femmes", en attente de son procès pour faux témoingnages, complicité d'assassinat, trafic de stupéfiants, usage de stupéfiants... une liste sans fin qui la condamnerait à une peine surement maximale.
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L'annonce de sa grossesse n'avait ému personne sauf peut être moi qui pensait que ce petit bout n'avait rien demandé pour débuter la vie de cette manière : une mère certainement condamnée et un père mort.


La soirée se poursuivait avec d'autres sujets moins glauques mais tout aussi embarrassants.
Mariastella eut la délicatesse de mettre les deux pieds dans le plat au milieu de la soirée en précisant que je 'navais toujours pas parlé une seconde de Monica depuis le début de ma fête.
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Son silence depuis l'annonce de mon innocence et; plus encore pour elle; de l'accouchement de la vérité concernant mes relations, vérité baffouée par un complot d'une droguée complètement dégénérée, ne l'avaient pas incitées à réapparaitre.
Je n'avais comme nouvelle que des photos d'elle, se prélassant sur les plages de Puenta Del Este. Au moins, je savais qu'elle était toujours chez son frère en Uruguay. Parfois, la presse people était utile...
Je ne savais pas si j'allais malheureusement tourné la page où si je me posais des questions. Il est vrai que la remarque de Mariastella n'était pas anodine et je me rendais compte que le temps et le comportement de Monica ne me poussaient pas à faire le premier pas.
Les évènements passés n'étaient pas encore digérés et je m'accordais un peu de temps avant de prendre une décision à ce sujet. Ce soir là, je n'ai pas trop eu envie d'en parler plus et malgré la remarque de Mariastella, les débats n'ont pas été plus loin.

La deuxième intervention de Mariastella me secoua un peu plus. Elle rappela que Michela n'était plus ministre. Elle avait décidé de prendre du recul par rapport à la politique et elle avait décidé de se concentrer seulement sur sa société et sur le club.
Elle avait remis sa démission à Berlusconi lorsque ce dernier ne voulut pas l'aider pour me sauver.
Restée anormalement discrète, à l'écoute des propos de mon avocate, j'ai pris la main à Michela et nous sommes allés dans son bureau.
J'ai fermé la porte et sans gêne, sans lui demander, instinctivement, je l'ai embrassé. Après quelques secondes d'étreinte, elle dut reprendre conscience et me repoussa...

"Eh! Je veux pas avec un taulard."
"Euh..."
"Je rigole. Mais faut avouer que la prison, ça t'as dérangé."
"Non.."
"Alors, tu fais ça pour me remercier...T'as tout faux."
"???"
"J'aurais préféré que ça soit un baiser d'amour."
"Je...."
"T'inquiète, je t'en veux pas. Mais, je ne veux pas être..."
"Y aurait pas Monica, tu serais la femme idéale."
"Ta gueule; ça c'est le Esteban que je connais qui m'énerve avec ses réflexion à la noix et son manque de tact. Tu me fais mal là, tu me fais chier. Tu sais que tu es le seul homme qui plaise à ma fille depuis que son père n'est plus avec nous."
"...."
"Et je veux pas vivre ton expérience."
"Hein?"
"Si je te goutte, c'est moi qui serait en prison et je ne peux pas."[/i]
"Je suis trop con, excuse moi. Je n'ai pas le droit."
"Ok restons en là; tu as changé. Réapprends à te connaitre."
"Tu as sans doute raison, je dois réapprendre à vivre."


"Je veux bien essayé à te réapprendre à vivre, si ça te dit."
J'avais mal fait l'état des lieux et on était pas tout seul dans le bureau. Maddalena était assise dans le fauteuil de Michela.
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Elle faisait face à la grande baie vitrée et elle dut parler pour qu'on remarque sa présence.
Elle fit pivoter le fauteuil et elle apparut, une coupe de champagne à la main. Elle se leva, passa entre nous deux en me dévisageant et sortit pour nous laisser cette fois-ci seul.

"Voilà, une bonne idée."
"Hein?"
"Je suis sur qu'elle pourrait t'aider, tu devrais prendre sa proposition en compte."
"Ras le bol des nymphos..."
"Esteban, depuis le temps, ça pourrait dérouiller la mécanique."
"Oh! Ta gueule..."

Nous avons rejoint le reste du groupe et la soirée s'est terminée proche des douze coups de minuit. Malgré la proposition de Maddalena et l'approbation de Michela, je suis rentré seul ce soir là.


Le lundi suivant, je fis mon retour officiellement aux affaires du club. Je me suis empressé de redéfinir un staff.
Le bal des arrivée et des départs étaient inéluctables.
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Damiano devenait donc, comme prévu, le nouveau préparateur tactique de l'équipe. On a également renforcé la cellule recrutement.

Le fait majeur a été tout de même l'arrivée d'un nouvel adjoint. Suite aux évènements passés, Corti était donc remercié, à ma grande joie.
C'est Martin Laursen, un ex-international danois, qui l'a remplacé.
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Martin a mis fin à sa carrière de footballeur en juin dernier, à Aston Villa. Il est connu dans le club pour avoir évolué au Hellas pendant trois saisons de 1998 à 2001.
Le staff était donc au complet.
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Je n'ai pas trop eu le temps de faire connaissance avec lui. Sa première mission a été d'encadrer l'équipe lors de la préparation d'avant saison. Tout le monde s'était envolé pour l'Argentine.
Il était décidé d'emmener le groupe là-bas pour solidifier les liens et ne pas subir les bruits de couloir, encore présent, ayant émaillés la bonne réputation du club.
Damiano l'aiderait car j'avais décidé de rester en Italie pour poursuivre les négociations de recrutements en cours. J'enverrais les nouvelles recrues, au compte goutte, rejoindre l'équipe.

J'avais également à gérer les velléités de départ d'Agliadi , Buonanotte Et Poli. Je voulais garder les trois et cet éloignement serait je l'espèrais bénéfique pour qu'ils changent d'avis.

La scène européenne était aussi en pleine mutation.
Guus Hiddink et Fabio Capello avaient pris leur retraite laissant Chelsea et la sélection anglaise orphelins.
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Javier Aguirre, le méxicain, prenait la succession du néerlandais à la tête du club de Londres.
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Stuart Pearce prenait les commandes de l'équipe de son pays.
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Malgré mes déboires avec la justice, ma réputation dans le milieu du football n'avait pas trop été ternie.
Des propositions venant d'Amérique du Sud pour devenir sélectionneur de la Bolivie, de l'Equateur et du Venezuela m'étaient parvenues. Cela faisait plaisir même si ce n'était pas la panacée. Je refusais les trois offres cordialement.


Pendant que l'équipe se préparait de l'autre côté de l'Atlantique, je continuais mon boulot en Italie.
Une grosse vague de départs a permis de faire de la place dans le vestiaire.
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Le plus notable étaitt celui de Virga qui avait voulu me péter la tronche il y a quelques mois. D'autres en mal de temps de jeu allaient essayer de se refaire une santé dans des clubs plus proches de leur niveau.

Au rayon arrivées, mon travail était basé esentiellement sur une refonte totale de la défense, point faible de la saison précédente.
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10 arrivées devraient nous permettre de tenir notre nouveau rang en serie A.
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( de gauche à droite; en haut : Andrea Mazzarini, Daniele Dessena, Federico Laurito et Francesco Inglese; en bas : Daniele Cacia, Hecor Moreno, Paolo Hernan Dellafiore et Rodney Sneijder)

Dellafiore et Inglese devraient prendre une place de titulaire sur les côtés et Moreno est espéré comme le complément de Siragusa.
Dessena est arrivé pour remplacer Tommasi.
Enfin, Cacia et Laurito sont arrivés au club pour épauler Jefferson dans la finition.

C'était donc avec 26 joueurs que j'allais m'attaquer à cette nouvelle saison.
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Moscatelli et Bertolini étaient des paris sur l'avenir. Le premier cité aurait sa chance en équipe une dès le début de la saison.

Suite à la retraite de Tommasi, c'était Mathias Cahais qui était devenu le capitaine de l'équipe, secondé par Siragusa.
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Le souci majeur a été de conserver certains éléments.
Si pour Agliardi, il n'y a pas eu trop de soucis. J'ai du signer un contrat moral avec Buonanotte pour lui offrir un bon de sortie à la fin de la saison. Après des négociations tendus, mon petit génie argentin a accepté le deal.
Il n'y avait rien à faire pour Poli qui rêvait de rejoindre une grosse cylindrée du calcio.
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Je suis resté ferme et ne voulait pas me faire emmerder par un gamin de 21 ans.
Il avait un contrat qui courait jusqu'en 2015. S'il ne voulait pas faire banquette pendant 4 ans, il valait mieux qu'il m'écoute.
Il n'en démordait pas et cela forcément allait me plomber le début de saison, surtout que je le voyais comme le pilier du milieu de mon équipe.
Les clubs adverses se ruaient à ma porte pour s'attacher ses services pour une misère. J'ai décliné toutes les offres ce qui eui le don d'agacer un peu plus mon joueur.
Il voulait jouer au con, on allait jouer au con. Il n'allait pas près d'être inscrit sur une feuille de match. Seule concession de ma part : s'il voulait partir, qu'il se trouve un club qui me fasse un chèque de 8 millions, pas moins.

En Europe, la période était aussi agitée sur le marché des transferts.
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Pjanic quittait Lyon pour Manchester City, montant 23 millions d'euros.
Gilardino arrivait à la Roma, en provenance de la Fiorentina pour 12,5 millions.
De Silvestri était recruté par le Real. Ce dernier a laché 15 millions à la Lazio.

Malheureusement pour moi, je comptais sur Poli et je n'avais pas décidé de recruter un autre milieu défensif. La situation s'étant dégradée avec mon joueur, j'avais tenté d'approcher Loïc Perrin, en fin de contrat avec "Les Verts".
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Trop tard, les madrilènes de l'Atletico avaient une longueur d'avance dans les négociations. J'étais déçu à double titre : ne pas remplacer Poli par un joueur talentueux et régulier et ne pas faire un pied de nez à la vie en retrouvant Loïc, après l'avoir découvert lors de ces premiers pas dans le football, il y a quelques années.


Je retrouvais mon groupe début août en Suisse, pour le traditionnel match amical face à La Chaux de Fonds.
J'eus le droit à de multiples rapports de Martin et Damiano sur l'état physique et mental des joueurs. Tous les voyants étaient au vert, de quoi voir l'avenir sereinement.

La pression allait très vite nous rattraper avec les qualifications pour les groupes de l'Europa League. Les premiers résultats de la saison tombèrent.
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Ainsi, mise à part la réception de l'Atletico qui fut douloureuse, les matchs amicaux ont été positifs. Cette défaite était anecdotique puisque la première mi-temps avec l'alignement de l'équipe type s'était soldée par un 0-0.
Ce fut l'occasion de recroiser Loïc et de confirmer ma frustation de ne pas avoir pu l'engager.

Même s'il y avait une certaine tension, le club bielorusse n'a pas pesé lourd et nous nous sommes qualifiés sans trop de difficultés. Nous attendions désormais le tirage au sort afin de connaitre nos adversaires de poule d'Europa League.

Le championnat avait débuté poussivement. Certes, il y avait une victoire à domicile et un bon nul chez le deuxième de la saison précédente, mais des règlages devaient encore se faire. La septième place au classement était anecdotique.

Une ombre au tableau dans ces débuts plutôt flatteurs de cette saison était la baisse sensible des abonnements au Bentegodi.
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Il n'y a pas eu d'augmentation tarifaire et malheureusement je me doutais bien que les faits divers autour du club avaient refroidi certains; q'uimporte, à nous de produire du spectacle afin de faire revenir les déçus.


La saison, à peine commencée, rendait ses premiers verdicts.
L'Inter remportait la super coupe d'Italie face à la Roma, victoire 2 à 1.

Enfin, Monaco accueillait la finale de la super coupe d'Europe.
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Le vainqueur de la Champions League sortait vainqueur de cette première joute européenne face à des barcelonais encore en vacances dans leurs têtes.


La saison était à ses prémices et l'idée de découvrir la coupe d'Europe, même si c'était la plus petite, me motivait. J'en avais bien besoin pour oublier les épreuves endurées.


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Message par GAS_34 » dim. 17 mai 2009 19:08

Enormissime les deux derniers épisodes :P


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Atom Tan
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Message par Atom Tan » dim. 17 mai 2009 20:40

J'avais 4 épisodes de retard et je ne regrette rien, vraiment rien...
J'ai l'impression d'avoir pris une piste noire et de me retrouver en bas en entier avec juste les cuisses brulantes et les yeux écarquillés par le vent...ça décoiffe; whaou quels épisodes !

Tu m'as fait passé par toutes les couleurs, le procès génial, ton avocate grandiose, ta présidente énorme, sacrée bonne femme, votre relation est vraiment intéressante, depuis longtemps déjà je trouve son perso terrible mais je dois dire qu'elle est vraiment bien dans son discours...elle m'épate.

Il y a tellement à dire...emballé je suis, :33:
Modifié en dernier par Atom Tan le dim. 17 mai 2009 20:48, modifié 1 fois.


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Message par Cantona » dim. 17 mai 2009 20:44

Comme mes petits camarades ont déjà tout dit je n'aurais qu'un mot: BRAVO!
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Message par Medzo00 » ven. 22 mai 2009 0:29

Je confirme les dires d'atom la présidente brambilla est trés déconcertante, tantôt dominatrice effarouchée tantot soumise au charme de notre héros. Et bel épisode encore une fois une page se tourne avec tout les protagonistes qui sont soit mort, soit en taule pour un bon moment, soit loin, trés loin. Ainsi celà laisse la place à une nouvelle intrigue. Tournerait elle autour de Monica ? La suite dans le prochain épisode. :wink:
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