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C'est l'histoire d'un mec...

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Misaki
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Re: C'est l'histoire d'un mec...

Message par Misaki » mar. 15 déc. 2009 19:55

Il fallait bien que quelque chose arrive à Gustavo. J'attends de voir ce que tu nous réserves à ce sujet.

Au niveau sportif, c'est plutôt pas mal. Bonne chance pour la suite.
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ivo
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Re: C'est l'histoire d'un mec...

Message par ivo » lun. 21 déc. 2009 10:35

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16 Mars 2010 - Leeds

Comme convenu, Adriana et moi nous retrouvons une trentaine de minutes plus tard devant l’hôtel Crowne Plaza. Nous décidons de nous installer dans un bar juste à côté de l’hôtel afin de discuter tranquillement. Elle commande un cocktail de fruit et moi, un Gin Tonic.

-Je suis inquiète pour Gustavo.
-Expliques moi ce qui se passe.
-En faite, depuis quelques jours, je trouve qu’il ne va pas très bien, il a l’air préoccupé par quelque chose. Il me dit et répète que c’est le fameux dîner de ce week-end avec plusieurs personnalités de la ville. Je t’avoue ne pas avoir vraiment cru son explication. Je connais très bien Gustavo et je sais qu’il ne s’inquiète jamais outre mesure de son travail. Mais bon, j’ai préféré croire à son explication. Sauf que hier, je suis allée travailler. Comme tu le sais, je ne travaille que très rarement le lundi. C’est mon jour de repos. Mais hier, voyant Gustavo dans cet état, j’ai préféré l’accompagner. Il a d’abord voulu m’en empêcher puis s’est résilié. La journée a été calme, comme un lundi. En soirée, nous avons servi quatre ou cinq tables. Vers 22H, Gustavo m’a proposé de rentrer à la maison en prétextant qu’il pouvait faire la fermeture seul. J’ai refusé. J’ai eu, à partir de ce moment, l’impression de le gêner. Une demi heure plus tard, deux hommes sont entrés dans le restaurant. Un habillé d’un costume noir, d’une chemise blanche et d’une cravate noire. L’autre portait un costume gris, une chemise blanche et une cravate rayée. Ils se sont directement assis au bar. J’ai eu l’impression, lors de leur entrée, qu’un froid venait de s’installer dans le restaurant. C’était sûrement dû à leur apparence intimidante et leur regard froid. Je me suis néanmoins approchée pour savoir ce qu’il voulait…
-Laisse moi deviner. Deux espressos et voir Gustavo.
-Exact. Comment sais-tu ça ?
-Continue, je t’expliquerais après.
-J’ai servi les deux cafés et je suis donc partie en cuisine pour appeler Gustavo. A mon annonce, son visage a changé de physionomie, se durcissant. Je lui ai demandé si tout allait bien mais il ne m’a pas répondu. Je n’ai rien entendu de la conversation. Une chose est sûre, elle n’était pas amicale. La seule phrase que j’ai perçu a été la dernière. Juste avant de se lever, ils ont dit à Gustavo que c’était leur dernier avertissement. Après la fermeture du restaurant, j’ai demandé à Gustavo une explication sur la visite de ces deux hommes. Il n’a rien voulu me dire mais je pense qu’il nous ont retrouvés…
-Mais qui ?
-Juste avant de nous coucher, j’ai posé une dernière question à Gustavo. Je lui ai demandé si ces hommes étaient des napolitains. Son regard l’a trahit…
-Des napolitains ?
-Gustavo n’a pas toujours été cuisinier. Nous sommes en Angleterre depuis près de douze ans maintenant. C’est en arrivant ici que Gustavo à monter son affaire. Mais avant, il était un tout autre type d’homme…
-C’est à dire…
-Gustavo est né dans une famille pauvre qui habitait dans la banlieue napolitaine. Son père travaillait dure pour sa famille tandis que sa mère s’occupait de la maison et de ses quatres enfants, une fille et trois garçons dont Gustavo était le deuxième né. La passion de son père était la cuisine et il a su l’inculquer à ses quatres enfants. Néanmoins, la famille n’étant pas dans l’abondance, loin de là, et il a fallu que les fils commencent rapidement à travailler. A l’âge de 14 ans, Gustavo a commencé à travailler avec son père dans la maçonnerie. Il n’aimait pas cette profession et son rêve était de devenir cuisinier. Bref… Un jour, son père et deux de ses fils, Gustavo et Federico, sont envoyés par leur patron pour retaper une maison d’un riche homme d’affaire, Paolo Di Lauro. L’homme est officiellement connu comme un commerçant à succès dans le prêt-à-porter. Il a même des magasins en France, en Côte d’Azur plus précisement. Mais ses relations sont néanmoins douteuses et il a, selon des rumeurs, des liens avec la mafia. C’est cette rencontre qui va faire basculé la vie de la famille Sanctis, et plus particulièrement celle de Gustavo et Federico. Monsieur Di Lauro recherchait, à l’époque, des jeunes hommes de confiance pour accomplir certaines taches un peu spéciales et très rémunérées. Federico et ensuite Gustavo commence à travailler pour Di Lauro. Au départ, des transferts de documents, des récoltes de loyers et d’autres choses du type sont le quotidien des deux frères. Mais rapidement, Di Lauro fait pleinement confiance aux frères Sanctis. Gustavo et Federico vont entrer de pleins pieds au cœur de la mafia. Trafic de drogue, de documents, vols, harcèlement, meurtres, les frères Sanctis deviennent les hommes de main de Di Lauro qui en 1990 devient l’un des plus puissants parrains de la région napolitaine. Son business principal, le trafic de drogue qui lui rapporte près de 500.000€ par jour. En juillet 1991, je rencontre Gustavo dans un bar de Naples. Nous faisons connaissance, le courant passe et nous finissons par nous mariés un an et demi plus tard. Au départ, je ne connaissais rien des activités de Gustavo. Je pensais qu’il travaillait uniquement dans le textile. J’ai, au bout de quelques temps, compris qu’il n’était pas un simple commerçant mais la qualité de vie que nous menions me satisfaisait, alors je n’ai jamais rien dit. Le 15 octobre 1998 a été un tournant dans notre vie. Federico et Gustavo avait pour mission d’abattre un certain Vicenzo Conté. Ils avaient parfaitement prévu leur coup. A 12H15, alors que Conté est en train de déguster ses spaghettis, ils rentrent dans la pizzeria « Paradiso » et tirent sur leur cible. Ce qui ne devait être qu’une formalité est devenue une mutilerie. L’un des hommes de main de Conté était aux toilettes au moment des coups de feu. Il sort en tirant à vue. Il touche une fois Federico, puis une deuxième. Gustavo finit par le tuer et traîne son frère jusque dans la voiture. Je te passe tous les détails mais Federico y est resté. Tout ce que je te raconte, c’est Gustavo qu’y me la raconté longtemps après. Dans la semaine, Gustavo a demandé à Di Lauro de le libérer car il ne pourrait plus continuer dans les affaires sans son frère. Di Lauro, qui les considérait comme ses fils, a accepté la demande. Le 25 Octobre 1998, nous avons quitté l’Italie en direction de l’Angleterre. Nous avons débarqué ici. Voilà pour ce qui est de notre histoire dans ces grandes lignes.
-Et tu penses qu’ils sont revenus pour vous inquiétez?
-Je n’en sais rien. Gustavo est silencieux comme une tombe sur ce sujet.
-Et que pourrais-je faire ?
-Tu es un ami. Je pense qu’il voudra bien t’en parler.
-J’ai déjà essayé mais il n’a pas voulu.
-Réessaie, s’il te plaît.
-Si tu veux.
-Merci Pedro.


Et bien voilà une soirée riche en enseignement. Maintenant, il va falloir aborder Gustavo et le travailler au corps pour qu’il veuille s’ouvrir un peu sur le sujet.


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28 Mars 2010 - Londres

Le week-end suivant, nous avons reçu Milwall, que nous avons balayé facilement, 4-0. L’Elland Road a vécu un match comme rarement il en a vu depuis le début de la saison. Nous avons dominé et fait le spectacle. Dans la semaine, nous nous sommes déplacés à Norwich où les choses ont été un peu plus laborieuses. Après un bon début de match ponctué par un but, nos adversaires ont réagi et nous en ont plantés trois. Il a fallu batailler pour accrocher le point du nul grâce à un but de Kilkenny et un autre de Beckford. Le score final a été de 3 partout.

Aujourd’hui, nous vivons notre première finale depuis que je suis arrivé au club. Le match promet d’être difficile face à un poids lourd du championnat, Charlton. Wembley est un stade magnifique et les 90.000 spectateurs présents ce soir, le rendent encore plus beau. Je ne m’attendais pas à autant d’engouement de la part des supporters des deux clubs. Le spectacle qu’ils offrent est mémorable. C’est la première fois que je dirige une équipe devant autant de monde. Adriana et Gustavo sont là également. Je les ai invités pour l’événement. Ils sont en loge VIP et nous nous retrouverons après le match. C’est ce soir que je compte discuter avec Gustavo.

Pour cette rencontre, j’ai élaboré mon maintenant habituel 4-5-1. Pas de gros changements mis à part le fait que Bromby et Elliot soit titulaire car Kisnorbo et Beckford sont absents. De son côté, Charlton évolue dans un 4-5-1 un peu différent du notre. Je dirais qu’il est une pointe plus offensif avec un Shelvey en électron libre. Ce joueur est ma principale crainte. J’ai demandé à Hugues de le marquer de près.

Le coup d’envoi est donné et c’est parti pour 90 minutes… Nous ne rentrons pas très bien dans le match. Nos passes sont approximatives et je demande aux joueurs de se concentrer. Llera a le ballon dans les pieds près du rond central. Il décide d’avancer et d’effectuer une ouverture vers Rodrigo Mendes qui arrive à se retourner et tirer mais Ankegren repousse sur Shelvey qui n’a plus qu’à pousser le ballon aux fonds des filets. 1-0. Un début de match cauchemardesque. Le pire est que ce but à l’air d’être un véritable coup de massue sur la tête de mes joueurs. Charlton le sent et pousse pour tuer le match. Racon, Bailey et Rodrigo Mendes sont près de réussir à atteindre leur but mais Ankergren veille sur ces buts. Nous arrivons, tant bien que mal, à rentrer aux vestiaires sur ce score de 1-0.

Au coup de sifflet de l’arbitre, je m’avance jusqu’au tunnel donnant l’accès aux vestiaires. Je veux être le dernier à y rentrer, je laisse donc tous mes joueurs le regagner avant moi. Je rentre et après une pause de quelques secondes, je pousse mon coup de gueule.

-Vous appelez ça « jouer une finale »! J’ai l’impression que nous ne sommes pas au même endroit et que vous ne jouez pas le même match que celui pour lequel je suis venu… Mais qu’est-ce que vous foutez ? J’ai pas vu une attaque posée, une remontée de balle intelligente, un contre! Vous défendez sans broncher, et en plus, vous le faîtes mal! Mais merde, vous allez vous sortir la tête de votre cul ou quoi ? Posez le jeu, remontez le terrain en bloc équipe et écartez sur les côtés! Jouez en passes courtes!… Vous êtes en train de joués une finale! Lâchez-vous! Faites vous plaisir pour sortir du terrain sans regrets! Allez on y va! On rentre sur ce terrain pour tout donner! Allez!

La deuxième mi-temps recommence et j’espère que les joueurs ont compris le message. Mais rapidement le match reprend la même physionomie que durant la première période. C’est d’abord Shelvey, intenable, qui oblige Ankergren a s’employé avant que Rodrigo Mendes ne rate l’immanquable en plaçant son ballon à quelques centimètres de nos buts. Notre première réponse arrive à l’heure de jeu avec une tête de Huntington juste au dessus. On souffre et je ne vois pas ce que je peux faire pour changer le cours de ce match. Je réfléchis à mes possibilités alors que Sam adresse un centre au deuxième poteau, Shelvey est seul et marque! 2-0! On est très mal! Je décide de faire rentrer deux joueurs, Beckford et Snodgrass pour apporter plus de fraîcheur en attaque. Le coup d’envoi est redonné par mes joueurs tandis que je leur demande de pratiquer un football plus direct vers l’attaque. Nous perdons le ballon et Charlton contre-attaque. Bromby fait faute à 25 mètres du but, légèrement desaxé sur la gauche. Shelvey positionne son ballon. Il tire…3-0! C’est plié! Je m’assoie sur mon banc. Nous avons été lamentable et le score le prouve.

L’arbitre siffle la fin du match et je m’en vais féliciter mon homologue du soir. Charlton nous a été largement supérieur, il n’y a rien à dire.

C’est déçu que je retrouve Gustavo et Adriana à l’extérieur du stade. Ils essaient de me réconforter mais je sais que nous avons été mauvais et que seul une promotion en fin de saison pourra faire oublier cet affront à nos supporters. Il faudra travailler mais pour le moment il faut que je me concentre sur un autre sujet. J’amène mes hôtes du soir dans un restaurant aux spécialités portugaises que j’ai trouvé sur internet et qui jouit d‘une bonne critique.

En plein milieu du plat, j’envoie sur le tapis le sujet de la soirée.

-Comment vont les affaires, en ce moment?
-Très bien. Tu sais le restaurant a acquis une réputation qui nous a permis de fidéliser notre clientèle. Tu ajoutes à cela certains clients occasionnels et tu obtiens un bon mélange qui fait que l’affaire tourne.
-Tant mieux. J’espère que ça continuera pour vous.
-Touchons du bois.
-Gustavo… Je voudrais te reparler des deux hommes qui sont venus quand j’étais dans ton restaurant.
-Ecoutes, je croyais que ce sujet était enterré.
-Pour toi mais pas pour moi.
-Il n’y a rien à dire. Ce sont des clients.
-Gustavo… Je suis au courant de ton passé… Je suis inquiet pour toi… Nous sommes amis. Tu peux me faire confiance.
-Je ne vois pas de quoi tu parles.
-C’est la mafia napolitaine ?
-Quoi ?
-Tu as très bien entendu.
-Tout ceci ne te regardes pas.
-Tu es sûr que tu ne veux pas en parler.
-Ivo… Je te l’ai déjà dit. Il vaut mieux que tu restes en dehors de tout ça.
-Il te demande de l’argent pour que ton commerce puisse continuer à vivre, c’est ça ?
-S’il te plaît, arrêtes.
-Ok, j’arrête mais si tu veux parler, je suis là.


Il n’aura rien lâcher. Pas un indice. Juste cette phrase qui ne me rassure pas. J’aimerais l’aider mais il ne veut pas de mon aide. Je ne peux plus rien pour lui ni pour Adriana.


17 Avril 2010 - Gillingham

Nous venons d’arracher le nul face à un coriace adversaire, ce soir. Avec ce point, nous garantissons notre participation aux demies finales des barrages. C’est grâce à une bonne série de 5 matchs sans défaites que nous avons finalement atteint notre premier but. Maintenant, il va falloir se battre pour obtenir l’unique place qui nous offrira la promotion.

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Re: C'est l'histoire d'un mec...

Message par chasam » lun. 21 déc. 2009 14:33

Finalement, le passé de Gustavo est plus noir, que je ne le pensais .... et maintenant, il récolte les fruits de ses activités.
Trés bien raconté cet épisode sur son passé !
En championnat, tu sauves quand même les meubles, après ton début de saison difficile mais, il reste encore une marche à gravir pour atteindre ton objectif. :wink:
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Re: C'est l'histoire d'un mec...

Message par ivo » lun. 28 déc. 2009 11:17

Je viens de perdre tout mon épisode à cause d'un bug de mon pc. Trois pages de word parties en fumée au moment où je voulais sauvegerder. Je suis dégouté. :cry:
Du coup, la suite viendra demain matin si tou se passe bien...


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Re: C'est l'histoire d'un mec...

Message par Misaki » lun. 28 déc. 2009 16:54

Cela me fait penser que je n'ai pas commenté ton dernier épisode.

On en sait enfin plus sur Gustavo. Mais j'ai comme l'impression qu'Ivo n'a pas intérêt à y mettre les pieds dans cette affaire.

Sportivement, ce n'est pas trop mal. Allez, bon courage pour ces trois pages.
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Re: C'est l'histoire d'un mec...

Message par chasam » lun. 28 déc. 2009 20:48

J'ai pensé aussi pareil que toi Misaki : Ivo devrait-il aller plus loin à ses risques et péril ? ça met du piment à l'affaire en tout cas...

Courage Ivo, ça n'est pas évident de voir partir comme ça tout ton boulot.
Fais comme tu peux. :wink:
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Re: C'est l'histoire d'un mec...

Message par ivo » jeu. 31 déc. 2009 13:39

par manque de temps, la suite n'arrivera que lundi...


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Re: C'est l'histoire d'un mec...

Message par ivo » lun. 04 janv. 2010 9:31

10 Mai 2010 - Leeds

-Un espresso s‘il te plaît, Gustavo.

L’espresso est, à mon avis, la meilleure manière de conclure un bon repas. Chez Gusto, c’est ainsi que j’ai pris l’habitude d’achever mes dégustations. En quelques minutes, il m’est servi et aussitôt englouti.

Comme chaque lundi, le restaurant est plutôt calme, ce qui favorise la réflexion. Nous venons de terminer le championnat avec une honorable quatrième place derrière Huddersfield et Swindon qui sont d’ores et déjà assurés de jouer en Coca Cola Championship la saison prochaine. Pour Charlton, Southend, Bristol Rovers et nous, il faudra batailler pour accrocher la dernière place de promotion. Le tirage au sort à déjà été effectué et nous jouerons Southend en demie finale des playoffs. Nous avons la semaine pour nous préparer pour le match aller chez eux, et il va y avoir du travail étant donné la fin de saison chaotique que nous avons réalisé. Trois matchs, pas une victoire et même deux défaites à domicile. J’aurais rêvé mieux comme contexte avant cette phase finale. Avec Glynn, nous avons préparé un programme en accord avec les circonstances, l’objectif étant que les joueurs se remontent le moral et s’unissent pour atteindre notre objectif. Beaucoup de jeux de ballons et peu d’exercices physiques seront donc le dada de la semaine. Au niveau des absences pour ce déplacement, nous en comptons deux majeurs, Hughes et Snodgrass. Doyle et Robinson partent favoris pour les remplacer.

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Après ces quelques secondes de réflexion, je me dirige vers le bar pour solder mon compte.

-Tout s’est bien passé, Pedro ?
-C’était délicieux comme d’habitude.
-Tant mieux.
-Alors, ça fait combien ?
-Et voilà.

-Bling, Bling


Je cherche dans mon porte-feuille un billet de 20£ que je suis persuadé d’avoir tandis que Gustavo se dirige de l’autre côté du bar vers les personnes qui viennent d’entrer. Je jette un bref regard vers ma gauche. Il sont trois hommes. Je continue de chercher tandis que la discussion commence entre l’un des trois et Gustavo. Je ne perçois pas la discussion, il faut dire que je suis plutôt concentré sur ce foutu billet… Enfin le voilà!! Je remets mon porte-feuille dans ma poche en jettant un nouveau coup d’œil sur ma gauche. Aucun des trois hommes ne m’est familié. Mais le regard de Gustavo m’interpelle. Il a l’air mal à l’aise, une atitude semblable à celle provoquée par la venue des deux autres étrangers. J’essaie d’écouter la conversation mais je n’y arrive pas. Je suis trop loin même s’il n’y a que quelques mètres qui nous séparent.

-Gustavo, j’aimerais payer pour partir.

Tout en prononçant ces quelques mots, je tente de m’approcher du groupe.

-J’arrive tout de suite.

Mon petit coup à bien marcher car j’arrive maintenant à percevoir ce qui se dit…

-Ecoutes, nous t’avons laissé un délai supplémentaire pour trouver la somme. Tu ne l’as pas. Nous allons être généreux dans ton intérêt et celui de ta famille. Nous te laissons une semaine supplémentaire pour réunir le nécessaire. Ce sera ta dernière chance. Ensuite, nous devrons sévir. Tu comprends ?
-Je vais voir ce que je peux faire.
-Très bien. J’espère que nous avons été clair.


Comme dirait l’un de mes potes à Paris, ça sent les couches de la veille. Il faut que Gustavo trouve une somme d’argent avant lundi prochain sinon…

-Bling, Bling.
-Gustavo, cette fois, il faut que nous parlions.
-Reste en dehors de ça.
-Hors de question. Tiens et gardes la monnaie. A tout à l’heure.


Ce « à tout à l’heure » était, pour moi, très clair. Je reviendrais à la fermeture du restaurant pour qu’enfin toute cette histoire soit révélée.

Un dernier coup d’œil sur ma montre, il est déjà plus de minuit. J’attends Gustavo depuis plus d’une demie heure. Il éteint les dernières lumières, ferme la porte et baisse son rideau roulant.

-Re-bonsoir Gustavo.
-Tu vas pas lacher l’affaire ?
-Non. Du moins pas tant que tu n’auras pas déballé tout ce que tu caches.
-Si je cache cette histoire, c’est pour le bien de tout le monde.
-Ca s’est toi qui le dit. Mais ta famille est inquiète et je suis inquiet.
-…
-Téléphone à Adriana et dis lui que nous allons chez moi pour discuter.


A peine arrivé, nous entrons dans le vif du sujet, chacun devant son verre.

-Je t’écoutes.
-Par où commencer ?
-Pour te simplifier la vie, je vais déjà te dire ce dont je suis au courant. Adriana m’a raconté ton passé avec la famille Di Lauro, la mort de ton frère et votre arrivée en Angleterre. Maintenant, dis moi qui sont ces gens ?
-En faite, les hommes que tu as vu ce soir sont des hommes du clan de la famille Di Lauro. Brièvement, je vais essayer de t’expliquer ce qui s’est passé. En septembre 2005, Paulo Di Lauro a été emprisonné. Pour faire vivre le clan de la famille Di Lauro, ce sont ces fils qui ont repris la relève. Le problème est que je ne suis pas dans leurs petits papiers, si tu vois ce que je veux dire. Depuis toujours les fils de Di Lauro ont eu peur que mon frère et moi prenions leurs places dans la hiérarchie de la famille. Di Lauro nous considérait comme ses fils, il avait même plus confiance en nous qu’en ses propres fils. Une jalousie a commencé à naître de leur côté. Nous n’avons jamais eu l’intention de prendre leur place mais rien n’y faisait, ils étaient persuadés du contraire. Une fois en sortant du bureau de Di Lauro, après qu’il nous ait confié une nouvelle mission, Cosimo, l’aîné, m’a dit qu’un jour je paierais l’humiliation que je leur infligeais. Aujourd’hui, seul un des fils de Di Lauro est en liberté, Marco. Le règne de la famille Di Lauro est beaucoup moins important qu’avant mais sa soif de vengeance est intact.
-Donc, ces hommes qui viennent sont envoyés par Marco Di Lauro.
-Exactement. Il y a de ça un an et quelques mois, Marco et deux de ces hommes ont débarqué dans mon restaurant. Je te passe les détails mais ils m’ont proposé un espèce de marché. Proposer est d’ailleurs un bien grand mot. Je leur donnais un espèce de loyer mensuel et mon activité pouvait continuer sans problème. Je n’ai pas eu le choix et j’ai accepté. Le problème est que les sommes ont commencé à augmenter jusqu’à ce que je ne puisse plus payer. Le dernier épisode, tu le connais. C’est celui de ce soir.
-Qu’est-ce que tu comptes faire ?
-Payer est devenu impossible.
-Donc ?
-J’ai une semaine pour réfléchir et trouver une solution.
-Tu n’as pas d’idées ?
-Non.
-Et la police ?
-J’ai travaillé pour la mafia, et je peux te dire que les flics ont toujours un coup de retard. Ca ne servirait à rien.
-Bon bah…
-Je t’avais dit que la situation était compliquée.
-C’est vrai mais comprends que tant ta famille comme moi étions dans le flou, et je pense que ne pas savoir est pire que tout.
-Enfin, voilà… Maintenant, tu sais tout.
-Je pense qu’il faut gagner du temps.
-Gagner du temps pour quoi faire ?
-Si tu paies cette fois, ils ne reviendront que dans un mois. Ca nous laisseras plus de temps pour réfléchir.
-Je ne vois pas l’intérêt.
-…
-Moi, je le vois. Je t’avance l’argent. Tu paies et on ne les revoit que vers la mi-juin.
-Hors de question pour l’argent. Et même si je paie. Après, en juin, on fait quoi ?
-J’ai une petite idée qui vient de m’apparaître comme un éclair mais avant, je dois passer un coup de fil.
-A qui ?
-Je t’en reparlerais demain après mon coup de fil.
-Monsieur aurait des relations ?
-Non mais disons que je connais une personne qui pourrait en avoir une. Je t’en reparle demain.
-Ok.



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11 Mai 2010 - Leeds

-Salut Eric, c’est Pedro ?
-Oh l’ami, comment vas-tu ?
-Plutôt pas mal.
-J’ai vu que tu as qualifié ton équipe pour les playoffs. Plus que trois matchs et tu seras le héros de toute une ville.
-Héro, héro… Faut pas s’emballer quand même.
-Joues pas le modeste.
-On a rien gagné pour le moment. Je dirais même que l’on a tout à perdre… Mais je t’appele pour autre chose que pour discuter football.
-Je t’écoute.
-Tu te souviens de l’affaire de l’été dernier à Saint-Tropez. L’histoire d’un détective qui a travaillé pour une princesse.
-Tony Corso ?! Si je m’en souviens, on a parlé de ça tout l’été.
-Il faut que tu me trouves ce gars et que tu me l’envoies.
-C’est un gros poisson. Il travaille que pour les grosses fortunes.
-Je sais mais l’affaire est urgente.
-Tu as des problèmes ?
-Pas moi, mais un ami.
-Je vais voir ce que je peux faire.
-Je te fais confiance. C’est un vrai service que je te demande.
-Ok. Je t’appele quand j’ai des nouvelles.


15 Mai 2010 - Southend-on-Sea

L’équipe est au grand complet. La semaine de travail a été bonne et tous les compteurs sont dans le vert. Avec Glynn, nous sommes d’accord sur le fait que l’équipe ne pouvait pas être mieux préparer pour commencer ces playoffs. Je décide d’aligner mon incontournable 4-5-1 pour détrôner le 4-4-2 de nos adversaires du jour. Je suis debout devant mon banc de touche prêt à assister au début des hostilités.

A la 12°, l’arbitre siffle un penalty pour les locaux après une faute de Kisnorbo sur Barnard. James Walker ne se fait pas prier et ouvre le score. 1-0. Nous ne relevons pas la tête. 30° minute, Francis double la marque pour son équipe. Je m’enfonce la tête entre les genous en signe de dépit. 2-0 à la mi-temps, la suite est bien mal engagée.

Dans les vestiaires, j’essaie de remonter le moral de mes troupes. Je leur rappelle nos efforts durant la saison pour arriver à ce stade de la compétition. Je conclue par un seul désir, celui de les voir mouiller le maillot.

La deuxième mi-temps est plus équilibrée et les joueurs donnent tout même s’ils sont un peu brouillon dans leurs gestes. A la 78°, Kilkenny enroule un coup franc qui vient se loger sous la barre de Mildenhall. Nous revenons au score au meilleur moment. Moins de dix minutes plus tard, Kilkenny envoie une superbe frappe que le gardien dévie en corner. Il court pour tirer ce corner. Il centre au second poteau pour la tête de Kisnorbo qui remet face au but pour Huntington qui la pousse au fond. 2-2!! J’exulte et rejoint les joueurs dans le terrain pour célébrer ce but au combien important. Quelques minutes plus tard, l’arbitre siffle la fin du match. Nous arrachons le nul avant de les jouer à domicile la semaine prochaine pour le match retour.
Modifié en dernier par ivo le mer. 24 sept. 2014 9:02, modifié 1 fois.


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Re: C'est l'histoire d'un mec...

Message par Misaki » mer. 06 janv. 2010 10:36

Je sens le prochain épisode décisif pour la suite aussi bien sportivement que personnellement.

Tout est encore possible pour la montée. Un bon résultat à l'aller.

Et avec Gustavo, on touche au but.
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Re: C'est l'histoire d'un mec...

Message par kevsun » dim. 17 janv. 2010 16:54

Hey mec pourquoi tu ne continues pas?? c'est dommage elle est cool ton histoire ;)
Fuck you, you Fuck'in Fuck! By EMINEM ^^


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Re: C'est l'histoire d'un mec...

Message par ivo » lun. 18 janv. 2010 10:28

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18 Mai 2010 - Leeds

-Buuuuuutttt!!!!!!!!!!

Je saute de joie dans tous les sens. Tous les membres de l’équipe, présents sur le banc de touche, courent vers Jermain. Il ne reste plus que sept minutes à jouer et nous prenons l’avantage pour la première fois du match. Je jette un coup d’œil sur le panneau d’affichage. Il m’indique Leeds 3 - 2 Southend. J’en profite pour contempler le stade qui est en ébullition. 40.000 spectateurs en train de chanter et crier de toutes leurs forces. Pourtant tout était plutôt mal engagé. Après 25 minutes de jeu, nous étions dominés et le score était de 0-2 pour les visiteurs, comme un remake du match aller. A la mi-temps, le score n’avait pas évolué. Un coup de gueule dans les vestiaires, et le match tourna en notre faveur. Prutton, en trois minutes, égalisa le match avant que Beckford ne nous donne l’avantage. Maintenant, il faut contenir l’adversaire.

-Revenez et placez-vous! Restez attentif! Vous avez fait le plus dur!

Je ne savais plus quoi dire. Je n’avais plus qu’un mot en tête: tenir. C’est fou comme la perception du temps est différente selon l’émotion du moment. Je regarde ma montre toutes les trentes secondes et j’ai l’impression que le temps n’avance pas. Tenir, tenir, voilà ce que j’ordonne à mes joueurs…

-On y est!!!

Ca y est! L’arbitre a sifflé la fin du match! Nous sommes en finale des playoffs!… Dans un moment de lucidité, je demande rapidement à droite et à gauche si quelqu’un sait qui nous jouerons. Un des stadiers me dit que se sera Charlton. Pas facile car nous ne les avons jamais battus au cours de la saison. Enfin, nous verrons ça demain car il faut fêter ce moment.


19 Mai 2010 - Leeds

C’est avec le sourire malgré la fatigue de la fête que nous commençons notre décrassage et notre préparation pour la finale de dimanche. Nous disposons de cinq jours pour préparer ce match qui se jouera à Wembley. La dernière fois que nous avons joué là-bas, nous avons pris une rouste par cette même équipe de Charlton. Je compte m’appuyer sur cette humiliation pour motiver les joueurs si le besoin s’en fait sentir.

Après l’entraînement, je regagne mon bureau avant de rentrer. L’après-midi a été offerte aux joueurs et je compte également récupérer pour le reste de la semaine qui promet d’être mouvementer. En arrivant dans mon bureau, Shaun Harvey m’attend devant la porte.

-Bonjour, comment allez-vous ?
-Plutôt bien, et vous ?
-Pas trop mal non plus.
-Tant mieux. Vous auriez cinq minutes ?
-Si je vous dirais non, me laisseriez-vous le choix ?
-Alors entrons.
-Dites moi donc quel bon vent vous amène.
-D’abord, le comité directeur tient à vous félicitez pour votre qualification pour la finale des playoffs. Après le match d’hier, nous avons eu une petite réunion où tout le monde était satisfait.
-Tant mieux.
-Deuxièmement, je viens vous voir car le président m’a demandé non seulement de vous féliciter mais aussi de vous… comment dire… exhorter pour la finale de dimanche à Wembley.
-Vous le remercierez de ma part.
-Je le ferais… Vous comprenez que ce match est l’un des plus important de l’histoire récente du club. Au bout de ces 90 minutes se trouve la possibilité de jouer à l’échellon supérieur du football anglais. En cas d’échec, les répercussions financières, mais aussi sportives seraient pesantes pour les actionnaires.
-Je le sais bien.
-Mais nous avons confiance en vous pour la suite. A vous de ne pas nous décevoir… Sur ce, je vous laisse et vous souhaîte une bonne journée.
-Egalement, merci.


Après sa sortie, je m’affale sur mon siège de bureau. Pour un encouragement, j’appelle plutôt ça une mise en garde. De toute façon, ces quelques mots ne me mettent pas plus de pression que celle que je me suis déjà mise.
Je prends quelques papiers tandis que je m’aperçois qu’un message est enregistré sur mon téléphone. J’appuie sur « play » tout en finissant de ranger mon sac.
« Salut Pedro, c’est Eric! J’ai retrouvé notre détective. Je lui ai parlé de toi et de ton désir de t’attacher ses services. Il ne pourra pas se déplacer avant mardi car il est sur une affaire. Je te laisse son contact direct… »


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23 Mai 2010 - Londres

Nous y voilà!! Wembley et ses 90.000 spectateurs!! Bien que j’ai déjà vécu un match dans cette ambience, l’effet que me produit ce stade est le même que la première fois. Je n’ai qu’un seul mot pour décrire ce moment: MAGIQUE!
Néanmoins, il va falloir que je me reconcentre sur ce match car l’enjeu est immense et qu’il est hors de question de répéter la même prestation que celle que nous avons réalisé lors de notre dernière rencontre dans cette enceinte. Pour ce match, j’ai aligné mon habituel 4-5-1.

Mais le match commence plutôt mal avec une équipe de Charlton qui se lance rapidement à l’attaque. En moins de dix minutes, Bailey et Dailly obligent Walker à sortir le grand jeu. Nous n’arrivons à répodre que sur coup-franc mais sans grand danger. A la 15°, coup-franc à 35 mètres de nos buts. Shelvey s’y colle. Il envoie une lourde frappe que Walker n’arrive pas à repousser, 1-0.Nous n’aurons tenu que un quart d’heure. Le match prend une tournure encore plus dramatique quand trois minutes plus tard, Prutton tacle les deux pieds en avant Shelvey. L’arbitre n’hésite pas et le renvoie aux vestiaires avec un carton rouge directe. Mentalement, nous sommes en train de lâcher prise. Charlton l’a joue facile et nous n’arrivons pas à les inquiéter. 35°, nous obtenons un coup-franc sur le côté gauche de notre attaque. Robinson s’y colle. Il envoie le ballon dans la surface pour Kisborno qui est accroché par Semedo… Penalty! C’est une occasion inespérée de revenir au score. Beckford s’y colle et le transforme, 1-1. Nous arrivons à tenir le nul jusqu’à la mi-temps.
Au retour sur la pelouse, le match est plus haché avec peu d’occasions de buts. J’espère un autre coup de pied arrêté pour faire la différence. 67°, Shelvey décoche une frappe de 25 mètres et marque, 2-1. Nous accusons le coup et à la 75°, Walker nous sauve d’une chute définitive aux enfers. J’essaie de remotiver les joueurs depuis mon banc de touche. Glynn est également debout. 84°, Howson déborde sur la droite et centre au deuxième poteau pour la tête de Beckford qui marque, 2-2. Je prends Glynn dans mes bras. Tout le banc se congratule! Le score ne bougera plus. Il faut jouer les prolongations. Cela fait 70 minutes que les joueurs sont à dix mais nous sommes toujours en course.
Rien ne bouge dans cette prologation. Les deux équipes sont assez timorées et personne ne se livre. 116°, Kilkenny récupère le ballon dans l’axe de sa moitié de terrain et envoie instantannément vers Beckford en profondeur…Il est parti… Dribble le gardien…Et but!!!!!! 2-3!!! Tous les joueurs se ruent sur Beckford. Je les rejoints dans leur célébration. Les supporters sont en furie derrière les panneaux publicitaires. Nous prenons l’avantage pour la première fois du match. Je regagne ma place et demande à tous mes joueurs de jouer avec leurs têtes. 119°, Corner pour Charlton. Semedo place son ballon et l’envoie dans la surface… Youga le reprend de la tête et but! 3-3. Les joueurs s’écroulent dans la surface. J’envoie un gros coup de pied de la bouteille d’eau qui est devant moi. Si près et finalement si loin du but… 122°, l’arbitre siffle la fin du match. La décision se fera aux tris aux buts. Le final le plus injuste pour une place en division supérieur.
Les joueurs sont couchés sur la pelouse. Les kinés les massent généreusement. Je demande à chaque joueur s’il veut tirer un penalty. Arès avoir fait le tour, j’annonce mes choix aux joueurs. Kisnorbo, Doyle, Hutington, Kilkenny et Beckford seront les tireurs.
Nous commençons la série. Kisnorbo…But!! Sam… But!! Doyle… But!! Burton… But!! Hutington… But!! Bailey… But!! Kilkenny… But!! Shelvey… But!! Beckford… But!! Semedo… But!!
Tous ont marqué, il faut un nouveau tireur. Je choisis d’envoyer Hatfield, un jeune du centre de formation. C’est un gros pari mais il m’a dit être prêt… Hatfield… But!! Du côté de Charlton, c’est Dailly qui s’y colle… Dailly… Walker dévie le ballon! Nous y sommes!! Nous avons atteint notre objectif!! J’embrasse tous les membres du staff, tous les joueursun par un. Puis, je me dirige vers les supporters. Je cours, je danse, je gesticule, je lève les poings… Je suis heureux pour les joueurs qui ont tout donné. Dans le vestiaire, la fête continue. Howson et Kilkenny me mettent sous la douche. Shaun Harvey y passe aussi.

Cette nuit est uniquement dédiée à la fête et à la célébration de cette montée de division. Tous le staff avec les joueurs, nous poursuivons la nuit dans un pub de Londres. Durant cette soirée, je me relâche complètement. Boisson et danse sont mes deux seuls intérêts dans cette nuit de débauche. Aors que j’ai déjà un sérieux coup dans les nez, j’aperçois deux filles proche du bar. Aussi superficielle qu’attirante, je décide de tenter ma chance. De souvenir, je n’ai plus rien essayer avec une fille depuis ma séparation avec Véronica.Il est temps de passer à autre chose et de faire revivre mes parties viriles.

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-Bonsoir les filles, ne me dites pas que vous êtes seules ?

Voilà la seule phrase qu’il aura fallu que je leur dirige pour que ces deux jeunes garces me suivent jusqu’à la levée du matin. Une chose est sûre, mon abstinence de plusieurs mois aura été largement compensée par le labeur de ces deux blondes aux formes généreuses.


24 Mai 2010 - Londres

Il est 10H00 quand j’ouvre les yeux pour la première fois. Je ressents un poid sur mon bras gauche. C’est la nuque de l’une des deux filles. L’autre est sur ma droite. J’enlève délicatement mon bras et essaie de me lever alors que ma tête me dit que j’ai tort. Une barre au front, je comprends maintenant la pleine signification de cette expression. Je me dirige n éanmoins vers la salle de bain tout en regardant autour de moi. Les femmes de chambre vont avoir du travail. Je me prends un truc pour la tête et me glisse dans la douche pour me rafraîchir.
Un quart d’heure plus tard, je suis à la réception. Je préviens l’hôtesse que les deux blondes sont encore en haut et règle l’addition de la nuit.
La fête est finie, il va falloir maintenant que je me replonge dans mes affaires personnelles.
Modifié en dernier par ivo le mer. 24 sept. 2014 9:03, modifié 1 fois.


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Re: C'est l'histoire d'un mec...

Message par franceSCOpsg » lun. 18 janv. 2010 13:07

Et ben dis donc très belle montée , dans un match à rebondissement, et qui partait plutôt mal.
Belle victoire , à toit l'échelon supérieur..
Espérons que ton président ne te joues pas un coup bizarre..
Bonne chance pour la suite.


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