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- Ciel & Marine's : L'épopée -

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Loozar
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Re: - Ciel & Marine's : L'épopée -

Message par Loozar » ven. 12 juil. 2013 15:39

Merci :P
C'est d'autant plus dur que je crève d'envie d'un RdP avec Dieppe :29:

Episode 19 : Il est temps d'en découdre
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L'Euro 2016 avait encore été un échec de justesse pour nos Bleus, qui pourtant jouaient à domicile. Nous avions fait un beau parcours, tout ça pour confirmer notre statut de Poulidor du football mondial, et pour donner une bonne raison à l'unique buteur de la rencontre ( Cristiano Ronaldo ) de recevoir son Ballon d'Or. De quoi commencer au plus mal, mentalement, la saison suivante, qui était mon point de mi-parcours dans la course à la Ligue des Champions. Cette saison 2016-2017, justement, c'était celle du raz-le-bol, du ponpon sur la Garonne, du courage sur le haricot ! ( ?... ) Tout allait devoir changer, et ce pour plusieurs raisons.

La première chose avec laquelle il fallait que j'en finisse, c'était mon frère, qui, en plus d'être d'une nature énervante, avait gâché mes vacances en Corse et ça, c'était la goutte d'eau qui mettait le feu aux poudres. Si j'avais su qu'apprendre la séduction rendait aussi pénible, je l'aurais laissé à Hermeville, ou j'aurais demandé à ce qu'on ne passe pas nos vacances ensemble. Pendant les deux semaines sur l'île de Beauté, c'était tout le temps la même rengaine avec Laurent : toutes les dix minutes, même en randonnée, dés qu'il croisait une jeune femme, il fallait qu'il aille lui parler, feignant de lui trouver une reproche à faire pour engager une conversation interminable, pleines de petits signes corporels auxquels seul lui accordait de l'importance. Et puis il repartait, le plus souvent bredouille ( Brecouille pour certains ), et le visage tuméfié, car la fille n'était pas toujours "disponible" et son concubin n'était jamais bien loin pour veiller sur elle. Entendre le petit "Pef" du poing d'un corse sur le doux visage de mon frère, c'était jubilatoire, mais pas assez pour sauver mes vacances avec ce lourdingue, qui n'arrêtait pas pour autant de jouer les Don Juan de Portovecchio dés que ses hormones le réveillaient.

Plutôt que de laisser courir comme je l'ai toujours fait, j'ai fait un coup de pute pour me venger, juste à la fin de nos vacances. Un matin, dans l'aéroport censé nous ramener à Roissy, au milieu du fourmillement de la foule, j'ai trouvé un billet d'avion par terre. Quelle idée de laisser traîner un putain de billet d'avion, alors qu'il est d'une valeur juste monstrueuse ! La destination n'était pas indiquée mais vu le prix, ça permettait d'aller loin, je pense. Bref, j'ai conservé ce billet dans ma poche, espèrant retrouver son propriétaire, même si la probabilité était infime. A un moment, alors que nous étions assis et que nous attendions sur de vieux bancs l'atterissage de l'avion que nous allions prendre, face à une grande baie vitrée qui laissait voir le soleil levant, Laurent a été pris d'une envie de pisser et m'a demandé de surveiller ses affaires. Pas de problème frérot, t'inquiète pas ! Juste le temps d'intervertir son billet et celui que j'avais ramassé, et le tour était joué. Après quelques minutes, j'entendis un "Pef !" puis un "Et si tu t'approches encore une fois de ma femme, je te refais les dents avec mes phalanges, compris !?". Laurent était sorti des toilettes visiblement. Il est revenu, oeil noir, nez qui saigne, et a pris ses affaires sans dire un mot. Il n'était pas au bout de ses surprises puisque, une demi-heure après, une fois que notre vol était prêt à partir, l'hôtesse qui a pris son billet en entrant dans l'avion lui a indiqué qu'il s'était trompé, et qu'il fallait prendre l'avion suivant. Laurent savait que ça se faisait, parfois, plusieurs vols de suite pour une même destination. Ce qu'il ne savait pas, c'est que le deuxième avion allait l'emmener non pas à Roissy, mais à Anchorage, en Alaska. La gueule qu'il a dû tirer en arrivant là-bas ! Enfin ça j'en savais rien, il lui a fallu deux semaines pour revenir en France, et quand il est revenu, il avait encore le visage tuméfié, l'oeil noir, le nez qui saignait...
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Bon voyage !
La deuxième chose qui m'agaçait maintenant, c'était le mauvais caractère de Sara, elle me reprochait de ne pas assez m'intéresser à elle depuis le début de la saison. Mais cela était directement lié au fait que je n'ai pas le temps, et de moins en moins envie, de profiter de mon PQR. A vrai dire, je commençais à me lasser d'elle. C'est vrai quoi ! Ça fait deux ans qu'on ne se voit que pour des histoires de cul, j'ai plus souvent vu son string rose fluo que ses yeux ; et puis parfois, quand j'étais prêt à la farcir, c'est elle qui refusait, donc ça me frustrait ! A la longue ça devenait soulant, non ? Et puis j'avais d'autres priorités que me vider les bourses : la première moitié de saison du HAC avait été mauvaise, et nous pointions à la 11e place du classement. Économiquement parlant, chaque mois, le club enregistrait une perte de près d'un million d'euros ; c'était pas génial, heureusement on avait un bon budget au début du championnat. C'est un peu plus préoccupant qu'un plan cul non ? En plus, le psychologue du club a décelé chez Sara une addiction à toute activité se rapportant au sexe ; il suffit de voir son historique de navigation pour comprendre que cette fille est folle. Du coup, coucher avec elle, c'est l'entretenir dans son addiction ! Bref, situation de merde. J'en étais même venu à demander à un grand black dans ma U19 ( Qui rend jaloux tous les autres dans les vestiaires ) si il ne voulait pas se taper une kiné brune trentenaire à ma place, évidemment il a refusé.
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Et enfin, la troisième cause de mes emmerdes, c'était les gens qui étaient censés me protéger : les Dockers. L'Armada nous emmerdait sans cesse, elle envoyait des hommes chier devant mon appartement, elle commandait des pizzas à mon nom ( Aux anchois en plus, je déteste ça ), et le pire, elle diffusait dans un journal local une photo de moi à poil, quand j'ai voulu emménager au Cap d'Agde en 2008, par ailleurs j'y avais été refusé en raison d'une maladie nommé le priapisme, que j'ai depuis mon enfance ( Je vous laisse chercher sur Wikipédia... ), et qui m'avait fait passer pour un pervers. J'avais reçu l'ordre, en dépit de toutes ces piques lancées par nos ennemis, de NE PAS réagir ; en effet, ce n'était jamais grave. Mais c'était très énervant, ces provocations gratuites ! Vers le mois de janvier, après un énième traquenard de leur part dans le but de me ridiculiser ( Ils ont lancé une rumeur comme quoi, je cite : "J'aime sodomiser des caniches" ), j'ai décidé de réagir. Parce que là, si peu de réactivité de la part d'une organisation qui se vante comme la mafia haut-normande, ça relèvait de la fainéantise, voire de l'incompétence.

A la mi-saison, juste après le nouvel an 2017, un soir, je me suis rendu à la planque sous-terraine, celle où j'ai été intronisé au sein de l'organisation il y a quelques années. Je connaissais le chemin par coeur : d'abord traverser Saint-Laurent de Brévedent, arriver devant la mairie, tourner à droite, avancer vers le pont, marcher dans les ronces, arriver sous le pont, tourner à gauche, forcer la porte, descendre, taper trois fois à la porte en bois, siffler l'air d'une chanson de Michel Sardou, et ouvrir aussitôt. A la fin de ce processus, on arrivait dans la salle sombre qui sert de planque. Quand je suis arrivé, tous les membres de l'organisation étaient là, comme prévus ; il n'y avait que moi et Patrice qui n'étions pas invités, mais moi, j'avais décidé de m'incruster. J'ai saisi une chaise, je me suis assis et j'ai tapé du poing sur la table, alors que tous les yeux étaient rivés sur moi.

- Les gars, ça suffit ! m'exclamai-je.
- Comment ça ? répondit Alain Cavéglia qui était en quelque sorte le "boss" de l'organisation.
- Les gars, l'Armada est passée à l'offensive, on se fait tous aggresser de tous les cotés sans raison par ces mecs, il est temps de réagir !
- Calmez-vous Stéphane, ce n'est pas grave, nous...
- Si justement c'est grave ! interrompai-je. En les laissant faire les cons, on se fait passer pour des blaireaux ! Ils se croient tout permis tout ça parce que leurs petites attaques ne sont pas notre priorité, mais un de ces quatre, cette négligence leur permettra de lancer des attaques plus dangereuses et ça nous sera fatale ! Il faut leur répondre bordel ! Il en va de notre honneur ! D'ailleurs j'ai déjà failli me faire flinguer, mais ça ne vous a fait ni chaud ni froid !
- Bon, écoutez, c'est moi et personne d'autre qui décidera s'il faut réagir, menaça Alain. Maintenant calmez-vous, oubliez tout ça et retournez chez vous, si vous ne voulez pas avoir deux organisations qui veulent votre mort !
- Alain, regardez la vérité en face. On se laisse bouffer ! J'en ai marre de me répéter : on va bientôt tous se faire crever par ces mecs-là parce qu'on n'a pas pu les empêcher d'agir auparavant ! C'est vraiment ça que vous voulez ?
- Si on se contient, c'est justement pour éviter les emmerdes, expliqua Alain. Vous ne voulez pas mettre en péril l'organisation tout de même ?
- Eh bien je préfère ça plutôt que d'avoir encore des pizzas aux anchois tous les matins devant ma porte ! criai-je en me levant.


Soudainement, le brouhaha du local et des mouvements des gens cessa, laissant place à un lourd silence. Plus personne ne bougeait, aucun bruit, silence pesant et inquiétant. J'étais mal à l'aise, j'attendais que quelqu'un "brise" le blanc, et j'avais peur d'avoir dit une grosse connerie. Après un long moment de black-out sonore, enfin, quelqu'un prit la parole.

- Des pizzas...aux anchois ? balbutia Alain, désorienté. Sacré de nom d'une pipe...c'est effectivement bien plus grave que ce que je ne pensais ! Vous avez bien fait de venir Stéphane !

Je n'ai pas tout compris mais j'ai feint de le suivre. Alain s'approcha d'un bureau appuyé contre un mur, et se saisit du bord qui se souleva, dévoilant un stock caché énorme de munitions, d'armes et autres babioles qui font beaucoup de bobos. Il prit un lance-roquette, m'invita à m'équiper moi aussi, ainsi que toutes les autres personnes présentes dans le local. Alors que nous nous servions en armes à feu, Alain continua de marmonner entre ses dents : "Des anchois...des anchois !". Peut-être a t-il subit un trouble dans son enfance lié aux anchois ? Il s'est étouffé avec un anchois ? Il a vomi en mangeant des anchois ? Il s'est fait violé par une anchois ? Enfin bref, l'essentiel était qu'il avait réagit, enfin ! Quand j'ai demandé quand nous allions attaquer l'Armada en guise de représailles, on me répondit : "Tout de suite...en voiture Stéphane !". Immédiatement après cette réponse, toutes les Dockers se sont rués en dehors de la cachette. C'était mieux organisé qu'une opération militaire. J'ai peur.
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Re: - Ciel & Marine's : L'épopée -

Message par Loozar » mer. 17 juil. 2013 0:52

Bonjour à tous ceux qui suivent cette story.
J'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer, c'est que - Ciel & Marine's : L'épopée - va devoir s'arrêter là. Il y a plusieurs raisons à cela, mais la première, c'est que je crois que ma sauvegarde est foutue :29:
En effet, à la date très précise du 14 mars 2016, le jeu plante, comme ça, sans message d'erreur, il ne répond plus puis fini par fermer. J'ai essayé plusieurs trucs trouvé sur le net, rien n'y fait. La raison de ce plantage ( Et je ne savais pas que ça pouvait se faire ainsi ), c'est que j'avais une autre partie avec une update pour avoir la DSR. Et cette update a fait planter ma partie ( J'essayerai de supprimer la deuxième partie, de retirer le fichier pour avoir l'update puis de reprendre ma partie, pour voir, mais je n'y crois pas trop ) :cry: Je garde la sauvegarde dans un coin, au cas où je trouve quelque chose à faire, un jour, peut-être :cry:
Bref, j'ai pas mal de regrets, après 5 ans IG, 5 mois IRL, 19 épisodes et pas mal de conviction et d'heures de révisions sacrifiées pour ma story, c'est sûr que cette partie, je commençais à y tenir vraiment :144: Mais en même temps, peut-être qu'il fallait que ça s'arrête. J'avais remporté la coupe de France, c'était déjà bien comme ça, allez ouste :mrgreen: Nan sans déconner, je me suis lancé dans une story, jeune et insouciant, sans savoir à quoi ça allait me mener. Du coup, en la relisant, je sens que la story est bancale, que le peu d'humour que j'aimais mettre au début a disparu, que les idées ne sont pas bonnes et trop tordues, bref je sentais que ça n'allait pas aller bien loin, cette histoire :29:
Et puis, les épisodes paraissaient toutes les 2-3 semaines, et encore, fallait aller vite. C'est très lent, parfois je réécris des épisodes entier parce que l'avancement de la partie a un impact sur l'histoire. Bref, j'improvisais ma story et quand je me relis, je sens que je ne sais pas où je vais :29: Bref l'envie commençait a se dissiper, en plus, mon update me donnant la possibilité de jouer avec le FC Dieppe, j'avais plus souvent la tête à ça qu'à imaginer une nouvel épisode pour ma story :29:
Voilà, j'ai beaucoup de regrets car j'avais mis un minimum de conviction dans cette story, parfois je m'amusais vraiment à l'écrire, mais ma malchance ( :mrgreen: ) a fait que ma partie ne peut pas continuer. J'essayerai encore quelques trucs ( Comme dit ci-dessus ), mais je n'y crois pas vraiment, et si ça ne marche pas, j'abandonnerai vraiment cette story. Bref y'a encore un mince espoir mais attendez-vous plutôt au pire :23:

Encore désolé pour les quelques personnes qui suivaient la story, on se retrouvera sans doute très bientôt ( Ailleurs que dans une story j'espère :75: ) mais pas pour suivre les aventures de Stéphane Migneron au HAC :cry: éventuellement je ferai un épisode 20 qui servira de bouquet final, pour que l'histoire ne reste pas indéfiniment en suspend, et pour pouvoir vraiment mettre un point final à cette story qui, je le répète, m'avait quand même tenu à coeur pendant quelques mois, histoire de boucler la boucle :cry:

Merci pour votre soutien pendant cette quasi-moitié d'année, et à bientôt :)

EDIT : Hé non, il n'y a rien à faire. Je vais donc devoir tout terminer sur un épisode 20 qui devrait bientôt paraître. Désolé :cry:
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Re: - Ciel & Marine's : L'épopée -

Message par Loozar » jeu. 18 juil. 2013 21:18

Episode final.

J'ouvre les yeux. Remarquez comme je parle au présent, comme si le voile entre le passé et là, maintenant, pendant que vous me lisez, avait disparu. C'est le cas. J'ouvre les yeux, là, maintenant, je ne raconte plus ma vie, je la vis. Ce n'est plus du souvenir, c'est la sensation que je subis actuellement. C'est presque comme plonger dans un bain d'eau froide, tout à coup, on se réveille, on ne pense plus, on est en contact direct avec nos sensations, on n'agit plus que par réflexes.



Je suis ébloui, je cherche du regard, à gauche, à droite, mais tout est flou et blanc. Alors que la lumière saturée dans mes yeux se dissipe, des formes apparaissent et je commence à prendre conscience de mon corps. Je suis allongé, plutôt confortablement, les bras le long du corps, dans une tenue large et froissée. Peu à peu, je reconnais l'attirail au-dessus de ma tête. Des poches, des tuyaux, et puis ce plafond, tout blanc, déprimant. J'arrive peu à peu à y voir clair dans ce brouillard et à me situer. Je suis dans une chambre d'hôpital, allongé dans le lit. Une tête est penchée au-dessus du lit, c'est celle de Simon. Simon Migneron, de neuf ans mon aîné, un des mes cousins du coté de mon père ; je ne vous en ai jamais parlé car il n'intervient pas souvent dans ma vie, et de toute façon il vit dans le sud, à Fréjus. C'est un mec qui a un peu mon caractère, car lui-même avait vécu dans l'ombre de Xavier, son grand frère. Je ne lui parle presque jamais, mais j'adore lui parler quand même. A la gauche de mon lit, un grand homme en tenue blanche, sans doute un médecin, regarde ses fiches puis me fixe.

- Ah, il se réveille ! remarque l'homme.
- Ah...Stéphane, ça va ? Tu m'entends ?
- Mouais...mouais...qu'est-ce qu'il se passe ? dis-je, encore dans le gaz. Qu'est-ce que je fous ici ?
- D'après ce que j'ai compris, m'explique Simon, un fou a essayé de te flinguer alors que tu te baladais tranquillement dans Hermeville, devant ta baraque pourrie.
- N'importe quoi, j'étais à Rouen avec...heu... ( Je ne dois pas réveler l'existence des Dockers )...bah euh...enfin bref.
- Je vois pas ce que tu aurais pu faire à Rouen ! se moque Simon. Enfin...l'essentiel c'est que tu sois toujours en vie !
- Vous avez eu de la chance d'ailleurs, reprend le médecin. Les balles ne vous ont pas touché, vous avez juste fait une syncope sous l'effet de surprise. M'enfin vous êtes resté endormis presque trois jours !


Je n'en reviens pas. Trois jours pendant lesquels j'étais inconcient. Trois jours "en pause". Je suis en retard de trois jours ! Immédiatement, je me lève, et je regarde par la fenêtre, d'où je peux apercevoir le parking de l'hôpital, et la Nationale 15 qui entre dans la ville, au loin, en contrebas. Je reconnais l'endroit, je suis à la clinique Mathilde de Rouen. Je me retourne, Simon et le docteur me regardent d'un air perplexe. Et puis je repense à quelque chose.

- Quel métier je fais ? dis-je.
- Pardon ? s'étonne Simon.
- Mon métier, c'est quoi ?!
- Ah, bah, tu es entraîneur de football. Mais après bon, tu sais, moi et le foot ça fait 12...


Je pousse un ouf de soulagement ; au moins ce n'était pas un rêve. Oui parce que, j'ai vraiment peur de revenir à la réalité, dans la mesure où c'est celle où je suis une merde. Mais là, je suis rassuré, la réalité, c'est celle où je suis un héros. D'ailleurs, un vieux L'Equipe traîne sur la table, et je suis un photo dessus, la coupe de France dans les bras. Et là, je repense au boulot, à Patrice, à Laurent, Sara, mes joueurs...merde ! Les Dockers !

- Il faut que je revienne au centre technique du HAC ! dis-je d'un air saisi.
- Non monsieur Migneron, pour l'instant vous avez une batterie de tests à passer pour vérifier si vous êtes en état de travailler. Ensuite, vous avez une journée de repos ici, dans l'hôpital, et enfin, vous pourrez retravailler si vous y tenez vraiment.
- C'est pas pour travailler, c'est pour voir quelqu'un... ( Je mens, en réalité le club est dans une bonne forme, a remonté à la 8e place du classement, et je crève d'envie d'être sur le banc de touche pour voir ça ).
- Bon, d'accord, si c'est pour se reposer, je veux bien vous laisser partir ce soir. Mais d'abord ( Il empoigne un gant et l'enfile ) à quatre pattes et tousse !


*********************


Je sors de l'hôpital, le jour même de mon réveil ; Simon est parti en taxi direction la gare ; faut dire que Fréjus, c'est pas la porte d'à coté, et comme il aime la présence humaine, il y va toujours en train plutôt qu'en voiture. J'avance dans le parking, tout seul, alors que le ciel de fin d'après-midi s'obscurcit. Ma voiture de fonction est là, dans un coin, toujours intacte ; elle est passée à travers moult situations rocambolesques, mais elle est toujours fidèle à son poste. J'entre, enclenche le contact, et part pour le Havre, prêt à reprendre du service au sein du club. C'est un peu déprimant, pour la première fois depuis longtemps, je suis seul, dans mon voiture, sur l’autoroute, en plein soirée. La pluie pointe le bout de son nez alors que les lumières de la cité rouennaise se dissipent au loin, même la météo sait que je me sens un peu perdu dans cette situation étrange. Que vont-il dire de moi à mon retour ? Je ne sais même plus ce qu'il s'est passé. Et puis merde. Je prends volontairement la sortie après 45 minutes de route, direction Hermeville, toute cette histoire, ces organisations, c'est du grand n'importe quoi, j'abandonne !

J'arrive devant ma vieille maison. Ça y est, il fait nuit, les lampadaires éclairent à peine la route et je distingue difficilement le pannau "HERMEVILLE" a l'entrée du village. Avant de sortir de ma voiture, alors que je ralentissait, je remarque une ombre familière devant chez moi. Laurent ! Alors ça ! Que faisait-il ici ? Je sors de voiture, étonné de le voir ici. Alors que j'approche pour lui parler, il m’interrompt.

- Stéphane, je sais tout maintenant ! Tu es membre d'une organisation secrète, une sorte de mafia normande. Je sais tout j'te dis !
- Hein ?! Mais qui t'as dit ça, c'est quoi ce bordel ? Et puis tu sais ce qu'il m'est arrivé avant de m'évanouir ?
- Calme-toi. Je vais tout t'expliquer. Il y a quatre jours, les Dockers sont partis attaquer l'Armada sur leur terrain, dans une banlieue au sud de la ville, du coté de St-Etienne-du-Rouvray. Tu étais dedans, mais, dans le mouvement de la foule, tu as pris peur, et on a failli te tirer dessus. Là, tu t'es évanoui, on a tous cru à ta mort.
- Mais...il parait que l'ambulance m'a ramassé à Hermeville !
- Non, ça, on l'a inventé quand on t'as emmené à l'hosto nous-même, en guise d'excuse. D'ailleurs c'est depuis ce moment-là que je sais tout : Alain a fait appel à moi après la bagarre, parce que je te connaissais bien. Et là, il m'a tout expliqué. D'ailleurs y'a un tas de choses que tu ne sais pas encore.
- Comme ?...
- En 2011, Cédric Daury a été viré du HAC et tu as pris sa place. En réalité, j'aurais dû le faire, tu as reçu le courrier à ma place, à cause d'une erreur dans le nom. Tout le monde s'est rendu compte de l'erreur après quelques mois, mais personne n'a jamais rien dit, car tu as un don pour coacher les équipes, qui nous a permis de gagner une coupe de France et un championnat de Ligue 2. En plus, tu demandes un salaire relativement faible, c'est pour ça qu'ils prolongent toujours ton contrat. Quand j'ai appris ça, j'ai eu les boules, mais aurais-je pu faire les mêmes exploits que toi ? J'en doute. Un peu par jalousie, j'ai essayé de te pourrir la vie, mais au même moment j'ai eu un immense coup de malchance, ma femme m'a quitté et on m'a retiré la garde de mon gosse. Après, l'histoire avec l'Armada, tout ça, tu connais, tu es la pièce maîtresse d'un vaste réseau mafieux...qui n'est plus aujourd'hui. En effet, la bataille a été terrible, presque tout le monde y a laissé sa vie !
- Quoi ?!...
- Ahah, mais nan je déconne ! Personne n'est mort car l'Armada a vu qu'elle n'avait plus de munitions après deux minutes et a pris la fuite, en croyant que le fait de t'avoir tiré dessus avait suffit. N'empêche que, maintenant qu'ils ont fui, on a accès à leurs ressources, et ces cons avaient des milliards d'€ ! Le truc c'est que ils ne le savaient pas eux-mêmes. Quand on a découvert ça, on avait fait d'une pierre deux coups, en s'emparant de leur QG, et en prennant leur argent.
- Et ces trois derniers jours, il s'est passé quoi ?
- Voyant que notre organisation n'avait plus lieu d'être, Patrice a racheté le club avec l'argent qu'on avait trouvé, il est maintenant président du HAC, et il a injecté une forte somme de pognon dans les caisses pour en faire un grand club, comme le Qatar avec le PSG. Les Dockers se sont dissous, une partie du staff technique a été remplacée, en fait la hiérarchie du club est en plein reconstruction. Il y a même un changement d'entraîneur ! Mais t'inquiète pas, Patrice a tout prévu pour toi... Suis-moi. Et laisse ta voiture ici, tu n'en auras plus besoin.


Je le suis, il m’emmène cent mètres plus loin dans sa voiture, une superbe Rover noire, cachée dans la pénombre. Si vous voyiez ce décor : une Rover noir, sous une nuit étoilée ( La pluie avait disparu au fil du temps ), avec des champs à perte de vue derrière. L'endroit idéal pour faire des bétises sur la banquette arrière, mais là, accompagné de mon frère, c'est pas l'endroit idéal pour exprimer sa libido. On monte, il démarre et nous partons pour le Havre ( J'en aurais fait de la route moi ). Sur le chemin, je regarde derrière et remarque une couverture avec une forme bizarre, il y a quelque chose en dessous. En la soulevant, je découvre...Sara endormie ! Laurent me lance alors : "Ça c'est ton petit cadeau pour Noël...on lui a tout expliqué, elle sait aussi ce qui va se passer.". Au même moment, elle commence à se réveiller, et, en m'apercevant, elle affiche un petit sourire.

Arrivée au Havre, sur le parking du grand stade, presque totalement vide. Patrice est là, un grand homme blond aux cheveux longs aussi. Ça y est, il fait nuit noire, mais les lampadaires du parking donnent une ambiance plus chaleureuse à la scène. La voiture s'arrête, et je sors. Patrice vient vers moi, me prend par une épaule tout en me serrant la main, avant de m'explique deux-trois détails sur ma venue, tout ça, au cas où je ne saurais pas trop ce qu'il se passe. Je me sens un peu rassuré de voir qu'il avait réussi à régler un tas de problèmes en mon absence. Après un long moment enfin, il m'explique pourquoi je suis là.

- Si je t'ai fait venir avec ton frère, Stéphane, c'est parce que, comme tu le sais, avec tout ce pognon, on va faire une refonte totale du club. D'ici 2020, on sera en LDC, j'ai déjà plein de plans en tête. D'ailleurs, j'ai contacté Pep Guardiola, il arrive dans deux semaines. Tu ne reconnaitras plus l'équipe !
- C'est pas mal ça ! Mais tu as prévu quoi pour moi ?
- Toi, je t'ai trouvé un autre club à entraîner. En fait je t'explique, quand j'étais jeune, entre 1995 et 2001, j'ai joué au KR Reykjavik, le meilleur club d'Islande. Les gens là-bas m'ont adoré, c'était l'âge d'or du club et j'y étais pour beaucoup ! Du coup, le président du club a gardé contact avec moi quand je suis revenu en France, et m'a dit que, si j'avais quelque chose à lui dire ou à faire là-bas, je pourrais le recontacter quand je veux. Coup de chance, depuis deux ans, le club va mal, et l'entraîneur actuel est sur la selette. J'ai reparlé au président du KR Reykjavik, je lui ai transmis ton CV, en lui disant que tu serais l'homme de la situation. Et devine quoi...
- Il m'a engagé ?
- Beh non pas du tout, il m'a envoyé chier. En revanche le Steaua Bucarest m'a demandé si tu étais toujours dispo, et eux t'ont engagé. Bref, tu pars en train pour la Roumanie, la presse est déjà prévenue de ton départ. J'espère que tu te sentiras bien là-bas, Stéphane !
- Ouais...ouais...faut que je prenne toutes mes affaires, tout ça !

- Pas besoin. On t'as déjà trouvé une maison de campagne meublée à une dizaine de kilomètres de Bucarest, tu n'auras plus qu'à nous faire tes adieux. Ah oui au fait, Sara vient avec toi.


Je me retourne et je la vois qui me sourit. Laurent sourit lui aussi, puis prend peu à peu une mine plus triste.

- Allez, me glisse à l'oreille Patrice, il est temps de t'en aller. Si t'as quelqu'un à qui dire au revoir, c'est le moment. Laurent par exemple ?
- Laurent vient avec moi. Il sera mon adjoint là-bas.
- Quoi ?! s'étonne le grand blond, qu'on n'avait pas entendu parler depuis le début.
- Comme tu veux ! déclare Patrice. Allez, retournez dans la voiture vous trois, vous partez demain. Quant à toi, Stéphane, je voulais te dire que j'ai beaucoup apprécié de vivre cette épopée havraise avec toi. On s'rappellera hein ? Allez, adieu !

Je sais pas si je prends la bonne décision en faisant venir Laurent, mais je me serais senti con autrement. J'ai fait un dernier signe de la main à Patrice depuis la banquette arrière de la Rover, puis la voiture est repartie, m'éloignant pour un bon bout de temps de mon adjoint. J'ai même failli verser une larme en me disant que la ferveur du public, la Ligue 1...c'était fini, mais je me suis rassuré en me disant que mon avenir en Roumanie était plein de nouveaux défis, et de rêves plus fous les uns que les autres.

Le lendemain, très tôt le matin, le train part pour l'Europe de l'Est. Finalement, elle avait raison, l'autre femme aveugle. "La vie est une aventure audacieuse...ou elle n'est rien". Eh beh, quelle aventure ! Allez, adieu bonne vieille France...

************************************

- Mesdames et Messieurs, voici les équipes ! annonce le speaker du Stade de France.

Les hommes du Steaua Bucarest entrent sur la pelouse, à coté des joueurs du HAC. Chacun prend soin de contourner la coupe aux grandes oreilles au mileu du tapis rouge. Jouer une finale de LDC en France, c'était un léger avantage pour le HAC, mais bon, on peut aussi gagner à l'extérieur ! Pep Guardiola, en face, semble confiant, mais moi, je l'étais encore plus que lui, je suis sûr ! En plus, il y avait Sara et Anna dans les tribunes pour me supporter. Anna, c'est ma fille qui va bientôt fêter ses deux ans, elle est plongée très jeune dans le football ! Juste le temps de jeter un oeil dans la dernière rangée de la tribune présidentielle, pour y apercevoir Patrice. Il n'a pas changé, toujours la même gueule, mais pas le même portefeuille. Il avait tenu la promesse qu'il s'était fixé : se qualifier pour la finale de la LDC en 2022. Maintenant, pour savoir qui va la gagner...l'avenir nous le dira.

Les joueurs sont en place, et l'arbitre donne le coup d'envoi...

Fin
...?
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Re: - Ciel & Marine's : L'épopée -

Message par Flomat06 » jeu. 18 juil. 2013 23:52

Dommage que ça s'arrête! :cry: mais je trouve que la fin est parfaite! :hooo: bravo pour tout!


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Re: - Ciel & Marine's : L'épopée -

Message par Loozar » ven. 19 juil. 2013 10:57

Merci :)
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Re: - Ciel & Marine's : L'épopée -

Message par rewiwon » ven. 19 juil. 2013 14:35

Un dernier épisode pour savoir ce que donne le match ! please :)

Sinon cette story va me manquer ...
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Re: - Ciel & Marine's : L'épopée -

Message par Loozar » ven. 19 juil. 2013 16:01

J'hésite, mais je crois que je préfèrerais que le lecteur se fasse sa propre idée :mrgreen:

EDIT : Même si personne ne le lira ( :mrgreen: ), je viens de réinstaller FM et je testerai ma partie bientôt pour voir si elle fonctionne :) Évidemment, maintenant que la story est terminée, ça ne mènera à rien, mais si ma partie ne plante plus j'aurais l'illusion que l'aventure n'est pas vraiment terminée, et tout le tintouin... :mrgreen:
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Re: - Ciel & Marine's : L'épopée -

Message par rewiwon » mer. 31 juil. 2013 13:20

Cette story fut courte mais j'en étais extrèmement fan alors hésite pas à en refaire une ... genre rapidement quoi :p lol
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Re: - Ciel & Marine's : L'épopée -

Message par Loozar » mer. 31 juil. 2013 17:35

rewiwon a écrit :Cette story fut courte mais j'en étais extrèmement fan alors hésite pas à en refaire une ... genre rapidement quoi :p lol
Je suis actuellement sur un RdP mais pas sur ce site...je pense en avoir pour quelques mois, et si j'ai la motivation, je repartirai dans une story, mais ce coup-ci je serai mieux préparé :mrgreen:
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Re: - Ciel & Marine's : L'épopée -

Message par eltomato12 » mar. 06 août 2013 16:04

Je viens de tout lire en un coup et tout ce que j'ai a dire c'est... Bravo ! Dommage que ça s'arrête :23:
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