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Les grands reviennent toujours

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ShOopinOuw
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Les grands reviennent toujours

Message par ShOopinOuw » mer. 28 juin 2017 15:09

Prologue

Un grand bureau d'une sublime villa du sud de la France, comme il en existe tant. Une grande bibliothèque en bois foncé, d'une grande marque italienne, au nom bien ronflant, sur laquelle livres, ayant tous pour thème le football, trophées et médailles s'accumulaient. Des cadres de différentes tailles, dans lesquels on pouvait trouver articles de presse et maillots de joueur pro. Du mobilier de couleur écru, un tapis clair sur un parquet de couleur foncé. Cette pièce paraissait encore plus belle, lorsqu'un soleil radieux, visible par l'unique fenêtre, l'éclairait.

J'étais assis là, dans mon fauteuil, en cuir de couleur similaire au reste du mobilier, regardant les cadres qui me faisaient face. Me remémorant mes nombreux souvenirs, sur comme en dehors du rectangle vert. J'avais affronté et côtoyé d'immenses joueurs et vécu de grandes choses. Tout ce qui m'entourait me le rappelait. J'avais réussi à vivre ce qui pour beaucoup restait un fantasme irréalisable, un rêve de gosse...

J'en étais un lorsque j'avais été repéré. Je m'en souviens encore très bien, ce n'est pas le genre de chose qu'on oublie. Mes parents, arrivé d'Italie avant ma naissance, ma sœur et moi, vivions au Pradet, petite ville d'un peu plus de dix mille habitants, aux alentours de Toulon. Nous vivions dans une modeste maison provençal. Chaque moment de cette époque me rend toujours nostalgique. L'insouciance enfantine, des rêves plein la tête, des parties de foot dans les rues avec les copains... A l'époque, je jouais au Sporting Club de Toulon. Mes parents m'avaient inscrit là-bas depuis mes débuts.

Chaque année, un tournoi international, pour les moins de quatorze ans, était organisée par l'US Marignane. Ce tournoi regroupait de nombreuses équipes françaises et quelques équipes européennes. Cette année là, nous avions perdu en demie-finale face à l'Olympique de Marseille. J'avais, apparemment, fait forte impression, car à la suite de ce match, j'avais réussi à décrocher un essai pour intégrer le centre de formation de l'OM.

Des années plus tard, mes nombreux efforts et mon abnégation, avaient fait de moi un grand espoir du centre de formation. J'avais été un membre important de chaque catégorie de jeune du club. J'avais réussi au point de décrocher différents contrats, de l'apprenti à celui de stagiaire, pour terminer par le contrat professionnel. Seulement, en 1991, avec des joueurs tels qu'Abedi Pelé, Franck Sauzée ou Philippe Vercruysse, il était difficile de se faire une place. Les dirigeants avaient donc décidé de me prêter. C'est en Italie, du côté du Genoa, équipe de milieu de tableau, que ma carrière allait continuer. Je me souviens que mes parents étaient contre. Je n'ai jamais su pour quelle raison. Certainement la peur que leur fils se perde dans un club de seconde zone.

Lors de l'exercice 1989-1990, les Rossoblu, avaient terminés à la onzième place. La pression allait être moins forte et le temps de jeu supérieur. Mon prêt fut plus que bénéfique. Je découvris le monde professionnel et son exigence. Nous avions fini quatrième de Série A, mais notre plus grand regret, nous avions vu le sacre de notre rival, la Sampdoria. I derby della Lanterna est loin d'être très médiatique, mais il reste tout aussi passionnant. Au vue de la concurrence existante à l'Olympique de Marseille, un deuxième prêt au Genoa fut décidé. La deuxième année fut plus délicate. La saison avait été très délicate... malgré une demi-finale en Coupe UEFA, nous avions lutté jusque dans les dernières journées du championnat, pour ne pas être relégué.

Après deux années à être prêté, Raymond Goethals, entraîneur de l'OM à l'époque, voulait me laisser ma chance, en injectant de la jeunesse, dans un milieu de terrain, vieillissant petit à petit. Je ne faisais que des bouts de matchs ou jouais des matchs secondaires. Jusqu'en mai 1992, alors que nous recevions Strasbourg. Il y avait déjà soixante-dix minutes de jouées et nous menions 4 à 0. Le coach décida alors de me faire entrer, afin de reposer l'effectif. Dix minutes seulement après mon entrer en jeu, sur un simple contrôle du ballon, mon pied se bloqua dans le sol et José Cobos, anticipant un contrôle orienté, me toucha involontairement au niveau du genou et engendra une torsion. Le verdict fut sans appel, rupture des ligaments croisés antérieurs.

Cette blessure fut le tournant de ma vie, pour plusieurs raisons. C'est ici que j'ai rencontré ma femme, Sofia. Après mon opération, elle fût la première personne que je vis à mon réveil. C'est ainsi que j'ai fait la connaissance d'une jeune femme à l'air timide, d'une délicatesse désarmante et aux yeux azur. Elle était d'origine italienne, tout comme moi. Malgré ses attaches latines, elle n'était pas de ce genre de femme au fort caractère. C'est justement cette douceur naturelle qui m'avais fait craquer. Elle était interne depuis peu. Après des mois à s'occuper de moi et un nombre incalculable de demande afin de boire un verre ensemble, j'avais réussi à décrocher un rendez-vous avec elle, qui en a entraîné d'autres, avant de mener à une relation plus sérieuse. Nous nous sommes installés ensemble six mois après notre premier baiser.

Après plus d'un an sans jouer, suite à des complications, l'odeur du terrain d'entrainement fraîchement coupé se fit sentir à nouveau, mais pas du côté de l'Olympique de Marseille, qui avait décidé de se séparer de moi après ma blessure et leurs affaires que nous connaissons tous. C'est du côté de la Mersey que s'est poursuivi mon aventure. Liverpool et son public merveilleux était ma nouvelle vie. Ma première saison avec les Reds était réussie pour de nombreux spécialistes. Tout se passait à merveille. La deuxième saison s'annonçait prometteuse. De nombreux clubs s'intéressait à moi, selon mon agent, mais j'étais bien ici et j'avais la possibilité de jouer Euro. Après des mois à haut niveau, aussi bien avec Liverpool qu'avec l'équipe de France et à deux mois de la grande compétition européenne que j'attendais tant, mon genou lâcha à nouveau. Le niveau de préparation physique était différent de celui en France. Il ne supporta pas la charge de travail. J'étais éloigné des terrains pendant encore de nombreux mois.

C'est durant cette seconde blessure que Sofia et moi avions décidés de nous marier. Un beau et heureux mariage en comité restreint. Quelques mois plus tard, une autre bonne nouvelle arriva... Ma femme attendait notre premier enfant, une fille prénomée Anna. Cependant, la vie à distance était très difficile, même si nous avions chacun des emplois du temps plus que chargés. J'étais donc revenu dans la clinique dans laquelle j'avais été soigné la première fois, à Marseille afin de pouvoir profiter de ma jeune épouse. Sofia ne m'avait pas suivi. Je ne voulais pas qu'elle mette sa vie professionnelle, sa famille et ses amis de côté pour moi.

La nouvelle saison avait débuté et je me sentais dans la forme de ma vie. J'avais raté les deux premiers mois de Premier League, alors j'avais vraiment faim de football. J'avais montré de grandes choses jusqu'à la trêve hivernale, ce qui avait motivé l'Olympique de Marseille à me récupérer. Liverpool voyant d'un bon œil la possibilité d'un départ, par peur d'une nouvelle longue et grave blessure. C'est ce que le président m'avait plus ou moins fait comprendre et j'acceptais sa décision. J'étais, malgré le discours que m'avais entretenu le président, enthousiaste à l'idée de retrouver mon club de cœur et sa ferveur, mais surtout, ma femme et ma fille.

La deuxième partie de saison marseillaise avait été assez bonne, du moins, pour une équipe tout juste promu, qui avait côtoyée la deuxième division durant deux saisons et perdu la totalité de l'équipe championne d'Europe quelques années plus tôt. Malgré mon arrivée au mercato hivernal, je terminais la saison avec des stats plutôt intéressantes, au point d'être à nouveau convoqué en équipe de France, pour le tournoi de France. C'était un tournoi amical permettant de préparer la prochaine grande échéance, la coupe de monde, chez nous, en France.

J'avais non seulement retrouvé mes supporters, mon stade, mes amis, mais j'avais surtout retrouvé ma famille. Je pouvais enfin profiter pleinement de ma femme et de ma fille, elle que je n'avais vu que par intermittence et pour laquelle j'étais plus un inconnu qu'un père. Quel plaisir de revenir ici. Les soirées auprès de ma famille, les repas avec mes parents, les barbecues entre amis... Je ne mettais pas rendu compte à quel point toutes ces choses, qui peuvent paraître banales pour beaucoup, pouvaient manquer.

Après des vacances bien mérités, il était temps de se préparer pour la reprise. Au retour à la commanderie, les dirigeants nous avaient fait comprendre que cette année, il fallait revenir sur le devant de la scène. Les moyens avaient été mis afin d'être à la hauteur des objectifs. Blanc, Gallas, Makelele, Dugarry, Ravanelli... De grands noms avaient rejoint le club, avec Rolland Courbis, un homme au caractère bien trempé et à la connaissance footballistique aussi grande que sa bouche.

Quelle saison! J'avais été un titulaire indiscutable et indiscuté dans le onze. Nous avions décroché une belle quatrième place, synonyme de qualification pour la coupe UEFA. Le Vélodrome allait faire parler de lui à travers toute l'Europe la saison prochaine. En plus de réussir en club, je réussissais sur la scène internationale avec l'équipe nationale. J'avais été convoqué à chaque rassemblement. Mon billet pour la coupe du monde était en poche... Jusqu'à ce 5 Juin 1998. Avec le groupe France, nous étions en déplacement, à l'Olympiastadion d'Helsinki, en Norvège. C'était le dernier match amicale avant la grande compétition tant attendu. Aimé Jacquet avait voulu me mettre titulaire. Il m'avait clairement fait comprendre que c'était pour me préparer au mieux dans le milieu à quatre. Le match avait commencé depuis moins d'un quart d'heure, lorsque sur un simple contrôle orienté... mon genou lâcha à nouveau, après un mauvais appui...

Troisième blessure au même genou, j'allais une nouvelle fois me faire charcuter par tout un tas de toubibs. Je commençais à désespérer. Les grosses blessures s'accumulaient. Moralement, je n'avais jamais été aussi mal. Sofia était venu me voir, à la suite de mon opération. Elle était toujours présente dans les moments difficiles et son soutien m'étais indispensable. Tout grand footballeur qui se respecte vous le dira, derrière chaque grand joueur, il y a une grande femme. Sofia était de cette trempe. Elle était là aussi lorsque le chirurgien entra dans ma chambre, pour me dire que l'opération avait réussi, mais que j'allais mettre beaucoup de temps à revenir... si j'y arrivais. Les différentes opérations m'avait fait plus de mal que de bien. Pour lui, la prochaine blessure serait fatale. Son conseil était simple : arrêter le football. Imaginez la sensation horrible lorsqu'on vous annonce, qu'à 25 ans, votre carrière est terminée.

La presse, toujours à la recherche de la bad news, avait eu vent de ma possible fin de carrière. Avec de l'argent, on arrive toujours à soutirer des informations aux faibles esprits. Cette décision ne pouvait être prise à la légère. Après de nombreuses et âpres discussions, ma décision était prise, j'allais faire en sorte de revenir une nouvelle fois, peut-être l'ultime fois. J'avais eu une discussion avec mon président, pour lui faire part de ma décision et discuter d'une idée qui m'avait traversée l'esprit. Diviser mon salaire par deux le temps de ma convalescence. Le président n'avait pas hésité a accepté et avait même été touché par cette initiative.

Après des mois et des mois de souffrance pour revenir, des séances interminables et de multiples rendez-vous médicaux, mon grand retour arrivait enfin. C'est lors d'un match à domicile contre Bordeaux, en mars 2000, que Bernard Casoni, coach de l'époque de l'OM, décida de me faire entrer. Le Vélodrome scandait mon nom. Intérieurement j'étais en ébullition. J'attendais tellement ce moment. Mes parents, ma sœur ainsi que ma femme et ma fille étaient au stade. C'était mon moment. Il restait une demi-heure à jouer. Brando sorti pour que je prenne place sur l'aire de jeu. Le peuple Marseillais m'acclamait comme il se doit. J'étais sûr qu'on pouvait entendre cette ferveur de notre dame de la garde. Je me sentais bien, enchaînant passes et dribbles sans aucune gène. Il restait moins de quinze minutes lorsque Stephane Dalmat tira un corner, que je repris rageusement de la tête. Le ballon passa au-dessus du but adverse, mais ce n'était pas pour cette raison que la stupeur des supporters se faisait entendre... c'était pour ma mauvaise réception. Mon genou venait de lâcher. J'étais là, seul dans la surface de réparation adverse... Le bruit avait disparu... Je n'entendais rien d'autre que les battements de mon cœur.

Tout le monde avait conscience de ce que cela signifiait. Je faisais les gros titres. "Pourquoi lui?" avait même titré le fameux quotidien "L'Equipe" devant mon malheur. C'était d'ailleurs cette Une que je regardais à l'instant. Cette photo était la dernière de moi sur un terrain de football. Elle me rappelait tellement de choses. Elle signifiait surtout l'arrêt de ma carrière de footballeur professionnel. J'étais là... regardant cette photo, seul dans mon bureau. Ressassant le passé, les espoirs envolés... mais comme le dit Sofia "les grands reviennent toujours".
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ShOopinOuw
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Les grands reviennent toujours

Message par ShOopinOuw » sam. 01 juil. 2017 16:21

J'avais convié les médias pour une conférence de presse, afin de m'exprimer, à la suite de cette ultime blessure. Trois mois s'étaient écoulés depuis ma dernière apparition. J'arrivais en béquilles devant les journalistes présents. Le président était assis à côté de moi, me tenant l'épaule, comme pour me soutenir dans cette difficile épreuve. Après qu'il eut terminé son discours d'introduction, il était temps de prendre la parole. J'étais intimidé et perdu à la fois. J'avais l'impression d'être redevenu un jeune collégien, interrogé par sa prof de maths, sur un problème incompréhensible. Je trois grandes bouffées d'air, puis pris la parole. A 27 ans, j'annonçais la fin de ma carrière, entaché par de graves blessures. J'avais fait plus de passage à l'infirmerie que je n'avais remporté de trophées. Moi qui étais considéré comme un grand espoir, je ne resterais, dans l'esprit des amateurs de football, qu'un grand regret.

A la suite de cette blessure, j'étais resté près de deux années loin des terrains. Il fallait d'abord que je me reconstruise en tant que personne. Lorsqu'on place tant d'espoirs en vous, que vous revenez à chaque fois, mais qu'à la fin, vous êtes obligé d'arrêter, la chute n'en est que plus grande. J'étais dégoûté du football. De tout des sacrifices inutiles... L'envie n'était plus là. Ni pour le football, ni pour autre chose. J'avais l'impression d'être rempli... de vide. Pendant cette douloureuse épreuve, Sofia m'accompagnait comme elle le pouvait. J'étais conscient que la situation était aussi difficile pour elle que pour moi.

Petit à petit, grâce à un gros travail personnel et le soutien de ma tendre épouse, j'avais réussi à reprendre du poil de la bête. Le football m'intéressait à nouveau. Mes anciens coéquipiers et entraîneurs prenaient de mes nouvelles de temps à autre. J'étais demandé par-ci, par là, pour des interviews, des interventions, voir même des "conventions". Je n'étais pas encore prêt pour tout cela.

J'aimais trottiner seul dans les bois. Sentir le sol sous mes pas, le vent contre mon visage... Il m'arrivais parfois de fermer les yeux, me remémorant des moments de ma courte carrière. C'était le maximum que je pouvais faire sportivement, mais ça me suffisait pour penser à autre chose. Jusqu'au jour où, en rentrant chez moi, Sofia m'avait fait la surprise d'inviter un ancien coach à manger avec nous. Rolland avait accepté l'invitation avec grand plaisir. Cela faisait un an qu'il était devenu l'entraîneur de l'AC Ajaccio. Il avait réussi à faire remonter le club en première division, vingt ans après que le club soit descendu... Ironie du sort, lorsqu'on sait qu'il était un joueur du club, lorsque ce dernier est descendu. C'était vraiment plaisant de le revoir. Après le repas, Sofia senti le besoin de nous laisser. Ma fille, au contraire, voulait rester avec nous. Elle n'avait pas vu son papa aussi bien depuis très longtemps, c'est ce qu'elle n'avait pas hésité à me dire. Les enfants n'ont aucune barrière, ils n'hésitent jamais à dire à haute voix se qu'ils pensent. Après un gros câlin et un gros bisou, elle alla jouer dans sa chambre. Mon ancien coach était heureux de me voir comme ça lui aussi. Il m'avoua être venu, non seulement pour prendre de mes nouvelles au travers d'un bon repas, mais également pour me proposer quelque chose. Il me voulait à ses côtés en première division. Il savait que c'était délicat pour moi, mais il connaissait mon sens tactique et mon intelligence de jeu et me voulait dans son staff. Je n'étais pas en état de retrouver l'univers footballistique, mais je n'en étais pas moins très honoré. Après plusieurs minutes, Rolland dû partir. Il m'expliqua que la proposition tenait toujours.

Cela m'avait fait beaucoup de bien de le revoir. C'était vraiment très flatteur de savoir que mon ancien coach me faisait confiance, au point de me proposer une place dans un staff d'une équipe de première division. Sofia voulut savoir comment notre tête-à-tête s'était passé. Je ne pouvais rien lui caché. Je lui parlais donc de la proposition, que j'avais refusé, de Rolland. Je ne pensais pas que cela puisse autant me faire cogiter. Nous en avons parlé pendant plusieurs jours, ma femme et moi. Pesé le pour et le contre... Elle me connaissait bien. Elle pensait que j'allais mieux et ne comprenais pas pour quelle raison je n'acceptais pas. Pour elle, si je repensais tant à cette proposition, c'est qu'au fond, je me sentais prêt.

J'ai donc intégré le staff de l'AC Ajaccio. Rolland me voulait en tant que superviseur et préparateur mental, car pour lui il fallait un mental hors du commun pour revenir comme je l'ai fait à chaque fois. Je n'étais pas au premier plan. Il voulait volontairement me protéger des médias et de leurs questions. En plus de cela, ça me permettait de concilier ma vie professionnelle à ma vie de famille.

Je n'étais pas obligé d'être présent chaque jour et le voyage de Marseille à Ajaccio se faisait rapidement. Je pouvais passer du temps avec ma petite famille et ceci était très important. Sofia travaillait toujours à l'hôpital. Ses journées n'étaient pas toujours simples. Dès que je le pouvais, je lui préparais un bon bain accompagné d'un petit verre de rosé, un Château St-Maur de préférence. Un de ses préférés. J'aimais ces moments de tendresse, de complicité et de sensualité. La voir décompresser, se sentir détendu, son corps nu se relâcher dans une eau tout juste chaude. Certaines fois, je finissais par la masser, puis délicatement mes mains glissaient de ses épaules pour descendre lentement et que cela se finisse par un mélange de nos corps...

Durant deux années je suis resté au côté de Rolland. Lorsque ce dernier a quitté Ajaccio, je l'ai suivi dans sa décision. Il voulait que je le suive aux Emirats, mais c'était beaucoup trop loin pour moi. Je me retrouvais à nouveau écarté des terrains. J'avais eu plusieurs propositions, notamment comme entraîneur, mais rien de ce que j'avais pu recevoir ne m'intéressait réellement.

Après une année d'exile, mon ancien coach fit son grand retour à Ajaccio, il me proposa à nouveau mon poste au sein du staff. J'ai bien sûr accepté sans réfléchir. Un an et demi après, Rolland fut limogé, pour cause de mauvais résultats. Ce fut notre dernière collaboration, sur les terrains de foot du moins. À la suite de ma démission, RMC me contacta, afin de devenir consultant pour une nouvelle émission qui venait d'arriver sur les ondes nommée l'After Foot.

J'adorais ce que je faisais. Cela me permettait de rester dans le monde du football et de pouvoir rencontrer, chaque jour, de grandes personnalités. Rolland et moi nous côtoyions à la radio, lui qui intervenait également dans l'émission. Nous nous voyons aussi quelques fois. Les années passaient et je restais toujours aussi passionné par mon travail. De son côté Sofia était tout aussi épanouie dans le sien. Tout n'était pas toujours simple à l'hôpital, mais elle aimait ce qu'elle faisait.

Le travail de consultant me passionnais, mais j'avais besoin d'autre chose. Le terrain me manquais. Je regardais le premier match que je voyais à la télé, m'interressais aux joueurs prometteur, au jeu mis en place par les équipes, au manque dont elle pouvait faire part... J'en parlais à Rolland. Pour lui, c'était clair, il fallait que je passe mes diplômes, afin de devenir entraîneur. Il était indispensable que j'en discute avec Sofia. Elle se demander depuis un moment ce que j'attendais pour commencer cette ma formation. Elle voyait que le football prenait de plus en plus de place.

Parallèlement à mon poste de consultant, je pris donc la décision de passer mes diplômes. J'allais avoir plus de travail que prévu, mais je ne le savais pas encore. Je reçus un appel de Rolland, il venait d'apprendre le décès de son ancien patron et ami, Robert Louis-Dreyfus. J'étais choqué et endeuillé de cette bien triste nouvelle. Nous nous étions donné rendez-vous pour aller ensemble à l'enterrement. Il y avait énormément de monde. J'avais revu bon nombre d'ancien collègues. C'est à ce moment que j'ai fait la connaissance de Vincent Labrune. Nous avions parlé, Rolland, lui et moi, du futur de l'Olympique de Marseille et de la famille Louis-Dreyfus.

C'est ainsi que quelques mois plus tard, Vincent m'appela pour un poste dans mon ancien club. Il me voulait dans l'encadrement du centre de formation. Je ne pouvais refuser. J'allais pouvoir mettre en application ce que j'avais appris durant mes différents modules. J'avais été nommé entraîneur des U19 de l'OM. Certes, ce n'était qu'un modeste poste, mais j'étais heureux et fier que l'on m'ait donné l'opportunité de faire mes preuves.

Devant mes bons résultats, ma qualité de manager et mes connaissances techniques, ne passait pas inaperçu. Lors d'une grande réception, organisée pour l'arrivée de Didier Deschamps, à la tête de l'équipe. Nous nous étions côtoyés lorsque nous étions joueur, même si je n'avais pas beaucoup eu l'occasion de jouer avec toutes ces blessures et ces prêts. C'est lors de cet événement que nous avons eu l'occasion d'échanger. C'était toujours plaisant de revoir d'anciens coéquipiers.

Ce plaisir avait apparemment été partagé puisque quelques semaines plus tard, j'avais l'honneur de faire parti du staff technique du nouveau coach du club de la citée phocéenne. J'avais été recruté en tant que superviseur. Deschamps connaissait mon sens tactique et ma vision du jeu. J'assistais également l'analyste vidéo dans ces préparations et ses diagnostics.

Lors de sa dernière année en tant qu'entraîneur du club, Deschamps, avec qui une relation de confiance s'était construite petit à petit, en plus de notre amitié due à nos années passées a porter le même maillot, avait voulu que je sois sur le banc à ses côtés en tant que deuxième adjoint. J'arrivais à la fin de ma formation d’entraîneur et il voulait me préparer. Ma première apparition sur un banc avait été remarquée, aussi bien par les supporters, que par la presse et les médias. Le lendemain, bon nombre de questions se posaient quant à ma présence sur le banc ou encore sur mon avenir proche.

Sur ce dernier sujet, il aura fallu attendre une année pour en savoir plus. Après le départ de Deschamps pour prendre les rennes de l'équipe de France, j'étais parti moi aussi. Il y avait eu quelques divergences avec Vicent Labrune, que ce soit entre lui et Didier ou avec moi. Le président ne connaissait pas mon caractère, qui m'avait déjà joué quelques tours dans ma carrière. Puisque nous ne voyons pas les choses de la même façon, j'allais aller les voir ailleurs.

Il ne me fallut pas longtemps pour me retourner et trouver rapidement quelque chose. Quelques semaines après mon départ de l'Olympique de Marseille, RMC me proposait de reprendre mon précédent poste. La décision fut rapide. C'est avec plaisir et fierté que j'acceptais la proposition. Je retrouvais mes anciens collègues tel que Gilbert Brisbois, Daniel Riolo ou encore Florent Gautreau. En acceptant à nouveau mon ancien poste, cela me permettrait d'avoir plus de temps pour terminer mon diplôme d’entraîneur.

Sofia était de plus en plus fatiguée par son travail. La vie hospitalière à Marseille est loin d'être reposante et je la voyais décatir petit à petit. Il fallait que les choses changent. J'avais vu avec mes parents pour qu'il garde Anna pour le week-end. Nous nous sommes retrouvé dans une petite maison, en bord de mer, que mes parents possédaient du côté des Grenettes, sur l'île de Ré. Quel bonheur de nous retrouver l'un et l'autre. Sans les soucis ou les prises de têtes. Seulement elle et moi. Nous passions notre temps au lit, à s'abandonner l'un à l'autre, ou sur la plage, à admirer le paysage. J'aimais particulièrement lorsque la nuit commençait à tomber. Sofia et moi nous installions sur la terrasse, qui faisait face à la mer, à l'arrière de la petite maison. Chacun un verre à la main, nous regardions le soleil se coucher et disparaître au loin, tel une couverture cachant au fur et à mesure le visage d'un enfant s'endormant peu à peu. Chaque fois, après cette scène, Sofia me regardait, tendrement, en souriant. Je retrouvais cette femme dont j'étais tombé raide dingue.

Mon diplôme d'entraîneur en poche, j'étais fier de pouvoir annoncer la nouvelle à mes proches. Comme aujourd'hui rien ne reste discret très longtemps, les réseaux sociaux furent rapidement au courant de la nouvelle. Le soir même, lors de l'émission de l'After Foot, un débat avait été lancé sur cette obtention. Est-ce que j'allais être entraîneur ou à nouveau adjoint? Quel serait mon avenir? Au côté de qui? Où? Avec quelle équipe? Les questions des auditeurs fusaient. Apparemment, l'ancien grand espoir que j'étais, suscitais encore beaucoup d'envie et d'attente.

Lors de l'annonce sur le plateau de RMC, il était vrai que je n'avais aucune idée de mon avenir. C'est quelques mois plus tard, début juin, que j'avais été personnellement contacté par deux clubs pour un poste d'entraîneur de l'équipe première. Chacun cherchait un nouveau coach pour des raisons différentes. Pour le premier, l'entraîneur était parti. Pour l'autre, l'entraîneur souffrait personnellement des nombreuses critiques à son égard. Je ne me voilais pas la face, les jurisprudences Deschamps, avec les bleus, Zidane, avec le Real, ou encore Blanc avec le PSG et Bordeaux, avaient beaucoup aidé à ce qu'on pense à moi. Les clubs étaient moins frileux à l'idée d'engager une "ancienne gloire", même si, dans mon cas, je n'avais jamais vraiment eu ce statut à mes yeux. Quoi qu'il en soit, deux présidents m'avaient appelé et étaient intéressés par mon profil.

Une nouvelle fois, la décision n'était pas à prendre seul. Un soir dans la semaine, je proposais à Sofia d'aller manger au restaurant, avec notre petite Anna. Si notre fille était très enthousiaste à l'idée d'aller sortir manger, elle qui enthousiaste aller au McDonald, c'était plutôt raté. Sofia se doutait que c'était pour une occasion particulière. Elle me connaissait très bien. Une fois installés et l'apéritif servi, Sofia me demanda la raison de ce restaurant. Je lui avais expliqué que j'avais été contacté par deux clubs français afin de devenir l'entraîneur la saison prochaine. Elle était très heureuse et très fière de moi. Elle me félicité et m'embrassât tendrement. Anna, qui était à coté de sa maman, se leva et se précipita sur moi, en se jetant sur mon cou pour m'embrasser fortement sur la joue. Après ces scènes de joie, Sofia me demanda quelles était les équipes qui me désiraient. Ma réponse fut brève, citant le nom des deux villes, afin de ne pas créer un suspense inutile, qui n'avait que trop duré. Je lui dit simplement "Lyon et Nantes".
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Les grands reviennent toujours - Chapitre 1

Message par ShOopinOuw » ven. 07 juil. 2017 13:16

CHAPITRE 1 :

J'attendais dans le salon privé adjacent à la salle de presse. Un café m'avait été déposé par une secrétaire. J'aurais préféré autre chose, au vu de mon anxiété. Le président, le directeur général et moi avions préparés la conférence de presse ensemble la veille. J'entendais les journalistes se préparer et discuter derrière la porte qui nous séparait.

J'avais été convié pour deux entretiens, à la suite des appels reçus de la part des deux présidents. A la suite de ces deux rendez-vous, il était difficile de prendre une décision. Commençons par Lyon. Grand club français possédant un certain palmarès national, finaliste de la dernière Europa League, qualifié pour la prochaine, avec une certaine pression, ce qui n'est pas pour me déranger, bien au contraire. Le soucis est plus dans l'organigramme. Pas de directeur sportif, un président omniprésent, gérant tout de A à Z et possédant la personnalité qu'on lui connait. Enfin, j'avais été formé à Marseille et passé plusieurs saisons là-bas... difficile pour moi de prendre les rennes de Lyon après cela.

D'un autre côté il y a Nantes. Un des cinq plus grands palmarès du football français. Le club venait de finir à une belle septième place, proche de se qualifier pour l'Europa League. Les questions se posaient sur l'équipe et le président. En effet, mon prédécesseur avait réussi, à mes yeux, à tirer le maximum des possibilités de l'effectif. Il me paraissait difficile de pouvoir faire mieux. Quand au président, il est difficile de se faire une idée. Depuis qu'il avait repris le club, dix entraîneurs s'étaient sont déjà succédé. Une moyenne d'un par an. La stabilité n'était pas le qualificatif qui lui convenait le mieux. Sans oublier qu'ayant travaillé à RMC, je savais ce qui se disait sur lui. Il avait tendance à écouter un peu trop les autres, comme avec la nomination de Girard l'année dernière.

En plus du côté sportif, il fallait se pencher sur le privé. Là aussi il allait y avoir quelques difficultés. Tout d'abord, pour Sofia. Elle était depuis des années à l'hôpital de la Timone. Elle était devenue responsable en chirurgie cardiaque. Difficile de lui demander de me suivre. Il y avait aussi Anna. Elle avait ses amis et ses habitudes. Les changements sont toujours délicats pour une enfant de son âge.

Nous avions parlé de tout cela lors du fameux repas dominical accompagné de mes parents. Les parents de Sofia habitaient dans la région parisienne. Il était assez difficile de les faire venir pour un simple repas. Mes parents, quant à eux, préféraient que je parte à Nantes. Ils pensaient de plus en plus à emménager dans leur résidence secondaire sur l’île de Ré. Ils voyaient d'un bon œil un possible départ à Nantes.

En rentrant à la maison, Sofia et moi avons continués à discuter. Peser le pour et le contre, savoir si je devais continuer à RMC ou si je devais accepter un des deux postes proposés. Nous en avons discuté quelques jours, puis la j'ai pris ma décision avec l'aval de ma femme. J'allais accepter une des propositions et commencer à m'installer là-bas. Sofia me rejoindrait plus tard, le temps de préparer son départ et de voir si un poste au sein de l'hôpital de Nantes serait disponible.

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Franck et son père entrèrent dans le salon dans lequel j'attendais déjà. La conférence de presse était sur le point de commencer. La pression commençait à monter. A peine entré dans la salle de presse, les appareils photos crépitèrent. J'entendais les journalistes parler ensemble. Après un discours de la part de Waldemar puis de son fils. C'était maintenant à mon tour de prendre la parole et de répondre aux quelques questions des journalistes. Le président en profitait également pour présenter le nouvel organigramme. L'ancien coach avait quelque peut diviser les membres du staff avec ces méthodes de management et en arrivant avec ses adjoints. Sergio Conceiçao parti, son staff l'avait suivi. Seulement, des membres de l'ancien staff avaient été licencié, à cause de leur comportement. Lors de notre entretien, Waldemar m'avais expliqué que je devrais venir avec mon staff. Il présenta donc les nouveaux membres du staff, à commencer par mon assistant, Fabrizio Piccareta. Né à Gênes, nous nous étions connu lors de mon passage au Genoa. Il ne restait plus qu'un préparateur physique, il était primordial d'en avoir deux, j'avais réussi à emmener avec moi une pointure, Robert Duverne! Il était sans club depuis son départ du FC Metz. Il était un membre important dans la grande période Lyonnaise. Il manquait également un analyste vidéo, après le départ de l'adjoint de l'ancien coach portugais. Je n'en connaissais pas, alors Fabrizio m'avais aidé. Il avait réussi à faire venir Massimo Neri. Il avait notamment travaillé avec la Juventus, la Roma et le Real Madrid. Etant sans club depuis 2014, il accepta sans hésiter.

Après avoir été officiellement présenté, tout comme mon staff, Franck et moi avons été manger à l'Atlantide, un excellent restaurant, de la maison Guého, sur les bords de la Loire. Durant le repas, nous avons beaucoup parlé du futur de l'effectif. Waldemar avait laissé carte blanche à son fils en ce qui concernait les transferts. D'ailleurs, nous allions travailler sur les transferts après le déjeuner.

Nous avons été au bureau de Franck. Nous nous étions mis d'accord, lors de mon entretien, pour que je puisse disposer de l'effectif définitif le plus rapidement possible. Il fallait donc se pencher dessus rapidement. Il allait y avoir du travail. Je n'avais pas eu d'obligation particulière de la part de mon président, hormis le fait de se tourner vers un recrutement plutôt jeune et... un autre détail qui ne me plaisait guère. L'ancien coach était estampillé Doyen Sport. Il avait d'ailleurs fait venir Sergio Oliveira, en prêt, appartenant à la même "écurie". Devant ce succès, le président et le responsable de la société, Nelio Lucas, s'étaient mis d'accord pour "placer" d'autres poulains au sein du FC Nantes... En plus de ce détail sur le mercato, Waldemar m'avait fixé, comme principaux objectifs, un quart de finale de coupe et terminer au minimum à la septième place. En bonus, il aimerait une qualification pour l'Europa League, que ce soit avec le championnat, comme avec une coupe. Nous devions avoir un effectif de qualité pour répondre aux demandes du président.

Commençons par les gardiens. Riou avait débuté dans les buts, puis Dupé s'est vu finir la saison, avec l'arrivée de Sergio Conceiçao. Deux choix s'offrait à nous : garder Riou et revendre Dupé, afin de recruter un jeune doté d'un plus grand potentiel ou nous pourrions vendre Riou contre un gardien plus vieux, qui pourrait accompagner Dupé dans sa progression. C'était le seul point sur lequel je n'arrivais pas encore à me prononcer.

Pour la défense, nous ne disposions que de trois défenseurs, à savoir Djidji, Diego Carlos et Vizcarrondo. Si les deux premiers m'apportaient entière satisfaction, la situation était différente pour le défenseur Venezuélien. Ses 33 ans se faisaient ressentir. Il avait été moins utilisé lors du précédent exercice. Je ne comptais pas sur lui. Nous allions devoir récupérer deux défenseurs centraux.

Pour les latéraux, Lima, à gauche, et Dubois, à droite, était de bons éléments. J'avais plus de doutes sur leurs doublures. Le peu de matchs que j'avais pu voir de leur part ne m'avais pas beaucoup convaincu. J'allais attendre d'en voir un peu plus, mais je me posais de vraies questions...

En ce qui concerne le milieu. Ma formation de prédilection est un 4-4-2, en losange, sans ailiers. Les couloirs sont pour les latéraux. Il sera indispensable pour eux qu'ils aient une bonne endurance, car ils devront répéter les efforts. Pour le milieu donc, il allait y avoir du boulot. Gillet était mon seul milieu défensif de qualité, mais n'étant plus tout jeune, il fallait se pencher sur un (futur) joueur de qualité. J'hésitais à me tourner vers un jeune, que Guillaume pourrait former sur deux ou trois saisons ou un joueur déjà confirmer, qui prendrait sa place au cours de la saison. Pour ce qui était des milieux relayeurs, Rongier et Thomasson étaient parfaits. Sergio Oliveira retourné à Porto, deux joueurs allaient être recrutés afin que l'effectif puisse être de qualité et qu'une concurrence s'installe. Enfin, Amine Harit était le seul milieu offensif du club, un second joueur était, là aussi, indispensable.

Heureusement, en attaque, il n'y avait rien à redire. J'avais cinq joueurs à ma disposition. Nakoulma, recrue hivernale signé Conceiçao, allait être mon arme offensive. A ses côtés, le chouchou pas bon de mon ami Daniel Riolo, Emiliano Sala, allait l'épauler. Je présageais de grandes choses pour lui, au vue de sa fin de saison. Derrière eux, Bammou, Stepinski, Sigþórsson et Youan étaient disponibles. Ce secteur était le plus et le mieux fourni.

Sur le papier j'avais donc impérativement besoin de deux défenseurs centraux, deux arrières latéraux, un milieu défensif, deux relayeurs et un milieu offensif. Pas moins de huit recrues, sans compter la question du gardien. J'avais une enveloppe de cinquante millions d'euros à disposition, sans compter les futurs départs, tels que Pardo, Iloki ou encore Kačaniklić. Joueurs qui ne rentraient pas dans mon plan de jeu. Une fois l'équipe posée sur le papier, afin d'éclaircir un peu ma réflexion, nous pouvions commencer nos recherches.
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