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Mobilisation étudiante & Grève enseignants chercheurs

Y'en a des comme ça...

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higuain09
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Message par higuain09 » mer. 18 févr. 2009 21:26

Albiceleste a écrit :Le fait est que l'Education nationale et les universités, à de très rares exceptions, sont des petites enclaves soviétiques où les professeurs et les syndicats militent aux frais de l'Etat, pour répandre leurs idées politiques irrationnelles et démodées. La vérité aujourd’hui est que l'école et les universités ont résilié leur promesse: Eduquer et former les futurs acteurs du monde du travail et la future élite de demain.
L'échec ne vient pas du fait que les étudiants n'ont pas le temps de travailler par manque de moyen mais parce qu'aucune sélection n'est faîte à l'entrée des études supérieures dans le public et parce qu'étudier demande du travail. Mais comment demander à des jeunes de travailler lorsqu'ils vivent dans une société où l'effort et le travail sont brocardés et pas récompensés, où l'accès immédiat aux informations déprécie la recherche? Alors qu'hier le Bac était un véritable test de mesure du savoir et de l'excellence, aujourd'hui il n'est plus qu'un diplôme dévalué car le niveau d'enseignement a baissé et que 85% des lycéens l'obtiennent aussi facilement qu'en passant une lettre à la poste. Mais évidemment tout cela est normal, il ne faut surtout pas revenir là-dessus, on le donne a tout le monde car ce n'est pas "juste" que certains l'aient et d’autres pas.

Nous sommes face à un absolutisme égalitaire où l'on fait croire à chacun qu'il peut tout faire. Or, cela est faux, mais dire cela, dire que certains sont plus intelligents que d’autres, dire que certains ne sont pas fait pour les études c'est être fasciste... L'éducation n'est plus inscrite dans le réel. Les enfants et adolescents ne sont confrontés a rien et comparés à personne, leur faisant croire au passage à l'égal génie de chacun. L'alignement du niveau des élèves se fait sur celui du plus mauvais alors que cela devrait être l'inverse. Mais lorsqu'ils arrivent à la fin de leur études, là, Le réel fait irruption, ils sont confrontés à la vraie vie, au monde du travail où l'on doit faire ses preuves, se dépasser, chose qu'ils n'ont jamais fait. Cette vie est difficile donc on en veut pas, se berçant dans la douce illusion d'une vie sans conflit, où nul n'a à faire ses preuves et à se surpasser, comme si être un homme n'est pas une tache à accomplir mais une série d'exigences à satisfaire.
Par l'absence de sélection tout au long du collège et du lycée et à l'entrée en université, qui est pourtant l'instrument démocratique par excellence, créé pour empêcher la cooptation bourgeoise et favoriser l'ascenseur social, arrivent actuellement à la fac des étudiants quasi analphabètes, pas faits pour des études qu'ils choisissent par défaut, et qui, un an après, font face à une sélection extrêmement cruelle, ratant par la même leur insertion professionnelle.
Dans notre société, où l'on fait croire à l'égalité intellectuelle de chacun, où les jeunes, en rupture avec le réel, ont pour idoles des joueurs de football ou des personnages de films comme Scarface, bercés par l'illusion que l'on peut gagner des sommes d'argent pharaoniques sans rien faire, les voies de professionnalisation comme l'apprentissage sont injustement déconsidérées, souvent par les professeurs eux-mêmes. N'a-t-on en effet jamais entendu un prof dire à un élève au collège que s'il ne travaillait pas suffisamment il irait faire un CAP ou un BEP, comme si apprendre un métier, travailler plus tôt que la normale était une honte, une voie de garage.

Il suffit pourtant de prononcer le mot sélection pour qu'immédiatement se jettent dans la rue des milliers de jeunes ne comprenant pas leur propre intérêt, militant pour leur misère et la clochardisation des universités comme si c'était leur salut, entrainés en cela par des syndicats aux pensées archaïques, une gauche aux idées démagogiques et des responsables étudiants se rêvant en grand leader révolutionnaire, défilant devant les caméras en début de cortège et débitant des contrevérités à des médias en soif de sensationnel. Ils font ainsi leur entrer en politique et assouvissent leurs rêves par la manipulation et l'intimidation pour aller ensuite grossir, pour la plupart, les rangs de la fonction publique, bien au chaud, et laissant leurs anciens "camarades" de manifestations dans l'échec et la misère. Mais ce n'est pas grave, car après avoir vécu durant leurs études de la détresse d'une partie de la population, ils vivent ensuite, lorsqu'ils ont percé au sein de la LCR ou du PS, de cette même misère, de cette détresse, puisqu'elle est leur fond de commerce et que s'en occuper reviendrait à scier la branche sur laquelle ils sont assis. Dans ce sens, les réactionnaires ce ne sont pas nous mais eux, les chantres de l'immobilisme et de la pauvreté.

La grogne des enseignants chercheurs n'est que la preuve, une fois de plus, de l'impossibilité de faire des réformes et de regarder les problèmes en face en France, ce pays ingouvernable où chacun y va de ses revendications catégorielles, défendant bec et ongles ses acquis, où personne n'accepte la moindre réforme. Ainsi les professeurs chercheurs ne défendent pas l'égalité ni l'enseignement mais leur propre statut lançant dans la rue leurs étudiants et bloquant la majorité qui, parce qu'elle veut travailler, est fasciste et qui, résignée, ne réagit même plus.

Ci dessous, un article pouvant éclairer de la situation:

Un quart des enseignants-chercheurs ne publient pas

Certains passent une partie du temps qu'ils devraient consacrer à la recherche à des activités privées ou à arrondir leurs fins de mois.

Très attachés au fait de mener à bien des projets de recherches, les enseignants du supérieur craignent que le gouvernement ne porte atteinte à ce droit par le biais du projet de réforme en cours.

Pourtant 24 % des enseignants-chercheurs ne font partie d'aucune équipe de recherche. De plus, parmi les 76 % restant, un quart (14 000 personnes) travaillant dans les unités de recherche n'ont pas publié dans les quatre années précédant 2007. Cette évaluation a été menée par la mission scientifique, technique et pédagogique du ministère de l'Éducation nationale (MSTP). La proportion d'enseignants-chercheurs «non publiant» est donc certainement plus importante encore...

Un universitaire est pourtant censé consacrer une partie de son temps de travail à la recherche, l'autre à l'enseignement. L'étude met en évidence le fait que certains ne font aucune recherche : ils dispensent leurs six à huit heures de cours hebdomadaires pendant les huit mois que dure l'année universitaire et consacrent le reste de leur temps à des activités privées ou à arrondir leurs fins de mois. Le titre de certains éminents professeurs de droit sert surtout leur renommée d'avocats. Des enseignants d'économie peuvent être amenés à travailler comme conseil dans des banques… « On peut considérer que le salaire d'un enseignant-chercheur n'est pas très important quand il remplit son contrat mais beaucoup trop élevé quand il ne le remplit pas », estime ainsi Alain Neuman, ancien président de l'université Paris-XIII

Le décret que les enseignants-chercheurs ne veulent pas voir évoluer permet un marché de dupes : ces derniers, peu évalués, ont un statut figé et beaucoup d'autonomie. En contrepartie, ils sont sous-payés. Un maître de conférences qui débute à 1 700 € net peut terminer sa carrière à 3 100 € net. En voulant faire le ménage dans des situations parfois troubles, le gouvernement s'est risqué à bouleverser ce fragile équilibre.

La répartition des publiants et des non-publiants varie d'une matière à l'autre : si seuls 19 % des enseignants-chercheurs des sciences dures (mathématiques, physique, chimie, etc.) ne publient pas, ils sont 20 % dans les sciences de la vie (biologie, médecine, écologie) et 28,5 % en sciences humaines et sociales. Des chiffres que Jean-Robert Pitte, ancien président de l'université Paris-IV, considère encore comme trop optimistes. Il estime à 40 % le nombre d'enseignants du supérieur qui ne publient pas. «C'est l'omerta, car personne ne veut l'avouer !», fulmine-t-il. «Aucune sanction n'est possible. Personne ne peut les obliger à faire de la recherche et certains s'en donnent à cœur joie : ils se sont contentés de rédiger leur thèse.» Un enseignant dans une petite université du sud de la France avance même le chiffre de 52 % de non-publiants. Dans celle de Grenoble-II, ils sont 40 %.

Sans compter que les critères d'appréciation d'un «publiant» ne sont pas «très exigeants», estime un président d'université : est considéré comme «publiant» un enseignant qui a satisfait à un nombre minimal d'articles dans des revues reconnues, en général un à trois en quatre ans. Dans le secteur des sciences de la vie, alors que trois publications dans des journaux d'impact moyen suffisent, une publication dans Nature ou Science permet de cataloguer l'enseignant comme publiant.
:wahoo: sérieux albi tu perds ton temps ici...tu devrais envoyer ton cv et quelques uns de tes posts à un grand journal...


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Message par Jérémibl » mer. 18 févr. 2009 21:45

C'est vrai que même quelqu'un qui n'est pas d'accord ne qu'être reconnaissant d'une si belle argumentation.
Alors quant on est sur le même longueur d'onde, on ne peut qu'être admiratif.
Bravo.


twisted
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Message par twisted » mer. 18 févr. 2009 23:46

Albiceleste.

Très bien. Sur la forme: 17/20.
Sur le fond ça vaut un banal discours du gouvernement, donc 5/20

Le discours sur la sélection me fait toujours rigoler. Exemple-type: les Etats-Unis.
La sélection y est en place, la majorité des américains sont endettés (et n'ont pas les moyens de faire des cursus universitaires longs même s'ils ont le niveau pédagogique pour), les prix nobel américains sont soit des chercheurs étrangers naturalisés américains soit des chercheurs étrangers intégrés à des équipes de recherches américaines.

La théorie de la sélection à l'université n'a rien à voir avec une quelconque forme de méritocratie dans la mesure où cette dernière impliquerait une quasi-égalité de base. La sélection et son orientation actuelle c'est mettre dans la tête des gens qu'un système qui pour former 100.000 jeunes doit en laisser 2 millions sur le bord de la route est un bon système. Mais le Président l'a dit, il faut faire des économies quitte à hypothéquer l'avenir de la jeunesse.

C'est la théorie néo-libérale, l'enseignement supérieur ne créé pas de profits à court terme donc l'Etat doit s'en désengager. En fait, selon cette doctrine on ferme des hôpitaux parce que non-rentables, etc et au final la seule administration à garder et oui dans le mille c'est le fisc!

Sinon pour le "Le fait est que l'Education nationale et les universités, à de très rares exceptions, sont des petites enclaves soviétiques où les professeurs et les syndicats militent aux frais de l'Etat," bravo!
Paris 2 (Assas), Toulouse1, Paris 1, Paris 4, Bordeaux 4, les écoles d'ingé et les facultés de médecine sont mortes de rire! Il y a autant d'exceptions que d'établissements qui suivent "ta règle"! Faudrait peut-être que tu sortes au lieu de recopier le Figaro :mrgreen:

Cali

Effectivement, grèves et blocages sont différents. Cependant:

- un étudiant grèviste est un étudiant qui ne vient pas en cours tout en faisant valoir son statut de grèviste et à ce moment-là je ne vois pas en quoi les autres étudiants sont ou concernés ou génés par tant d'outrecuidance.

- un blocage vise les amphithéâtres et les salles de TD voire TP pas les bibliothèques universitaires ou interuniversitaires. Donc les anti-bloqueurs plutôt que de pleurnicher pourront aller lire des livres à la B.U. et se rendre compte que 90% des profs ne font que réciter les livres écris par leurs prédécésseurs. Ceci explique pourquoi lors du CPE en 2006 les résultats aux partiels au niveau national étaient en légère hausse: les étudiants ont fini par comprendre quêtre étudiant ne se résumait pas à venir pointer dans des amphis.

higuain et jérémibl:

il n'y a pas là de belle argumentation; il y a uniquement une doctrine datant de plusieurs décénnies, une litanie ressucée et qui n'éblouit que les gens qui faute d'avoir eux-mêmes des arguments, se rangent du côté de ceux qui présentent les arguments les plus spécieux :lol:
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Albiceleste
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Message par Albiceleste » jeu. 19 févr. 2009 4:15

twisted a écrit :Sur le fond ça vaut un banal discours du gouvernement, donc 5/20
Dès la première phrase, tu tombes dans un travers incroyable: La caricature, le refus du réel. Ainsi une personne qui ne pense pas comme toi n'est pas digne d'être écoutée, est forcément classée dans une catégorie, rangée dans un tiroir, affiliée au gouvernement.
twisted a écrit :Le discours sur la sélection me fait toujours rigoler. Exemple-type: les Etats-Unis. La sélection y est en place, la majorité des américains sont endettés (et n'ont pas les moyens de faire des cursus universitaires longs même s'ils ont le niveau pédagogique pour)
Sauf qu’aux Etats-Unis, comme dans tous les pays anglo-saxons, il n’est pas forcément nécessaire de réaliser des cursus universitaires longs pour réussir son insertion professionnelle. Les initiatives personnelles, la volonté d’entreprendre et le travail passent pour la majorité des professions, avant les diplômes. Tu diabolises leur système universitaire qui pourtant est le meilleur au monde et qui est celui qui accueille le plus d’étudiants étrangers, donnant la chance à des milliers d’étudiants de pays moins développés, notamment africains, de bénéficier d’un haut niveau d’études. Le système de bourse y est largement plus développé qu’en France favorisant très largement ceux qui n’ont pas les moyens mais qui possèdent les compétences pour intégrer l’université. Ce qui est catastrophique aux Etats-Unis, c’est l’enseignement secondaire. L’enseignement supérieur, lui, est à un niveau bien plus élevé que le français. Est-ce pourtant ce vers quoi je veux tendre ? Absolument pas. Je ne parle pas pour l’université française d’une sélection à l’américaine, où l’on prend uniquement les meilleurs (les écoles d’ingénieurs ou de commerce payantes en prennent la majorité) mais plutôt l’écartement, ou autrement dit la bonne orientation de ceux qui ne sont pas fait pour des études supérieurs ou qui visent des filières sans perspectives d’embauches réelles. Est-il normal par exemple que des personnes ayant un niveau scolaire très bas, qui ne peuvent écrire sans faire de fautes d’orthographe aient le bac aussi facilement et qu’elles puissent intégrer automatiquement une université ? Dans ce cas, oui, sans sélection, l’échec est assuré. Le système que tu soutiens le sait mais pourtant ne fait rien, réclamant uniquement toujours plus de deniers publics, ce qui, pour le coup, pèse sur le pouvoir d'achat de la classe moyenne. Mais bien entendu tu vas me ressortir l’argument typique : Qu’est-ce qui m’autorise à juger que quelqu’un n’est pas fait pour les études ? Qu’est-ce-qui m'autorise à dire que tout le monde ne doit pas faire les études les plus longues possibles ? Tu me dira que l'étudiant doit être libre de faire les études qu'il veut. Mais sait-il seulement ce qu'il veut? A la fin du lycée, grand est le nombre de personnes ne sachant absolument pas ce qu'elles veulent faire. La faute à un dénis du réel dans l'éducation, à de mauvaises orientations.

En ce qui concerne le surendettement des ménages américains, cause principale de la crise des subprimes, c’est un engrenage amorcé par l’administration démocrate de Bill Clinton à la fin des années 1990 par un vaste programme pour que les américains les plus modestes deviennent propriétaires de leurs logements en leur permettant l’accès aux crédits immobiliers. Si l’ont avait réellement suivi la logique capitaliste, ces ménages n’auraient jamais du avoir accès à ces crédits puisqu’ils n’avaient pas les capacités pour les rembourser.
twisted a écrit :La théorie de la sélection à l'université n'a rien à voir avec une quelconque forme de méritocratie dans la mesure où cette dernière impliquerait une quasi-égalité de base. La sélection et son orientation actuelle c'est mettre dans la tête des gens qu'un système qui pour former 100.000 jeunes doit en laisser 2 millions sur le bord de la route est un bon système. Mais le Président l'a dit, il faut faire des économies quitte à hypothéquer l'avenir de la jeunesse.
C'est la théorie néo-libérale, l'enseignement supérieur ne créé pas de profits à court terme donc l'Etat doit s'en désengager. En fait, selon cette doctrine on ferme des hôpitaux parce que non-rentables, etc et au final la seule administration à garder et oui dans le mille c'est le fisc!
Tout d’abord, face à une personne élevant la caricature au rang d’art, remettons certaines choses à leur place au lieu d’évoquer des chiffres farfelus (un peu comme le comptage du nombre de manifestants par les syndicats). Ainsi c’est environ 150 000 jeunes qui quittent chaque année le système éducatif sans diplôme ni qualification sur les 750 000 qui quittent le système éducatif. Le budget de l’Education nationale, en hausse chaque année, était de 60 milliards d'euros pour l’année 2008, ce qui représente des moyens bien supérieurs à la moyenne des pays de l’OCDE. Mais pour quels résultats ? Des demandes d’inscriptions dans les écoles privées qui s’accroissent, les résultats des élèves français très mauvais par rapport à ceux d’autres pays, aucune vraie réforme d’acceptée par les syndicats qui refusent tout et dont la seule préoccupation est de recevoir plus d’argent.
Ai-je parlé de mettre sur le bord de la route des millions de personnes ? Absolument pas, je vais donc me répéter. Orienter de façon cohérente des milliers de jeunes que l’on force à poursuivre des études parce que certaines voies sont injustement abaissées par des illuminés rêvant à un monde parfait, oui ! Dire que beaucoup ne sont pas fait pour les études et leur favoriser l’accès à l’apprentissage, oui ! Instaurer des filières d’excellence, avec de vraies bourses au mérite, oui ! Vouloir comme toi, que tous les jeunes aient un diplôme d’études supérieures relèvent de la démagogie et de l’utopie. C’est un homicide avec préméditation. L’avenir de la jeunesse c’est avec tes idées qu’elle est hypothéquée.

Pour tous les socialistes et autres gauchistes, le moindre sujet ne peut se concevoir sans une interprétation politique conditionnée par la lutte des classes. Tu franchis cette étape au détriment d’un point de vue résonné. Certes, le principe de réalité est difficile à admettre pour beaucoup tellement leur manque de connaissances économiques est grande, mais ne cesser de voir la vie économique et sociale comme une opposition entre les membres du prolétariat (les victimes) qui ont des créances sur les autres et ceux, qui par leur condition sociale supérieure, doivent se repentir en payant leurs dettes à l'égard des premiers qu'ils exploitent, est absolument hors d’âge puisqu’elle élude toute réalité. Il est assez marrant d’ailleurs qu’en France, nous en sommes toujours à débattre du partage des richesses alors que nous sommes le pays qui redistribue le plus et où un nombre considérable de personnes vivent des subsides de l’Etat. Ce n’est pas en appauvrissant les uns, que l’on rendre plus riches les autres.
Idem pour l’éducation, ce n’est pas en se préoccupant en priorité des plus faibles que l’on améliorera le niveau général.
Réclamer, comme le font les professeurs et les étudiants, le maintien d’acquis ultra-favorables, des dépenses publiques encore plus importantes, alors que la dette de l’Etat atteint 1300 milliards d'euros, soit 67% du PIB et encore 2300 milliards d'euros, si l'on ajoute la dette des retraites des fonctionnaires, dépasse l’entendement. L’Etat s’il continue dans cette voie là, où il est obligé d’emprunter pour payer les retraites de ses fonctionnaires, sera bientôt en cessation de paiement.
Mais cela pour certains, c’est le cadet de leur soucis. Ils préfèrent manipuler l’opinion par la peur et l’exagération, ressortant toujours les mêmes arguments comme ceux de l’abandon des hôpitaux ou de la sécurité. On ne parle pourtant pas de mettre les dépenses publiques au niveau des Etats-Unis ou de la Grande Bretagne mais de les ramener à un niveau acceptable. L’Allemagne l’a fait et n’est pas devenue pour autant sous-administrée, mais possède au contraire des services sociaux rationnalisés, plus flexibles qui ne sont pas un gouffre financier sans fonds. On ne parle pas de supprimer des millions de fonctionnaires mais d’aplanir les effectifs, corriger les aberrations organisationnelles.
twisted a écrit :Donc les anti-bloqueurs plutôt que de pleurnicher pourront aller lire des livres à la B.U. et se rendre compte que 90% des profs ne font que réciter les livres écris par leurs prédécésseurs. Ceci explique pourquoi lors du CPE en 2006 les résultats aux partiels au niveau national étaient en légère hausse: les étudiants ont fini par comprendre quêtre étudiant ne se résumait pas à venir pointer dans des amphis.
Pas la peine de réclamer plus de moyens, plus les professeurs, des investissements pour les locaux et pleurnicher pour ceux qui ont un travail en dehors de la fac à ce moment là, puisqu'il s'agit simplement de lire des livres. Grotesque ! Comme pour tout, le socialisme est une maladie qui se prend pour un remède. Elle croit retirer des inégalités d'un côté pour en créer de plus grandes de l'autre. Dans ces lignes est pointée toute l'incohérence d'un mode de pensée qui est inégalitaire, en plus d'être égalitariste.
twisted a écrit :il n'y a pas là de belle argumentation; il y a uniquement une doctrine datant de plusieurs décénnies, une litanie ressucée et qui n'éblouit que les gens qui faute d'avoir eux-mêmes des arguments, se rangent du côté de ceux qui présentent les arguments les plus spécieux :lol:
Tu veux sûrement évoquer la doctrine socialiste, le conservatisme social, qui consiste à distribuer depuis 30 ans l'argent que l’Etat n'a pas, quelles qu'en soient les conséquences. Donner plus d'argent, quand on en a moins et partager la pénurie plutôt que d’en sortir au prix d’efforts personnels. Distribuer l’argent sans raison pour satisfaire des rêves utopiques sans savoir créer de richesses. Il est amusant de constater l’imagination extraordinaire qu’à la gauche française pour trouver non pas des solutions aux maux économiques et sociaux, mais pour s'exonérer de toute responsabilité.
Tu montres au passage tout le mépris que tu as pour ceux qui ne pensent pas comme toi ou qui n'ont pas d'opinion, les faisant passer pour des sots. Tu affiches toute la morgue et le caractère hautain caractéristique de cette pensée qui se complait à ce que la réalité des actes soit réduite à néant par l’agilité de la parole. C'est ainsi que beaucoup versent dans la caricature, sans même se rendre compte qu'elle masque une peur panique de tout changement et un conservatisme viscéral. Ainsi, des exemples individuels sont érigés en principes absolus pour conforter leurs théories du début du siècle.

Pour conclure je souhaite rajouter que le motif de protestation des enseignants chercheurs n'est qu'un décret d'application de la loi voté en 2007 par le Parlement. Décret sur lequel la CPU (Conférence des présidents d'université) a donné un avis positif et que même l'UNEF a acceptée, Bruno Julliard (ex-président du syndicat étudiant et actuel secrétaire national à l'éducation du PS) ayant été reçu comme un chef d'État à l'Élysée, obtenant l'absence de sélection des étudiants et de l'augmentation des droits d'entrée. La loi est conforme à ce que l'UNEF voulait mais aujourd'hui ses représentants jouent les étonnés et encouragent les grèves. Dans votre cas, la doctrine ne date pas de plusieurs décennies, elle change tous les mois ! Avec pour seul objectif le chaos et le renforcement de l’échec.


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Message par Verchain » jeu. 19 févr. 2009 6:42

Ya pas à dire, il cause bien, le Frédéric Lefebvre du forum... 8)


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Message par Jérémibl » jeu. 19 févr. 2009 10:09

twisted a écrit :(...)qui n'éblouit que les gens qui faute d'avoir eux-mêmes des arguments, se rangent du côté de ceux qui présentent les arguments les plus spécieux(...)
Alors, on a pas le droit de saluer quelqu'un qui ne pense pas pareil que toi ??? Des vieux restes de "Démocraties" Populaires sans doute...
Toujours est-il que j'ai mon idée sur la question. Je suis certainement moins ouvert que toi, voire carrément réac'.
Je peux te dire aussi que tu développes une belle argumentation si tu es jaloux. C'est vrai, c'est bien tourné. Mais je trouve que le fond est vide, ça pue la démagogie, ça pue le "touche pas à ce que j'ai", ça pue le "j'en veux encore plus", ça pue le "pourquoi faire alors que je peux avoir en ne faisant rien".
C'est certain que l'idée tient debout : On aimerait tous avoir un beau diplôme et toucher 5 000€ tous les mois, on aimerait tous avoir de belles administrations qui nous bichonnent à portée de main.
En suivant ça, on aimerait tous avoir une belle maison sur le bord de la mer. Sauf que si tu n'as pas de thunes, ben tu n'as pas de maison.
Alors si tu n'as pas de thunes, tu ne finances pas de belles études à des gars qui se forcent à "étudier" sous prétexte qu'aujourd'hui il faut étudier pour réussir. Il faut avoir un certain sens des priorités, et je vais dans le sens où, la priorité c'est de ne pas claquer des €uros partout parce que ça fait plaisir à tout le monde.
S'il faut réformer pour s'en sortir, alors réformons. Même si ça pique, il faut agir un jour au l'autre. Quand je demandais à ma mère d'avoir un beau piano tout blanc de cinq mètres de long elle me répondait qu'elle ne pouvait pas, alors je m'asseyais dessus. Alors pour tous les gars plus ou moins compétents qui veulent avoir des master et des machins, qui coutent et qui ne pensent qu'à dire NON il faudrait peut-être y penser. Oui il faut sélectionner parce qu'il y a trop de :
- Glandeurs qui vont à la fac pour picoler débuter leur carrière de troublion gauchiste.
- Étudiants qui sont plein de bonne volonté mais qui tentent trois ou quatre filières différentes parce que pas leur truc, ou trop dur.
- Diplômés pour trop peu de places : Combien de gars sortent de psycho ou d'AES et se retrouvent à interimer ?
- Trop.

C'est aussi en limitant et en ayant une meilleure organisation qu'il sera possible d'aider financièrement des tronches qui n'ont pas de ressources.


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Message par laurentsg » jeu. 19 févr. 2009 11:53

j'étais tombé sur un très bon reportage télé qui montrait comment l'ultra gauche s'immiscait dans les facs de rennes, attisait les tensions, appelant à la désobéissance civile, à l'anarchie, à casser...
toute cette univers, que ce soit les facs ou les lycées, je les regardes avec beaucoup de dédain car il n'y a pas de revendication, il n'y a juste que de la récupération par les politiques et les syndicalistes.

S'opposer parce que c'est cool de s'opposer; on a l'impression d'exister... ce sentiment est humain... mais au delà, les jeunes ne comprennent pas grand chose à la politique et ils ne savent pas ce qu'ils veulent réellement : une meilleure école ouai ? what else ? dans le détail, que dalle.. récupération...

la fac, c'est l'ena du pauvre... la fac, c'est cruellement petit bourgeois... un autre monde... je veux dire, tu es bien plus dans la réalité professionnelle en allant vers un BTS en alternance. Un bac +2 est bien des fois suffisants et si tu as envi de te barder de diplomes; rien ne t'empêche de le faire par correspondance.

je suis, on ne peut plus, favorable à la répression de ces mouvements.


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Message par Jérémibl » jeu. 19 févr. 2009 12:00

laurentsg a écrit :S'opposer parce que c'est cool de s'opposer; on a l'impression d'exister... ce sentiment est humain...
Ce sentiment est surtout Français.


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Message par laurentsg » jeu. 19 févr. 2009 17:25

Albiceleste a écrit : Par l'absence de sélection tout au long du collège et du lycée et à l'entrée en université, qui est pourtant l'instrument démocratique par excellence, créé pour empêcher la cooptation bourgeoise et favoriser l'ascenseur social, arrivent actuellement à la fac des étudiants quasi analphabètes, pas faits pour des études qu'ils choisissent par défaut, et qui, un an après, font face à une sélection extrêmement cruelle, ratant par la même leur insertion professionnelle.
Dans notre société, où l'on fait croire à l'égalité intellectuelle de chacun, où les jeunes, en rupture avec le réel, ont pour idoles des joueurs de football ou des personnages de films comme Scarface, bercés par l'illusion que l'on peut gagner des sommes d'argent pharaoniques sans rien faire, les voies de professionnalisation comme l'apprentissage sont injustement déconsidérées, souvent par les professeurs eux-mêmes. N'a-t-on en effet jamais entendu un prof dire à un élève au collège que s'il ne travaillait pas suffisamment il irait faire un CAP ou un BEP, comme si apprendre un métier, travailler plus tôt que la normale était une honte, une voie de garage.

Il suffit pourtant de prononcer le mot sélection pour qu'immédiatement se jettent dans la rue des milliers de jeunes ne comprenant pas leur propre intérêt, militant pour leur misère et la clochardisation des universités comme si c'était leur salut, entrainés en cela par des syndicats aux pensées archaïques, une gauche aux idées démagogiques et des responsables étudiants se rêvant en grand leader révolutionnaire, défilant devant les caméras en début de cortège et débitant des contrevérités à des médias en soif de sensationnel. Ils font ainsi leur entrer en politique et assouvissent leurs rêves par la manipulation et l'intimidation pour aller ensuite grossir, pour la plupart, les rangs de la fonction publique, bien au chaud, et laissant leurs anciens "camarades" de manifestations dans l'échec et la misère. Mais ce n'est pas grave, car après avoir vécu durant leurs études de la détresse d'une partie de leur compagnons, ils vivent ensuite, lorsqu'ils ont percé au sein de la LCR ou du PS, de cette même misère, de cette angoisse, puisqu'elle est leur fond de commerce et que s'en occuper reviendrait à scier la branche sur laquelle ils sont assis. Dans ce sens, les réactionnaires ce ne sont pas nous mais eux, les chantres de l'immobilisme et de la pauvreté.

oui et non....
globalement je suis très proche de ce que tu dis, albi... maintenant tu fais des erreurs monumentales. Tu incarnes, avec tes détracteurs, le fait qu'il soit absolumment nécessaire que l'on ait une troisième voie crédible en france... parce que franchement... l'umps....
et c'est là aussi où l'on se rend compte du misérabilisme à la française avec le benêt bayrou....parce que, sans bayrou, le centre avait un potentiel fou...

La sélection sans aucune mesure... L'égalité des chances plutot que le principe égalitaire... l'égalité des chances aboutira forcemment à la sélection. Maintenant est ce que cette droite, que tu défends, serait capable de la mettre en place ? non. Elle n'est que l'incarnation du népotisme, du favoritisme, des gens que l'on place à telle ou telle poste par connaissance et non pas par compétence.
twisted a écrit : C'est la théorie néo-libérale, l'enseignement supérieur ne créé pas de profits à court terme donc l'Etat doit s'en désengager. En fait, selon cette doctrine on ferme des hôpitaux parce que non-rentables, etc et au final la seule administration à garder et oui dans le mille c'est le fisc!
je me suis pissé dessus de rire en lisant cela... c'est tellement stupide et démagogique mais le pire, ce que vous n'êtes pas foutu de comprendre, c'est que dans ce quote il y a toute l"idéologie de gauche bien pensante qui pique des tuyaux à la droite....
En effet, qui mieux que les adhérents au feu rpr pour réclamer un hopital dans le village quand bobonne enceinte risque d'accoucher.... qui mieux que la droite pour dire "mort au fisc; mort aux impots - fuyons à l'étranger"..... les véritables gens de gauche (ils n'existent quasimment plus) sont fièrs de payer des impôts.

Albiceleste a écrit : Pas la peine de réclamer plus de moyens, plus les professeurs, des investissements pour les locaux et pleurnicher pour ceux qui ont un travail en dehors de la fac à ce moment là, puisqu'il s'agit simplement de lire des livres. Grotesque ! .
c'est l'exemple même, parmi tant d'autres... la dichotomie bien / mal, gauche / socialiste, verchain or not (ça, c'est de la provoc gratuite, je l'enlève :mrgreen: )... non mais sérieusement, tu ne vois pas ce qui cloche... je suis le premier à te rejoindre quand tu évoques le retour de la morale dans l'éducation, l'éducation forte, la sélection mais cela ne se fait pas avec une fonction publique au rabais où les gosses s'entalent dans les classes comme des pourceaux, comme des putains de coqs que l'on engraisse... l'émulation, la sélection, tu ne la crées pas en gavant les jeunes mais en les poussant à se réveler à eux-mêmes et cela ne se fait pas avec des profs dont le seul critère de motivation est leur putain de salaire et leur conviction syndicaliste....
Il faut les former, il faut un minimum d'état pour amener de la morale. L'élitisme dans l'état, elle commence par l'élitisme dans sa fonction publique.
Mais, va dire cela à la droite, trop engoncé dans leur stéréotype, la fonction publique, c'est le diable pour eux....


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Message par Albiceleste » jeu. 19 févr. 2009 19:18

laurentsg a écrit :globalement je suis très proche de ce que tu dis, albi... maintenant tu fais des erreurs monumentales. Tu incarnes, avec tes détracteurs, le fait qu'il soit absolumment nécessaire que l'on ait une troisième voie crédible en france... parce que franchement... l'umps....
et c'est là aussi où l'on se rend compte du misérabilisme à la française avec le benêt bayrou....parce que, sans bayrou, le centre avait un potentiel fou...
Le centrisme sera toujours le mouvement du consensu mou, le mouvement qui veut profiter de tous les avantages de tous les systèmes, sans jamais accepter les contreparties. C'est donc une vue de l'esprit : la richesse sans le risque, l'égalité sociale avec la liberté, la liberté sans le moindre abus...
Aucune mesure à long terme n'est prise, prendres les décisions qui fachent est proscrit ayant pour unique but de plaire à l'opinion, se situant tantôt à droite, tantôt à gauche, faisant croire au peuple que c'est à lui de gouverner inventant par là la "démocratie participative" où chacun prend son petit cas personnel pour une affaire d'Etat. Ainsi on se contente de mesurettes et les retournements de vestes sont nombreux. Moi je reprends Machiavel: mieux vaut être craint du peuple plutôt que d'être qu'aimé.
laurentsg a écrit :l'émulation, la sélection, tu ne la crées pas en gavant les jeunes mais en les poussant à se réveler à eux-mêmes et cela ne se fait pas avec des profs dont le seul critère de motivation est leur putain de salaire et leur conviction syndicaliste....
Il faut les former, il faut un minimum d'état pour amener de la morale. L'élitisme dans l'état, elle commence par l'élitisme dans sa fonction publique.
Mais, va dire cela à la droite, trop engoncé dans leur stéréotype, la fonction publique, c'est le diable pour eux....
Je n'ai jamais dit qu'il fallait enfermer les jeunes dans des classes comme des moines copistes dans une abbaye mais revenir à un enseignement élitiste. Cela passe, en effet, par des professeurs plus concernées et mieux formés.
Je suis d'accord pour dire que l'élitisme doit commencer dans la fonction publique. Les politiques de droite ce n'est absolument pas la disparition de l'Etat mais son optimisation: voir la réalité économique et prendre les mesures qui fâchent, c'est à dire les mesures nécessaires pour réduire la dépense publique, tenter de créer de la richesse au lieu de la gaspiller. Cela passe par l'amélioration des salaires, des profs notamment, la limitation du droit de grève, pour ne plus subir à la moindre occasion des prises d'otages comme en ont été victimes les usagers de la SNCF ou de la RATP. Cela passe par le contrôle de l'efficacité des individus et des systèmes, la chasse aux incohérences, aux abus et au gaspillage. Actuellement nous sommes dans un refus de voir le monde comme il est, un refus du réel, le rejet d'un système économique sans voir ses avantages considérables, rêvant de théories qui n'ont plus a prouver leur échec. Notre système capitaliste actuel n'est pas parfait, loin s'en faut, mais il est celui que l'on peut considérer comme le pire des systèmes, à l'exception de tous les autres, comme disait Churchill. Malheureusement, nous restons bloqués dans une impasse, refusant de faire demi-tour et de dire que l'on a eu tort. Dans ce système, qui restera le mode d'organisation dominant dans le futur, celui qui refuse l'adaptation est toujours perdant et si l'on veut rester un pays prépondérant il faudra évoluer. L'Etat doit réglementer, équilibrer, corriger mais surtout commencer par faire le ménage devant sa porte plutôt que de donner des leçons à la sphère privée qui, elle, a en partie réussi son passage dans le XXIème siècle.


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Message par Verchain » jeu. 19 févr. 2009 19:55

Ah, le bon vieux débat entre Plus d'Etat, MOins d'Etat, Mieux d'Etat...

Vous êtes quand même politiquement corrects, messieurs.

Osons !!

Nan, JP, pas les femmes à poil à la télévision, c'est dépassé...

Osons, donc, dire la vérité : Nous voyons quand même devant nous une belle génération. De quoi ? Met le mot qui te convient.

Et pendant ce temps là, la mère Pécresse semble avoir bien besoin de se faire dérider les fesses...


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Message par Cristiano-coach » jeu. 19 févr. 2009 21:14

Cali ne pensait sûrement pas à ce type de réaction quand il a crée ce topic. En tout cas moi je m'instruit et ça m'intéresse.
[url=http://img24.imageshack.us/my.php?image=userbarrealmadrid31.gif][img]http://img24.imageshack.us/img24/406/userbarrealmadrid31.gif[/img][/url]

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