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Story Last of Us - Chapitre VII: au dehors.

Y'en a des comme ça...

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Story Last of Us - Chapitre VII: au dehors.

Message par Missille » jeu. 22 juin 2017 13:18

Salut à tous. Je suis un grand fan de l'univers de Last of Us, un des meilleurs jeux de la décennie, des studios Naughty Dog (Uncharted) et j'avais cette idée de story depuis un moment dans la tête.
Voila, je vous la partage donc ici avec le premier chapitre:

Chapitre I: ALLEZ LES BIG HORNS!

Il faut savoir profiter des moindres petites occasions que la vie nous offre. C'est cette petite phrase prononcé un jour par ma mère qui guide désormais ma vie. Je fais en sorte de respecter cette maxime tous les jours de ma vie. Surtout depuis que c'est arrivé.

14 septembre 2013

Mon nom est Troy Daniels, j'ai 23 ans et je suis étudiant en biologie à l'université du Colorado, spécialisé notamment dans les insectes. Je ne suis pas originaire de cette région remplie de canyons, mais d'un endroit un peu plus urbain : Colombus, dans l'Ohio. Une grande métropôle en déclin depuis la crise. Et pas franchement le meilleur endroit du monde, trop de gens pour moi. Je suis d'un naturel plutôt solitaire. Je ne saurais trouver d'explications rationnelles, à ce que moi un être humain, donc un être de nature sociable, cherche autant à éviter ses congénères. Peut-être étais-je trop différent des autres enfants, déjà à l'école quand je restais seul à parler aux fourmis dans un coin de la cour de récré.
Ma vie se résume aux cours et aux jeux en réseaux, de type MMORPG. Il n'y a que dans ces deux domaines que je suis à l'aise avec les autres. Quand on doit parler biologie avec les autres étudiants et les professeurs, et le soir quand je dois mener à bien mon raid sur la dernière instance à la mode. Je sors aussi pour faire les courses, d'avoir de quoi me ravitailler, et bien sûr pour laver mes affaires dans la laverie qui se trouve sur le campus. Je vis dans une petite chambre exigue qui se situe dans une résidence sur le campus. Ma chambre est la dernière d'un long couloir où je connais à peine la moitié de mes voisins. Et eux, je suis quasiment sûr qu'il ne me connaisse pas.

Mais aujourd'hui, je dois sortir de ma routine pour aller rejoindre mon professeur à son laboratoire. Il a une chose à me montrer, un nouveau sujet d'étude qui, à ses mots, « me plaîrait à coup sûr ». Intrigué par une telle demande, je me suis donc résolu à sortir de chez moi pour traverser le campus. Il est calme en ce samedi après-midi, mais pas totalement. Des clameurs parviennent au-delà du bâtiment administratif. En effet, l'équipe de football américain de l'université, les Big Horns, jouent en ce moment même contre les Utes d'Utah dans le cadre du championnat NCAA. Le Folsom Fields doit être rempli à ras bord, durant cette belle après-midi de fin d'été. Les jours sont encore un peu longs, la fraîcheur revient doucement dans ces régions très hautes des États-Unis. Dans quelques mois, la neige refera son apparition et je pourrais donc jouer de longues soirées entre mon chocolat chaud et une pizza, emmitouflé dans une couverture chauffante. Ah, j'adore ces petits plaisirs de la vie.

J'arrive donc près du stade. C'est alors que j'entends une voix familière qui m'interpelle :

« Hey mais c'est ce bon vieux Troy ! »

Instinctivement je me retourne. C'est Louis. Un autre étudiant en biologie, de 2 ans mon aîné. Plutôt un fêtard qu'un réel étudiant, qui comme il le dit souvent « préfère profiter encore de sa jeunesse plutôt que de rester dans un laboratoire toute sa vie ». Il profite de l'argent que son richissime père, qui a fait fortune à Las Vegas dans les casinos, lui envoie tous les mois. Il est affublé d'un maillot des Big Horns et il a un verre de bière à moitié rempli à la main. Son visage et sa prestance m'indique d'ailleurs que ce n'est pas son premier verre. Il a l'air heureux de me voir.

« Alors Louis, comment ça va ? Le match est bien ? »

« Impec', mec. Allez viens, dit-il en me montrant les escaliers, j'étais justement aller pisser pendant un temps-mort. Le match est mortel ! »

« J'aurais bien aimé (je déteste le sport, surtout le foot US), mais j'ai rendez-vous avec Monsieur McGarrett. »

« Allez, le nerd. Tu vas quand même passer un petit moment en notre compagnie. Y'a Stacy, Mike, Steven et Nancy avec moi. »

« Bon allez, je vais rester avec vous un petit moment. »

« Super, mec. »

Il me prit par l'épaule, assez violemment. Je me retenu de l'envoyer valser, tant sa prise est désagréable. C'est lui qui m'amène aux escaliers, mais j'ai quand même l'impression que c'est moi qui le porte là. Finalement on arrive près des autres. Ils sont tous autant éméchés que Louis, et me propose à boire. J'accepte, plus par convenance que par réelle envie de boire.

« Tiens prends ça. Franchement ça me fait plaisir de te voir ».

La jeune femme à moitié nue qui s'adresse à moi, dévoilant ses seins colorés aux couleurs des Big Horns, c'est Nancy. Une étudiante en lettres, je crois bien. Personne ne semble lui avoir fait remarquer qu'elle a les seins à l'air, ça a même l'air de faire plaisir aux gars. Je m'assois rapidement et regarde le terrain. Les Big Horns ont le ballon et se trouve sur les 40 yards adverses et ils ont encore 2 possessions. Le score est alors de 14 à 17 pour Utah. Le troisième quart-temps va d'ailleurs bientôt se terminer. Ouf, je vais pouvoir m'éclipser rapidement pendant la pause.
L'attaque se lance, et le quarterback des Big Horns choisit la course. Il ne reste plus que 2 yards à parcourir. Le choix s'avère payant puisque le running back, l'un des meilleurs du pays selon Mike, traverse la défense et court vers l'en-but. Mais il est bien stoppé aux 23 yards. Une sacrée course quand même. Les Big Horns se remettent en place, et relancent une course, pour le même homme. Il a moins de réussite et ne permet qu'un gain de 3 yards. Pour le second jeu, ils lancent une feinte de course. La défense adverse croque dedans à pleines dents, et le quarterback a alors le loisir d'aujster une superbe passe pour son receveur droit qui court à l'en-but. Touchdown. Je suis bousculé par Mike et Stacy, qui se renverse d'ailleurs mutuellement du houblon sur les habits. J'essaye tant bien que mal d'esquiver les giclettes d'alcool, mais je n'arrive pas à sauver ma chemise. Nancy saute dans tous les sens, pendant que Louis hurle :

« Let's go Big Horns. On est les meilleurs ! »

Le stade est rentré en fusion, tout autour de moi les autres étudiants laissent éclater leurs joies. J'essaye de rentrer dans leur délire, mais je n'y arrive pas. J'applaudis donc timidement, mais personne ne fait attention à moi. Les Big Horns se mettent en place pour la transformation, qui passe. 21-17 pour notre équipe... enfin l'équipe de mon université. Le reste du quart-temps est une succession d'échecs en attaque de la part des deux équipes.

« Bon allez, j'y vais, dis-je à Louis, on m'attends. Merci beaucoup c'était cool. »

« Bah attends mec, tu restes pas ? »

« J'aimerais bien mais je ne peux pas. Désolé et bonne fin de match ! »

Je sortis alors du stade. Ouf, ça y est, je peux me maintenant me diriger vers le laboratoire. J'espère que je suis pas trop en retard...

Pendant que je m'éloignais du stade, la foule continuait à chanter :

« Let's go Big Horns ! »
Modifié en dernier par Missille le ven. 11 août 2017 15:58, modifié 6 fois.


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Re: Story Last of Us - Chapitre I: Allez les Big Horns!

Message par Loozar » jeu. 22 juin 2017 15:31

Je suis un homme simple, je vois TLOU, je bande.

Bon allez je lis maintenant.
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Re: Story Last of Us - Chapitre II: Pauvre fourmi...

Message par Missille » ven. 23 juin 2017 18:15

Chapitre II : Pauvre fourmi...

Finalement, j'arriva enfin à mon but, la raison pour laquelle je suis sorti cette après-midi. J'ouvris la porte du bâtiment des sciences du campus. J'ai toujours bien aimé ce bâtiment, un peu comme une seconde maison pour moi (peut-être parce que j'y passais la plupart de mon temps quand je n'étais pas dans ma chambre), avec ces laboratoires, ses deux grands amphithéâtres et ces innombrables salles de cours. Le hall baignait dans la lumière apaisante de ce soleil de fin d'été, qui traversait les grandes baies vitrées qui protégeaient ce lieu habituellement rempli d'élèves, de professeurs et de leurs assistants, qui parlaient entre eux, couraient, rigolaient. Il n'y avait pas un chat aujourd'hui. Je parcourus rapidement le hall pour me retrouver devant la porte du laboratoire numéro deux, là où Monsieur McGarrett m'avait donné rendez-vous. Je me mis à toquer à la porte.

« Entrez ! »

L'injonction n'avait pas été fait de manière autoritaire ou énervé. J'en conclus donc que le professeur n'avait pas trop attendu, ou que de toutes façons il ne prenait pas mon retard comme un manque de respect. Malgré tout, je m'excusa :

« Bonjour, professeur. Pardonnez moi de mon léger retard, j'ai eu un contretemps. »

« Ah Troy. Ce n'est pas grave. Nous ne sommes pas en cours, il fait beau. C'est bien que tu aies un peu profité du soleil dehors, me répondit-il en souriant ».

Ce professeur était celui avec lequel je partageais le plus de choses. Il était mon mentor depuis mon arrivée ici, celui qui m'a couvé et qui dirigeait mes recherches. En trois ans en sa compagnie, nous avions développé une vraie relation d'amitié et de respect. Il savait donc que je n'étais pas forcément le genre d'élèves à flâner au soleil.

« Bon, j'imagines que vous ne m'avez pas fait venir ici pour m'obliger à sortir un peu? »

« Aha, non ne t'inquiètes pas. Il y a une vraie raison. Tu te souviens du projet Microsco VII ? »

« Celui avec les fourmis et le cordyceps ? Oui. »

« Eh bien, hier soir, je suis allé jeté un coup d’œil à l'expérience. Et ce que j'ai vu dépasse toutes mes espérances vis-à-vis de nos objectifs en début de projet. Viens voir par là. »

Il me prit par l'épaule et m'amena à une table, sur laquelle se trouvait un vivarium à fourmis. Je pouvais voir d'ici toutes ses petites vies qui grouillaient dans les tunnels qu'elles avaient creusé depuis (déjà) des générations. Il me fit signe de regarder de plus près. J'aperçus alors que certaines fourmis ne se comportaient pas comme prévu. Elles avaient une apparence hideuse, avec des excroissances sur les antennes et les pattes, mais aussi sur le corps. Elles étaient très agressives avec les autres. L'une d'entre elles attira mon attention. Elle avait le corps complètement recouvert par ces fameuses excroissances et elle partait dans tout les sens, arrachant toutes les congénères qu'elle trouvait sur son passage. Elle semblait presque manger certaines d'entre elles. J'étais fasciné par ce comportement totalement anarchique et violent. Le professeur prit alors la parole :

« Quand nous avions commencé ce projet, l'objectif était de voir à quelle vitesse le cordyceps, ce champignon qui parasite et se développe sur les insectes, provoquant une mort lente. D'habitude l'insecte est rapidement envahi par ce champignon qui se développe sur son corps et le tue à petit feu, avant de trouver un nouveau corps à occuper. Mais là, c'est incroyable. Le cordyceps a d'abord commencé doucement à se développer avant de disparaître, les fourmis s'étaient rapidement organisées pour éviter la propagation. C'est alors que le cordyceps s'est adapté et ses porteurs ont changé de comportement, devenant agressifs avec les autres fourmis. Le nombre de morts dans la colonie est énorme et ceux qui survivent sont contaminés à leur tour. L'expérience est une réussite, nous avons découvert que le cordyceps est capable de muter pour sa survie. »

« Impressionnant. Je ne m'y attendais pas. »

« Je garde tout cela confidentiel pour le moment. On doit voir la suite de l'évolution, mais c'est déjà très prometteur. Et je voulais te le montrer, car je savais que ça intéresserait. »

« Vous avez vu juste. »

J'étais à la fois impressionné et inquiété par le comportement violent de ces fourmis qui avaient une apparence rendue hideuse par la présence du cordyceps. La très complexe société de ces fourmis avait réussi pendant un temps à limiter la propagation du virus, mais elle était maintenant complètement chamboulée par ce retour aussi violent qu'inattendu. Il ne restait que quelques jours à cette colonie pour être entièrement détruite par le cordyceps, ce qui causera aussi sa perte. Ce champignon est vraiment un objet biologique fascinant. Je me disais à la fois : « c'est impressionnant, l'expérience est au-delà de nos espérances » et dans le même temps : « pauvre fourmi, ça doit être horrible ». C'est toujours compliqué le monde de la biologie, surtout sur les insectes. On a beau se dire que ce soit des êtres insignifiants, on ne peut qu'éprouver de la compassion envers ces pauvres êtres vivants qui sont sacrifiés pour que l'on puisse retranscrire leurs souffrances sur un calepin qui servira à nous faire gagner un prix pour cette expérience.
Je releva la tête ensuite, arrêtant de regarder ce champ de massacres.

« Heureusement, dis-je sur le ton de l'humour, qu'il ne s'attaque qu'aux insectes ! »

Nous nous regardâmes pendant une poignée de secondes avant d'exploser de rire. Le fou rire dura d'ailleurs une bonne minute. Pour quiconque arrivait dans la pièce à cet instant précis, voir un professeur et un élève avoir un énorme fou rire de la sorte serait étrange. Mais il n'y avait personne dans les alentours et on pouvait se lâcher.

« Aha, oui, répondis McGarrett. Bon voilà. J'espère que ta sortie valait le coup. »

« Oui, sans le moindre doute. »

Nous nous saluâmes et je partis du laboratoire, faisant le chemin inverse vers la sortie. Le match était fini, et à en juger par l'ambiance festive qu'il y avait, les Big Horns avaient gagné. Je passa tout près du groupe de Louis, mais ils ne reconnurent pas. Je pus donc partir tranquillement chez moi. C'était une belle journée de fin d'été. Cette nouvelle année semblait être bien partie.
Modifié en dernier par Missille le ven. 23 juin 2017 19:58, modifié 2 fois.


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Re: Story Last of Us - Chapitre II: Pauvre fourmi...

Message par Loozar » ven. 23 juin 2017 19:30

que tu es un peu profité
AIES
QUE TU AIES

ESTI DE CALICE

Bon allez, je profite de ce post pour préciser, pour tous les fans de TLOU qui passeraient par là, qu'il existe une adaptation porno des aventures de Joel et Ellie, dont voici un screen.
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Re: Story Last of Us - Chapitre III: Ma routine

Message par Missille » jeu. 29 juin 2017 18:42

Chapitre III : Ma routine.

Une petite musique entêtante retentit dans la petite chambre. Je regarde directement à ma gauche, vers ma table de chevet. Mon portable sonne depuis maintenant 30 secondes. Il est 10h30. Les notifications sur mon téléphone m'indique qu'il a déjà sonné quatre fois. Nous sommes le jeudi 26 septembre.... Oh putain j'ai cours !
Ni une, ni deux, je me lève de mon lit. Je suis en boxer et avec un t-shirt sale. Je regarde vite fait autour de moi. La chambre est dans le noir, à peine perturbé par les quelques rayons du soleil qui traverse le store et éclaire légèrement mon bureau, laissant deviner mon ordinateur entouré des victimes de la nuit dernière. Des restes de pizza froide et deux canettes de soda. Je me dirige vers mon armoire, et prend le premier jean qui me vient sous le bras. Pareil avec un t-shirt propre et un sweat. Le seul vêtement que je garde est mon boxer que j'ai mis hier soir avant de dormir ; pour moi il est propre. Je regarde dans mon assiette, et prend les deux dernières parts. Le fromage est dur, la sauce tomate sans aucun goût mais à ce stade là je m'en contente. Je regarde dans mon frigo pour voir si j'ai quelque chose à boire. Ah mince, il est complètement vide. Il faudra faire les courses après les cours. Qu'est-ce que j'ai d'ailleurs ? On est jeudi... Ah oui. Le TD de Madame Hernanez, spécialiste des milieux tropicaux.
Je lève les stores. Mes yeux me piquent. Je me suis encore endormi trop tard hier soir. On avait fait un raid tranquille entre potes. Je me souviens plus si on était allé au bout, mais ça n'a pas d'importance maintenant.
J'ouvre la porte, sans même prêter un regard à ma salle de bain. Pas le temps de se coiffer. J'ai encore la dernière part de pizza dans ma bouche, et ma sacoche dans ma main droite. Je me mets à marcher à toute vitesse dans les couloirs jusqu'à la sortie. Je croise ma voisine de la porte d'en face. Un bref salut et je file vers le bâtiment des sciences.
Comme d'habitude en ce début d'année, le hall est bondé. Beaucoup de gens qui attendent le début de leurs cours, ou bien qui tuent le temps entre deux cours. Je marque une pause. Je ne sens rien dans ma poche gauche. J'ai oublié de prendre mon téléphone portable... Merde, je n'ai pas le temps pour le récupérer, le cours va commencer et puis j'en ai pas trop besoin.
Je monte au premier étage et j'aperçois mes collègues qui rentrent à peine dans la salle de classe. Je suis arrivé pile à temps, encore une fois. Je m'engouffre dans la salle et cherche une place du regard. Comme je suis arrivé en dernier, je dois encore me mettre aux dernières places restantes, c'est-à-dire au premier rang. Je sors feuille et stylo de ma sacoche, prêt à suivre tant bien que mal le cours. J'aurais préféré être tout derrière, ça m'aurait évité de croiser mon regard de zombie avec la professeure. Mais bon, c'est un peu une punition pour mettre encore coucher trop tard. Il faut vraiment que je me gère mieux que ça, mais j'ai du mal.
Le cours commence. Il n'est pas super intéressant, tant la professeure n'est pas très captivante. Si j'aurais voulu, j'aurais séché, mais on est en début d'année et il faut au moins faire bonne figure pendant que tout le monde est encore. Puis dès que l'année avance, moins les autres viennent en cours, ce qui rend l'école buissonnière moins culpabilisante.
Les deux heures passèrent lentement, mais elles passèrent. Une fois sorti, j'alla rejoindre mes camarades. Louis est là. C'est le premier qui m'adressa la parole :

« Alors, le paladin, on s'est encore perdu sur les champs de bataille ? »

« Ouais mec, on peut rien te cacher. »

« Bon allez, on va aller manger. »

Nous nous dirigâmes vers le self. Bondé à cette heure-çi. Nous étions un groupe de 7. Il y avait Louis, mais aussi Michael, Terence, Tracy, Ellie et Norman. Ma bande de potes en quelque sorte. Ceux avec qui j'ai fait toute ma scolarité ici, même si je partage plus de choses avec les membres de ma guilde online. Aujourd'hui au menu, rien de très intéressant. Un repas à l'américaine, bourré de calories et pas très bon.
A table, les conversations tournaient entre les résultats de l'équipe de foot US de la fac, des seins des nouvelles élèves de la fac, d'une sex-tape tournée au sein d'une des nombreuses confréries de la faculté, mais aussi des cours de l'après-midi. Un cours magistral tenu par Monsieur McGarrett. Une journée typique à la fac en quelque sorte.

« Tiens au fait, vous avez vu ce qu'ils ont dit hier à la télévision ? demanda Norman. »

« Je regarde pas la télé, repondis Tracy, je l'ai pas. »

« Pff. Faut s'informer un peu. C'est assez incroyable ce qu'il se passe en ce moment sur la côte Est. »

« Quoi donc, demanda Terence. »

« Bah, les scientifiques du MIT ont parlé d'une épidémie assez rare de rage, ou un truc comme ça qui touche en ce moment des dizaines de personnes. Pour le moment, y'a rien de très grave, mais y'a eu des échos comme quoi, les personnes touchées avaient un comportement très violent. »

« Ah ouais ? Incroyable que ce genre de cas surviennent sur le territoire américain. Ils savent d'où ça vient ? »

Ellie avait arrêté de manger, et elle semblait inquiète. Elle était originaire de Boston, je crois bien. Norman eut un sourire satisfait d'avoir monopolisé l'attention, attendit un peu, dans une espèce de silence dramatique, avant de s'exprimer :

« Ils ne savent pas vraiment. Certains pensent que ça vient d'un aliment pollué, alors que d'autres mettent en cause des rats. En tous cas, ils pensent que ça a un lien avec la pollution qui a une réaction sur les malades. »

« Pas étonnant, dis-je, avec toutes les saloperies qu'on balance dans la nature. »

On passe vite à un autre sujet. La côte Est était loin du Colorado, et de toutes façons, les autorités sanitaires de ce pays sont assez compétentes pour gérer le problème et définir sa source avant de l'éradiquer. C'est pour ça qu'on forme des médecins compétents dans nos facultés.

L'après-midi se passe sans problèmes. Les cours de Monsieur McGarrett sont toujours très agréables à suivre. Une fois le cours terminé, je sortis du campus, direction le supermarché le plus proche. Il fallait que je me refasse des provisions pour au moins deux-trois semaines, manière de tenir tranquillement et m'éviter de refaire les courses. Ma liste de courses étaient longues, avec de tout. Je m'étais dit dans un coin de la tête que je devais faire l'effort de mieux manger. J'ai donc acheté quelques fruits et légumes, et un peu de produits frais comme de la viande. A côté de ça, deux pizzas, des conserves, des repas à chauffer au micro-ondes, des sodas... J'en profita aussi pour acheter quelques produits d'entretien. En clair, j'en eu pour une soixantaine d'euros, mais j'étais tranquille pour trois bonnes semaines. Il était tard que je sortis du magasin. Le soleil déclinait par-dessus les montages du Colorado. J'aimais beaucoup le début de l'automne, avec les soirées qui arrivent de plus en plus tôt, les forêts qui se colorent en orange et rouge... Une belle période teintée de la nostalgie d'un été terminé. Jusqu'au prochain dans neuf mois. J'espère bien avoir mon diplôme pour rentrer à Colombus et tenter de choper un emploi pas loin de chez mes parents. Commencer dans la vie active. L'avenir s'annonce radieux, avec plein d'opportunités. Je flâne un peu le long des rues, en rentrant au campus. Quelques vieux sont attablés au bar du coin. Des enfants jouent dans le parc, pendant que deux amoureux s'enlacent sur un banc. Je manque de me faire bousculer par un jeune homme en tenue de sport et un sac à l'épaule. Lui aussi semble en retard pour son entraînement tiens.

J'ouvre la porte de ma chambre. Mon premier réflexe est alors de regarder mon portable. Quelques notifications, mais surtout 8 appels en absence de ma mère, ainsi qu'un message.

« Réponds Troy, chez nous c'est devenu l'enfer. »


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Re: Story Last of Us - Chapitre IV: En direct de Colombus

Message par Missille » ven. 07 juil. 2017 16:17

Chapitre IV : En direct de Colombus.

De quoi ? J'étais interloqué. Je ne comprenais pas le message que ma mère m'avait envoyé. « Réponds Troy, chez nous c'est devenu l'enfer. » J'ai relu ces quelques mots une dizaine de fois, avant de faire quelque chose. En deux secondes, j'avais allumer mon PC, et composer le numéro de ma mère. Je devais savoir pourquoi toute cette inquiétude. Pendant que l'appel était en cours, je cliqua dès que possible sur l'icône de Mozilla Firefox. La barre de recherche Google s'affiche immédiatement, et je tapa : Colombus Ohio. Je devais savoir ce qu'il se passait la-bas.
Ma mère ne répondit pas. J'ai posé mon téléphone à côté de mon clavier et je focalisa mon attention sur l'écran. En dessous de la page Wikipédia de la ville, je trouvais les informations en direct sur le site du Colombus Dispatch. Un bandeau rouge ne manqua pas d'accélérer mon taux de stress.
Sur le site, un lien en direct de la chaîne de télévision locale qui retransmettait les images de la catastrophe en direct. Quel genre de catastrophes ? Les bandeaux ne tardèrent pas à me donner sa nature : « épidémie incontrôlée, vague de violences dans toute la ville ». Une journaliste était devant un hôpital et elle semblait affoler, tandis que c'était la panique autour d'elle. L'image était de piètre qualité.

« Je suis en di-rect de l’hôpital Saint James de Colombus, où nous tournions un reportage sur l'épidémie de rage qui sévissait dans le pays. Quant... tout à-coup.. Ah Phil, allez courage. Tout à coup, donc, les services de sécurité ont complètement perdu le contrôle de la situation. Les patients, de plus en plus nombreux chaque jour, ont fui leurs chambres et ils se sont attaqués au personnel... Nous... nous... avons perdu un membre de l'équipe. Il a été tué devant nos yeux. La police est rapidement intervenu, mais les personnes touchées sont coriaces. La situation est... sens dessus dessous. A l'heure où je vous parle, on dénombre des miliers d'attaques. Les routes sont bouchées, les gens essayent de fuir... Je... J'ai vu... une gamine se faire tuer sous mes …. yeux. J'ai rien pu faire. S'il vous plaît, sauvez mo... »

« Arghh !!! »

« Phil ?! Non, Phil ?! Au secours ! »

L'image coupa net, laissant un noir complet sur l'écran. Je me comprenais pas ce que je venais de voir, et le présentateur qui apparut alors dans son studio non plus. Il était autant interloqué que moi. Il mit un moment avant de prendre la parole.

« Mesdames, messieurs. Si tant est que certains nous regarde encore à l'heure où je vous parle. La situation est gravissime. Partout dans les grandes métropoles de l'Est et du Sud du pays, des attaques violents ont eu lieu. Ce n'est pas l'oeuvre de terroristes, mais bien de nos concitoyens. La folie semble s'être emparé de notre pays. »

Il s'arrêta net, et mis la main à son oreille. On devait lui transmettre les dernières informations. Son visage se décomposa en quelques secondes. Il semblait apeuré, et lâchait des insultes, qu'on ne pouvait entendre, le son ayant été coupé. Puis il regarda à nouveau la caméra et s'exprima :

« Nous devons cesser la diffusion, pour des raisons que vous pouvez imaginer. Une seule chose, sauvez vos vies et celles de vos proch....... »

L'image coupa à nouveau, ne laissant que l'héraldique de l’État de l'Ohio, avec une symphonie en fond sonore. Cette ambiance joyeuse tranchait avec la folie et la peur des dernières minutes. Je parcourrai les réseaux sociaux. Plein de personnes s'interrogeaient sur ce qui était en train de se passer, informaient les autres en temps réel sur leur position, sur leur état de santé... Tous le monde avaient peur et voulaient prendre des nouvelles. New York, Dallas, Boston, Colombus, Miami... Toutes les grandes métropoles de la moitié Est et du Sud semblaient atteintes par cette folie.

Le téléphone sonna. C'était ma mère. Je décrocha immédiatement.

« Allo ? Maman?! »

« Ah mon chérie. Enfin tu réponds. »

Sa voix était en sanglot.

« Qu'est ce qu'il se passe Maman. Dis moi ? Papa et toi, vous allez bien ? »

« Oui, ça va. Ton père est avec moi. Nous sommes retranchés dans la maison. Monsieur... Mon... »

Elle se mit à pleurer, incapable de reprendre.

« Dis-moi. Je dois savoir ! »

C'est alors que mon père pris le téléphone. Il semblait moins choqué que ma mère, mais on sentait qu'il était fébrile.

« On a été attaqué. En début de soirée, notre voisin, Monsieur Smittel, a sonné chez nous. Il était apeuré en disant qu'une personne l'avait attaqué. Il était touché au bras droit. On l'a accueilli et ta mère s'est occupé de lui. Mais en peu de temps, il a commencé à devenir très agressif avec nous. Il s'est jeté sur ta mère, mais elle n'a rien pris. On l'a enfermé dans la salle de bain, on a appelé les pompiers, mais ils nous disaient qu'ils étaient débordés par plein d'autres cas de la sorte. Smittel a réussi à détruire la porte et il nous a chargé. On l'a abattu, avec mon revolver. J'ai... j'ai tué un homme, mon voisin ! »

J'étais sidéré par les propos que je venais d'entendre. Mon père a tué. Il était devenu un assassin et de la culpabilité montait dans sa voix. Après une pause, il reprit la parole.

« Mais c'est pas tout, malheureusement. Ce fut la folie dans la rue. La maison en face s'est enflammé, des gens sont morts brûlés vif dans la rue. Et là, d'autres se sont jetés sur leurs carcasses. Nous sommes en danger, Troy. On veut savoir si ça va de ton côté ! »

« Oui, il n'y a rien chez nous. Mais qu'est ce qu'il se passe ? »

« On ne sait pas nous-mêmes. Les médias parlaient d'une épidémie inconnue de rage à l'hopital, un truc que les docteurs n'avaient jamais vus. Smittel était enragé quand on l'a tué... C'est dingue, c'est fou. »

Je voulais garder mon calme, mais je ne pouvais pas...

« Nous allons essayer de sortir de la maison et de prendre la voiture pour te rejoindre. C'est risque mais on ne peut pas rester ici. Prends garde à toi... Troy, mon garçon. Sois fort. Sache que nous t'avons toujours aimé... »

« Papa ? Je... »

Il n'y avait plus personne à l'autre bout du fil. J'étais à nouveau dans le silence. Ce silence pesant, qui ne part pas et qui laisse le doute et la peur s'instauraient dans ton esprit... Notre monde venait de basculer dans l'horreur.


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Re: Story Last of Us - Chapitre IV: En direct de Colombus

Message par Loozar » ven. 07 juil. 2017 20:24

FUIS PAUVRE FOU
FUIS ET PRENDS UN MASQUE A GAZ AVEC TOI
A bullet to the head would have been far too humane
mon rdp c le melieur, alor vi1 le lire stp
loozar-refait-le-con-sur-fm-t50822.html


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Re: Story Last of Us - Chapitre V: fin des cours.

Message par Missille » dim. 23 juil. 2017 12:45

Chapitre V : fin des cours.

Le lendemain, tout le monde était sous le choc. Nous savions tous, nous avions tous passés la même soirée devant les médias jusqu'à ce que la plupart des signaux TV cessent d'émettre. Toute la côte Est était impossible à contacter depuis hier soir, et le Sud du pays depuis ce matin. Que nous ayons des proches (comme dans mon cas) pris dans la tourmente ou non, nous étions tous touchés par ce qui venait de se passer. Personne ne savait si le mal qui touchait ces lointaines contrées allait venir jusqu'ici, dans les montagnes du Colorado.
Bien entendu, les cours avaient été mis en pause, mais néanmoins le campus était aussi rempli que d'habitude. Tous les étudiants avaient envie de se changer les idées, de sortir de chez soi, d'aller voir ses amis. Personne ne savait ce qu'il allait se passer. Certains parlaient de rentrer chez eux, pour voir de leurs propres yeux si leurs proches étaient toujours en vie, d'autres disaient qu'il fallait plutôt rester ici tant que la ville était en sécurité. Il y avait énormément de nervosité dans l'air.
Pourquoi étais-je sorti ? Je ne sais pas moi-même. J'ai très peu, voire pas du tout dormi. Pour la première fois depuis longtemps, je n'avais aucune envie de jouer à un jeu sur mon ordinateur. Je voulais être parmi les gens, voir mes camarades de classe.

« Bonjour à tous. Flash informations du campus. Nous vous demandons de vous diriger vers la grande place centrale du campus. Merci de votre attention. »

Le message traversa l'ensemble du campus dans un grand silence, alors que tout le monde se parlaient. Il y avait donc, comme certains semblaient le dire, quelque chose qui se passaient. Tout le monde se dirigea en silence vers la place centrale, une grande étendue de béton sur lequel se trouvait une estrade. Le chef de l'établissement s'y trouvait, il était entouré de deux personnes : le maire de la ville et le chef de la police locale. Il semblerait qu'ils veuillent nous fournir des instructions pour la suite des événements. La place se remplit peu à peu, jusqu'à ras bord. Nous attendions qu'un des trois hommes prennent la parole. Je ne m'attendais pas à des paroles rassurantes du genre « tout va bien, on est tranquille ici ». Au bout de quelques dizaines de minutes, ce fut le maire de la ville qui pris la parole.

« Bonjour à toutes et à tous. Vous le savez tous je pense, la situation dans le pays est très préoccupante. Nous n'avons pas de bonnes nouvelles de la côté Est et du Sud du pays, où une forme d'épidémie a rendu une grande partie de la population folle. Nous n'avons plus aucunes relations avec le gouvernement national. Le gouvernement fédéral a donc décidé de prendre des mesures fortes. »

Le chef de la police locale, qui était un vieux briscard plus proche de la retraite qu'autre chose, pris alors le mégaphone des mains du maire, ce qui sembla déplaire à l'intéressé.

« Jeunes gens, comprenez bien que nous ne maîtrisons pas du tout la situation. Nous ne la comprenons pas en fait. Mais pour prévenir, nous avons décidé d'interdire à toutes personnes de sortir du périmètre que nous avons établi dans la ville. Pour le moment, la ville semble sécurisée, mais nous ne pouvons nous permettre de la laisser en contact avec l'extérieur tant que nous n'en savions pas plus sur ce qu'il se passe. Ainsi, je vous demanderais de garder votre calme et de respecter toutes les consignes des membres de la police. Merci de votre attention. »

« Concernant ce qu'il se passe ailleurs, on a des nouvelles?!! »

Cette question, venue d'un étudiant, avait transpercé la place. Tout le monde se retourna vers lui, soulagé de voir qu'il avait pris la responsabilité de poser cette question qui nous taraudait tous dans l'esprit. Le chef de la police locale temporisa, soupira avant de reprendre la parole.

« Nous n'en savons pas plus que vous. D'après certains spécialistes, les cas observés s'apparentent à la une forme de rage très virulente qui se transmettrait des infectés aux autres humains. Les personnes touchées sont très violentes, mais nous ne savons pas si elles sont encore conscientes ou non. Voila. Vous en savez autant que nous maintenant. Fin de la transmission, rentrez chez vous et ne faites rien d'inconsidéré. Notre pays vit des heures très graves. »

Toute la place se vida peu à peu, en direction des différentes sorties du campus. Les réactions étaient diverses : certains étaient rassurés de voir que les pouvoirs publics semblaient avoir pris le problème en main, d'autres révoltés de voir cette atteinte à leurs libertés, mais la plupart des gens étaient encore apeurés, ne sachant pas si ces mesures étaient adéquates et allaient vraiment les protéger.
Je ne savais pas ce que j'allais faire du reste de ma journée. Il n'y avait plus rien à faire, les cours étant suspendus. Je n'avais pas trop le cœur à aller jouer sur mon jeu en réseau, de plus je pense que le serveur devait être désert vu les événements en cours dans tous le pays. Finalement c'est Steven, un camarade de classe, qui me proposa une petite activité pour passer le temps.

« On pourrait aller marcher un peu non ? »
J'étais d'accord avec lui et nous nous dirigeâmes vers la sortie du campus. Toute la ville semblait tourner au ralenti. Enfin, sauf les forces de l'ordre qui s'affairaient à construire des barrages dans la rue principale. Nous marchâmes le long de la rue marchande. Contrairement à d'habitude, il y avait assez peu d'activités, sauf pour un magasin. Celui d'armes à feu. Une longue file d'attente qui sortait de la porte d'entrée et qui s'étendait jusqu'à 200 mètres plus loin. Steven me fit signe d'aller se placer dans cette file.

« On devrait s'acheter de quoi se protéger en cas de débordements non ? Enfin sauf si tu as déjà une arme avec toi. »

« Non, j'en ai pas. C'est bizarre comme idée... Mais OK. »

En temps normal j'aurais passé mon chemin, ne voyant pas l'intérêt de porter un engin potentiellement mortel pour mon prochain. Je n'ai jamais été pro-armes, bien que mon père m'ait fait faire un stage pour apprendre à tirer avec quand j'étais plus jeune. « Au cas où » disait-il. Sauf que le « cas où » vient d'arriver. Nous avons donc pris place dans la file d'attente. Elle avançait doucement et nous avons parlé de tout et de rien, partageant nos craintes pour nos proches, pour nous-mêmes. Steven avait de la famille du côté de Los Angeles. Rien n'avait été déclaré par la-bas, mais la cité des Anges étant une grande métropole, le risque que l'épidémie arrive la-bas était maximal.
Quand ce fut notre tour, nous nous avançâmes vers le guichet. Il était tenu par un jeune homme avec un t-shirt de la NRA. Il semblait assez antipathique.

« Alors qu'est ce qu'il vous faut ? »

« De quoi nous défendre. Quelque chose d’accessible s'il vous plaît. »

« Je peux vous proposer un 9mm. Classique mais efficace. »

« Je vais vous prendre ça. Avec une vingtaine de munitions. Merci ».
« Et pour votre ami ? »

« La même chose, répondis-je. »

Nous sommes sortis assez vite, avec nos deux 9mm. Le vendeur ne nous avait même pas demandé nos cartes d'identité ou autres. Non. On avait eu ces armes très facilement. Il allait faire un sacré chiffre.
Nous étions déjà bien avancé dans l'après-midi. L'attente avait été longue. Nous sommes repartis vers le campus, nos deux acquisitions avec nous. C'était étrange de porter ça sur nous. Nous passâmes alors à côté d'un barrage de police. Il y avait un policier qui était alors en communication via son talky-walkie. Nous nous sommes arrêtés devant en attendant qu'il nous remarque et nous contrôle, comme c'était en vigueur depuis aujourd'hui.

« Comment ?! Jamieson, répétez, s'il vous plaît. Je crois avoir mal entendu. »

« On a des cas qui se sont révélés au sud de la ville. Les gens sont en panique. Notre barrage n'a pas tenu, nous sommes... Allo chef ? Oui, prévenez tout le monde. On est touché nous aussi ! Fuyez ! »

« Je... Jamieson ! Jamieson ! Que... arrêtez deux secondes, ce n'est pas drôle.... Merde, ça a coupé. »

Il leva son regard sur nous. Nous nous fixâmes du regard pendant plusieurs secondes. J'étais interloqué par ce que je venais d'entendre, ne comprenant pas vraiment ce qui venait de se dire. Lui non plus apparemment. Il allait ouvrir la bouche...

« Hmmppf ! »

J'ai été bousculé et je tomba à la renverse. Au moment de me relever, je me rendis compte qu'une foule immense venait en courant vers nous. Derrière moi se trouvait déjà des personnes qui semblait n'être le début de cette horde immense. Que fuyaient-ils ? Je me suis collé à la voiture, pendant que des centaines de gens passèrent à côté. J'essaya de demander :

« Que se passe-t-il ? Quelqu'un peut me dire ? »

Un jeune homme me regarda, il s'arrêté le temps de me dire :

« Ils sont là. Y'a des fous, ils sont là. Ils ont attaqué des gens. C'est horrible. Fuis toi aussi ! »

Le policier, qui se trouvait de l'autre côté de la voiture, leva les mains en signe d'apaisement. Il voulait essayer de calmer la foule, on ne savait pas vraiment si la panique était réelle ou non... C'est alors qu'il fut attaqué dans son dos. Une jeune femme venait de lui sauter à la gorge. Elle le mordit violemment. Du sang gicla sur la voiture, et le policier n'eut même pas le temps de se retourner pour renverser son agresseuse qu'il tombe à terre. A cette vision d'horreur, je pris mes jambes à mon cou, Steven me suivant de près. Je courus le plus vite possible vers chez moi. Il fallait que j'atteigne ma chambre le plus vite possible, pour la fermer à clé et m'y réfugier le temps que ça se calme. Si ça voulait bien se calmer. Emporter par la foule, je voyais des gens partir à droite, à gauche... Certains n'avaient pas de chance et ils tombèrent sur ceux qui nous attaquaient, ceux qui semblaient atteints de démence ou d'un mal inconnu. A chaque fois, les malheureux n'avaient aucune chance, et certains se faisaient tuer et dévorer sous nos yeux. Je bifurqua après un square pour me diriger vers ma chambre. Plus que quelques mètres. Steven courait encore à côté de moi. Derrière lui, trois mecs qui semblaient atteints. Ils avaient de la bave aux lèvres, les yeux écarlates et leurs courses n'étaient pas très droites. Ils ne semblaient absolument pas conscients, voire même morts mais animés par quelque chose. Qu'est ce que c'était putain?! J'arriva à la porte de la résidence. J'eus à peine le temps de mettre mon badge qu'ils étaient à mes trousses. Steven se tenait à côté de moi, il semblait apeuré. La porte s'ouvrit à peine que je m'engouffra à l'intérieur. Steven me suivit presque immédiatement, mais nos poursuivants aussi. Il fallait courir, vite ! Une fois le hall passait, je courus rapidement en direction de ma chambre, qui se trouvait au rez-de-chaussée. Une chance, car je n'avais pas les escaliers à monter, ce qui m'aurait ralenti. Derrière j'entendis un bruit de vitres brisées. Je me retournas rapidement et vis un mec qui avait couru à travers la vitre de la porte d'entrée et qui l'avait explosé. Il était ensanglanté mais ne semblait pas s'en soucier. Non, ce qui l'intéressait c'était moi... Une fois devant la porte, je sortis mes clés... mais je les fis tomber. Putain, putain. Vite, il fallait les ramasser, il arrive, allez Troy !

« Troy ! Aide moi, s'il te plaît ! »

Steven était derrière moi, mais un des infectés lui avait agrippé le bras droit. Il essaya de se débattre.
Est-ce que je devais risquer ma peau pour le sauver ? Est-ce qu'il fallait que je me sauve plutôt ? Qu'est ce que je dois faire putain !
Ma clé était dans la serrure, j'étais prêt à ouvrir ma porte... Je me frappa les genoux, et je me mordis la langue. Les larmes montaient à mes yeux... Je ne pouvais pas lui être d'une grande aide... Je devais... l'abandonner.
Je n'eus aucun regard pour Steven. J'ouvris la porte et la renferma immédiatement à double tour. Je me posa contre elle, en suffoquant... J'avais abandonné un pote... Putain... Mais pour sauver ma peau... Mais lui est peut être mort. C'est alors que j'entendis un bruit sourd sur la porte, comme un main qui se pose dessus. Avant de n'entendre que les bruits des infectés qui dévoraient celui que j'avais abandonné devant la porte de ma chambre...


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Re: Story Last of Us - Chapitre VI: une longue attente.

Message par Missille » ven. 04 août 2017 15:03

Chapitre VI : Une longue attente.

Qu'avais-je fait ? Où étais-je ? Qui suis-je ? Je ne savais plus quoi penser, quoi faire. J'étais contre ma porte, le dernier rempart avant la fin du monde, la dernière protection de ce qui représentait mon ancienne vie. Pas si lointaine et pourtant... Les bruits au-dehors étaient effrayants, inhumain, comme une mélodie dissonante et désorganisée qui accompagnent la fin du monde. J'avais abandonné un camarade, un être humain. Alors même que j'étais armé... Mais j'aurais dû tirer sur d'autres humains. J'aurais dû faire face à eux, tirer, les stopper (les tuer?), pour finalement m'enfermer ici avec Steven. Que faire ensuite ? Attendre les secours ? Il n'y aura aucun secours. Attendre que ça se termine ? Il ne semble pas vouloir y avoir de fin.

Au bout de quelques minutes à me lamenter sur mon sort, mon esprit pragmatique resurgit, comme un phare qui guide les naufragés dans la tempête. J'avais abandonné un pote, oui. Mais maintenant, ce qui incombait c'était la suite. J'étais rassuré et à la fois affolé de voir que j'étais encore capable de penser ainsi, alors qu'il y avait mort d'homme. Mais il fallait penser à moi, puisque j'étais encore en vie, dans cette petite chambre qui pour le moment était en sécurité.
Je me dirigea vers ma cuisine, checkant mon frigo et mon placard. Bien, j'avais fait les courses hier à peine, et j'avais largement de quoi tenir si je faisais des économies. Directement, je vérifia que mon micro-ondes marchait. Oui, l'électricité était encore en marche. Pour combien de temps ? Ensuite, je regarda s'il en était de même pour le gaz. Bingo, ma bouteille de gaz était encore en état de marcher. Je pouvais donc me faire à manger. Je ne sais pas combien de temps je pouvais tenir ici, mais il fallait que je me tienne au scénario le plus catastrophique, à savoir qu'il n'y allait avoir aucun secours, qu'il fallait donc que je tienne le plus longtemps. Si dans un cas moins alarmiste, les secours arrivaient dans quelques jours, alors tout ira bien. Mais je ne peux pas prévoir de vivre normalement si ma situation est prévue pour durer plusieurs jours, mois. Je ne pense pas pouvoir tenir une année par contre. Le soleil tapait sur mon visage. Immédiatement, je descendis les stores. Il ne fallait que je sois vu. Mon seul repère sera ma montre et mon portable pour savoir quelle heure et quel jour il est. Bien. Il fallait vérifier si l'eau fonctionne encore. Oui, c'est bon, l'eau courante est encore en œuvre, Dieu merci. Allez Troy. On était parti pour une longue période d'ermite, comme avant. Même si rien ne ressemblera plus jamais comme avant.

Samedi 28 septembre

J'ouvre ce journal avec ces quelques mots. Oui, moi, Troy Daniels, j'écris dans un journal. Il faut bien que je m'occupe, maintenant que le monde a sombré dans la folie et que je suis obligé de rester cloîtré dans ma chambre, sans quoi je ne serais déjà plus en mesure d'écrire ces lignes. C'est la première journée de mon (long) enfermement. Aujourd'hui, j'étais heureux de voir que l'électricité marche encore. J'ai décidé de passer un peu de temps sur mon ordinateur. Internet marche encore, mais la plupart des sites d'informations sont down. J'ai essayé de m'informer sur la situation via les sites de journaux étrangers, mais il semblerait que la situation ne soit pas uniquement américaine. C'est le monde entier qui a sombré rapidement dans la folie. Une folie que je ne comprends toujours pas, mais en tout cas l'espèce humaine vit des heures sombres. J'ai passé quelques temps sur mon jeu en ligne préféré. Il marchait encore, ce qui m'a énormément surpris. Nous étions qu'une dizaine de personnes connectées, étant dans la même situation et cherchant à fuir cette terrible réalité dans notre monde fantastique. Aujourd'hui, j'ai donc pu tromper ma faim, ne me contentant que d'un fruit.

Lundi 30 septembre

J'arrête d'espérer pour mes parents. J'ai appelé tant de fois, mais aucune réponse. Les alentours semblent calmes, mais je n'ose pas mettre le nez dehors. Après deux jours de diète, j'ai fait mon premier « vrai » repas. Je pense que je vais devoir tenir sur ce rythme. Des petits repas chaque jour, que j'entrecoupe avec une journée où je mange vraiment. Mes journées ? Je dors, je vais sur mon ordinateur (les serveurs sont encore ouverts mais il n'y a quasiment plus personne), j'écoute de la musique, je mange un peu et puis je réfléchis à ma vie. Pour le moment, tout se passe plutôt bien, si on excepte le fait que le monde autour de ma chambre ait sombré dans l’apocalypse.

Vendredi 4 octobre

J'ai pleuré aujourd'hui. J'écoutais mon groupe préféré, Bring Me The Horizon, et je n'ai pu m'empêcher de chialer en pensant que ses membres sont sans doute déjà tous morts, que je ne pourrais plus jamais aller à un concert. Mais aussi que tout le patrimoine de l'humanité soit voué à s'être arrêté en cette terrible fin de septembre 2013. Il me faut malgré tout tenir...

Jeudi 10 octobre

Les serveurs sont down. Cette nouvelle, bien que très minime par rapport à tout le reste, m'a bouleversé. Je n'ai plus trop d'occupations donc, même si jouer à mon jeu en ligne tenait plus à de l'exploration de zones désertes ces derniers jours. Le monde tombe tout doucement dans l'oubli. Côté nourriture je tiens le rythme et les réserves ne s'épuisent pas trop vite.

Dimanche 13 octobre

J'ai terminé de relire les quelques mangas que j'avais chez moi... Putain, je ne connaîtrais sûrement jamais la suite...

Mardi 15 octobre

Je commence à être mal... Rien qu'écrire me prend de la force. L'électricité ne marche plus depuis 3 jours. Mon micro-ondes ne me sert donc plus à rien. Mon ordinateur aussi. Je dois donc désormais ouvrir mes stores et apercevoir le monde tel qu'il est devenu. De la désolation. Les herbes ont poussé, c'est un bordel monstre. Il y a des putains de cadavres au sol, et des mecs qui errent, sans but. Je laisse à peine les stores ouverts et j'évite de me tenir trop près de la fenêtre. Je commence à me dire que je vais finir mes jours ici. Maman, Papa, j'aurais aimé vous voir encore une fois. Je me demande si vous allez bien.

Samedi 26 octobre

J'ai dû jeter certains plats préparés que je n'avais pas encore mangé à la poubelle. Ils n'étaient plus bons (l'ont-ils déjà été?). Je commence à manquer de force, je passe mes journées dans le noir, sur mon lit. Ma chambre devient un dépotoir. Quelques cafards ont trouvé refuge ici, eux aussi ils fuient le danger ? En tous cas, j'ai des nouveaux potes c'est cool. Y'a de la vie, donc y'a de l'espoir non ?

Jeudi 31 octobre

Aujourd'hui c'est Halloween ! Cool... La plupart des gens ici sont donc parfaitement assorti pour cette soirée. Je donnerais n'importe quoi pour que Louis m’appelle et m'invite à une soirée déguisée en l'honneur de cette terrible nuit. Alors que j'ai passé ma vie à éviter de trop rencontrer d'autres êtres humains, voilà maintenant que je cherche à en revoir le plus possible... Quelle vie de merde j'ai mené. Il y a de moins en moins de nourriture, je me donne encore un mois. Peut être que les cafards fêtent Halloween eux aussi ?

Mercredi 6 novembre

J'ai décidé de manger les plats que j'avais jeté il y a une dizaine de jours. Dégueulasse, mais au moins j'ai pu me remplir un peu le ventre...

Dimanche 10 novembre

R.A.S (à part le manque de bouffe qui commence à être cruel, ma dépression, mon ennui, la mort qui rôde autour...).

Mercredi 13 novembre

Si quelqu'un lit un jour ces lignes... Bonjour à toi. Pff, qu'est-ce que je raconte encore comme conneries... Personne ne lira jamais ces lignes, ils sont tous morts...

Jeudi 14 novembre

J'ai bouffé Kenny, Peter et Alyssa. Des cafards. Je suis en train de devenir une bête féroce. Ils n'avaient aucun goût mais je n'ai plus trop le choix. J'avais décidé de ne rien manger aujourd'hui pour économiser (encore!) de la bouffe...

Lundi 18 novembre

Demain je mangerais mon dernier repas. J'ai un choix à faire. Sortir ou attendre de dépérir ici. Quelle vie...

Mercredi 20 novembre

Bonjour à toi qui lis peut être ces lignes, un jour, quand le monde aura repris sa marche en avant. Je m'appelle Troy Daniels et aujourd'hui je vais tenter la chose la plus folle et désespérée de ma vie. Je n'ai plus rien à manger, l'eau devient insalubre, la saleté est partout dans ma chambre. Je deviens fou. Mais au moins je ne mourrai pas entre ces quartre murs. J'ai une arme avec moi et je compte bien m'en servir pour montrer à ces types dehors que je ne me laisserais pas faire. J'ai fait un sac avec une bouteille d'eau, des vêtements chauds, des munitions. Je vais essayer de survivre en dehors de cette chambre. Adieu le monde, peut-être que je serais encore en vie pour retrouver ce journal. Peut-être...


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Re: Story Last of Us - Chapitre VII: au dehors.

Message par Missille » ven. 11 août 2017 15:59

Chapitre VII : Au dehors.

J'ai refermé mon journal et je l'ai posé sur ma table de chevet. Le laisser au cas où l'humanité se relève et que les générations futures puissent lire ces quelques phrases. Laisser ma trace dans ce monde aussi, même si c'est pour une seule personne, qu'elle sache que Troy Daniels a peut être terminé sa vie ici. Mais pas comme un animal en cage.
Je devais être en milieu de journée. Pendant ma longue réclusion, j'ai pris un rythme de vie assez régulier, me levant et me couchant à heures régulières chaque jour. J'étais donc levé depuis pas mal de temps, j'ai donc eu tout le loisir de m'organiser. J'avais une arme, de quoi boire, m'habiller. La priorité principale sera de sortir du campus, puis de la ville, tant en essayant de trouver à manger. Si je pouvais trouver une voiture en état de marche, ce serait parfait, mais pour le moment je m'étais fixé pour but de voyager à pied. On verra bien ce qui arrivera par la suite. Je ne savais pas combien ils étaient dehors à m'attendre. Je ne savais pas s'il y avait des survivants. En fait, j'allais découvrir un tout nouveau monde. Un mélange d'excitation et de peur parcouraient mon échine. J'allais sortir de ce trou à rat dans lequel je m'étais cloîtré de peur de mourir. J'ai pris mon sac, le posa sur mon dos et me dirigea vers la porte. Allez, encore un effort. Une pensée me traversa : est-ce que j'avais vraiment envie de le faire ? Pour aller où ? Pour mourir comme Steven ? Pour être infecté ? Non. NON. Pour vivre ! Allez maintenant, Troy, il est temps d'agir. Je ne peux pas rester ici, et y mourir.

J'ai ouvert la porte. Une odeur nauséabonde m'acceuillit. Le couloir était ravagé, avec le cadavre de Steven devant ma porte. Il n'y avait quasiment plus que les os, même si on pouvait encore voir des traces du massacre que le pauvre avait dû subir. En partie par ma faute. Enfin dans son malheur, j'allais trouver mon bonheur. En effet, à côté du cadavre de Steven se trouvait son 9mm et ses munitions se trouvaient dans les poches de sa chemise. J'avais donc acquis une seconde arme et des munitions supplémentaires, ce qui était un grand luxe pour moi.

« Désolé mon pote. J'aurais aimé que tu sois encore en vie, mais tu continueras à vivre à travers ce flingue. Repose en paix. »

Directement après, je me dirigea vers la porte, calmement, sans faire de bruits. Les parages étaient eux aussi très calmes, aucun bruit, aucuns infectés, juste quelques cadavres qui jonchaient le sol, des vitres brisées et la nature qui commencaient à reprendre ces droits alors que nous nous dirigions vers l'hiver. Sûrement que le printemps allait être incontrôlable ici. J'ai ouvert la porte du dortoir et je me suis retrouvé dehors. Un pâle soleil illuminait le campus. J'étais bien au milieu de la journée. J'ai longeais le mur pour me retrouver ensuite assez rapidement à l'endroit où le maire de la ville nous avait réuni pour parler des mesures de sécurité. J'ai l'impression que c'était il y a une éternité... D'un coup, je me stoppa net. Des infectés se trouvaient ici. Ils étaient sales, déambulaient sans trop de but. Certains étaient même statique, attendant quelque chose... De loin je pouvais apercevoir que certains avaient des sortes de débuts de petites excroissances sur la tête ou le corps. Qu'est-ce que ça pouvait bien être ? Je mourrais d'envie de le savoir, mais je devais d'abord penser à ma sécurité. Mort, je ne pourrais jamais le savoir.
Il fallait donc les éviter. Je n'avais aucune idée de leurs capacités visuelles ou auditrices. Il fallait être prudent dans ce monde où je ne connaissais aucunes règles. J'ai attendu pendant quelques minutes derrière un buisson, en regardant les opportunités qui s'offraient à moi. OK, ils ne semblaient n'avoir aucuns comportements logiques... J'ai avancé le plus doucement possible, évitant le plus possible d'être vu. Mon cœur battait à 100 à l'heure à mesure que je m'approchais de la sortie du campus. Les infectés ne semblaient pas réagir, et j'ai atteint la sortie assez facilement. Trop facilement même, mais je devais être heureux que ça se passe si bien. Etonnament le campus n'était pas si infesté que ça... Mais je devais éviter le centre-ville. Statistiquement, les infectés devaient pulluler dans les zones où il y avait le plus de monde. Donc le centre-ville. Fort heureusement, le campus était un peu en dehors du centre-ville. Maintenant il fallait trouver de la nourriture. J'ai marché pendant un long moment dans les rues, cherchant un magasin ou quelques autres endroits où je pouvais trouver quelque chose à manger. J'ai trouvé quelques conserves que je pourrais faire chauffer avec la casserole que j'avais prise avec moins. Cette dernière pouvait aussi servir d'armes en dernier recours. J'évitais le plus possible les infectés dès que j'en voyais, sans jamais avoir à tirer ou à courir. Tant mieux. Il y avait plein de voitures abandonnés sur la route, c'était un vrai décor apocalyptique tout autour de moi. Je me sentais comme Will Smith dans Je Suis Une Légende. Le dernier humain sur Terre ? J'espère pas. Les voitures étaient utilisables pour la plupart mais je ne voulais pas faire trop de bruit en tentant d'en démarrant une et de rameuter tous les infectés sur moi. Il fallait que j'en trouve une dans un endroit plus calme. J'ai continué vers la sortie de la ville, marchant sur la voie rapide qui surplombait un lotissement luxueux construit il y a quelques temps à peine...
Je continuais le long de ces terres désolées et qui semblaient désespéramment vides d'humanité. Je commençais à être en confiance, m'approchant de plus en plus de la sortie de la ville et de la nature. C'est alors que je suis arrivé sur le parking d'un fast-food. Des voitures avaient été laissé à l'abandon et les alentours étaient très chaotiques, comme tous les endroits dans les environs de toutes façons. Je devais aller voir à l'intérieur pour vérifier s'il n'y avait pas des choses qui pouvaient m'être utile. J'ai traversé le parking et j'ai poussé la porte d'entrée. J'ai été directement touché par l'odeur qui émanait de ce lieu. Une odeur de mort, mais aussi de pourriture. J'ai à peine le temps de comtempler les lieux que j'entendis un cri depuis le fond de la salle à manger. Une infectée était ici, et m'avait vu entrer. Je n'avais pas fait preuve d'assez de prudence. Elle courut vers moi très rapidement, mais elle était gênée par les tables qui étaient renversées un peu partout. Je devais utilisé cet avantage. Je sortis mon 9mm et la mit en joue. Une fois qu'elle était assez proche, je tira sur la gachette... Le coup fut retentissant et un bruit de crâne explosé se fit entendre... Mon adversaire était arrêté sur place et tomba en poussant un dernier cri rauque... Je mis quelques secondes à réaliser. Ma première victime... J'avais tué une personne qui était une humaine il y a peu de temps encore. D'ailleurs biologiquement elle était encore humaine. Mais c'était elle ou moi...
M'habituer à ce nouveau monde allait prendre du temps.


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Re: Story Last of Us - Chapitre VII: au dehors.

Message par Loozar » mer. 20 déc. 2017 15:24

Bah alors, déjà fini ? twss
A bullet to the head would have been far too humane
mon rdp c le melieur, alor vi1 le lire stp
loozar-refait-le-con-sur-fm-t50822.html


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