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[T][Terminé] 50 000 âmes qui vivent

Libérez l'écrivain à crampons qui sommeille en vous.

Modérateur : Staff FM

Goven
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Re: [T] 50 000 âmes qui vivent

Message par Goven » mar. 07 mai 2013 7:54

Reborn
« I’m just a secret now,
I’m just a vague illusion,
I’m a lie you tell yourself,
That you never truly did believe,
I’m a whisper in the dark,
I’m a victim and a killer,
I’m almost ready now
But you insist that I don’t exist”

Stone Sour – Reborn – Come (What)Ever May
Demain, nous nous déplaçons au Poirée sur Vie afin de continuer notre série de 6 victoires consécutives. Obtenus à domicile ou à l’extérieur, nous défions tous les pronostics en nous classant actuellement second avec 22 points, juste derrière l’équipe de Reynald qui réalise actuellement un sans-faute complet avec 27 points sur 27 possibles ! Nous sommes déjà relégués a 5 points après 9 journées, Nantes, 3ème du championnat actuellement est à 2 points derrières nous, après avoir fait un nul sur sa pelouse face à Cholet.

Les torches-cul locaux sont dithyrambiques à mon sujet ! Ca en deviens marrant presque ! J’ai déjà eu droit à plusieurs « une » qui m’ont fait doucement marrer :

« Le FC Chartres en route pour l’Europe ? » … oui, les journaleux disaient que, vu qu’on était actuellement dans une forme incroyable, grâce à ce nouveau coach qui fait des merveilles, il ne serait pas surprenant que nous ramenions la coupe de France à la fin de la saison … Bah voyons mon con ! La cathédrale ne fait pas des miracles ! Oh ! J’ai l’impression que mes gars ont déjà du mal à comprendre qu’ils sont 11 sur le terrain, je nous vois mal sortir une équipe évoluant en national, et encore moins ramener une coupe national ! Du coup, j’ai affiché l’article dans le vestiaire, ça as fait rire mes joueurs aussi.

Y’a que le Maire ainsi que son nouveau toutou, le type que j’avais trouvé con lors de l’amical contre Mons, Wilfried Lopez, qui y a cru à cet article :

« Ah ! J’aime quand les journalistes nous pondent ce genre d’article ! » Disait-il...

Bref, tout le monde est content sur la planète Chartres (oui, des fois, on a vraiment l’impression d’être sur une autre planète !), sauf moi !

Oui, je râle ! Déjà, je râle souvent, mais pour demain, je suis confronté a toute une série de problème que je n’avais pas prévu :

Pour commencer, j’ai perdu mon seul latéral droit, Mickaël Marolany, jusqu’à la mi-février prochain. C’est trop long, beaucoup trop long, pour que je colle Romain ou Bruno sur l’aile droite et que je compense avec Dalnath Miantoudila en charnière centrale. J’ai de la chance que Alex m’ai sortis un Philippe Datola de ses carnets ! A l’époque, je n’avais pas été emballé, je trouvais qu’il n’avait rien de plus que nos 15 ans, et vu l’état des finances, j’ai préféré éviter de creuser le déficit du club, c’était déjà dur d’offrir des salaires corrects aux gars, on allait éviter le carnage.

Pourtant, lorsque Mickaël s’est blessé, je ne pouvais pas prendre le risque faire jouer un gosse pendant quasiment toute la saison à l’arrière, et ainsi affaiblir la rotation de ma charnière. Le-dis Datola étant toujours sans contrat, je lui ai proposé un essai de quelques jours, à l’issue duquel je lui ai fait signer un contrat sur 2 ans ! Oui m’sieur dame ! Tout à fait ! Car le mec, il a beau ne pas être un joueur hors norme, bah je me suis planté de jugement complet ! Concentré et appliqué, il est certes pas très technique, mais compense vraiment par une grosse envie. Si il continue comme ça, je pense que j’aurais du mal à remettre Mickaël titulaire, ça va faire jouer la concurrence, j’aime !

Pour ce match, en plus d’intégrer un joueur qui n’est donc, toujours pas à 100%, j’ai d’autres problèmes :
- Mon capitaine est suspendu pour abus de cartons jaunes (pas mal hein ? en à peine 9 matchs joué !)
- Benoit Devin, titulaire sur la gauche de la défense est également suspendu, mais lui, il a préféré prendre le rouge direct, c’est plus rapide comme ça, et puis ça lui fera 2 matchs de repos ! Il sera frais comme un gardon face à Tours !
- Eric Farro est en sélection.
- Jérémy Daouk est blessé …

Donc en gros, j’ai tout le côté gauche de mon équipe à refaire, ainsi que la moitié de ma défense, ça va vite devenir comique s’t’histoire ! Alors du coup, c’est Dalnath qui récupère la place de DC avec Bruno pour assurer l’arrière-garde, Le Tapissier (c’est son nom hein !) sera titulaire sur la gauche de la défense, alors que j’ai bricolé un p’tit truc pour le milieu de terrain … En gros, j’ai fait passé Aka, mon ailier droit, sur l’aile gauche, et mis titulaire Poncet, le seul gosse de mon effectif, en espérant un retour rapide de Jérémy et Eric avant de perdre d’autres points bêtement.

Et pourtant, ce soir, pluvieuse soirée chartraines comme il y en a toute l’année, je suis là, à ressasser ce plan dans ma tête, le tournée dans tout les sens. J’ai des doutes, beaucoup de doutes, est-ce que ça va fonctionner ? Est-ce que je ne devrais pas profiter de ce match pour expérimenter une nouvelle tactique un poil plus défensive ? Je me dis que ça pourrait peut-être être pas mal d’associer Youness et Sylla en récupérateur et de laisser souffler Christophe, en vue de la coupe de France… Putain mais pourquoi je l’ai dans la tête ? … Et puis non, 3 jours après la coupe, on a un match important face à la réserve Tourangelle, j’ai besoin de Christophe à 100% donc on va … Mais merde, pourquoi elle est toujours là, dans mon esprit ? Pourquoi aujourd’hui ? Maintenant ? Et de plus en plus souvent ? … Reconcentrons-nous sur le foot, comment je m’en sors demain ? …. Mais putain comment j’la sors de ma tête elle là ? … J’en ai marre, je pète une pile ce soir, rien à foutre de la bruine d’octobre, je vais faire un tour, je vais me poser à mon lavoir habituelle, dans la vieille ville. Ca me permettras de me recentrer.

En fait, en longeant l’Eure vers le sud de la ville, nous arrivons à un carrefour entre la rue de la porte Guillaume, et celle de la tannerie. A cet endroit, le temps semble s’être figé au Moyen-Âge. Les rues sont encore pavées, un pont en pierre permet de relier la rue de la porte Guillaume à la rue du Bourg en traversant l’Eure. Une fois ce pont traversé, sur votre gauche, un escalier permet de descendre au niveau de l’eau, une sorte de mini-place toute pavée vous y attends, on peut s’y poser pour rien faire, ou pécher (le poisson hein !), ou que sais-je encore ? Dans mon cas, j’emprunte cet escalier et continue sur ma droite, sur le quai des teinturiers. Plus loin, ce trouve encore un lavoir dans lequel j’adore me poser afin de réfléchir… Enfin, maintenant, pour y réfléchir, lorsque j’étais plus jeune, je m’y posais surtout pour draguer ! Personne ne passe jamais par là, on y est bien, on y est seul, et c’est tout ce que je recherche ce soir.

Depuis qu’Inès était venue me voir pour la première fois, du temps c’était écoulé, nous nous étions revus souvent, elle aimait bien passer à la maison pour refaire le monde, discuter de tout et de rien, nous sommes devenus complice avec le temps, plus qu’avant je veux dire. Je vois souvent mes quelques amis, comme Alex ou Amandine, qui sont encore dans le secteur, mais je sors de moins en moins. Je vieillis je suppose, il m’arrive de passer prendre une bière en début de soirée avec Fabrice, mais c’est fini les vendredis et samedi soir que je passais là-bas de 18h à 3h du matin…

Inès passait me voir régulièrement, et trainait avec moi en ville des fois. Elle venait même nous voir au stade, elle s’est découvert une passion pour le foot dirait-on, et on finissait souvent la soirée dans un quelconque bar à prendre une p’tite binouze, avant de finir la soirée à discuter chez l’un ou l’autre. Elle s’était dégotée un appart’ dans a la Madeleine, située plus près du stade que mon appartement, mais comme le quartier est plutôt réputée pour ces « cités » (terme relatif, j’ai vécu aux Tarterets à Corbeil …), du coup, on finissait régulièrement chez moi. Elle avait également fait bonne connaissance avec mon lit car elle a souvent dormis à la maison. En grand seigneur, je le lui laissai le plus souvent possible et allait dormir sur le canapé. Et non bande de coquin ! Il ne s’est toujours rien passé entre nous ! Nous nous apprécions beaucoup, mais nous restons tout deux célibataires, ça nous conviens bien ainsi j’ai l’impression. Et de toute manière, je ne lui plais pas physiquement, ce qui tend également à résoudre certains problèmes.

Du coup, me revoilà ce soir, posé dans ce lavoir, à l’abri de la pluie (ça c’est comme le quartier, tout est question de relativité hein …), à pensée à elle … a Rapha en fait… Lorsque nous nous recroisons, nous nous échangeons toujours un regard, bref certes, mais un regard quand même, et bizarrement, je n’ai jamais lu la moindre once de haine dans ses yeux. Plutôt de la tristesse, le regard qui disait « mais pourquoi ça c’est finis ainsi ? », avant de recroiser les yeux de Yohan, qui, eux, transpire la haine en revanche. Et du coup … bah je suis perdu … J’aurais presque envie de retourner lui parler, de m’excusez presque … c’est bizarre, je ne sais pas... Et voilà, c’est comme ça que je me retrouve à ressasser encore une fois un passé de presque 10 ans, au lieu de me concentrer sur mon taf, autrement plus urgent. N’arrivant pas à me sortir ça de la tête, je me suis dis que me poser ici devrait m’aider à faire un point, me vider l’esprit et oublier un peu.

« Allo ?
- Ouais Cyril, c’est Inès.
- Ca va ?
- Moi oui, t’es pas chez toi ? J’me serais bien descendu une binch avec toi ce soir.
- Je suis au lavoir.
- Sous la flotte ? Qu’est ce que tu fous la ?
- J’avais besoin de m’aérer l’esprit.
- Y’a les bars et l’alcool pour ça tu sais …
- Non mais au calme quoi !
- Ah … bah y’a l’alcool pour ça !
- T’es con !
- Je sais … j’arrive.
- Ok, à toute »


Elle est arriver quelques minutes plus tard, il faut dire que je n’habite pas très loin, et qu’elle était devant mon interphone lors de son appel.

« Tiens, du coup j’ai ramené un pack !
- Et elle fait les courses en plus ! On ta déjà dis que t’étais bonne à marier toi ?
- Va chier! »
Me dit-elle en rigolant,

« Tiens, passe-moi un briquet au lieu de raconter d’la merde.
- Tiens.
- Merci, qu’est ce tu racontes alors ?
- Pas grand-chose, j’essaie de penser à mon match de demain, j’hésite à aligner une équipe et j’suis venu ici faire le point.
- BIPP !! T’es pas crédible !
- Hein ?
- Quand tu veux faire le point sur du foot, tu te poses chez toi, dans ton canapé, et tu gribouilles des papiers avec des croix et des ronds … on dirait presque moi quand j’fais passer le test des tâches d’encres à mes patients. Quand tu viens au lavoir, c’est parce que t’as des soucis perso, un problème quelconque qui te tient à cœur et tu veux y réfléchir au calme … Et si t’avais pris ta gratte, je ne serais pas là car tu serais en train de draguer …
- … Putain mais … j’suis bluffé ! Comment-tu sais tout ça sur moi ?
- Bah, je t’ai reparlé de ce lavoir la dernière fois, tu y emmenais souvent Rapha selon c’est dire, et je voulais savoir pourquoi vous veniez ici … Et comme t’étais bourré, tu m’as raconté tout ce que tu faisais ici quand t’étais plus jeune, voilà … D’autres questions ?
- Euh … non, pas là non …
- Bah moi j’vais t’en poser une, mais t’as intérêt à répondre honnêtement, et sans tenter d’esquiver le sujet.
- Ou sinon ?
- Bah tu finis à l’eau, c’est toi qui choisis …
- Je t’écoute. »


Je suis curieux, même si, je ne sais pas pourquoi, j’ai bien une idée de ce dont elle va me parler, je suis curieux d’avoir son avis, de savoir comment elle va réussir à tourner sa. Mon sens de la diplomatie n’a jamais été très développé, en revanche, le sien fonctionne très bien, et elle sait me parler quand elle veut quelque chose.

« Tu penses à Rapha ?
- …
- Tu veux finir à l’eau ?
- J’ai pas été malhonnête, j’ai pas répondu !
- J’attends une réponse.
- Ok, de toute façon, ça serait idiot de te mentir, oui, je repense à elle, et c’est pour ça que j’suis arrivé ici.
- Elle m’a dit que vous y passiez pas mal de temps à cet endroit.
- Putain mais t’as quand même une sacrée mémoire toi ! V’la les détails que tu ressors quand même !
- Parce que tu crois qu’on n’en a pas parlé de ton retour ? »


Je crois que quand elle a dis cette phrase, mon visage c’est décomposé, j’avais tellement envie de savoir ce qu’elles ont pu ce dire…

« Tu passes à l’appart’ ?
- T’en as marre de ton lavoir ?
- Non, mais j’veux parler de sa au chaud avec une bonne bière … et puis j’suis trempé surtout !
- Ca marche »


Nous nous levâmes puis prirent la route de ma demeure. Je ne crois pas avoir décris mon appartement, ce n’est pas très compliqué :

Je suis au 4ème et dernier étage de mon immeuble. L’extérieur fait relativement moderne, avec le crépi refait récemment, aucune trace d’un immeuble qui a déjà près de 4 siècles d’existence. Il n’y a pas d’ascenseurs, est une bonne condition physique est nécessaire afin de monter les courses sans être essoufflés. Mon appartement de 60m² se compose d’un couloir central, et d’une grande pièce à vivre cuisine qui s’étends face à l’Eure, pas très profond, mais large. Lorsqu’on arpente ce couloir, un placard se trouve à gauche de la porte d’entrée, prêt du tableau électrique. Sur la droite, une porte donne sur une jolie salle de bain carrelé, avec baignoire, environ 10m² avec sèche serviette pour ce faire beau afin d’aller draguer … même si ça m’est pas arrivé très souvent du coup. Les toilettes sont à part, une petite pièce suffisante pour y pose un cul, mais pas deux, c’est la seconde porte à droite dans le couloir. Au bout du couloir, on trouve une pièce à vivre de 35m² avec 4 fenêtres. Ce qui donne une grande pièce lumineuse, avec une cuisine américaine. Le top ! Quand à ma chambre ? C’est la seule porte sur la gauche du couloir !

Heureusement que le chemin pour s’y rendre est court ! Parce que la bruine de tout à l’heure s’est transformée en pluie, on est trempé. On a pas décroché un mot du trajet, je crois qu’elle a essayé de me parler, mais je ne l’écoutais pas, du coup, elle a compris et n’a pas insisté. Etrangement, je mourrais d’impatience de savoir ce que mon ex à en tête, mais j’ai peur de le savoir également. Qu’est ce qui m’arrive ? Je ne suis plus avec elle, on s’est engeulé, on s’est traité de tout les noms, j’ai cherché à la rendre jalouse, à la rendre triste, j’ai essayé de lui coller une réputation de grosse s****** en ville … Et quelques années après, c’est comme si tout ce que j’avais subis n’avais jamais existé. Et je ne sais pas pourquoi, mais j’ai peur.

On est arrivé trempé à l’appart’, du coup, mon 1er réflexe :

« Tu m’excuses un quart d’heure ? Installe toi, sers toi à boire, fait comme chez toi, je vais prendre rapidement une douche, je te rejoins de suite.
- Ok, pas de soucis Cyril. »


L’eau chaude m’a fait du bien, m’a permis de reprendre mes esprits, après un quart d’heure, je suis prêt à l’entendre, à savoir ce qu’il s’est dis entre elle.

« Excuse-moi pour l’attente, alors ? Raconte-moi tout !
- T’as encore une serviette de propre ?
- Oui pourquoi ?
- J’vais prendre une douche également et j’te raconte ça alors. »
Dit-elle en se levant avec un petit sourire en coin.

En passant à côté de moi, elle me dépose une bise sur la joue avant de filer dans ma salle de bain.

Je suis resté un instant béat, debout, avec également collé ce petit rictus au coin de mes lèvres. Celui qui signifie « bien joué miss ! ». J’ai eu l’impression d’avoir bloqué 5 minutes, vous savez, ce genre de moment ou le temps semble s’être arrêter. J’étais là, immobile au milieu de mon salon, à regarder bêtement le mur, sans pensée, sans réaction, sans rien … C’est le bruit de la douche qui m’a fait reprendre mes esprits. Je me suis retrouvé un peu comme un imbécile sans trop savoir que faire, par réflexe surement, je suis aller prendre une bière dans le frigo. Après l’avoir ouverte, j’en porte le goulot à ma bouche en me laissant tomber sur le canapé, un pied sur la table basse… De la musique ! C’est ce qu’il me faut ! Quelques choses de calme, histoire de me changer les idées.

Des yeux, je parcours rapidement ma discothèque personnelle afin de tomber sur le second album de Wedingoth, « The Other Side ». C’est exactement ce type de musique qu’il me faut ! Du prog’ ! Un truc calme, avec une voix féminine.

Dès les premières notes, je me laisse entrainer dans l’univers de ce combo Lyonnais, quelques arpèges de guitares saturées, une grosse batterie qui fait tâche, une voix chaude typée jazz, sans oublier une basse mélodique présente, et des orchestrations de partout. Les 25 premières minutes de l’album me font toujours autant planer ! J’en oublie l’espace et le temps, je suis dans leur monde… Et dans le mien également ! J’ai rejoins Wedingoth après la tournée de cet album, lors de la composition du troisième album. L’univers et les influences de Steven, le guitariste, me correspondait parfaitement, et, avec mon autre projet, j’avais pris l’habitude de toujours enregistrer ma batterie chez lui. Nous avons passé plusieurs week-end ensemble, dans son studio, à enregistrer et retravailler le son de ma batterie, et lorsque Wedingoth à perdu tout ses membres après The Other Side, il m’a proposé d’en devenir le batteur. Nous nous connaissons bien, et je n’ai pas pu refuser…

« T’avais raison, ça fait du bien une douche »

Je me suis redressé sur le canapé et regarda derrière moi afin de la voir arrivée … simplement vêtu d’une serviette qu’elle avait noué autour d’elle … putain qu’elle était belle !

« Ferme la bouche tu gobes les mouches !
- Non mais pour un vieux célibataires comme moi, ce n’est pas habituelle de voir une jolie fille dans mon appart, et encore moi lorsqu’elle est seulement vêtu d’une serviette, si j’étais cardiaque, j’aurais fait une attaque là !
- T’es con tu sais ?
- Oui, mais bref, je crois qu’on était sur le point de parler de quelque chose non ?
- Tu tiens vraiment à ce qu’on en parle ?
- Oui.
- Ca t’apportera quoi ?
- Je ne sais pas, je suis partager entre l’envie de la revoir, de me dire que non, je ne peux pas clôturer deux ans de vie de couple avec quelqu’un de cette manière, surtout quand ça coïncide avec la fin de mon adolescence. Et je n’ai pas envie de savoir, en me disant que c’est fini, et que ça ne sert à rien de remuer le passé.
- Et que crois-tu qu’elle pense elle ?
- J’en sais rien, je n’ai pas envie de rentrer dans sa tête, le monde des bisounours ce n’est pas mon truc tu sais.
- Elle, elle pense que ça l’emmerde tout ce qu’il s’est passé.
- Hein ?
- En fait, elle aimait la petite bande que vous formiez tout les 3.
- Je comprends rien là.
- Toi et Yohan vous étiez comme des frères, et elle, elle se sentait presque la petite sœur que vous protégiez tout les deux.
- Putain l’inceste … c’est moche là !
- Ta gueule et écoute moi. Je ne suis pas rentré dans des histoires de sentiments avec elle, elle est trop fleur bleue pour ça, et tu m’connais, c’est le genre d’histoire qui m’emmerde.
- Ce qui explique d’ailleurs ton célibat à toi aussi.
- Tu cherches les beignes toi hein ?
- J’déconne va ! Continue s’il te plait.
- Je sais qu’elle aimerait bien te revoir, que vous puissiez discuter, enterré la hache de guerre en quelques sorte. Elle tenait vraiment à votre petit clan, et je crois qu’elle n’a jamais été capable de choisir entre vous deux. Mais vu comment vos dernières retrouvailles ce sont toujours passé, elle n’ose pas faire le premier pas. Si tu veux la revoir, il faudra que tu la rappel.
- Non.
- Pourquoi non ?
- Et pourquoi la rappeler ? Pour revivre ce que j’ai vécu il y a quelques années ? Elle vit dans un monde de bisounours ou tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Elle se voile la face et systématiquement ça va partir en sucette. Alors la revoir elle, ok, éventuellement, seul à seul, pour clôturer notre histoire. Mais les revoir tout les deux, les « excusez » et renouer des liens avec, mais ce n’est pas la peine d’y compter ! Ils m’ont pourri comme pas permis, enfin non, c’est pas au pluriel ! Autant elle ne me défendait pas, mais elle ne me cassait pas du sucre sur le dos. C’est lui surtout qui m’a pourris.
- Alors pourquoi tu ne la reverrais pas elle ? Juste elle, je ne te parle pas de lui là. Tu y penses en plus, c’est pour ça que t’as pris l’eau ce soir, ça te ferais du bien tu ne crois pas ?
- Peut être oui … Je ne sais pas en fait … est-ce bien bon de remuer le passé ?
- Parce que tu préfères rester avec tes interrogations actuelles ? Tu préfères rester à t’imaginer un dialogue que tu pourrais avoir avec elle plutôt que de le vivre et de refermer cette vieille histoire ? »


J’ai de nouveau le regard dans le vague, un peu désarçonnais par ses phrases. Elle n’a pas forcément tord dans ce qu’elle me dit, mais j’ai peur de réveiller de vieilles blessures un peu plus… Puis j’ai peur de … non, ce n’est pas possible de toute manière. Trop de temps s’est passé et pourtant … j’ai peur de retomber dingue d’elle dès ses premiers mots…

Je n’ai jamais rien pu lui refuser à cette fille. Petite brune d’un mètre soixante-huit environ, elle avait des cheveux noirs mi-long qui lui descendais aux épaules et encadré un visage fin. A l’intérieur de cette écrin de peau, on y distinguer deux pierres précieuse bleu qui vous percent jusqu’au plus profond de votre âme.
Cette fille, c’est comme un objet précieux que vous voulez constamment serrer dans vos bras en prenant bien soin de ne pas le casser, elle parait tellement fragile et sensible de prime abord. Dès qu’elle prononçait une phrase de sa douce voix, automatiquement, mon cœur fondait et je ne pouvais jamais rien lui refusait… Pendant deux ans avec elle, dès que je tentais de lui dire non, elle me répondait un simple « oh » en prenant une voix triste et me regardant avec la mine basse … et simplement le fait de lire la déception dans ses yeux me faisait changer d’avis aussitôt. Voilà de quoi j’ai peur, je sais que face à elle, j’ai beau avoir le plus gros caractère du monde, il ne me sert absolument à rien, car face à elle je ne peux, et je n’ai jamais rien pu lui refuser d’ailleurs …

Je me dirige vers le buffet pour en sortir un Knockando, gentil petit whisky, 18 ans d’âge, ainsi qu’un verre, je crois que je vais en avoir besoin pour réfléchir à ça…

« Tu veux bien m’en servir un verre également s’il te plait ?
- Tu aimes le whisky toi maintenant ?
- J’ai grandis tu sais.
- Avec ou sans glaçon ?
- Sans.
- T’es une fille bien tu sais ! »


J’esquisse un sourire en disant ces mots. Elle me plait cette fille, elle m’éclate même, j’adore passé du temps et discuter avec elle, on a plus ou moins les mêmes gouts et centre d’intérêts, ou du moins, on arrive a ce supporter mutuellement. Profitez de la vie, voilà ce qui nous anime tout les deux.

Je me rassois à ces côtés et nous trinquons en allumant une clope … Dehors, la pluie s’est arrêté, découvrant un ciel noir intense, seule la lune pleine nous se distingue dans la nuit. En bords de rivière, la lumière des lampadaires de la rue en face se reflète dans mes vitres. La lumière est tamisée chez moi, juste une lampe près de la télé nous éclaire.

Nous sommes bien, tranquille tout les deux, au calme dans mon appartement, avec toujours Wedingoth en fond sonore et sa tête sur mon épaule. Par réflexe je suppose, j’ai passé derrière sa nuque et lui caresse les cheveux … enfin les dreads quoi. Il s’ensuivit un long silence entre nous, notre regard errais par la fenêtre, à observer le néant. Ce silence, c’est moi qui le rompis :

« Tu aurais son numéro ?
- Tu t’es décidé à la revoir finalement ?
- Au pire des cas, ça confirmera qu’on a bien fait de se séparer il y a deux ans, au meilleur des cas, ça me permettras d’enterrer cette vieille histoire et de se croiser sans faire comme si nous ne nous connaissions pas.
- Je te laisserais son numéro, pas de problème, par contre, appel là courant de semaine prochaine, je sais qu’il est en déplacement.
- Tu aurais fait une espionne hors norme Inès ! Merci pour tout ma belle. »


En lui disant ces mots, je ne pus m’empêcher de lui déposer un baiser sur la joue, auquel elle répondit en m’embrassant … relativement longtemps d’ailleurs.

« Mais … attends, je ne te comprends pas là ?
- tu n’est pas célibataire ?
- Si, bien sur que si, pourquoi ?
- Tu me connais depuis assez longtemps pour savoir que je n’aime pas les histoires qui durent plus d’une soirée…
- Ok, j’ai compris le message »


La suite … je pense qu’elle se passe de commentaire. La nuit fut longue et courte à la fois, et rarement mois d’octobre fut si chaud à Chartres. Et voilà ce que j’aimais par-dessus tout avec Inès : Pas de prise de tête !


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Re: [T] 50 000 âmes qui vivent

Message par tutur87 » sam. 11 mai 2013 11:26

Ca y est, il a "pécho" le Cyril ! :mrgreen:

Hâte de voir ce que va donner ce triangle Cyril, Inès, Rapha ! Et j'espère que les bon résultats se maintiendront pour ton équipe de Chartres malgré les absences.

GL :wink:


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Re: [T] 50 000 âmes qui vivent

Message par rewiwon » mer. 15 mai 2013 12:21

Ah l'extra sportif s'accélère ! j'ai hate d'avoir la suite :p

par contre je stress sur un truc mdrr

« Mais … attends, je ne te comprends pas là ?
- tu n’est pas célibataire ?
- Si, bien sur que si, pourquoi ?
- Tu me connais depuis assez longtemps pour savoir que je n’aime pas les histoires qui durent plus d’une soirée…
- Ok, j’ai compris le message »

sur ce passage qui parle à quel moment :p ?
Synopsys : Un homme qui vis sa passion du football malgré les difficultés qu'il peut rencontrer.


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Re: [T] 50 000 âmes qui vivent

Message par Goven » mer. 15 mai 2013 20:44

C'est moi qui ouvre cette partie du dialogue ! ;-)


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Re: [T] 50 000 âmes qui vivent

Message par rewiwon » jeu. 16 mai 2013 7:33

Merci :p ça change tout je pensais que c'était l'inverse ! la suite vite :)
Synopsys : Un homme qui vis sa passion du football malgré les difficultés qu'il peut rencontrer.


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Re: [T] 50 000 âmes qui vivent

Message par Goven » ven. 17 mai 2013 12:19

Crystal Mountain
« Built from blind faith,
Passed down from self-induced fantasy,
Turn a page to justify
Conjuring power – its opens wide,
On your seventh day,
Is that how it’s done ?”
Death – Crystal Mountain – Symbolic
Putain de déplacement de merde ! Mais franchement, quel merde ce samedi 22 octobre, comme notre match et ce score de 1 partout alors qu’on avait tout pour prendre 3 points supplémentaires et confortés notre seconde place au classement, on ne fous rien ! Les joueurs étaient amorphes sur le terrain, et on a mis 87 minutes pour égaliser grâce a une frappe de mule de Cyrille des 30 mètres. Nos adversaires du jour avaient pris le soin d’ouvrir la marque après 15 minutes de jeu sur penalty suite à une énorme connerie de remplaçant de Benoit, pas dans son match du tout … je ne peux pas lui en vouloir, enfin pas que à lui, hormis la grosse frappe de Cyrille, qui nous permet d’éviter la défaite face au 10ème du championnat et qui viens d’enchainer 3 défaites consécutives, ils ont tous étaient mauvais ! J’espérais que les remplaçants saisissent leurs chances, mais non !

Je me rappel que j’étais dépité sur mon banc après 60 minutes ou, malgré tout nos efforts avec Jérôme, rien à faire, pas un ne se sortait les doigts du cul.

« Putain mais j’en reviens pas de ce que je vois ! Disais-je à mon adjoint. Ils n’en n’ont rien à foutre aujourd’hui, c’est festival de la passe molle.
- Bah ce sont des amateurs tu sais, on est à un modeste niveau, il faut bien qu’on passe à côté des fois. »


Je l’ai fusillé du regard

« Mais mon pote, j’en ai rien à foutre de notre division ! Tout ces types foutent les caisses du club dans le rouge parce qu’on a cru en eux pour nous faire remonter en CFA rapidement ! Et parce que ce sont tous d’anciens professionnels qui souhaitaient un dernier challenge dans une équipe ambitieuse, et quand je vois ça aujourd’hui, j’ai l’impression d’entrainer des vétérans !
- Mais … je t’avais prévenu pour la qualité du groupe pourtant …
- Je crois qu’il y’a quelques chose que tu n’as pas compris avec moi ; ce n’est pas la défaite qui me dérange ! Ce qui me dérange, c’est qu’il n’y en as pas un qui essaye de jouer ! On les laisse gagner et on ne tente même pas de faire quelques choses ! Y’a pas une de nos offensives qui dépassent le rond centrale et ils me font de la passe a 10 entre les centraux et Loïc ! C’est pas de perdre qui me dérange, c’est la manière dont on joue ! »


Je crois que je lui ai fait peur car il s’est rassis et n’a plus rien dit du match, pas un mot aux joueurs après le match non plus. Il est gentils Jérôme, mais n’a pas l’âme d’un adjoint, plutôt d’un préparateur, niquel sur tout le reste de son travail, son leadership et sa capacité à motiver les joueurs est plus que limite. Quelque soit le niveau de l’équipe et sa division, on ne prend jamais une défaite ou un mauvais nul – car c’est bien de ça qu’il s’agit aujourd’hui – à la légère.

Le décrassage fut très très dur le lendemain pour les joueurs, et je leur faisaient bien comprendre qu’ils étaient une équipe, et qu’a ce titre, tout le monde prendrait, pas une question de titulaire, blessé, remplaçant, ou autre, l’équipe à failli, n’a rien montrer, à ce titre, ils allaient en chier !

Tout à coup, j’aperçue 3 personnes qui observaient l’entrainement des joueurs, attentivement…

« Jérôme ! Continue le décrassage en mode intensif, je reviens »

C’est d’un pas alerte que je m’approchais des trois protagonistes afin d’arriver a les identifiés. J’avais deux groupes distincts, un petit, avec la tonsure de moine, cheveux … châtains on dirait, costard cravate, qui avait pas l’air dans un bon jour, accompagné du même … mais en grand et gros. Un peu plus loin sur leur gauche, un grand type qui avait l’air beaucoup plus sympathique, une barbe grise, les cheveux gris, mi-long également. J’étais toujours trop loin pour arriver à les distinguer clairement, mais je savais que je connaissais les trois.

Je me dirigeais dans un premier temps vers le groupe de deux, en m’approchant, je pus enfin distingués le maire ainsi que son fidèle chien de garde, Wilfried Lopez, bon, vu que je sens qu’ils ne sont pas la par hasard, je préfère me diriger vers eux dans un premier temps. Quand à l’autre protagoniste c’était … oh putain …

« Monsieur le maire bonjour, vous êtes venus assister aux entrainements sous la pluie ?
- Je vous préviens que ce n’est pas le jour pour faire de l’humour !
- Que puis-je faire pour vous ?
- Je viens observer en personne ce qui fout une partie de mon administration dans un budget négatif, et faire les comptes de résultat. D’ailleurs ces derniers sont plutôt moyens je trouve.
- Attendez, pour les salaires des 16 joueurs sous contrats, tout a été décidé avec votre accord et celui du président, vous saviez donc très bien à quoi vous vous engagiez, de plus, M. Cornu travaille toujours sur de nouveau partenariats afin de remonter les finances. Quand au résultat, je me permets de vous rappelez que nous sommes troisièmes du championnat.
- Et vous vous satisfaites d’une troisième place ?
- La seule option pour monter et de finir premier, à l’heure actuel, nous n’en sommes pas capable avec les blessures et les suspensions de chacun.
- Et c’est avec cette excuse que vous avez mis les finances du club dans le rouge ?
- Et avec votre accord je vous rappel à nouveau. Comme nous avions convenu à l’origine, j’ai jusqu’à la fin de mon contrat pour faire monter l’équipe.
- Les contrats n’engagent que ceux qui y croient vous savez …
- Tout à fait, nous ferons le point après noël si vous n’y voyez pas d’inconvénients.
- Je vous conseille tout de même de tenir ces résultats.
- J’y compte bien. Si vous voulez bien m’excuser, j’ai un entrainement à terminer.
- Nous allons y aller également, on ne peut pas dire que le temps soit magnifique aujourd’hui.
- Il est fidèle à lui-même également »


Nous partions tout les trois dans la direction opposé, j’allais me diriger vers mon autre interlocuteurs lorsque je vis l’habituelle journaliste de l’Echo prenant des photos … je me demande si c’est pas le seul ultra du club ce mec …

« Je suis ravis de vous revoir Alain, mais je ne pensais pas que vous suiviez les résultats de ce modeste club ! Bordeaux fait vraiment n’importe quoi pour que vous vous intéressiez à la CFA2 ? »

J’avais réussi à lui arracher un sourire, et même un petit éclat de rire. Sa roulé au bec, Alain est … le père de Rapha, mon ex ! Comme je disais, je me suis toujours bien, voir même très bien entendu, avec ses parents, et ça me fait bien plaisir de le voir ici aujourd’hui. Retraité de l’éducation national, il sort relativement peu, et rarement plus loin que la boulangerie et le tabac du coin, en revanche, le foot … il connait vraiment, mais vraiment très bien.

« La venu de Poueys, puis la tienne et celle de Pouget au club on fait que je m’y suis intéressé à travers les articles du journal, je suis également venu vous voir jouer lorsque vous avez botté le cul de St Jean le Blanc. Suzy et moi sommes très contents de te revoir dans le coin, et d’avoir de tes nouvelles, même par les journaux, on aimerait bien que tu passes nous voir des fois. Vu le temps que tu as passé chez nous, tu ne va pas me dire que t’as oublié le chemin ? »

C’était à mon tour de lui répondre avec un petit éclat de rire.

« Merci Alain, c’est vraiment gentil de votre part et je retiens votre proposition, toutefois, je vous avoue que je ne savais pas comment venir vous voir à moins de vous croisez par hasard. Et puis, je ne tiens pas à croiser votre nouveau gendre … et pas vraiment votre fille non plus.
- On sait ce qu’il s’est passé entre vous, et même si on a rien contre lui, on a moins d’affinité avec Yohan qu’avec toi, mais c’est sa vie, c’est notre fille, elle fait ce qu’elle veut.
- Oui, vous connaissant je n’en doutais pas une seconde.
- Alors passe prendre l’apéro un soir, elle ne passe pas nous voir tout les jours non plus.
- J’en prends note, je passerais vous voir mardi prochain, ça vous ira ?
- On t’attend avec plaisir ! Allez, retourne faire bosser tes feignasses, vu le match d’hier, il faut qu’ils comprennent qu’une fois ça passera, mais deux beaucoup moins. Ah et, au fait !
- Oui ?
- Génial ton idée sur les corners !
- Je vais pas vous mentir, c’est Gosselin qui m’a suggérer cette idée, moi je ne pensais pas que ça fonctionnerais aussi bien, je pensais que mes adversaires s’adapteraient rapidement.
- Peut-être en ligue 2 ou en national, mais pas dans ces divisions.
- Merci de l’info, on se revoit mardi. Bonne journée et le bonjour à Madame »


Je finis le décrassage des joueurs avant de passer un pluvieux dimanche après-midi en famille, avec mes grands-parents, et toute la smala au grand complet. Moment agréable, mais j’aime aussi être seul et aime être chez moi vers les 19h. Repos pour moi ! Sisi, je vous jure !

Une semaine plus tard, pour clôturer le mois d’octobre, on débute la coupe de France, sixième tour, et mes joueurs se rattrapèrent en allant en passer 2 à Granville, le seul « hic » est la blessure de Poueys jusqu’en février …. Trop de bonheur pour moi ! Ca commence à faire pas mal de blessé de longues durées. Entre lui et Mickaël, je vais encore être obligé de bricoler quelques choses de correct en cas de blessure de Fernand (j’m’en remettrais jamais) ou Cyrille.

J’aligne du coup une équipe un peu « bizarre » à Tours, le mercredi suivant, du fait des blessures et des suspensions, à savoir Loïc, indéboulonnable dans ces cages, Romain et Bruno en défense centrale, du haut niveau (toute proportions gardé hein !) et une bonne menace sur corner, Datola est toujours titulaire à droite (de toute façon j’ai pas le choix !), Miantoudila a gauche, alors la pareil, j’ai pas le choix puisque Devin purge son 3ème match de suspension, et Le Tapissier s’est blessé !

Heureusement, je peux compter sur Youness en récupérateur … quoique non, la, il faut qu’il souffle, alors c’est Diakité qui prendra sa place. Aka s’étant reposé en coupe (j’ai aligné Poncet, 15 ans !), il tient (heureusement pour moi !) sa place, avec Farro, tout juste revenu de sélection à gauche (oui, il est un peu claqué, mais Daouk qui l’a bien suppléer, est également dans un sale état…). C’est Christophe qui tient le milieu offensifs, j’aurais souhaité le faire souffler, mais son remplaçant devra également remplacer Cyrille qui, lui, est également aligné complètement crevé, et qui ne jouera pas plus d’une mi-temps, au côté de Steven … non, Fernand pardon.

J’aligne donc une équipe de bras cassé à moitié en forme pour aller arracher un nul 1-1 sur la pelouse d’une réserve… Et rien à leur redire, pas de victoire, mais de l’envie de bien faire. Dans mon cas, je reste à Tours ce soir, j’y ai passé pas mal de temps, et je compte revoir les potes qui y sont restés.

Enfin bon, toujours avec mon équipe à court de forme, on prend notre seconde défaite de la saison le samedi qui suit, 2-1 à Cognac, à notre niveau, on aurait pu gagner … avec des joueurs en forme ! Ce qui n’était pas le cas, il faudra attendre la semaine d’après pour nous voir renouer avec la victoire 3-2 face à Limoges à domicile.

Après une autre victoire 2-1 face à Trelissac à l’extérieur, c’est un nouveau tour de coupe qui nous attend. Un match … bizarre on peut le dire !

Avec mon équipe de bras cassé, je me démerde comme je peux pour faire tourner l’effectif et le maintenir en forme (du mieux que je peux également) pour recevoir Vertou. Le septième tour était l’objectif du club pour la saison, si on pouvait le passer pour ramener un peu de sous dans les caisses, ça serait pas mal du tout.

« N’oubliez pas de jouer ce soir ! Vertou est à notre portée, ils sont 5ème du groupe, et nous occupons la 4ème place. Vous savez ce que vous avez à faire, vous commencez à bien vous connaitre et nous n’avons pas face à nous une équipe qui nous ai supérieur, alors éclatez vous ! Et n’oubliez que la victoire n’est pas le but mais la conséquence ! Je compte sur vous ! »

Mon discours à portée ses fruits puisque nous rentrons à la mi-temps avec 3 buts d’avance, Fernand à claqué un doublé sur des passes de Pouget et Gosselin, et Romain, sur corner (pour changer) à planté une tête assassine pour assurer le 3-0 après la moitié du match et c’est donc confiant que nous rentrons aux vestiaires.

« Vous voyez ? Vous vous êtes éclatés, vous avez joué ensemble, en équipe, et le résultat et là ! Continuons sur ce rythme lors de la seconde mi-temps et ce match ne sera qu’une formalité !
- Coach, tu sais qu’on est tous grandement lessivé là ?
- Je sais Romain, mais je ne peux pas changer tout le monde, alors on va essayer de faire souffler tout le monde et de conserver notre avantage. Christophe, tu laisses ta place à Sylla, Cyrille, tu seras également remplacer par Patrick et Jérémy remplacera Eric. On passe en 4-4-2 avec deux récupérateurs, Sylla, Youness, je compte sur vous pour ratissez large, et lancer nos ailliers, on passera plus par les ailes. Restez regroupé en défense et jouer surtout en contre, on mène de 3 buts, ça devrait le faire. »


Bah on en a pris 4 dans la seconde période … Je suis dépité, je rentre dans les vestiaires pour faire un speech aux joueurs. J’ai la mine basse dans les couloirs, les mains enfoncés dans les poches de ma veste, je regarde le sol puis pousse un soupir en ouvrant la porte. Je lève mes yeux et vois de la tristesse dans le regard des gars… Moi j’ai la rage ! Rien n’a fonctionner, on les a laissé venir et ils nous ont pilonné avec réussite pendant 45 minutes, on s’incline alors qu’on menait par 3 à rien. Les gars me regardent toujours, j’ai le regard noir et n’ai pas posé plus d’un pied dans le vestiaire.

Je marque un temps d’arrêt tout en les fixant du regard …

« A demain 9h »

Et je pars en claquant la porte … Dans 6 jours, pour le dernier match du mois de novembre, nous recevons l’équipe de Reynald qui caracole toujours en tête, ça devient délicat, l’été indien est passé à Chartres, il va falloir rapidement se ressaisir si nous ne voulons pas être distancé et repassé devant Nantes, actuel second à un point de nous.


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Re: [T] 50 000 âmes qui vivent

Message par tutur87 » ven. 17 mai 2013 12:40

Dur le revers en Coupe avec 3 buts d'avance ... :23:

J'espère que tu sauras rebondir pour aller chercher la 1ère place :wink:


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Re: [T] 50 000 âmes qui vivent

Message par rewiwon » ven. 17 mai 2013 12:47

J'avoue ça va être dur de rebondir avec ce match :/ Courage ;)
Synopsys : Un homme qui vis sa passion du football malgré les difficultés qu'il peut rencontrer.


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Re: [T] 50 000 âmes qui vivent

Message par Goven » ven. 17 mai 2013 17:03

Vous imaginez pas comment il m'a fait souffrir ce match ... un calvaire !! Le pire match que j'ai vécu dans les FM (et je joue depuis CM01/02 ... ^^)


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Re: [T] 50 000 âmes qui vivent

Message par Goven » jeu. 23 mai 2013 12:34

Cowboys From Hell
« Under the lights where we stand tall,
Nobody touches us at all,
Showdown, shootout, spread fear within, without,
We’re gonna take what’s ours to have,
Spread the word throughout the land,
They say the bad guys wear black,
We’re tagged and can’t turn back”

Pantera – Cowboys From Hell – Cowboys From Hell
“Cyril, vous clôturez aujourd’hui votre première tournée national avec votre projet, Lugh. On vous connaît principalement grâce à votre participation dans Wedingoth, pouvez-vous nous racontez la genèse de Lugh ?
- Et bien écoutez, Lugh était mon rêve depuis quelques années déjà, j’ai réussi à réunir autour de mon idée Manon, Gabriel, Chris et Lambert afin de commencer à composer et à faire sortir ce projet de terre. Aujourd’hui, je pense que l’objectif est plutôt bien part avec cette tournée en 1ère partie d’Opeth et avec nos amis de Sceau de l’Ange.
- En effet ! Votre premier album, Absent Minded, s’est plutôt bien vendu et avec votre signature récente chez Roadrunner, on ne peut qu’imaginer que ça va aller de mieux en mieux ?
- Tout à fait ! Nous sommes très fière d’être un des seuls groupes de Metal français à signer chez ce prestigieux label, de plus, c’était le label de Sentenced, groupe qui m’a plus que marqué et sans qui ce projet n’aurais jamais pu naitre et donc … »

DRIIING !! DRIIING !
Et putain de téléphone qui me sort de mon rêve ! Bordel, quel jour on est ? Vendredi 25 novembre, il est 9h30 …
DRIIING !! DRIIING !
Numéro inconnu, fuck off, je ne réponds pas, si c’est vraiment important, il laissera un message.

Mon portable s’est tût, enfin ! Je vais pouvoir me rendormir, je n’ai pas envie de me levé.
DRIIING !! DRIIING !
Putain mais merde !! Encore ce numéro …

« Allo ?
- Salut Cyril, tu va bien ? »


Je connais cette voix, j’en suis sur…

« A vrai dire, je n’ai pas encore eu le temps de me poser la question, pardonnez moi mais, as-t-on gardé les vaches ensemble pour vous permettre cette familiarité ?
- Je pensais que tu reconnaitrais ma voix …
- Apparemment non, pis au réveil comme ça, j’suis pas spécialement d’humeur à jouer aux devinettes.
- C’est Rapha.
- …
- Cyril ? »


J’ai eu un temps d’absence lorsque j’ai entendu son nom. Je ne pensais pas qu’elle m’appellerait.

« Oui ?
- Ca va ? T’es sur ?
- Qu’est ce que tu me veux Rapha ?
- Il faut que je te parle.
- J’ai pas bien le temps en ce moment tu sais.
- T’as le temps de dormir jusqu’à cette heure la en semaine et tu ne va pas trouver 10 minutes pour me voir ?
- Mon travail comporte quelques avantages, dont celui-ci, toutefois, je bosse les week-ends, j’ai un entrainement à diriger cet après-midi, donc tu m’excuseras, mais j’ai également certaines responsabilités.
- J’ai mes responsabilités également, mais je t’assure il faut qu’on se voit aujourd’hui.
- Non.
- Pourtant tu as pris mon numéro à Inès, tu lui as dis que tu voudrais bien me revoir.
- J’ai un match assez important à préparer vois-tu, et de plus, si c’est pour revoir l’enfoiré qui te sers de mec et passer une sale soirée, c’est pas la peine.
- Je répète, je dois te voir avant ton entrainement, et Yohan est en déplacement.
- Bon …T’es dispo ce midi ?
- Je travaille, mais j’suis en pause de 12h à 14h. On se rejoint chez toi ?
- Non, la poêle percée à 12h, je réserve.
- Mais … t’es pas obligé de m’inviter au restau hein !
- Je n’ai jamais dis que je t’invitais.
- Ah … ok … Bah ça marche pour moi mais … pourquoi au restau ? Ca nous couterait moins cher chez l’un ou l’autre non ?
- Disons que ça devrais te rappeler quelques souvenirs.
- T’es au courant que tu te comportes comme un connard avec moi ?
- Je ne me vexe pas facilement, tu le sais, par contre, un coup comme tu m’as fait, je suis très rancunier.
- Ca va être sympa ce déjeuner je sens…
- Et la suite dépendra de ce déjeuner, à tout à l’heure. »


Hé bah du coup, j’ai plus trop envie de dormir ! C’est donc la gueule toujours plus ou moins enfariné que je me lève afin de me préparer mon café du matin, tout en regardant BFM. J’ai toujours eu du mal à émerger le matin et même les questions les plus évidentes (surtout dans la situation présente !) on du mal à atteindre ce qui me sert de cerveau.

C’est donc seulement après ma douche que je me demande pourquoi, il fallait absolument qu’elle me voit aujourd’hui ? Ca fait plusieurs mois que je rumine l’idée d’éventuellement la rappeler afin de pouvoir se revoir et discuter, mais pris à la sortie du lit comme ça … je le sens pas des masses. De toute manière, tout en ressassant ça dans ma tête et fumant des clopes à mon balcon, il va être temps de se préparer pour aller bouffer. Je vais donc ressortir mon plus beau « costume » … Un jean troué et un bon gros sweat In Flames des familles … de toute manière, les costards, ça n’a jamais été mon truc, ni le sien. Je laisse mes cheveux longs détaché et pas rasé, ça me donne l’air d’un ado pré-pubère de 14 ans, mais rien à foutre là !

La poêle percée est une petite crêperie bretonne qui se situe dans les petites rues de Chartres. C’est la frontière entre le Chartres du XXIème siècle de notre-Maire bien aimé, et le Chartres médiévale. Ce n’est surement pas la meilleure table de la ville, la devanture est vieillotte, du crépi blanc en bas des murs, 2 grandes vitrines avec des rideaux rouges qui encadrent une porte d’entrée en bois vernis sombre ainsi qu’une vieille guirlande de noël clignote stupidement sur toute la largeur du bâtiment. A vue de pif, on se demande ce que les services sanitaires attendent pour fermer cette maison d’assassin de la gastronomie de notre beau pays.

Pourtant j’aimais y aller, et je vais souvent manger ici. Rien d’extraordinaire (mais de toute manière, les meilleures crêperies bretonnes que je connaissent sont Rennaise), mais c’est simple, bon, pas cher, et les proprios sont adorable, je n’ai eu aucun mal à réserver une table tranquille en 5 minutes, et je finis ma troisième bolée de cidre et fumant ma 5ème clope lorsque je la vis arrivée. Ca vous est surement arrivé, ce moment ou dans votre tête, 3 jours avant le rendez-vous, vous vous convainquez vous-même que vous êtes fort. Que rien ne vous détournera de ce que vous devez lui dire ou faire … et malgré le fait que vous vous êtes répétez pendant 3 jours ce putain de discours, en imaginant toutes les réponses possible de votre interlocuteur … bah rien à faire, ça n’arrive pas à sortir et vous perdez vos moyens ?

Bah c’est ce qui m’ai arrivé lorsque je l’ai vu débarquer … toujours aussi belle dans son jean et son petit pull noir, ni trop moulant, ni pas assez, toujours ce visage et ces yeux bleus qui vous fixe et ne laissent paraitre que gentillesse. Malgré la fin de notre conversation de ce matin, je n’ai pas pu m’empêcher de lui adresser un grand sourire en la voyant arrivé, je me suis même levé pour aller à sa rencontre et lui tenir sa chaise pour qu’elle s’assoit … Je suis faible … y’a-t-il prescription ?

« Vu comment tu m’as parlé tout à l’heure au téléphone, je ne m’attendais pas à tant de galanterie de ta part !
- Laisse tomber … tu voulais me voir ?
- Toujours aussi direct à ce que je vois.
- J’aime pas tournée autour du pot.
- Tu as vu le journal du jour ?
- Je suis comme toi, j’ai pas de fric à dépenser dans ces feuilles de merde.
- Hum hum … tu as choisis ?
- Oui, et toi ?
- Je connais la carte par cœur, tu sais que Yohan…
- Adore ce restau ouais ouais, je suis au courant des manies, des gouts et des habitudes de Monsieur Connard, on fréquentait ce restau lorsqu’on avait 16 ans et que tu ne faisais pas encore partie de nos vies ! »


J’ai été très sec en disant ces mots, assez abrupte et violent dans ma manière de parler, et je crois que je l’ai blessé sans le vouloir car je vis ses yeux s’emplirent de tristesse et j’ai cru revivre à nouveau cette scène à laquelle j’ai si souvent succombé.

« Pardon Rapha, excuse-moi s’il te plait.
- Ecoutes je ne suis pas venu pour tenter de te réconcilier avec Yohan, notre bande et nos belles années me manquent, mais vous avez tout les 2 un caractère à la con et rancunier comme vous pouvez l’être, je sais que c’est finis.
- C’est vrai.
- Alors je commande pour toi, en attendant, tiens »
Elle me tendit l’Echo républicain du jour.

« Je pense que ça va t’intéresser, regarde la page des sports »
Elle s’éloigna vers le serveur pour commander quand j’ai poussé un cri en voyant l’article !!

Le FC Chartres vendus ?
« Le club de foot de la ville de Chartres serait-il sur le point d’être vendu ? C’est en tout cas ce qu’il se raconte dans les travers du stade des Grands-près. Selon une source proche du dossier, de nombreuses réunions ont déjà eu lieu entre Gérard Cornu, le président du club, et Jean-Pierre Gorges ainsi que Wilfried Lopez.

C’est ce dernier, PDG de la société @ Gestion, basé a St-Jean-Le-Blanc, dans la banlieue Orléanaise, et proche du Maire de Chartres, qui aurait ouvert le dossier afin de racheter le club. Il se murmure que Gérard Cornu est fatigué et la gestion du club lui prendrait trop de temps depuis la nomination du nouvel entraineur.

La santé du président étant fragile, ce dernier aurait demandé au Maire d’essayer d’accélérer les choses de manière a le soulagé de la gestion du club. Voulant faire d’une pierre deux coups, le Maire tente également de repasser la gestion du club à un particulier en raison de problèmes financiers.

Des rumeurs qui sont amplifiés depuis la rencontre entre l’entraineur, le Maire et M. Lopez lors d’un entrainement.

En cas d’accord, il se murmure que M. Lopez arriverait avec son staff, ce qui signifierait la fin du règne de Cyril à la tête du FC Chartres. L’entraineur obtient pour l’instant de bien meilleur résultat que son prédécesseur, toutefois, sa soif de recrues couteuses pour le club, agacerais le Maire au plus haut point.

De plus, celui que l’on peut appeler le futur ex-entraineur du club serait sur le point de rebondir à l’AS Cannes !
Malgré les très bons résultats de ce dernier en national, la fin de contrat approchant de René Marsiglia ne donne pas gage de sécurité et Cyril serait l’option numéro 1 des dirigeants pour remplacer l’entraineur sortant. Toujours selon une source proche du dossier, l’affaire serait en bonne voie et des contacts auraient déjà été pris avec le FC Chartres pour le libérer de son contrat.

Du côté de l’AS Cannes, du FC Chartres et de la mairie, on se refuse à tout commentaire sur cette affaire. Cyril, quand à lui, est injoignable actuellement. »


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Re: [T] 50 000 âmes qui vivent

Message par tutur87 » jeu. 23 mai 2013 12:47

Ouh là là, sacré rebondissement ! :107:

En même temps, Cannes, pourquoi pas, c'est un club historique de France, le challenge pourrait être beau à relever. Mais qu'adviendrait-il de Rapha, Inès, Yohan et cie ? :16:

J'attends la suite avec impatience ! :wink:


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Re: [T] 50 000 âmes qui vivent

Message par rewiwon » jeu. 23 mai 2013 12:47

Oh non reste à Chartres ! :)
Synopsys : Un homme qui vis sa passion du football malgré les difficultés qu'il peut rencontrer.


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